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mercredi 15 juillet 2009

Les compagnies aériennes kazakhstanaises interdite de vol en Europe

A la date du 14 juillet 2009, l'Union Européenne a interdit 70 compagnies aériennes kazakhstanaises de voler dans son espace aérien en raison de "problèmes de sécurité constatés dans le système de surveillance".


La liste de ces compagnies est la suivante :

Aero Air Company; Aeroprakt Kz; Aerotour Kz; Air Almaty; Air Company Kokshetau; Air Division Of Eka; Air Flamingo; Air Trust Air Company; Ak Sunkar Air Company; Almaty Aviation; Arkhabay; Asia Continental Airlines; Asia Continental Avialines; Asia Wings; Association Of Amateur Pilots Of Kazakhstan; Atma Airlines; Atyrau Aye Joly; Avia-Jaynar; Beybars Air Company; Berkut Air / Bek Air; Berkut State Airline; Berkut Kz; Burundayavia Airlines; Comlux; Deta Air; East Wing; Eastern Express; Eol Air; Euro-Asia Air; Euro-Asia Air International; Excellent Glide; Fenix; Fly Jet Kz ; Ijt Aviation; Investavia; Irbis; Irtysh Air; Jet Airlines; Jet One; Kaviaspas; Kazair Jet; Kazairtrans Airline; Kazairwest; Kazavia; Kokshetau; Mak Air Airline; Mega Airlines; Miras; Navigator; Olimp Air; Orlan 2000 Air Company; Pankh Center Kazakhstan; Prime Aviation; Salem Air Company; Samal Air; Sayat Air; Sayakhat Airlines; Semeyavia; Scat; Starline; Skybus; Skyjet; Skyservice; Tahmid Air; Tulpar Avia Service; Tyan Shan; Ust-Kamenogorsk; Zhetysu Air Company; Zhersu Avia; Zhezkazganair

Seule la compagnie Air Astana conserve une autorisation de voler dans l'espace aérien de la communauté européenne. Cependant, celle-ci est assortie de restrictions d'exploitation. En particulier, 21 aéronefs de la compagnie n'ont pas cette l'autorisation. Il s'agit de 2 aéronefs de type B767; 4 de type B757; 10 de type A319/320/321; 5 de type Fokker 50. Leur immatriculation est la suivante : P4-KCA, P4-KCB; P4-EAS, P4-FAS, P4-GAS, P4-MAS; P4-NAS, P4-OAS, P4-PAS, P4-SAS, P4-TAS, P4-UAS, P4-VAS, P4-WAS, P4-YAS, P4-XAS; P4-HAS, P4-IAS, P4-JAS, P4-KAS, P4-LAS
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Quatre pays européens et la Turquie signent l'accord sur le gazoduc Nabucco

Les dirigeants de quatre pays européens et de la Turquie ont signé lundi à Ankara un accord sur le projet de gazoduc Nabucco, qui réduira la dépendance de l'Europe vis à vis de la Russie, mais des questions subsistent sur le financement et l'approvisionnement. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a signé l'accord, ainsi que les Premiers ministres d'Autriche, Bulgarie, Hongrie et Roumanie. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, était présent, pour signifier l'importance de ce projet. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, un représentant de l'Azerbaïdjan et l'émissaire spécial américain pour l'énergie en Eurasie, Richard Morningstar, avaient fait le déplacement.

Nabucco, qui est soutenu par les Etats-Unis, prévoit la construction d'un gazoduc pour transporter jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale vers l'UE, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe. La Géorgie est un des points de connexion possibles du gazoduc, avec l'Irak et la Syrie. L'Azerbaïdjan doit fournir une part importante du gaz. Un quart du gaz naturel utilisé en Europe provient actuellement de Russie. Un différend entre la Russie et l'Ukraine, point de transit essentiel, a déjà gravement porté atteinte aux approvisionnements vers l'Europe.

Nabucco, lancé en 2002, devrait démarrer en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros. Deux banques européennes se sont déclarées prêtes à financer le projet, mais les analystes ont des doutes quant à la capacité de réunir les fonds suffisants, du fait de la crise.

M. Erdogan a souligné avant la signature que "le travail n'est pas terminé avec la signature, au contraire, il commence". Cet accord "est un résultat très significatif... (mais) il faut reconnaître qu'il y a encore beaucoup de travail à faire", a déclaré M. Morningstar.

Le Turkménistan, qui dispose d'importants gisements, a apporté un précieux soutien à Nabucco vendredi en annonçant être prêt à s'y associer. Les Européens attendent encore l'accord de pays-clés comme le Kazakhstan ou l'Ouzbékistan. L'Azerbaïdjan sera un des principaux fournisseurs, mais n'a pas assez de gaz pour remplir seul le tube. Et Bakou et Moscou viennent de signer un accord pour l'achat de gaz azerbaïdjanais. Le Premier ministre irakien a annoncé que son pays pourrait probablement fournir 15 milliards de m3. Mais Matthew Bryza, adjoint au sous-secrétaire d'Etat américain, a mis en doute cette déclaration, rappelant le différend qui oppose Bagdad aux Kurdes irakiens, qui contrôlent les gisements pétroliers et gaziers du nord de l'Irak.

L'accord a été salué par Washington, le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, se réjouissant qu'un "jalon important" aie été posé vers l'ouverture d'un nouveau corridor énergétique. M. Erdogan a assuré que le gazoduc aiderait son pays à rejoindre l'UE. Pour M. Barroso, le projet "pourrait ouvrir la porte à une nouvelle ère dans les relations entre la Turquie et l'UE, et au delà". Le projet ouvre "un nouveau chapitre dans les relations économiques entre l'UE, la Turquie et les pays de la région de la mer Caspienne", a également estimé le ministère allemand de l'Economie dans un communiqué. A Ankara, le chancelier autrichien Werner Faymann a considéré que l'accord était "un exemple qu'un partenariat avec la Turquie est possible même si elle n'est pas membre de l'UE".

La signature de l'accord a été reportée plusieurs fois, la Turquie, pays pauvre en énergie, exigeant 15 % du gaz transporté, avant de renoncer à cette demande.
Le projet Nabucco est aussi en concurrence avec un autre projet, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l'italien ENI qui doit relier la Russie à la Bulgarie, par la mer Noire.


© 2009 AFP

lundi 13 juillet 2009

Kazakhstan: Freedom House dénonce une nouvelle loi "répressive" sur l'Internet

L'organisation non-gouvernementale américaine Freedom House a dénoncé lundi une nouvelle loi "répressive" sur l'Internet promulguée au Kazakhstan, qui doit prendre la présidence de l'OSCE en 2010.

"Freedom House appelle les Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe à faire comprendre au président kazakh Noursoultan Nazarbaïev que sa décision de signer cette loi répressive n'augure rien de bon pour le succès de la présidence kazakhe à l'OSCE", a indiqué l'ONG dans un communiqué.

Selon la nouvelle loi, signée par M. Nazarbaïev le 10 juillet, toutes les ressources Internet dont des sites, des blogs, des magasins et des bibliothèques en ligne sont considérées comme des médias et doivent être soumises à la législation appliquée aux médias traditionnels, a annoncé lundi le service de presse de la présidence, cité par l'agence Ria-Novosti.

Cette loi allonge la liste des motifs qui peuvent justifier la suspension du fonctionnement ou la fermeture des médias en ligne au Kazakhstan, selon Freedom House. La loi "est en contradiction avec l'engagement" d'Astana à "libéraliser sa législation sur le règlement de l'activité des médias avant le début de sa présidence à l'OSCE en 2010", a déclaré la responsable de Freedom House, Jennifer Windzor, citée dans le communiqué.
C'est "incompatible avec le souhait du Kazakhstan d'aplanir (...) les différends au sein de l'organisation pendant sa présidence", a-t-elle ajouté. Les autorités kazakhes sont régulièrement critiquées par l'opposition et les ONG pour la situation des droits de l'homme dans le pays.

Selon le groupe Human Rights Watch (HRW), le Kazakhstan a notamment des lacunes dans ses lois électorales et dans sa législation sur les médias. Et des rapports font état de pressions très fortes sur les minorités religieuses, les journalistes et les réunions publiques de l'opposition.
lemonde.fr

PIB 2008 du Kazakhstan

Selon le dernier classement des pays constitué par la Worlbank selon leur Produit Intérieur Brut (PIB), le Kazakhstan est classé 55ème avec 117 354 M$, juste entre la Finlande et le Maroc.

Accès au document de la Woldbank

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Parlez-vous kazakhe ?

Moi non. Mais le bref article que publie "Courrier International" (n° 975, du 9 au 15 juillet, repris d'après le site internet Centrasia.ru) a retenu mon attention. Cela fera bientôt vingt ans que le Kazakhstan est indépendant. Situé en Asie centrale, bordé par la mer Caspienne et la mer d'Aral, le pays compte plus de 15 millions d'habitants.
11,5 millions parlent le kazakh, qui est langue officielle dans le pays. Mais d'après l'article reproduit dans "Courrier International", "dans aucun Etat de l'espace post-soviétique la langue nationale n'est aussi peu utilisée que chez nous". Tous ceux qui veulent étudier la langue kazakhe ont pourtant toute facilité pour le faire, et il faut théoriquement la maîtriser pour devenir fonctionnaire. Mais à la sortie de l'université, les étudiants préfèrent le russe. Radios, télés et journaux s'expriment majoritairement en russe. Les élus eux-mêmes s'adressent en russe aux plus anciens.
A l'époque soviétique, les parents de la ville envoyaient leurs enfants chez leurs grands-parents, dans les villages, pour y apprendre le kazakh. Maintenant, ce sont ces grands-parents qui viennent vivre en ville. Les émigrés qui reviennent au pays sans savoir le russe ne trouvent pas de travail. Last, but not least : les jeunes préfèrent étudier l'anglais que leur propre langue.

Posté par Fanch Broudic sur languebretonne.canalblog.com

Projet de gazoduc Nabucco: un accord doit être signé à Ankara

Un accord entre les cinq pays impliqués dans le projet de gazoduc Nabucco doit être signé lundi à Ankara mais d'importants problèmes subsistent pour sa réalisation, attendue avec impatience par les Européens pour réduire leur dépendance du gaz russe. Des représentants de Bulgarie, Roumanie, Autriche, Hongrie et de Turquie doivent signer l'accord. Le représentant du secrétaire d'Etat américain pour l'Energie, Richard Morningstar, et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso doivent être de la partie.

Le projet Nabucco prévoit la construction d'un gazoduc pour transporter graduellement jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale notamment vers l'Union européenne, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe. Nabucco, lancé en 2002, devrait entrer en service en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros. Mais avec la crise financière globale, trouver de l'argent pour un projet aussi ambitieux reste une tâche ardue, estiment les spécialistes.

"Si l'argent est trouvé, même avec un peu de retard, il restera encore à résoudre le plus grand problème: l'approvisionnement" en gaz du conduit de 3.300 km de long, indique Necdet Pamir, spécialiste turc des affaires énergétiques. Les Européens attendent toujours l'accord de pays clés comme le Turkménistan, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Des responsables azerbaïdjanais, turkmènes, syriens et égyptiens sont attendus à la cérémonie lundi, selon une source diplomatique turque.

"Sans eux, l'Azerbaïdjan sera le plus grand pays fournisseur, mais celui-ci n'a pas assez de gaz pour remplir le gazoduc", explique M. Pamir, qui, après un décompte des exportations actuelles de ce pays depuis ses champs gaziers de Shakh Deniz, estime à environ 4 milliards de m3 par an le volume qu'il pourra fournir dans un premier temps.

Bakou et Moscou viennent de signer récemment un accord pour l'achat de gaz azéri à partir de 2010 mais, affirme Ankara, celui-ci ne devrait pas affecter le projet Nabucco. A l'issue d'entretiens avec le ministre turc de l'Energie Taner Yildiz, vendredi à Istanbul, le président de la compagnie pétrolière d'Etat azerbaïdjanaise SOCAR, Rövnag Abdullayev, a assuré que son pays était en mesure d'approvisionner aussi bien le projet Nabucco que la Russie. "Les ressources de l'Azerbaïdjan sont très importantes, nous avons la capacité pour fournir 31 milliards de m3, ou bien 40, voire même 50", a-t-il affirmé. L'incertitude subsiste également sur le partage du gaz transporté par Nabucco, alors que les Turcs ont négocié dur pendant des mois avec la Commission européenne afin de pouvoir prélever 15% du débit du gazoduc.

"Concernant la question des 15%, les compagnies (impliquées dans le projet, ndlr) ont donné des garanties en termes de sécurité de l'approvisionnement mais elles n'en ont pas donné concernant les prix", a déclaré laconiquement M. Taner vendredi. La Turquie bénéficiera en tout cas d'importants dividendes fiscaux. "L'accord prévoit le principe que les taxes seront redistribuées en fonction de la longueur de gazoduc traversant chaque pays", a indiqué un diplomate turc parlant sous le couvert de l'anonymat. "Comme la Turquie va avoir près de 2.000 des 3.300 km du gazoduc sur son territoire, elle va recevoir 60% des revenus des taxes, soit environ 400 à 450 millions d'euros par an" (558 à 628 millions de dollars), a ajouté cette source.

Le projet Nabucco est en concurrence avec un autre projet de gazoduc, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l'italien ENI qui doit relier la Russie à la Bulgarie, par la Mer noire.
AFP

Le Kazakhstan favorable à la création d'une base militaire russe au Kirghizstan

ASTANA, 13 juillet - RIA Novosti. Le Kazakhstan est favorable à la création d'une base militaire russe au Kirghizstan et salue toutes les mesures capables de garantir la stabilité et la sécurité dans la région, a déclaré lundi à Astana le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères Erjan Achikbaev.

"L'ouverture d'une base russe au Kirghizstan s'inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre les deux États", a indiqué M.Achikbaev commentant la série de rencontres à huis clos qu'une délégation gouvernementale russe a eues au Kirghizstan la semaine dernière pour évoquer l'élargissement de la présence militaire russe dans la région, notamment la création d'une base militaire dans le sud du Kirghizstan. Le Kazakhstan "salue toutes les mesures susceptibles de contribuer à la stabilité et à la sécurité dans la région", a noté le porte-parole.

Vendredi dernier, le président russe Dmitri Medvedev n'a ni confirmé ni infirmé les informations sur les éventuelles négociations russo-kirghizes sur la mise en place d'une base militaire au Kirghizstan.

Dimanche, un fonctionnaire ouzbek de haut rang a indiqué que Tachkent était hostile à l'implantation de nouvelles bases militaires dans les pays voisins. Le département d'État américain a déclaré dimanche que le Kirghizstan avait le droit souverain d'accueillir une nouvelle base militaire russe.