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jeudi 16 juillet 2009

Un expert kazakh réfute les accusations d'un meneur séparatiste du Xinjiang

Un expert kazakh a réfuté lundi les accusations d'un chef de file des séparatistes du Xinjiang sur l'histoire et l'actuelle situation de la région autonome Ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.

Lors d'un séminaire tenu à Alma-Ata, Kazakhstan, sur les émeutes du 5 juillet à Urumqi, le vice-président du Congrès mondial ouïgour, Khahriman Hojamberdiyev, a indiqué que l'objectif final du Congrès est de séparer le Xinjiang de la Chine et de créer un Etat souverain. Il a déclaré que les Ouïgours ont déjà établi leur propre pays dans le passé.

Syroezhkin Konstantin Lvovich, chercheur en chef à l'Institut des études stratégiques du Kazakhstan, a réfuté les accusations de M. Hojamberdiyev. "Jusqu'à présent ce que je sais, c'est qu'aucun pays dans le monde n'encouragera les Ouïgours à établir un Etat souverain. Vous pouvez abandonner l'objectif séparatiste et rester en harmonie avec le peuple Han pour promouvoir le développement commun", a indiqué le président du séminaire, commentant les propos de M. Hojamberdiyev.

Cette opinion a été soutenue par M. Lvovich, qui a souligné que la loi de la République populaire de Chine sur l'autonomie ethnique régionale décrétée en 1984 stipule que les groupes ethniques pratiquent l'auto-gouvernance dans leur région, ce qui constitue une garantie légale pour les ethnies de profiter de leur droit d'autonomie régionale.

Source: xinhua

Le réseau CAREN modernise l'accès Internet pour l'ancienne route de la soie

Le développement d'un réseau de recherche et d'éducation régional rentable à haute capacité en Asie fait partie des priorités de l'agenda de l'UE. Les représentants officiels à Bruxelles souhaitent que les pays moins développés soient connectés au monde extérieur et échangent plus facilement des informations avec leurs pairs de par le monde. Le projet CAREN («Central Asia research and education network») relève ce défi en offrant des résultats fructueux.
Lancé en janvier dernier, CAREN a reçu un financement de 5 millions d'euros de la part de l'Office de coopération EuropeAid (AIDCO) pour la période 2009-2011. Les réseaux nationaux de recherche et d'éducation d'Asie centrale (NRENs) fournissent un soutien financier supplémentaire.
CAREN est géré par l'organisation mondiale de mise en réseau de la recherche DANTE («Delivery of Advanced Network Technology to Europe»). De nombreux projets à grande échelle partiellement financés par l'UE sont coordonnés par DANTE.
Au total, un million d'étudiants et de chercheurs de plus de 200 universités et centres de recherche situés le long de l'ancienne route de la soie au Kazakhstan, au Kirghizstan, au Tadjikistan, au Turkménistan et en Ouzbékistan auront accès à des liens Internet à haute capacité. Cet accès permettra de réellement combler le fossé de la communication (tant au niveau local qu'international) et de promouvoir le développement régional et la cohésion.
Le réseau paneuropéen à haute vitesse GÉANT rendra ce projet possible. L'ancienne capitale kazaque Almaty a accueilli les deux réunions récentes CAREN de grande envergure (une réunion du comité exécutif et la réunion inaugurale du groupe de pilotage) qui se sont penchées sur les progrès du réseau. Le groupe de pilotage, présidé par la Commission européenne, a souligné l'importance du projet CAREN pour la région et au-delà. «Le réseau CAREN est un projet unique qui permettra une meilleure connexion entre les chercheurs de l'UE et d'Asie centrale», a commenté l'ambassadeur Norbert Jousten, chef de la délégation de la Commission européenne. «Nous accueillons favorablement cette initiative et les bénéfices qu'elle apportera.»
Les partenaires pensent que CAREN contribuera énormément aux projets actuels et futurs couvrant de nombreux domaines, dont la télémédecine, la surveillance environnementale, l'apprentissage en ligne et la paléontologie. CAREN devrait être opérationnel dès le début de l'année 2010. Les partenaires soumettent actuellement une offre portant sur le développement d'un réseau terrestre à large bande qui offrira une meilleure connectivité via une infrastructure de réseau plus stable mais à faible coût.
Leur réseau remplacera les liens existants du projet satellite Virtual Silk Highway (également connu en tant que «projet SILK») financé par l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), qui fournit un accès Internet aux chercheurs en Asie centrale et dans le sud du Caucase. Les partenaires déclarent que CAREN est fondé sur des programmes de réseau de recherche conduits par l'UE tels que le réseau d'information Trans-Eurasia (TEIN), qui connecte quelque 4000 institutions à plus de 30 millions d'utilisateurs finaux dans 10 pays de la région Asie Pacifique.
Compte tenu du succès de TEIN, l'UE a fourni un soutien financier supplémentaire pour le démarrage des réseaux TEIN2 et TEIN3, en reliant de façon efficace davantage de pays de la région d'Asie du Sud. «La communauté de recherche actuelle doit adopter une envergure réellement mondiale si elle souhaite résoudre les défis auxquels l'humanité est confrontée», a déclaré Dai Davies, directeur général de DANTE. «La création du réseau CAREN représente la suite logique des efforts vers une collaboration mondiale.
Nous sommes ravis que la communauté de recherche mondiale bénéficie des compétences et des connaissances des chercheurs d'Asie centrale.» De son côté, le professeur Askar Kutanov, coordinateur régional de CAREN, a déclaré: «En recréant les liens de l'ancienne route de la soie entre l'Orient et l'Occident, nous pourrons tirer profit d'une collaboration accrue et de la capacité à coopérer avec nos collègues à travers le monde.»

mercredi 15 juillet 2009

Les compagnies aériennes kazakhstanaises interdite de vol en Europe

A la date du 14 juillet 2009, l'Union Européenne a interdit 70 compagnies aériennes kazakhstanaises de voler dans son espace aérien en raison de "problèmes de sécurité constatés dans le système de surveillance".


La liste de ces compagnies est la suivante :

Aero Air Company; Aeroprakt Kz; Aerotour Kz; Air Almaty; Air Company Kokshetau; Air Division Of Eka; Air Flamingo; Air Trust Air Company; Ak Sunkar Air Company; Almaty Aviation; Arkhabay; Asia Continental Airlines; Asia Continental Avialines; Asia Wings; Association Of Amateur Pilots Of Kazakhstan; Atma Airlines; Atyrau Aye Joly; Avia-Jaynar; Beybars Air Company; Berkut Air / Bek Air; Berkut State Airline; Berkut Kz; Burundayavia Airlines; Comlux; Deta Air; East Wing; Eastern Express; Eol Air; Euro-Asia Air; Euro-Asia Air International; Excellent Glide; Fenix; Fly Jet Kz ; Ijt Aviation; Investavia; Irbis; Irtysh Air; Jet Airlines; Jet One; Kaviaspas; Kazair Jet; Kazairtrans Airline; Kazairwest; Kazavia; Kokshetau; Mak Air Airline; Mega Airlines; Miras; Navigator; Olimp Air; Orlan 2000 Air Company; Pankh Center Kazakhstan; Prime Aviation; Salem Air Company; Samal Air; Sayat Air; Sayakhat Airlines; Semeyavia; Scat; Starline; Skybus; Skyjet; Skyservice; Tahmid Air; Tulpar Avia Service; Tyan Shan; Ust-Kamenogorsk; Zhetysu Air Company; Zhersu Avia; Zhezkazganair

Seule la compagnie Air Astana conserve une autorisation de voler dans l'espace aérien de la communauté européenne. Cependant, celle-ci est assortie de restrictions d'exploitation. En particulier, 21 aéronefs de la compagnie n'ont pas cette l'autorisation. Il s'agit de 2 aéronefs de type B767; 4 de type B757; 10 de type A319/320/321; 5 de type Fokker 50. Leur immatriculation est la suivante : P4-KCA, P4-KCB; P4-EAS, P4-FAS, P4-GAS, P4-MAS; P4-NAS, P4-OAS, P4-PAS, P4-SAS, P4-TAS, P4-UAS, P4-VAS, P4-WAS, P4-YAS, P4-XAS; P4-HAS, P4-IAS, P4-JAS, P4-KAS, P4-LAS
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Quatre pays européens et la Turquie signent l'accord sur le gazoduc Nabucco

Les dirigeants de quatre pays européens et de la Turquie ont signé lundi à Ankara un accord sur le projet de gazoduc Nabucco, qui réduira la dépendance de l'Europe vis à vis de la Russie, mais des questions subsistent sur le financement et l'approvisionnement. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a signé l'accord, ainsi que les Premiers ministres d'Autriche, Bulgarie, Hongrie et Roumanie. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, était présent, pour signifier l'importance de ce projet. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le président géorgien Mikheïl Saakachvili, un représentant de l'Azerbaïdjan et l'émissaire spécial américain pour l'énergie en Eurasie, Richard Morningstar, avaient fait le déplacement.

Nabucco, qui est soutenu par les Etats-Unis, prévoit la construction d'un gazoduc pour transporter jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale vers l'UE, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe. La Géorgie est un des points de connexion possibles du gazoduc, avec l'Irak et la Syrie. L'Azerbaïdjan doit fournir une part importante du gaz. Un quart du gaz naturel utilisé en Europe provient actuellement de Russie. Un différend entre la Russie et l'Ukraine, point de transit essentiel, a déjà gravement porté atteinte aux approvisionnements vers l'Europe.

Nabucco, lancé en 2002, devrait démarrer en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros. Deux banques européennes se sont déclarées prêtes à financer le projet, mais les analystes ont des doutes quant à la capacité de réunir les fonds suffisants, du fait de la crise.

M. Erdogan a souligné avant la signature que "le travail n'est pas terminé avec la signature, au contraire, il commence". Cet accord "est un résultat très significatif... (mais) il faut reconnaître qu'il y a encore beaucoup de travail à faire", a déclaré M. Morningstar.

Le Turkménistan, qui dispose d'importants gisements, a apporté un précieux soutien à Nabucco vendredi en annonçant être prêt à s'y associer. Les Européens attendent encore l'accord de pays-clés comme le Kazakhstan ou l'Ouzbékistan. L'Azerbaïdjan sera un des principaux fournisseurs, mais n'a pas assez de gaz pour remplir seul le tube. Et Bakou et Moscou viennent de signer un accord pour l'achat de gaz azerbaïdjanais. Le Premier ministre irakien a annoncé que son pays pourrait probablement fournir 15 milliards de m3. Mais Matthew Bryza, adjoint au sous-secrétaire d'Etat américain, a mis en doute cette déclaration, rappelant le différend qui oppose Bagdad aux Kurdes irakiens, qui contrôlent les gisements pétroliers et gaziers du nord de l'Irak.

L'accord a été salué par Washington, le porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, se réjouissant qu'un "jalon important" aie été posé vers l'ouverture d'un nouveau corridor énergétique. M. Erdogan a assuré que le gazoduc aiderait son pays à rejoindre l'UE. Pour M. Barroso, le projet "pourrait ouvrir la porte à une nouvelle ère dans les relations entre la Turquie et l'UE, et au delà". Le projet ouvre "un nouveau chapitre dans les relations économiques entre l'UE, la Turquie et les pays de la région de la mer Caspienne", a également estimé le ministère allemand de l'Economie dans un communiqué. A Ankara, le chancelier autrichien Werner Faymann a considéré que l'accord était "un exemple qu'un partenariat avec la Turquie est possible même si elle n'est pas membre de l'UE".

La signature de l'accord a été reportée plusieurs fois, la Turquie, pays pauvre en énergie, exigeant 15 % du gaz transporté, avant de renoncer à cette demande.
Le projet Nabucco est aussi en concurrence avec un autre projet, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l'italien ENI qui doit relier la Russie à la Bulgarie, par la mer Noire.


© 2009 AFP

lundi 13 juillet 2009

Kazakhstan: Freedom House dénonce une nouvelle loi "répressive" sur l'Internet

L'organisation non-gouvernementale américaine Freedom House a dénoncé lundi une nouvelle loi "répressive" sur l'Internet promulguée au Kazakhstan, qui doit prendre la présidence de l'OSCE en 2010.

"Freedom House appelle les Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe à faire comprendre au président kazakh Noursoultan Nazarbaïev que sa décision de signer cette loi répressive n'augure rien de bon pour le succès de la présidence kazakhe à l'OSCE", a indiqué l'ONG dans un communiqué.

Selon la nouvelle loi, signée par M. Nazarbaïev le 10 juillet, toutes les ressources Internet dont des sites, des blogs, des magasins et des bibliothèques en ligne sont considérées comme des médias et doivent être soumises à la législation appliquée aux médias traditionnels, a annoncé lundi le service de presse de la présidence, cité par l'agence Ria-Novosti.

Cette loi allonge la liste des motifs qui peuvent justifier la suspension du fonctionnement ou la fermeture des médias en ligne au Kazakhstan, selon Freedom House. La loi "est en contradiction avec l'engagement" d'Astana à "libéraliser sa législation sur le règlement de l'activité des médias avant le début de sa présidence à l'OSCE en 2010", a déclaré la responsable de Freedom House, Jennifer Windzor, citée dans le communiqué.
C'est "incompatible avec le souhait du Kazakhstan d'aplanir (...) les différends au sein de l'organisation pendant sa présidence", a-t-elle ajouté. Les autorités kazakhes sont régulièrement critiquées par l'opposition et les ONG pour la situation des droits de l'homme dans le pays.

Selon le groupe Human Rights Watch (HRW), le Kazakhstan a notamment des lacunes dans ses lois électorales et dans sa législation sur les médias. Et des rapports font état de pressions très fortes sur les minorités religieuses, les journalistes et les réunions publiques de l'opposition.
lemonde.fr

PIB 2008 du Kazakhstan

Selon le dernier classement des pays constitué par la Worlbank selon leur Produit Intérieur Brut (PIB), le Kazakhstan est classé 55ème avec 117 354 M$, juste entre la Finlande et le Maroc.

Accès au document de la Woldbank

Eurokaz

Parlez-vous kazakhe ?

Moi non. Mais le bref article que publie "Courrier International" (n° 975, du 9 au 15 juillet, repris d'après le site internet Centrasia.ru) a retenu mon attention. Cela fera bientôt vingt ans que le Kazakhstan est indépendant. Situé en Asie centrale, bordé par la mer Caspienne et la mer d'Aral, le pays compte plus de 15 millions d'habitants.
11,5 millions parlent le kazakh, qui est langue officielle dans le pays. Mais d'après l'article reproduit dans "Courrier International", "dans aucun Etat de l'espace post-soviétique la langue nationale n'est aussi peu utilisée que chez nous". Tous ceux qui veulent étudier la langue kazakhe ont pourtant toute facilité pour le faire, et il faut théoriquement la maîtriser pour devenir fonctionnaire. Mais à la sortie de l'université, les étudiants préfèrent le russe. Radios, télés et journaux s'expriment majoritairement en russe. Les élus eux-mêmes s'adressent en russe aux plus anciens.
A l'époque soviétique, les parents de la ville envoyaient leurs enfants chez leurs grands-parents, dans les villages, pour y apprendre le kazakh. Maintenant, ce sont ces grands-parents qui viennent vivre en ville. Les émigrés qui reviennent au pays sans savoir le russe ne trouvent pas de travail. Last, but not least : les jeunes préfèrent étudier l'anglais que leur propre langue.

Posté par Fanch Broudic sur languebretonne.canalblog.com