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lundi 17 janvier 2011

Oléoduc Kazakhstan-Chine : plus de 30 millions de tonnes de brut déjà transportées

L'oléoduc mis en service en 2006 entre le Kazakhstan et la Chine a déjà permis de transporter plus de 30 millions de tonnes de pétrole brut. C'est ce que viennent d'annoncer ce lundi les services douaniers de la région autonome du Xinjiang, dans l'Ouest de la Chine.

En 2010, l'oléoduc aura acheminé plus de dix millions de tonnes de pétrole brut vers la Chine, soit une hausse de 23% par rapport au niveau de 2009, a indiqué lundi le bureau d'inspection et de quarantaine de la région autonome ouïgoure du Xinjiang dans un communiqué de presse.

Cet oléoduc, long de 1 200 kilomètres, achemine du pétrole depuis Atasu, au Kazakhstan, jusqu'à la plus grande usine de raffinage de pétrole de Chine, à Dushanzi, dans le Xinjiang, en passant par le col d'Alataw (Alashankou, en chinois). L'oléoduc a été mis en place conjointement par la compagnie pétrolière chinoise CNPC et Kazmunaigaz, compagnie pétrolière d'Etat du Kazakhstan. Il est conçu pour pouvoir transporter 20 millions de tonnes de pétrole par an.

Sur http://french.cri.cn le 17 janvier 2010

 

Récupération in situ d'un gisement uranifère par forages dirigés

Largement utilisé pour l'exploitation pétrolière ou la géothermie, le forage dirigé n'a encore jamais été employé pour l'extraction de l'uranium. En démontrant l'attractivité de cette technique dans certaines situations, un étudiant en géologie de l'université de Franche-Comté a remporté un prix très convoité auprès de la Société d'industrie minérale (SIM).

Site de Katco au Kazakhstan, le gisement d'uranium de Muyumkum Centre pose problème pour son exploitation. Avec des dunes atteignant une centaine de mètres de hauteur, l'installation de puits de forages verticaux traditionnels relève de l'impossible. Benoît Reilé, étudiant en 2e année de master en sciences environnementales, spécialité Géologie appliquée, à l'université de Franche-Comté (1), et apprenti au service sondage de la société AREVA, étudie une autre solution pour son entreprise d'accueil. Il préconise la mise en place d'un forage dirigé, déjà bien connu pour l'extraction du pétrole ou en géothermie, qui, en traversant à l'horizontale le gisement uranifère sur plusieurs centaines de mètres, permet de prévoir l'installation des équipements à côté du site proprement dit, sur un terrain plus favorable. 

Outre cet avantage topographique considérable, le forage dirigé, en touchant l'intégralité du gisement, apparaît d'un rendement optimum. La technique de récupération de l'uranium, dite in situ, est identique à celle des forages verticaux. Elle évite l'excavation massive du sous-sol. Son principe est d'injecter de l'acide qui va permettre la mise en solution de l'uranium et assurer son transport jusqu'à la surface.

Non content d'étudier la viabilité technique de son projet, Benoît Reilé s'est également attaché à en définir les coûts, fournissant à AREVA tous les éléments nécessaires à la prise de décision. Cette analyse remarquable a retenu l'attention de la SIM, qui, en décernant à son auteur le prix national Jeune étudiant 2010, valide la pertinence et l'expertise du travail mené. 

(1) Le master Géologie appliquée enseigné à Besançon est le seul en France à être dispensé exclusivement en apprentissage. Les étudiants suivent pour moitié la formation à l'université et travaillent pour moitié en entreprise.

Contact :

Benoît Reilé  Tél. (0033/0) 6 30 90 44 38

Chantal Wackenheim - Vincent Bichet
Laboratoire Chrono-environnement
Université de Franche-Comté / CNRS
Tél. (0033/0) 3 81 66 65 53 / 65 95

 

Kazakhstan: le Conseil constitutionnel saisi sur l'allongement du mandat du président

Le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, a saisi lundi le Conseil constitutionnel pour juger de la légalité d'une réforme de la Constitution permettant la tenue d'un référendum pour prolonger le mandat du chef de l'Etat, a annoncé le Conseil. L'institution a précisé dans un communiqué qu'elle se prononcerait "dans un délai d'un mois".

Le Parlement du Kazakhstan a voté le 14 janvier une réforme constitutionnelle permettant la tenue d'un plébiscite pour prolonger par référendum le mandat de M. Nazarbaïev, 70 ans, au pouvoir depuis la période soviétique. La consultation populaire pourrait avoir lieu dès le mois de mars.

La veille, la Commission électorale avait approuvé un appel à la tenue d'un référendum signé par quelque cinq millions de citoyens kazakhs pour prolonger jusqu'en 2020 le mandat du président, ce qui annulerait les présidentielles prévues en 2012 et 2017.

Officiellement, M. Nazarbaïev est opposé à ce projet, mais le Parlement, en réformant à l'unanimité la Constitution, a contrecarré le veto du chef de l'Etat, qui détient toutes les rênes du pouvoir.

Noursoultan Nazarbaïev, réélu à la dernière présidentielle en 2005 avec plus de 90% des suffrages, s'était déjà vu octroyer le titre de chef de la Nation en 2010, qui lui confère notamment une immunité et des pouvoirs perpétuels.

Le projet de référendum a été dénoncé par les Etats-Unis et l'UE, alors que l'Occident évite généralement de critiquer cette ex-république soviétique d'Asie centrale afin de maintenir ses bonnes relations avec cette puissance pétrolière stratégique encadrée par la Russie et la Chine.
 
Sur www.leparisien.fr le 17 janvier 2011
 

Kazakhstan: hausse de la production de pétrole et de gaz en 2010

ALMATY - La production de pétrole et de gaz a augmenté respectivement de 5,5% et de 4,3% en 2010 au Kazakhstan par rapport à l'année précédente, selon les chiffres de l'agence nationale des statistiques, a rapporté Interfax-Kazakhstan.

La production de pétrole s'est établie à 67,9 millions de tonnes en 2010, soit une hausse de 5,5% par rapport à l'année précédente, indique cette source. Par ailleurs, la production de gaz naturel a augmenté de 4,3% jusqu'à 37,1 milliards de mètres cubes en 2010.

L'économie de ce pays d'Asie centrale est fortement dépendante de la vente de matières premières, notamment de celle d'hydrocarbures, dont il regorge.

Mardi, le Premier ministre kazakh Karim Massimov a indiqué que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) du pays s'est s'établie à 7% en 2010, selon des données préliminaires.

Cette ex-république soviétique a été habituée dans les années 2000 à une croissance flirtant avec les 10% chaque année. Mais son économie, notamment le secteur bancaire, a été sévèrement mise à mal à partir de 2008 par la crise mondiale qui a aussi entraîné une chute des prix des matières premières.

Sur www.romandie.com le 14 janvier 2011

 

Kazakhstan : un référendum pour maintenir au pouvoir Nazarbaïev

Le Parlement Kazakh a ouvert la voie à un maintien au pouvoir du président Nazarbaïev au moins jusqu'en 2020. Les deux chambres se sont prononcées en faveur de la tenue d'un référendum devant permettre le prolongement de son mandat sans élection. Officiellement, le président s'est opposé à cette initiative. Mais le Parlement contrôlé par son parti a le dernier mot.

L'opposition étant marginalisée, le référendum devrait se transformer en plébiscite.

Dictateur corrompu pour les uns, pour d'autres, Noursoultan Nazarbaïev est celui qui a permis à son pays de devenir l'un des plus prospères d'Asie centrale.

Sur www.euronews.net le 14 janvier 2011
Voir la video

 

Le parlement kazakh prône le maintien au pouvoir de Nazarbaïev

Le parlement kazakh s'est prononcé à l'unanimité vendredi en faveur d'un référendum visant à prolonger le mandat du président Noursoultan Nazarbaïev et lui permettre d'échapper à deux échéances électorales prévues en 2012 et en 2017.

L'idée de la consultation référendaire, qualifiée par les Etats-Unis de "revers pour la démocratie", a pris forme après le lancement d'une pétition prônant un maintien en fonction du chef de l'Etat jusqu'en 2020.

Cette initiative populaire a été proposée en décembre dernier par un forum de 850 personnes regroupant des universitaires, des agriculteurs, des anciens combattants et des membres du conseil local de la ville d'Oskemen dans l'est du pays.

La pétition a déjà réuni plus de cinq millions de signatures, soit 55% de l'électorat de cette ex-république soviétique d'Asie centrale, affirme la commission centrale électorale.

Certains analystes considèrent le référendum comme une tentative d'épargner à Nazarbaïev, âgé de 70 ans, le risque d'une élection en 2012 à l'occasion de laquelle les membres de la classe politique, qui lui sont en théorie loyaux, pourraient être tentés de lui trouver un remplaçant.

"Le peuple souhaite que Noursoultan Abichevitch continue d'oeuvrer à la construction et au renforcement de notre Etat, et la volonté du peuple est la loi", a dit Ierlan Nigmatouline, élus du Majilis, la chambre basse du parlement.

Désigné par le surnom de "Papa", cet ancien ouvrier de la sidérurgie est le seul dirigeant indépendant que le pays ait connu. De nombreux investisseurs s'inquiètent de l'absence d'un plan de succession pour garantir la stabilité politique.

Au cours des deux décennies passées au pouvoir Nazarbaïev, ancien membre du politburo du Parti communiste soviétique, a attiré plus de 150 milliards de dollars d'investissements étrangers. Le Kazakhstan dispose d'importantes réserves d'uranium et de pétrole.

La critique publique du président Nazarbaïev est un sujet tabou au Kazakhstan et l'opposition ne dispose d'aucun élu au parlement.

Kouandyk Tourgankoulov, président de la commission centrale électorale, a précisé que Nazarbaïev choisira lui-même la date à laquelle se tiendra le référendum lorsqu'il promulguera la loi adoptée par le parlement. Des députés ont évoqué le mois de mars.

Nazarbaïev est actuellement élu pour sept années et son septennat doit s'achever en 2012. A partir de cette date, il pourra être élu pour cinq ans pour un nombre illimité de mandats.

L'opposition a critiqué l'initiative de cette pétition et affirme que le Kazakhstan ne respecte pas les principes qu'il a endossés en acceptant de siéger au sein de l'Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe.

Vladimir Kozlov, chef du parti d'opposition non reconnu Alga!, affirme qu'il est impossible que plus de cinq millions de signatures aient été collectées en trois semaines.

Raushan Nurshayeva, Pierre Sérisier pour le service français
Par Reuters, publié sur www.lexpress.fr le 14 janvier 2011

 

Le Parlement kazakh pour un référendum maintenant le président Nazarbaïev jusqu'en 2020

ASTANA — Les deux chambres du Parlement du Kazakhstan se sont prononcées vendredi en faveur de la tenue d'un référendum devant permettre de prolonger sans élection jusqu'en 2020 le mandat du président Noursoultan Nazarbaïev, au pouvoir depuis l'époque soviétique.

Les parlementaires de cette ancienne république soviétique, la plus riche d'Asie centrale, ont adopté en première et en deuxième lecture des amendements à la Constitution permettant ce référendum.

Un autre amendement inscrit également dans la Constitution le titre de Chef de la Nation accordé en 2010 au président Nazarbaïev, et qui lui confère notamment des pouvoirs et une immunité perpétuels.

Un groupe d'initiative composé notamment de sénateurs et de députés ont remis cette semaine à la commission électorale plus de cinq millions de signatures de citoyens (55% des électeurs) favorables à la tenue d'un tel plébiscite, qui annulerait au passage deux présidentielles prévues (2012 et 2017).

En décembre dernier, les assemblées avaient déjà approuvé à l'unanimité la tenue du référendum, mais M. Nazarbaïev s'était, officiellement, opposé à cette initiative.

Dans ce pays où rien ne se fait sans l'approbation du chef de l'Etat, les principaux acteurs se sont prononcés pour la consultation populaire, et le Parlement a pu bloquer le veto présidentiel en votant une seconde fois la tenue du référendum.

Le parti présidé par Noursoultan Nazarbaïev, Nour Otan, qui contrôle la totalité des sièges du Parlement, s'était prononcé dans un communiqué en faveur de la "prolongation du mandat du leader de la Nation".

"Nous appelons toutes les forces du pays à rejoindre la coalition des forces démocratiques +Kazakhstan-2020+ et à se rassembler autour de l'initiative pour un référendum (...), afin de témoigner du soutien de toute la société civile, de tout le peuple kazakh à la prolongation du mandat du leader de la Nation", avait déclaré le parti.

La Commission électorale a validé jeudi les quelque cinq millions de signatures, dans ce pays qui compte environ neuf millions d'électeurs.

M. Nazarbaïev avait été réélu à la dernière présidentielle en 2005 avec plus de 90% des suffrages.

Les Etats-Unis ont dénoncé en décembre le projet de référendum, y voyant une nouvelle entorse aux règles démocratiques dans ce pays.

L'Occident évite généralement de critiquer le Kazakhstan afin de maintenir ses bonnes relations avec cette puissance pétrolière stratégique, grande comme cinq fois la France et encadrée par la Russie et la Chine.

Le Kazakhstan avait ainsi obtenu la présidence 2010 de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui doit notamment s'assurer du respect des principes démocratiques chez ses 56 membres.

Jamais une élection kazakhe n'a été reconnue comme libre par l'OSCE depuis l'indépendance du pays en 1991, à la chute de l'URSS.

L'OSCE et les ONG de défense des droits de l'Homme critiquent aussi régulièrement la censure des médias indépendants et d'opposition.

Marginalisée, l'opposition dénonce les pressions dont elle est victime. L'un de ses leaders, Altynbek Sarsenbaïouly, a été assassiné en 2006. Les meurtriers ont été condamnés, mais les proches de la victime estiment que le véritable commanditaire court toujours.

Quelques semaines auparavant, un autre opposant de M. Nazarbaïev, Zamanbek Nourkadilov, avait été retrouvé mort chez lui, tué de deux balles dans la poitrine, une autre dans la tête. L'enquête avait conclu à un suicide.

Par Dana RYSMOUKHAMEDOVA (AFP) publié sur www.google.com le 14 janvier 2011