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vendredi 5 mars 2010

L'Eurasie pourrait se doter d'une monnaie commune

Igor Chouvalov

La Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et le Kazakhstan pourraient à l'avenir adopter une monnaie unique, a déclaré vendredi le premier vice-premier ministre russe Igor Chouvalov lors d'un forum économique des pays membres de la CEI.

Selon le responsable, cette mesure pourrait voir le jour dans le cadre de l'Espace économique unique unissant la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et le Kazakhstan qui devrait voir le jour d'ici 2012 et de l'Union douanière (Russie, Biélorussie, Kazakhstan) qui fonctionne depuis le janvier 2010.

Le premier vice-premier ministre russe n'exclut pas que les frontières de ces unions économiques soient élargies à terme.

Réunis le 27 novembre 2009 à Minsk, les présidents russe, biélorusse et kazakh ont convenu de lancer l'Union douanière le 1er janvier 2010. Il s'agit, en l'occurrence, d'introduire un tarif douanier commun sur le territoire des trois pays. Le 1er juillet 2010, les Trois (170 millions d'habitants, un PIB global nominal à plus de 2.000 milliards USD, soit 83% du potentiel de l'ex-URSS) se doteront en outre d'un Code douanier commun.

A la même date, le contrôle douanier sera aboli à la frontière russo-biélorusse et un an après, à la frontière russo-kazakhe. Les trois pays mettront également en place des mécanismes communs de régulation de leur commerce extérieur.
MOSCOU, 5 mars - RIA Novosti

Conseil de l'Europe : Le Secrétaire Général rencontre à Genève des hauts responsables de l'ONU

Thorbjørn Jagland, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe rencontrera Navanethem Pillay, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, et Serguéi Ordjonikidzé, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, pour discuter de la protection des droits de l'homme en Europe et de la coopération entre les deux organisations, et pour présenter son Représentant spécial récemment nommé à Genève.

Cette fonction a été créée au cours de la Présidence suisse du Comité des Ministres du Conseil de l'Europe et dans le cadre du processus de réforme du Secrétaire Général afin de renforcer la coopération avec les institutions des Nations Unies basées à Genève.

Le Secrétaire Général s'entretiendra aussi Marc Perrin de Brichambaut, Secrétaire Général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), et assistera à la réunion conjointe à haut niveau « 2+2 » Conseil de l'Europe-OSCE au Centre international de conférences de Genève.

Enfin, il rencontrera Kanat Saoudabaïev, Secrétaire d'Etat et Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, qui lui remettra la lettre d'adhésion de son pays à la Convention culturelle du Conseil de l'Europe.

Conseil de l'Europe - 05/03/2010

Signature d'un accord de réadmission et d'un accord sur les visas avec le Kazakhstan

Berne, 04.03.2010 - La conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, cheffe du Département fédéral des affaires étrangères, a signé le jeudi 4 mars 2010 à Berne, lors de la visite de travail du ministre kazakh des Affaires étrangères, M. Kanat Saudabayev, un accord de réadmission et un accord sur les visas entre la Suisse et le Kazakhstan. Les parties sont en outre tombés d'accord pour régler des questions fiscales. Une autre rencontre, prévue pour vendredi, sera consacrée à des thèmes multilatéraux.

La Suisse entend, grâce à l'accord de réadmission, faciliter le retour des personnes frappées de l'obligation de quitter son territoire. Cet accord désigne les autorités en charge d'établir la nationalité des intéressés et de les identifier, et règle les modalités opérationnelles de retour. Les deux ministres des Affaires étrangères ont en outre signé un accord d'exemption mutuelle de l'obligation du visa pour les titulaires d'un passeport diplomatique.

Lors du déjeuner de travail qui a suivi, ils ont abordé des thèmes bilatéraux et internationaux. L'accent a tout particulièrement été mis sur les questions de sécurité régionale et internationale, sur la situation économique internationale, sur les relations bilatérales dans le domaine des finances et des échanges commerciaux, ainsi que sur des questions concernant l'énergie. Ces dernières années, le Kazakhstan est en effet devenu l'un de ses principales fournisseurs de pétrole.

En outre, les deux parties sont tombés d'accord que le Protocole amendant la Convention de double imposition entre la Suisse et la République du Kazakhstan sera signé aussitôt que la partie Kazakh aura pris toutes les mesures nécessaires pour supprimer la Suisse de sa liste des pays offrant un régime fiscal avantageux. La suppression deviendra effective au moment de la signature du Protocole.

Demain 5 mars 2010 à Genève, la conseillère fédérale Calmy-Rey aura, en sa qualité de présidente du Comité des ministres du Conseil de l'Europe, une nouvelle entrevue avec le ministre des Affaires étrangères Saudabayev, président actuel de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Cet entretien, qui réunira les présidents des deux principales organisations multilatérales européennes ainsi que leurs deux secrétaires généraux, M. Thorbjørn Jagland (Conseil de l'Europe) et M. Marc Perrin de Brichambaut (OSCE), servira de cadre à un échange d'idées et à une réflexion sur la façon d'approfondir la collaboration entre les deux organisations.

Cette rencontre entre deux hauts responsables de chacune de ces organisations a lieu une à deux fois par an. Elle est organisée en alternance par la présidence du Conseil de l'Europe et par celle de l'OSCE. Celle du 5 mars prochain sera la dix-neuvième de la série. Elle se poursuivra par une déclaration commune à l'intention des délégations du Conseil de l'Europe à Strasbourg, de celles de l'OSCE à Vienne et de la presse.

Informations supplémentaires:
Erik Reumann, Information DFAE, Tel: +41 31 322 14 72
Marie Avet, Office fédéral des migrations, Tel: +41 31 323 43 88

Sur http://www.news.admin.ch/

mercredi 3 mars 2010

ONU : Commission de la condition de la femme

« LA LUTTE CONTRE LA VIOLENCE À L'ÉGARD DES FEMMES EST UNE CONTRIBUTION À LA MODERNISATION ET À LA DÉMOCRATISATION DES SOCIÉTÉS »

Le débat général de la cinquante-quatrième session de la Commission de la condition de la femme s'est concentré, aujourd'hui, sur la violence à l'égard des femmes, une question qui figure, depuis l'examen de la mise en œuvre du Programme d'action de Beijing en 2005, parmi les premières priorités des instances internationales, régionales et nationales. « En luttant efficacement contre la violence sexuelle, on contribue à la modernisation et à la démocratisation des sociétés », a, par exemple, déclaré la représentante de la Serbie, avant que l'actualité récente ne s'invite au débat.

En effet, la représentante de la Guinée a estimé que le 28 septembre dernier, son pays avait « enregistré la pire forme de violence faites aux femmes et aux filles lors de la sanglante répression menée par des éléments des forces armées au cours des manifestations pacifiques organisées par les forces politiques ».

Pour donner une impulsion à la lutte contre ce fléau, le Secrétaire général de l'ONU a lancé, en 2008, sa campagne mondiale intitulée « Tous unis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes », qui est assortie d'objectifs à atteindre avant 2015. Le but est de mettre fin à un phénomène dont M. Ban Ki-moon constate la persistance en dépit des efforts déployés par les pays pour combattre ce qu'il qualifie, dans le rapport qu'il a soumis à la Commission*, de « violation fondamentale » des droits des femmes.

Comme hier, les délégations ont noté que, sur la question de la violence sexuelle aussi, les États doivent pouvoir s'appuyer sur des données fiables pour élaborer et appliquer des lois, des politiques et des stratégies de prévention viables. Pour remédier à la pénurie de ressources requises pour traduire en actes les mesures existantes, elles ont insisté sur la nécessité d'accroître la collecte de données par critères démographiques tels que le sexe, l'âge et l'appartenance ethnique, et de combattre plus énergiquement les stéréotypes sexistes.

Sur ce dernier point, les participants au débat ont reconnu la difficulté qu'ont encore les sociétés et leurs dirigeants à concevoir l'égalité de genre comme un moteur du développement et, dans son rapport, le Secrétaire général attribue précisément ce phénomène à la persistance des stéréotypes négatifs, aux inégalités entre les sexes et à la violence à l'égard des femmes.

Mme MADINA JARBUSSYNOVA, Ministère des affaires étrangères du Kazakhstan, a indiqué qu'après l'adoption de la Déclaration de Beijing, son Gouvernement avait établi une Commission nationale pour les politiques relatives aux femmes et la démographie familiale. De plus, une loi a été adoptée en décembre dernier pour assurer un accès équitable des femmes à la fonction publique. La représentante a indiqué que le Gouvernement kazakh accordait une attention particulière à la réduction de la pauvreté, et que la santé de la population s'était nettement améliorée, notamment en matière d'espérance de vie, de mortalité maternelle et de fertilité. Mme Jarbussynova a également indiqué que les manuels scolaires avaient été purgés des références sexistes et que de nombreuses initiatives avaient été lancées pour les femmes entrepreneurs. Elle a ajouté qu'une loi sur la prévention de la violence domestique avait été adoptée en décembre 2009, et que des unités spécialisées avaient été mises sur pied pour protéger les victimes.

Sur www.un.org le 3 mars 2010

mardi 2 mars 2010

Astana bien servi

C'est "le prêt le plus important jamais accordé par la Banque mondiale, et il est destiné à la construction et la modernisation [du tronçon kazakh] du Corridor transcontinental" reliant l'Europe et la Chine, a déclaré Motoo Konishi, directeur régional chargé de l'Asie centrale à la Banque mondiale, rapporte le site d'information kazakh Nomad.su. Le 23 février, lors de sa rencontre avec le ministre des Transports kazakh, Abelgazi Koussaïnov, M. Konishi a pris connaissance de l'avancement des travaux sur les routes faisant partie du Corridor. Des dizaines de projets visent à améliorer, d'ici à 2015-2020, l'état des routes du Kazakhstan, qui accueillera 2 787 kilomètres des 8 445 de cette gigantesque route. Alors qu'il faut quatorze jours pour aller d'Europe en Asie par le Transsibérien, le Corridor raccourcira ce temps de quatre jours.

Afghanistan: la lutte antidrogue sans les Etats-Unis

Après l'achèvement de l'opération des troupes américaines dans la province afghane du Helmand, une autre opération est en voie de préparation à Kandahar.

Mais il est déclaré ouvertement que la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue. Les Américains craignent probablement de dresser contre eux de nombreux Afghans dont le bien-être dépend, pour beaucoup, des volumes de production de pavot à opium.

C'est ce que confirme le rapport annuel de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) selon lequel les plantations de pavot à opium en Afghanistan dépassent actuellement celles de Colombie, du Pérou et de Bolivie réunies et couvrent 193000 hectares. Par rapport à 2001, la production de drogue en Afghanistan s'est considérablement accrue pour atteindre 7500 tonnes d'opium.

L'héroïne représente un très grand danger. La production annuelle dans les laboratoires clandestins des provinces du Badakhchan, du Helmand et de Nangarhâr dépasse 800 tonnes.

L'héroïne occupe la première place en Russie en nombre de décès dus à la consommation de drogue. Selon le rapport de l'UNODC, la Russie a occupé en 2009 la première place au monde pour la quantité d'héroïne consommée: 75 à 80 tonnes par an, soit 20% de la consommation mondiale. Cela signifie que la Russie en consomme 3,5 fois plus que les États-Unis et le Canada (environ 20 tonnes) et presque deux fois plus que la Chine (45 tonnes).

Les données de l'ONU sont entièrement confirmées par les sources russes. Ainsi, en mars 2009, Viktor Ivanov, le directeur du Service fédéral de contrôle du trafic de stupéfiants (FSKN), déclarait que la Russie comptait 2 à 2,5 millions de toxicomanes, dont 500000 officiellement recensés. Selon certaines estimations, chaque année en Russie, environ 30000 personnes meurent par suite de consommation de stupéfiants et le nombre de toxicomanes s'accroît de 80000.

Il existe trois voies principales pour le passage des stupéfiants en provenance d'Afghanistan vers l'étranger. La première route (35 à 40%) passe par l'Iran, le deuxième itinéraire emprunté par les trafiquants (25 à 30%) passe par le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. Ensuite, la drogue parvient en Fédération de Russie, pour l'essentiel, en provenance du Kazakhstan: environ 50 tonnes d'héroïne par an. Il y a également l'itinéraire aérien menant en Russie directement depuis le Pakistan et les pays d'Asie centrale, ainsi que les itinéraires maritimes et aériens en provenance des pays d'Afrique.

La troisième route (25 à 30% de la drogue) passe par le Pakistan, plus précisément via le Baloutchistan et le port de Karachi d'où les stupéfiants sont envoyés en Europe occidentale.

L'itinéraire le plus largement suivi pour le transport de la drogue est celui qui passe par le Tadjikistan où les forces de l'ordre sont très corrompues. La baisse considérable des saisies de drogue à la frontière tadjiko-afghane depuis le retrait des gardes-frontières russes du Tadjikistan en 2005 en est une confirmation.

Le Kirghizstan intensifie sa lutte contre le trafic de drogue et les représentants de la Commission de contrôle du trafic de drogue qui fonctionne auprès du président de ce pays coopèrent étroitement avec leurs collègues iraniens. Cette activité est bien justifiée car l'accroissement du trafic de stupéfiants déstabilise la situation dans la vallée du Ferghana.

Les dirigeants de l'Ouzbékistan accordent une grande attention, surtout après les événements tragiques d'Andijan de mai 2005, à la lutte contre le trafic de drogue via leur territoire dans la mesure où plusieurs organisations terroristes internationales participent à ce trafic.

C'est le Kazakhstan qui lutte de la façon la plus énergique contre le trafic de drogue. Les forces de l'ordre de cette république saisissent plus de 23 tonnes de stupéfiants par an et suppriment environ 200 filières d'acheminement.

Pour l'instant, la coopération avec les forces de l'ordre du Turkménistan n'est pas au niveau souhaité. Certes, cette voie n'est pas si largement empruntée pour transporter de grandes quantités d'opium et d'héroïne en provenance d'Afghanistan, mais elle constitue ce qu'on appelle la « zone grise », mal contrôlée par la communauté internationale.

Les dirigeants afghans qui ont remplacé les talibans ont tout de suite initié une lutte contre la production de stupéfiants. Un décret interdisant la culture du pavot à opium a été promulgué peu après la formation de l'administration temporaire de Hamid Karzaï, une agence de lutte contre le trafic de stupéfiants a été mise en place, suivie d'une campagne pour la suppression des plantations d'opium. Il avait alors été prévu que la production de stupéfiants dans le pays diminuerait de 75% avant 2008. Ces mesures se sont avérées cependant insuffisantes.

Par conséquent, le trafic de drogue afghan représente une menace réelle pour la sécurité de notre pays et celle des États d'Asie centrale. Le transit de stupéfiants ne cesse d'augmenter et prend une envergure alarmante. Les troupes des États-Unis et de l'OTAN qui se trouvent en Afghanistan refusent de lutter contre cette menace. Dans ces conditions, il devient vital de réunir toutes les ressources disponibles pour lutter contre ce fléau général. Il faut le faire dans le cadre de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC, qui regroupe la Russie, la Biélorussie, l'Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan).

Vladimir Evseïev est secrétaire scientifique du Conseil de coordination des prévisions de l'Académie des sciences de Russie.
Par Vladimir Evseïev, RIA Novosti le 2 mars 2010

samedi 27 février 2010

Le Kazakhstan entrave les activités spatiales russes

La position du Kazakhstan sur sa coopération avec la Russie empêche cette dernière d'effectuer ses activités spatiales, a déclaré samedi le directeur de l'Agence spatiale russe (Roskosmos), Anatoli Perminov.

"Le Kazakhstan a adopté une série d'approches envers la coopération internationale dans l'Espace, qui limitent le rôle de la Russie dans ce domaine. En outre, la position d'Astana sur l'utilisation du cosmodrome de Baïkonour complique l'exécution des missions spatiales russes", a-t-il affirmé, sans préciser l'essence de cette position.

55 ans se sont écoulés le 12 février depuis le jour où les autorités soviétiques ont pris la décision de construire un cosmodrome dans la petite ville de Baïkonour. Ce site est actuellement utilisé pour la mise en œuvre de programmes spatiaux russes et internationaux. Après la chute de l'Union soviétique, le cosmodrome s'est retrouvé sur le territoire de l'Etat souverain kazakh. L'accord signé en 1994 entre les deux pays a autorisé la partie russe à exploiter le site pendant 20 ans. En 2004, le bail a été prorogé jusqu'en 2050.

La Russie s'est engagée à payer 115 millions de dollars de loyer annuel et à verser encore près de 170 millions en vue d'entretenir et de développer les infrastructures du centre spatial et de la ville de Baïkonour.
MOSCOU, 27 février - RIA Novosti