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mardi 30 juin 2009

Le Kazakhstan pourrait contribuer au règlement

ASTANA, 30 juin - RIA Novosti. Le président israélien Shimon Peres estime que le Kazakhstan pourrait jouer un rôle substantiel dans le règlement du conflit au Proche-Orient, auquel participe aujourd'hui le Quartette des médiateurs internationaux (Russie, Etats-Unis, Union européenne, ONU).

"Je pense que le Kazakhstan sous la direction de son président (Nazarbaïev) pourrait jouer un rôle de poids dans le règlement du conflit au Proche-Orient", a affirmé M.Peres lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue kazakh à Astana, dans le cadre de sa visite d'Etat au Kazakhstan.

Le président israélien a invité M.Nazarbaïev à se rendre en visite dans l'Etat hébreu.

"L'Etat d'Israël sera heureux d'accueillir le président Nazarbaïev s'il effectue sa troisième visite dans notre pays et prononce un discours à la Knesset", a indiqué M.Peres.

"L'espère que le rapprochement entre nos peuples se poursuivra", a-t-il noté.

Israël et le Kazakhstan ont signé un accord de coopération spatiale

Selon les termes de l'accord, le Kazakhstan achètera des satellites et de la technologie de surveillance en Israël.

Guysen.International.News / 2009-06-30

lundi 29 juin 2009

Pollué par des déchets radioactifs

Le Kazakhstan, un des principaux producteurs d'uranium du monde, tire la sonnette d'alarme, rapporte le site d'information centrasiatique Centrasia.ru. Le vice-ministre kazakh de l'Environnement, Majit Tourmagambetov, a en effet déclaré le 26 juin dernier lors du 71e séminaire de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, à Astana, que "le territoire [était] pollué par 237 millions de tonnes de déchets radioactifs". Après la chute de l'Union soviétique, plusieurs mines d'uranium kazakhes ont été laissées à l'abandon ou fermées sans respecter les normes environnementales élémentaires. Dans plusieurs régions du pays, des populations, notamment rurales, sont directement ou potentiellement exposées à ces déchets dans leur vie quotidienne. "Le sol kazakh recèle six grands gisements d'uranium et des dizaines de plus petits [soit au total 20 % des réserves mondiales], ce qui explique le niveau de radioactivité naturelle élevé", a expliqué Majit Tourmagambetov. Selon lui, un tiers du territoire de ce pays est exposé au danger potentiel d'émanations de radon. Ce gaz inerte et radioactif issu du radium, qui fait partie de la chaîne de désintégration de l'uranium, est d'autant plus dangereux qu'il est inodore et incolore.
courrierinternational.com le 29 juin 2009

vendredi 26 juin 2009

L'OCE au service de la sécurité politique et économique régionale

EREVAN, 3 mai 2006 - RIA Novosti. La coopération dans le cadre de l'Organisation de coopération économique (OCE) est censée assurer la sécurité politique et économique dans la région et le développement stable des pays membres, a estimé mercredi le coordinateur de l'Institut de la société civile et du développement régional d'Erevan, Mme Chouchan Khatlamadjian.

L'OCE se propose de réaliser des projets dans les domaines du transport, des communications, du commerce, ainsi que des programmes de coopération dans l'agriculture et l'industrie du tourisme. Mais les programmes énergétiques sont les plus importants, a-t-elle souligné.

De nombreux pays membres de l'organisation se trouvent à l'intérieur du continent et n'ont pas de débouché sur les ports et les marchés extérieurs. Si bien que les pays qui disposent de tels débouchés jouent un rôle plus important. Dans cette optique, la politologue a attribué une place particulière à l'Iran.

"L'Iran a intérêt à maintenir et à renforcer la paix et la stabilité dans la région de la mer Caspienne. A cet effet, il est prêt à apporter une aide économique à d'autres pays membres. Par exemple, il propose de construire avec le Kazakhstan et la Turkménie un oléoduc qui reliera ultérieurement tous les pays de l'OCE", a souligné Chouchan Khatlamadjian.

La réalisation du contrat de livraison de gaz iranien à l'Azerbaïdjan et l'approvisionnement de la République autonome du Nakhitchevan (enclave azerbaïdjanaise en territoire arménien - ndlr.) aux conditions swap constituera un progrès important de l'OCE dans le domaine énergétique.

La construction d'un terminal pétrolier dans le port de Neka intégré dans le corridor de transport d'hydrocarbures des pays d'Asie centrale est un autre projet iranien important dans cette sphère, a poursuivi la politologue.

"La réalisation de ces projets permettra à l'Iran d'assumer le rôle de locomotive du développement de la coopération entre les pays membres dans le domaine de l'énergie. L'ouverture d'une bourse du pétrole en Iran est de nature à y contribuer", a estimé Chouchan Khatlamadjian.

Une rencontre des chefs d'Etat des pays de l'OCE se tiendra les 4 et 5 mai à Bakou.

Fondée en 1985, l'OCE regroupe l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, l'Iran, le Kazakhstan, la Kirghizie, l'Ouzbékistan, le Pakistan, le Tadjikistan, la Turkménie et la Turquie.

jeudi 25 juin 2009

OMC: le revirement de Moscou ouvre la brèche au protectionnisme

MOSCOU, 25 juin - RIA Novosti. La décision de Moscou de suspendre les négociations sur l'adhésion à l'OMC et de supprimer les limitations en matière de protection du marché intérieur a suscité une réaction immédiate des lobbyistes, lit-on jeudi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Le ministère russe de l'Agriculture a annoncé une hausse de 15% des taxes sur l'importation de certains fromages. Les experts affirment qu'il faut s'attendre à l'avenir à l'adoption de décisions protectionnistes sur d'autres groupes de marchandises.

L'intensification de l'activité du gouvernement dans le domaine de la protection du marché alimentaire intérieur contre les importations bon marché s'explique par la volonté de la Russie, du Kazakhstan et de la Biélorussie de renoncer aux négociations individuelles avec l'OMC et de s'y présenter conjointement en tant que membres de l'Union douanière. En réalité, Moscou était las des chicaneries interminables et des conditions que l'OMC ne cessait de poser, c'est pourquoi il a reporté la question à 10-15 ans au minimum, indique Evgueni Ivanov, expert en chef de l'Institut de la conjoncture du marché agraire.

Ces dernières années, le gouvernement a été forcé d'adopter des décisions désavantageuses pour l'économie russe. "Aujourd'hui, nous avons les mains libres", souligne M. Ivanov. "Nous sommes en mesure de faire tout ce qu'il est nécessaire pour protéger notre marché intérieur, car les pays membres de l'OMC n'ont plus aucun levier d'influence sur la Russie". "Si les alliances industrielles soumettent actuellement leurs demandes aux ministères et aux services appropriés, elles pourraient compter sur leur soutien", ajoute-t-il.

Ces mesures protectionnistes se répercuteront sur le portefeuille des consommateurs russes. "Les prix pourrait monter", met en garde M. Ivanov. Boris Froumkine, chef du département des relations agraires de l'Institut d'économie de l'Académie des sciences de Russie, est du même avis: "Une telle tendance est presque toujours présente: les producteurs russes profitent d'habitude de la libération d'un segment du marché pour augmenter les prix de leurs articles".

La future hausse des prix de différents aliments et d'autres marchandises touchera en premier lieu la classe moyenne. Les Russes les plus riches ne remarqueront guère la hausse de 15% de la taxe à l'importation du fromage, tandis que la population la moins aisée a renoncé à ce produit il y a longtemps. Bref, c'est la classe moyenne qui paiera, selon M. Froumkine, pour le soutien de l'Etat aux fromagers russes.

Nezavissimaïa gazeta

OTAN: l'élargissement tombe à l'eau


ASTANA, 25 juin - RIA Novosti. Le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN Dmitri Rogozine estime qu'il est impossible aujourd'hui d'élargir l'Alliance, ses dirigeants ne sachant pas dans quelle direction la faire évoluer.

"L'élargissement de l'OTAN est tombé à l'eau, il est impossible de s'attendre prochainement à une nouvelle adhésion. Cela concerne avant tout la Géorgie et l'Ukraine, sans parler des autres Etats", a déclaré jeudi aux journalistes M.Rogozine dans les couloirs du Conseil de partenariat euro-atlantique (CPEA), tenu à Astana, la capitale kazakhe.

"Aujourd'hui les dirigeants otaniens ont un gros problème, ils sont incapables de comprendre comment ils pourraient se servir du programme Partenariat pour la paix", a indiqué M.Rogozine.

Le représentant a dit prendre avec calme la participation du Kazakhstan au Partenariat pour la paix, qui selon lui n'a pas d'avenir. "Une femme fidèle peut avoir des admirateurs qui lui offrent des fleurs: l'OTAN est l'admirateur du Kazakhstan", a-t-il ironisé. "Impossible de comparer nos relations (Russie et Kazakhstan), des relations de famille, avec les relations entretenues avec les membres d'autres familles, qui apportent du gâteau et cherchent à plaire", a-t-il poursuivi.

M. Rogozine estime qu'actuellement "les otaniens hésitent entre la globalisation de l'Alliance qui en fera un gendarme universel et la sauvegarde de l'article cinq du Statut de l'organisation, ce qui la transformera en une organisation de type chien de garde".

L'article cinq du Statut de l'OTAN stipule qu'une attaque armée contre un ou plusieurs Etats de l'Alliance que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord, est considérée comme une attaque dirigée contre l'ensemble des pays membres de l'OTAN.

Dans le même temps M.Rogozine estime qu'il est important de maintenir des relations de partenariat avec l'OTAN, puisqu'"elles constituent un contact, un dialogue permettant d'échanger des informations".

Turkménistan: Pékin met la main sur le gaz, Moscou et Bruxelles sur le carreau Kommersant

MOSCOU, 25 juin - RIA Novosti. La Russie a essuyé un nouvel échec dans sa lutte pour le gaz turkmène: le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhammedov et le vice-premier ministre chinois Li Keqiang ont signé un paquet de sept accords établissant une alliance gazière entre Pékin et Achkhabad, lit-on jeudi dans le quotidien Kommersant.

La Chine octroiera au Turkménistan trois milliards de dollars pour la mise en valeur du plus grand gisement du pays (quatrième au monde) Iolotan-Sud, dont le combustible devrait être livré en Chine via un gazoduc qui sera lancée dès 2009.

Selon la compagnie britannique Gaffney, Cline & Associates, les réserves estimées de Iolotan-Sud atteignent 4.700-14.000 milliards de m3, ce qui est tout à fait comparable avec le gisement russe de Chtokman.

De nombreux pays luttent pour l'accès au gaz turkmène. Pourtant, le monopole russe a entamé un conflit avec le Turkménistan au mois d'avril en cessant de racheter le gaz turkmène, devenu plus cher. Le vice-premier ministre russe Igor Setchine a récemment annoncé que les négociations sur la nouvelle formule du prix du combustible turkmène ne se dérouleraient que la semaine prochaine. Désireuse d'obtenir une base de ressources pour le gazoduc Nabucco, l'UE n'a elle non plus obtenu aucun succès, car elle considérait la transparence de l'utilisation des revenus gaziers dans le budget du pays comme une condition visiblement inacceptable pour Achkhabad. Peu après, le ministre turkmène des Affaires étrangères Rachid Meredov s'est brusquement rendu aux Etats-Unis pour mener des négociations avec la secrétaire d'Etat américaine, mais la rencontre a été annulée, selon la version officielle, à cause d'un accident survenu à Hillary Clinton.

Selon des sources de Kommersant au sein du conseil d'Etat chinois, le vice-premier ministre Li Keqiang aurait dû arriver au Turkménistan dès le printemps, mais la visité avait été reportée. Achkhabad s'est efforcé jusqu'au dernier moment de n'assumer aucun engagement clair en matière de gaz. Dans les conditions actuelles, le Turkménistan n'a pas visiblement pas eu d'autre choix que signer l'accord avec la Chine.

Les autorités chinoises estiment que suite à la mise en service du gisement Iolotan-Sud, son gaz sera livré au géant asiatique via le gazoduc Turkménistan-Chine (passant par l'Ouzbékistan et le Kazakhstan), actuellement construit d'une manière accélérée et qui devrait être lancé d'ici fin de l'année. La capacité de ce tube se chiffrera dans un premier temps à 30 milliards de m3 par an pour croître par la suite à 40 milliards de m3. A titre de comparaison, la capacité prévue de Nabucco devrait atteindre 31 milliards de m3 par an d'ici 2019.

Kommersant