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mardi 28 avril 2009

Discorde à un sommet sur l'eau en Asie centrale

Près du village de Karateren, au Kazakhstan, où un désert occupe ce qui était autrefois le lit de la mer d'Aral. Un sommet consacré aux moyens de partager les ressources hydrauliques de l'Asie centrale s'est achevé sur un profond désaccord entre les dirigeants kazakh, tadjik, turkmène, kirghize et ouzbek. (Reuters/Shamil Zhumatov)


ALMATY - Un sommet consacré aux moyens de partager les ressources hydrauliques de l'Asie centrale s'est achevé au Kazakhstan sur un profond désaccord entre les cinq dirigeants de la région, l'une des plus arides du monde.

Le partage de l'eau est une question litigieuse dans cette partie du monde à dominante musulmane où des cultures comme le coton, qui requièrent beaucoup d'eau, sont la principale source de revenus de ses 58 millions d'habitants. Les querelles centrées sur l'eau se sont intensifiées ces dernières années en raison de fluctuations climatiques très fortes, marquées par des hivers exceptionnellement froids, des inondations et des sécheresses destructrices. Ces différends, considérés comme un facteur d'instabilité, inquiètent les pays occidentaux qui considèrent l'Asie centrale comme un élément de leur voie de ravitaillement de rechange pour les troupes de l'Otan déployées dans l'Afghanistan voisin.

Le sommet d'un jour à Almaty avait pour thème officiel la disparition progressive de la mer d'Aral, mais c'était aussi une occasion d'aborder ouvertement le problème de la répartition transfrontalière de l'eau.

ORDRE DU JOUR CONTESTÉ

La principale pierre d'achoppement a précisément été l'ordre du jour de la réunion des présidents du Kazakhstan, du Tadjikistan, du Turkménistan, du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan. Le Kirghizistan et le Tadjikistan, pays pauvres recélant d'importantes ressources hydrauliques, ont cherché à profiter de la réunion pour formuler des griefs nationaux concernant l'usage de l'eau. L'autre camp, représenté par l'Ouzbékistan et le Kazakhstan, principales puissances économiques régionales et grands consommateurs d'eau, s'est évertué à limiter toutes les discussions au sujet moins épineux de la mer d'Aral. Des propos incisifs du président kirghize Kourmanbek Bakiev, centrés sur des pénuries d'énergie et la nécessité de construire de nouvelles centrales électriques, ont fait réagir avec colère son homologue ouzbek, Islam Karimov, qui a insisté pour qu'on s'en tienne à la mer d'Aral.

A l'époque soviétique, la distribution de l'eau était gérée par des planificateurs de Moscou qui supervisaient un système transfrontalier complexe consistant notamment à troquer de l'eau contre de l'électricité. Système qui s'est effondré avec l'URSS.

Les dirigeants d'Asie centrale sont conscients que la stabilité de leur région multiethnique dépend de l'accès à l'eau, mais aucun accord ne semble en vue. Le symbole le plus évident du problème est la mer d'Aral qui, après avoir été le quatrième lac du monde, s'est rétrécie de 70% sous l'effet des détournements d'eau décidés à Moscou pour des projets d'irrigation en Ouzbékistan. La Russie, qui tient à jouer un rôle dans le traitement du problème régional de l'eau, n'était pas invitée à la réunion.

Par LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 28/04/2009 à 15:08

Les espoirs énergétiques mondiaux convergent sur l'Asie centrale

Par Carlos Aranaga le 28 avril 2009 sur Mediaterre.org

Washington - En notre époque d'insécurité énergétique mondiale, les ressources de l'Asie centrale pourraient devenir un facteur important dans l'équation de l'énergie.

Les pays de cette région possèdent de vastes réserves de pétrole et de gaz naturel, ainsi que des gisements d'uranium et des ressources hydroélectriques. Mais ces richesses sont situées dans des environnements parmi les plus extrêmes du monde, qui présentent des défis techniques redoutables, et leur exploitation exige des connaissances spécialisées dont seules disposent quelques sociétés pétrolières internationales, disent les analystes.

Le développement de ces ressources et leur exportation vers les marchés mondiaux renforceront l'indépendance, la souveraineté et la croissance économique des pays de l'Asie centrale, disent des responsables officiels des États-Unis.

Certains analystes, cependant, sans disconvenir de la contribution que la région peut apporter à la diversification énergétique de l'Europe, nous conseillent de nous garder d'attentes peu réalistes.

Le financement de l'investissement étranger direct en Asie centrale s'est tari du fait de la chute marquée des cours des matières premières, énergie comprise, ayant résulté du ralentissement économique mondial. C'est ce que note Johannes Linn, analyste attaché à la Brookings Institution, groupe de recherche socio-économique à but non lucratif, et conseiller auprès de la Banque asiatique de développement.

Un accès élargi à une gamme de marchés plus variée, notamment ceux de l'Europe, de l'Inde, de la Chine et de la Russie, jouera en faveur des républiques de l'Asie centrale sur le plan économique et accroîtra la capacité de la région à négocier de meilleurs prix pour son énergie, a déclaré M. Linn à America.gov.

Les experts du secteur privé comme des instances gouvernementales sont d'accord pour dire que l'Asie centrale est sur le point de réaliser son immense potentiel de production énergétique et que, lorsque les marchés mondiaux auront surmonté leurs difficultés actuelles, les besoins d'énergie et les soucis de sécurité primeront vraisemblablement sur les considérations liées aux coûts financiers et contribueront à surmonter d'occasionnels obstacles politiques.

Ainsi que le ministère de l'énergie l'a signalé dans un rapport de février 2008, le Kazakhstan est déjà parvenu à l'autosuffisance en gaz naturel et il produit la moitié de tout le pétrole de la mer Caspienne.

Avec la formation de Tengizchevroil en 1993, la société Chevron est devenue la première grande compagnie pétrolière occidentale à établir une présence au Kazakhstan. Aujourd'hui, Chevron détient d'importants intérêts dans les deux principaux projets d'extraction de pétrole et de gaz naturel du pays, ceux de Karachaganak et de Tengiz.

Le ministère de l'énergie indique qu'un accroissement de la production pétrolière du Kazakhstan est attendu pour la prochaine décennie et qu'une nouvelle infrastructure d'exportation du pétrole est indispensable pour que la croissance du pays se maintienne.

Le Turkménistan est, parmi les anciennes républiques soviétiques, le second producteur de gaz naturel après la Russie et il possède l'un des plus grands gisements gaziers au monde. Selon une étude d'octobre 2008 de Gaffney Cline and Associates, consultant en énergie pétrolière, le champ du Yolotan-Osman sud, situé dans le sud-est du pays, contient, estime-t-on, 6 billions de mètres cubes de gaz et peut-être même 14 billions de mètres cubes.

Si le Turkménistan parvient à développer ses vastes ressources de gaz naturel, il pourra devenir l'un des principaux participants de l'infrastructure du gaz dite du " circuit du sud ", conçue pour offrir une route indépendante d'acheminement du pétrole et du gaz de la mer Caspienne et réduire la sujétion de l'Europe à la Russie pour son approvisionnement en gaz. S'exprimant à Bruxelles (Belgique) en mars, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré : " Il s'agit de déployer des efforts conjoints pour créer de nouvelles formes de production énergétique, tout en assurant la sécurité des approvisionnements existants. C'est là, je crois, une question très importante que l'UE doit aborder, celle d'un nouveau réseau, de nouveaux oléoducs et gazoducs et de toutes les installations et dispositions ce que cela comporte. "

Toutefois, selon une analyse effectuée en février 2008 par la U.S. Energy Information Administration (EIA), le Turkménistan souffre encore " d'un manque d'investissement étranger, de problèmes géographiques, d'une infrastructure d'exportation insuffisante et d'une instabilité politique ", facteurs qui continuent de s'opposer à ce qu'il devienne un grand exportateur d'énergie.

L'Ouzbékistan, selon l'EIA, connaît des problèmes d'infrastructure semblables et la plupart de sa production sert à répondre à la demande intérieure. Le pays possède, estime-t-on, 594 millions de barils de réserves pétrolières prouvées et plus de 66 milliards de mètres cubes de réserves de gaz prouvées. La plupart des gisements d'hydrocarbures connus de l'Ouzbékistan se trouvent dans la région de Boukhara-Khiva, notamment le champ de Kokdumalak qui représente environ 70 % de la production pétrolière et gazière du pays. L'Ouzbékistan possède également des gisements pétrolifères dans la région nord-est de la vallée du Ferghana, dans le plateau d'Ustyurt et sur le littoral de la mer d'Aral.

Plus à l'est, le Tadjikistan et le Kirghizistan ont des ressources énergétiques moins abondantes mais potentiellement significatives. Bien que le Kirghizistan soit importateur de pétrole et de gaz, il possède d'importantes sources d'hydroélectricité et certains gisements d'uranium. Le Tadjikistan est lui aussi un importateur net d'énergie et il fait face à des réductions de son approvisionnement de la part de l'Ouzbékistan, son principal fournisseur, en raison de dettes impayées pour des livraisons de gaz déjà effectuées. Le pays possède des ressources limitées en pétrole et en uranium, mais un grand potentiel hydroélectrique.

Dans les secteurs du pétrole et du gaz, les experts notent que les compagnies occidentales investissent actuellement au Kazakhstan et en Azerbaïdjan et que la société nationale Petronas de Malaisie s'intéresse à des projets en Ouzbékistan.

M. Linn a également indiqué que l'on envisage actuellement la mise en ouvre de projets de développement de l'hydroélectricité au Tadjikistan et au Kirghizistan avec le concours de la Banque asiatique de développement et de la Banque mondiale.

Source : Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.
Site Internet : http://www.america.gov/fr/

lundi 27 avril 2009

Gazoduc de la Caspienne: feu vert du Kazakhstan

ASTANA, 27 avril - RIA Novosti. Le Kazakhstan a ratifié lundi l'accord entre les gouvernements kazakh, russe et turkmène sur la construction du gazoduc de la Caspienne, rapporte l'agence News-Kazakhstan.

Les députés ont unanimement approuvé lundi la ratification de l'accord au cours d'une session plénière du sénat (chambre haute du parlement kazakh).

"La réalisation de ce projet permettra de porter le transit de gaz par le territoire kazakh à 20 milliards de mètres de gaz par an, dont la moitié sera livrée par le Turkménistan et l'autre par notre pays", a déclaré au cours de la session le ministre kazakh de l'Energie et des Ressources naturelles Saouat Mynbaïev, cité par l'agence.

La Russie, le Kazakhstan et la Turkménie ont signé le 20 décembre 2007 un accord sur la construction du gazoduc de la Caspienne, qui sera chargé d'acheminer le gaz des gisements de la mer Caspienne, du Turkménistan et du Kazakhstan vers la Russie.

La construction du gazoduc doit commencer cette année.

La CNPC et la KazMunaiGas rachètent une compagnie pétrolière et gazière kazakhe pour 3,3 milliards de dollars

La China National Oil and Gas Exploration and Development Corporation a signé avec la KazMunaiGas, compagnie pétrolière d'Etat du Kazakhstan, un accord de rachat de la compagnie JSC Mangistaumunaigas pour 3,3 milliards de dollars.

Ce rachat comprend deux champs pétrolifères et gaziers ainsi que tous les autres actifs pétroliers et gaziers de la JSC Mangistaumunaigas, selon la China National Petroleum Corporation (CNPC), société mère de la China National Oil and Gas Exploration and Development Corporation et plus grand producteur pétrolier de la Chine.

"Cette transaction constitue une étape importante pour le développement à long terme du partenariat stratégique entre la Chine et le Kazakhstan. Elle contribuera également à l'expansion à l'étranger de notre entreprise," a déclaré la CNPC.

La JSC Mangistaumunaigas, importante compagnie pétrolière du Kazakhstan, possède les licences d'exploitation de 15 champs pétrolifères et gaziers au Kazakhstan ainsi que de champs pétrolifères dans la région de la mer Caspienne.

La production annuelle de pétrole brut de la compagnie s'est élevée à 40 millions de barils en 2008 et sa réserve de gaz naturel était de 41,8 milliards de m3.

Source: xinhua

samedi 25 avril 2009

Kazakhstan : ouverture d'une mine uranium plus que prometteuse

Kazatomprom, société publique du Kazakhstan a annoncé vendredi l'ouverture dans le pays d'une mine d'uranium d'une importante capacité.

Tous les travaux sur le gisement de Khorasan Nord sont réalisés par Kazatomprom et un pool de sociétés énergétiques japonaise et canadienne. Les quantités extraites seront essentiellement destinées à couvrir les besoins énergétiques du Japon. Si l'estimation des volumes produits en 2009 s'élève à 180 tonnes, la capacité cible qui devrait être atteinte en 2014 se chiffre à 3.000 tonnes. L'exploitation de la mine devra s'achever en 2053. Le montant global des investissements s'élève quant à lui à 432 millions de dollars.

La production s'effectuera par lixiviation en profondeur et sur place, méthode reconnue par l'Agence internationale de l'énergie atomique comme la moins dangereuse pour l'environnement. Nous dit-on. Il ne nous reste plus qu'à espérer que cela soit exact.

Rappelons que début 2008, le Kazakhstan était le troisième producteur mondial d'uranium. D'ici 2010, il envisage d'augmenter sa production à 15.000 tonnes pour devenir le premier producteur mondial en dépassant l'Australie et le Canada qui fournissaient mi-2007 24% et 28% de la production mondiale respectivement.

L'objectif "stratégique" de Kazatomprom, entreprise contrôlée à 100% par l'Etat, est de devenir "une compagnie qui participerait à toutes les étapes du cycle nucléaire, en commençant par l'extraction (d'uranium), jusqu'à la construction des centrales nucléaires".


Sources : Ria Novosti, par Elisabeth Studer le 25 avril 2009

vendredi 24 avril 2009

Washington soutient la présidence kazakhe de l'OSCE

ASTANA, 24 avril - RIA Novosti. Les Etats-Unis envisagent de soutenir Astana, notamment pendant la présidence kazakhe de l'OSCE en 2010, a annoncé jeudi le vice-président américain Joe Biden au cours d'un entretien téléphonique avec le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev.

"Au nom du président américain, Joe Biden a remercié le Kazakhstan pour son rôle dans la renaissance de l'Asie. M.Biden a assuré que la nouvelle administration américaine contribuerait aux progrès ultérieurs du Kazakhstan, y compris dans le cadre de sa présidence à l'OSCE", stipule un communiqué du service de presse du président kazakh.

Le vice-président américain a en outre loué le rôle joué par le Kazakhstan dans la non-prolifération nucléaire et a souligné que les Etats-Unis soutiendraient la politique d'Astana dans ce domaine.

Noursoultan Nazarbaïev a pour sa part soutenu les initiatives en matière de désarmement nucléaire annoncées par le président américain Barack Obama le 5 avril à Prague. Selon le président kazakh, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) dans sa rédaction actuelle ne correspond plus aux défis contemporains et doit être complété et actualisé.

Les espoirs énergétiques mondiaux convergent sur l'Asie centrale

Les analystes constatent une diversification croissante des circuits commerciaux.

Les pays de cette région possèdent de vastes réserves de pétrole et de gaz naturel, ainsi que des gisements d'uranium et des ressources hydroélectriques. Mais ces richesses sont situées dans des environnements parmi les plus extrêmes du monde, qui présentent des défis techniques redoutables, et leur exploitation exige des connaissances spécialisées dont seules disposent quelques sociétés pétrolières internationales, disent les analystes.

Le développement de ces ressources et leur exportation vers les marchés mondiaux renforceront l'indépendance, la souveraineté et la croissance économique des pays de l'Asie centrale, disent des responsables officiels des États-Unis.

Certains analystes, cependant, sans disconvenir de la contribution que la région peut apporter à la diversification énergétique de l'Europe, nous conseillent de nous garder d'attentes peu réalistes.

Le financement de l'investissement étranger direct en Asie centrale s'est tari du fait de la chute marquée des cours des matières premières, énergie comprise, ayant résulté du ralentissement économique mondial. C'est ce que note Johannes Linn, analyste attaché à la Brookings Institution, groupe de recherche socio-économique à but non lucratif, et conseiller auprès de la Banque asiatique de développement.

Un accès élargi à une gamme de marchés plus variée, notamment ceux de l'Europe, de l'Inde, de la Chine et de la Russie, jouera en faveur des républiques de l'Asie centrale sur le plan économique et accroîtra la capacité de la région à négocier de meilleurs prix pour son énergie, a déclaré M. Linn à America.gov.

Les experts du secteur privé comme des instances gouvernementales sont d'accord pour dire que l'Asie centrale est sur le point de réaliser son immense potentiel de production énergétique et que, lorsque les marchés mondiaux auront surmonté leurs difficultés actuelles, les besoins d'énergie et les soucis de sécurité primeront vraisemblablement sur les considérations liées aux coûts financiers et contribueront à surmonter d'occasionnels obstacles politiques.

Ainsi que le ministère de l'énergie l'a signalé dans un rapport de février 2008, le Kazakhstan est déjà parvenu à l'autosuffisance en gaz naturel et il produit la moitié de tout le pétrole de la mer Caspienne.

Avec la formation de Tengizchevroil en 1993, la société Chevron est devenue la première grande compagnie pétrolière occidentale à établir une présence au Kazakhstan. Aujourd'hui, Chevron détient d'importants intérêts dans les deux principaux projets d'extraction de pétrole et de gaz naturel du pays, ceux de Karachaganak et de Tengiz.

Le ministère de l'énergie indique qu'un accroissement de la production pétrolière du Kazakhstan est attendu pour la prochaine décennie et qu'une nouvelle infrastructure d'exportation du pétrole est indispensable pour que la croissance du pays se maintienne.

Le Turkménistan est, parmi les anciennes républiques soviétiques, le second producteur de gaz naturel après la Russie et il possède l'un des plus grands gisements gaziers au monde. Selon une étude d'octobre 2008 de Gaffney Cline and Associates, consultant en énergie pétrolière, le champ du Yolotan-Osman sud, situé dans le sud-est du pays, contient, estime-t-on, 6 billions de mètres cubes de gaz et peut-être même 14 billions de mètres cubes.

Si le Turkménistan parvient à développer ses vastes ressources de gaz naturel, il pourra devenir l'un des principaux participants de l'infrastructure du gaz dite du « circuit du sud », conçue pour offrir une route indépendante d'acheminement du pétrole et du gaz de la mer Caspienne et réduire la sujétion de l'Europe à la Russie pour son approvisionnement en gaz. S'exprimant à Bruxelles (Belgique) en mars, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré : « Il s'agit de déployer des efforts conjoints pour créer de nouvelles formes de production énergétique, tout en assurant la sécurité des approvisionnements existants. C'est là, je crois, une question très importante que l'UE doit aborder, celle d'un nouveau réseau, de nouveaux oléoducs et gazoducs et de toutes les installations et dispositions ce que cela comporte. »

Toutefois, selon une analyse effectuée en février 2008 par la U.S. Energy Information Administration (EIA), le Turkménistan souffre encore « d'un manque d'investissement étranger, de problèmes géographiques, d'une infrastructure d'exportation insuffisante et d'une instabilité politique », facteurs qui continuent de s'opposer à ce qu'il devienne un grand exportateur d'énergie.

L'Ouzbékistan, selon l'EIA, connaît des problèmes d'infrastructure semblables et la plupart de sa production sert à répondre à la demande intérieure. Le pays possède, estime-t-on, 594 millions de barils de réserves pétrolières prouvées et plus de 66 milliards de mètres cubes de réserves de gaz prouvées. La plupart des gisements d'hydrocarbures connus de l'Ouzbékistan se trouvent dans la région de Boukhara-Khiva, notamment le champ de Kokdumalak qui représente environ 70 % de la production pétrolière et gazière du pays. L'Ouzbékistan possède également des gisements pétrolifères dans la région nord-est de la vallée du Ferghana, dans le plateau d'Ustyurt et sur le littoral de la mer d'Aral.

Plus à l'est, le Tadjikistan et le Kirghizistan ont des ressources énergétiques moins abondantes mais potentiellement significatives. Bien que le Kirghizistan soit importateur de pétrole et de gaz, il possède d'importantes sources d'hydroélectricité et certains gisements d'uranium. Le Tadjikistan est lui aussi un importateur net d'énergie et il fait face à des réductions de son approvisionnement de la part de l'Ouzbékistan, son principal fournisseur, en raison de dettes impayées pour des livraisons de gaz déjà effectuées. Le pays possède des ressources limitées en pétrole et en uranium, mais un grand potentiel hydroélectrique.

Dans les secteurs du pétrole et du gaz, les experts notent que les compagnies occidentales investissent actuellement au Kazakhstan et en Azerbaïdjan et que la société nationale Petronas de Malaisie s'intéresse à des projets en Ouzbékistan.

M. Linn a également indiqué que l'on envisage actuellement la mise en œuvre de projets de développement de l'hydroélectricité au Tadjikistan et au Kirghizistan avec le concours de la Banque asiatique de développement et de la Banque mondiale.

Par Carlos Aranaga le 24 avril 2009 sur america.gov