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jeudi 24 mars 2011

Le directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève est Kazakh

Le Secrétaire général a nommé M. Kassym-Jomart Tokayev, du Kazakhstan, au poste de Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève (ONUG).  Il devient ainsi le premier Asiatique à occuper ce poste.

M. Tokayev apporte à cette fonction une vaste expérience obtenue aux niveaux supérieurs de gouvernement, notamment à travers ses fonctions de Premier Ministre, de Ministre des affaires étrangères, et de Président du Sénat.  M. Tokayev a également une connaissance approfondie des enjeux et des discussions menées dans le cadre de la Conférence du désarmement, couplée avec une vaste expérience pratique de gestion.

Sur www.un.org le 11 mars 2011

 

 

Voile islamique: le président kazakh contre le port du niqab à l'école

TURKESTAN (Kazakhstan), 11 mars - RIA Novosti

Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev s'est déclaré vendredi opposé au port du voile par les jeunes étudiantes.

"Je suis tout à fait contre le port du niqab et je m'oppose notamment à ce qu'il soit porté par les étudiantes", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec la communauté de Turkestan, ville du sud du Kazakhstan.

"Nous n'avons jamais connu cette tradition. Il faut savoir distinguer la vraie religion de celle que l'on nous impose", a poursuivi le chef de l'Etat.

M. Nazarbaïev a pourtant souligné qu'il respectait les adeptes de l'islam. "Mais nous devons suivre notre propre route", a-t-il souligné.

La question sur le port du voile dans les établissements scolaires partage le Kazakhstan depuis plusieurs années. Certains musulmans pratiquants estiment que toute loi interdisant le port du voile viole leur droit à la liberté de culte.

 

Trois milliardaires belges, dont deux plutôt. exotiques

Mis à part le baron carolo Albert Frère, les deux autres Belges présents dans le classement Forbes des plus grosses fortunes du monde sont plutôt étonnants : l'oligarque d'origine ouzbèke Patokh Chodiev et Wang Wingchun, résidant à Singapour.
 
Trois Belges figurent dans le classement 2011 des milliardaires publié mercredi par le magazine Forbes. Patokh Chodiev occupe la 297e place du prestigieux classement, devant Albert Frère (362e) et Wang Xingchun (1.140e).
 
Patokh Chodiev, oligarque originaire d'Ouzbékistan, vit actuellement à Almaty au Kazakhstan. Actionnaire majoritaire dans l'Eurasian National Resources Corporation (ENRC), il a acquis la nationalité belge le 25 juin 1997. Sa fortune est estimée à 3,7 milliards de dollars en 2011. L'année précédente, il disposait d'une fortune estimée à 3,3 milliards de dollars, d'après Forbes.
 
En 362e position, Albert Frère dispose pour sa part d'une fortune estimée à 3,1 milliards de dollars. Sa richesse, produit d'investissements dans le secteur de l'industrie, était évaluée à 2,6 milliards de dollars en 2010.
 
Wang Xingchun jouit quant à lui d'une fortune estimée à 1 milliard de dollars. Ce résident de Singapour, qui dispose de la nationalité belge, est, d'après le magazine Forbes, un self-made-man qui s'est enrichi dans le secteur du charbon.
 
Pour la deuxième année consécutive dans le classement annuel du magazine, l'homme le plus riche du monde n'est plus un Américain mais le Mexicain Carlos Slim (74 milliards de dollars), qui devance Bill Gates (56 milliards) et Warren Buffett (50 milliards).
 
Sur http://trends.rnews.be le 11 mars 2011
 

"Nazarbaev à la retraite !"

Le 3 mars, un nouveau site Iinternet a été créé au Kazakhstan. Il a été baptisé "Nazarbaev à la retraite !", rapporte Ferghana.ru. Ses créateurs exigent que le président "libère le chemin pour les jeunes, car depuis 21 ans qu'il est au pouvoir, son régime est devenu autoritaire".
 
D'après eux, le pays est devenu "un appendice de la Chine, en lui fournissant des matières premières". "Avec 7 000 dollars de dette extérieure par Kazakh, la corruption endémique, la persécution des opposants, il est temps pour lui de s'en aller", ajoutent-ils.
 
Par ailleurs, l'opposition appelle au boycott de l'élection présidentielle anticipée qui doit avoir lieu le 3 avril, rapporte le journal en ligne kazakh Respublika.
 
 
 

Routes, hôpitaux, écoles : le délabrement de l'Asie centrale

Lentement mais sûrement, les infrastructures physiques et humaines d'Asie centrale sont en train de se désagréger. Routes, centrales électriques, hôpitaux, écoles et la dernière génération des spécialistes, formés par les Soviétiques, qui ont maintenu ces infrastructures en état, ne seront bientôt plus qu'un souvenir. L'équipement est usé, le personnel proche de la retraite, sinon mourant.

Après l'indépendance, les gouvernements ont fait trop peu d'efforts pour maintenir ou remplacer les différents services. Les fonds alloués à ces fins ont été allègrement détournés par la corruption. Plusieurs manifestations ont dénoncé cette situation, et un gouvernement en a déjà fait les frais.

Tous les pays de la région ne sont pas affectés de la même manière. Mais le Kirghizstan et le Tadjikistan, les deux plus pauvres, sont déjà dans une situation dramatique. Leurs propres spécialistes prédisent que dans les prochaines années, il n'y aura plus de professeurs pour s'occuper des enfants, ni même de médecins pour s'occuper des malades.


Des coupures de courant de douze heures

Chaque hiver, dans la campagne du Tadjikistan, des coupures de courant de plus de douze heures sont désormais une tradition. Les experts des deux pays redoutent le scénario, de plus en plus probable, d'une panne catastrophique des systèmes, spécialement dans le secteur de l'énergie.

A moins d'un changement radical des politiques, les voies de communication seront dans le futur en ruines tandis que les écoles et les institutions médicales seront gérées par des pensionnés ou par une nouvelle génération de professeurs, médecins et ingénieurs qui auront acheté leurs diplômes.

Les problèmes seront exacerbés par les vulnérabilités politiques profondes des deux pays, avec un autocrate vieillissant et un vent de révolte qui se lève au Tadjikistan, tandis que l'Etat kirghiz sera dangereusement affaibli.

L'Ouzbékistan et le Turkménistan suivent la même voie. Faute de données fiables ou simplement disponibles, il est difficile d'évaluer leur situation. Les déclarations publiques, exagérément optimistes, n'ont aucun lien avec la réalité.

Bâtir des hôpitaux avec des façades revêtues de marbre, comme le fait le Turkménistan, ou tenir des discours fantaisistes sur la prospérité de l'Etat ouzbek n'apportent aucune solution aux problèmes des pays.

Même le Kazakhstan, le seul pays de la région qui soit encore fonctionnel, risque de voir ses infrastructures sévèrement mises à mal, et spécialement dans le secteur du transport et de la formation de son personnel technique. Tous ses rêves de diversification économique et de modernisation devront tenir compte de cette éventualité.


Un manque de coopération entre ces cinq pays

Ces cinq pays, lorsqu'ils faisaient partie de l'Union soviétique, étaient étroitement maintenus dans un système unique, et tout particulièrement dans les secteurs de l'énergie et du transport. A la fin de l'ère soviétique, ces interdépendances ont été difficiles à dénouer et de nombreux déséquilibres en sont issus. Désormais, il y a peu de coopération entre eux, ce qui aggrave la situation actuelle.

La fin de la sécurité sociale a profondément affaibli l'éducation et les soins de santé. Les gouvernements dans toute la région ont pêché par opportunisme et naïveté : ils ont agi comme si l'héritage soviétique durerait éternellement. De plus, les fonds versés pour les réformes, l'éducation, les formations et la maintenance ont été mal utilisés et bien souvent inefficaces.

Les conséquences sont trop profondes pour être ignorées. La rapide détérioration des infrastructures va augmenter la pauvreté et le fossé avec l'état va se creuser. Faire disparaître les services de base, c'est donner des armes politiques à des leaders islamistes. Ceux-ci possèdent déjà une sérieuse influence dans beaucoup des Etats d'Asie Centrale, et pourrait profiter de la situation pour étendre leurs réseaux.

Le développement économique et la réduction de la pauvreté vont devenir un rêve lointain : les Etats les plus pauvres seront plus que jamais dépendants de l'exportation du travail. La colère contre le brusque déclin des services de base a joué un rôle significatif dans les troubles qui ont mené au renversement du président kirghiz Kurmanbek Bekiyev en août 2010. Cette colère pourrait se transmettre prochainement dans d'autres pays, notamment le Tadjikistan.

La situation d'un pays pourra avoir un impact délétère sur ses voisins. La vague de polio de 2010 au Tadjikistan a requis des campagnes d'immunisation à grande échelle chez les voisins kirghiz et ouzbèk. On a rapporté des infections jusqu'en Russie.

De même, l'Asie Centrale pourrait être affectée négativement par ses voisins : le déclin progressif de son infrastructure coïnciderait probablement avec une instabilité accrue en Afghanistan, avec un impact possible sur les insurrections.


Des changements à l'opposé des comportements des leaders politiques

Des solutions pour éviter la chute des infrastructures existent. Le problème fondamental, c'est que ce sont les élites au pouvoir qui détiennent les clés pour appliquer ces solutions, et qu'elles seront probablement contre leur application. Il s'agirait rien de moins que d'un rejet total des valeurs et des comportements des leaders régionaux.

Ils devront purger la corruption qui sévit à tous les échelons du pouvoir, et cesser d'utiliser les ressources des pays pour leur propre fortune personnelle, ou celle de leur famille. Ils devront créer une méritocratie, avec un salaire décent qui permettrait aux officiels de ne plus dépendre de la corruption pour vivre.

Tous ces changements sont si éloignés de la réalité actuelle que les gouvernements étrangers et les bailleurs de fonds pourraient les prendre pour des utopies. Mais sans changement par le haut, le risque s'accroit d'un changement chaotique depuis le bas.

Les bailleurs de fonds ne font rien pour prévenir un tel scénario. Leur prudente approche semble guidée par le désir de ne pas froisser les gouvernements, plutôt que d'utiliser les leviers financiers disponibles qui pourraient avoir un réel impact. L'argent déboursé sert souvent à remplir des plans annuels stratégiques ou avancer ses pions sur des intérêts géostratégiques.

Les bailleurs de fonds n'ont fait aucun effort pour avancer un front uni et forcer la réalisation de réelles réformes. Sans leur participation, le statu quo pourrait abattre des régimes affaiblis et créer un avenir incertain dans l'une des régions les plus fragiles du monde.

Par Paul Quinn-Judge, publié sur www.rue89.com le 9 mars 2011

Etihad signe un accord de partage de code avec Air Astana

La compagnie aérienne d'Abu Dhabi, Etihad Airways vient de signer un accord de partage de code avec Air Astana, la compagnie du Kazakhstan.

Selon cet accord les voyageurs en provenance de toutes les destinations d'Etihad pourront voler vers le Kazakhstan via Abou Dhabi. Ais Astana pourra de son côté faire profiter ses voyageurs en provenance du Kazakhstan du réseau d'Etihad. Etihad apposera son code EY sur les vols d'Air Astana opérés entre Almaty et Abou Dhabi et Air Astana apposera ses codes sur les vols dans le sens inverse.

Air Astana opère 11 vols par semaine vers Abou Dhabi au départ d'Almaty et d'Astana. Les voyageurs français pourront ainsi se rendre au Kazakhstan via Abou Dhabi.

Plus d'informations: www.etihadairways.com, www.airastana.com. 

Sur www.businesstravel.fr le 8 mars 2011

 

Pierre Lellouche et Thierry Mariani se félicitent du contrat Alstom-TMH et les chemins de fer kazakhstanais

Pierre Lellouche, Secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, et Thierry Mariani, Secrétaire d'Etat chargé des Transports, se félicitent de la finalisation du contrat commercial entre Alstom-TMH et les chemins de fer kazakhstanais (KTZ) pour fournir 295 locomotives de fret et de transport de passagers d'ici à 2019, pour un montant total de 1,3 MdsEuros, la part revenant à Alstom étant estimée à 800 millions d'euros. Ce contrat avait été annoncé le 27 octobre 2010.

Pierre Lellouche et Thierry Mariani saluent le partenariat stratégique de long terme engagé à travers ce projet par les autorités kazakhstanaises avec le savoir-faire ferroviaire français et soulignent le partage dynamique des bénéfices économiques que représente ce contrat commercial pour la France et le Kazakhstan : une activité représentant plusieurs centaines d'emplois sur le site Alstom de Belfort ainsi que sur plusieurs autres sites français du groupe, et la construction, dans les 10 années qui viennent, d'une véritable base industrielle à forte valeur ajoutée au Kazakhstan. Ils soulignent également la volonté des autorités françaises de capitaliser sur cette première référence et d'approfondir cette relation privilégiée sur les autres volets du programme kazakhstanais de développement des infrastructures.

Pierre Lellouche rappelle enfin la contribution essentielle que l'Etat a souhaité apporter au financement du projet, à travers la prise en garantie du financement du contrat pour près de 1 MdEuros. Il s'agit d'une illustration concrète de la politique volontariste de l'Etat de soutien aux entreprises françaises à l'export, au bénéfice de l'emploi en France.

" Ce partenariat, fruit de longues années d'effort et de construction entre nos deux pays, ouvre les portes de l'Asie centrale à Alstom " s'est réjoui Thierry MARIANI.
 
Sur www.publi-news.fr le 7 mars 2011