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vendredi 1 octobre 2010

Eurasia : la palme à un film kirghize

Almaty, au Kazakhstan, s'est faite capitale mondiale du cinéma le temps de son désormais fameux festival Eurasia. La sixième édition accordait une place spéciale à la France, avec notamment Gérard Depardieu, venu présenter "the Late Love", un film du réalisateur kirghize Aktan Aryn Kubat. ce dernier a reçu le prix du meilleur film pour un autre long métrage, "the Light Thief".

Voir la video sur euronews
Le 1er octobre 2010 sur http://fr.euronews.net

mercredi 29 septembre 2010

L’Organisation de Coopération de Shanghai, plus forte militairement, moins stable politiquement

L'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) a conduit son exercice militaire annuel, du 9 au 25 septembre 2010, au Kazakhstan. Tous les Etats membres y ont participé à l'exception de l'Ouzbékistan.

Officiellement, l'OCS n'est pas un pacte militaire comparable à l'OTAN, mais uniquement une organisation constituée par la Chine, la Russie et les Etats d'Asie centrale pour faire face au terrorisme et au séparatisme. Le scénario de l'exercice « Mission de paix 2010 » visait donc à neutraliser des terroristes qui auraient pris le contrôle d'une ville importante. Cependant l'ampleur des moyens mis en œuvre, en termes humains (5 000 soldats) et en termes logistiques (des tanks, des missiles sol-air, des chasseurs SU-25 etc…) laisse à penser que, au-delà des mots, c'est bien d'une opération contre une petite armée conventionnelle qu'il s'agissait de simuler.

L'exercice a permis de démontrer le niveau croissant et bien réel de coordination entre les forces russes et chinoises, mais aussi l'actuelle désorganisation des armées russes. Celles- ci sont en effet beaucoup trop longues à déplacer, comme on l'avait déjà constaté lors du coup d'Etat au Kirghizistan. Moscou avait alors renoncé à intervenir militairement simplement parce qu'il ne le pouvait pas.

L'Organisation de Coopération de Shanghai gagne chaque année en crédibilité, bien que la cohabitation explosive au sein du pouvoir russe fasse naître le doute quant aux capacités militaires et à la volonté politique russe sur le long terme.

Sur www.voltairenet.org le 29 septembre 2010

dimanche 26 septembre 2010

À chacun son travail?

Pendant les récoltes, Vladimir est le conducteur attitré de la moissonneuse-batteuse et c'est son unique fonction. Il ne fait rien d'autre que de conduire la moissonneuse-batteuse. Ce n'est pas lui qui ajuste les réglages de la moisonneuse-batteuse, car ce n'est pas sa responsabilité, mais celle de l'agronome, qui peut ne passer faire des ajustements que deux fois au cours de la journée.

Au printemps, Vladimir conduit un tracteur remorquant un semoir pneumatique. Là encore, il ne fait que conduire et n'est pas responsable d'ajuster la densité et la profondeur de semis. Il s'agit du travail de l'agronome. Vladimir travaille à la ferme à temps plein – pendant la saison morte, il accomplit divers petits travaux. Il gagne environ 300 $ par mois.

Yuri conduit un petit tracteur remorquant un chariot à grains. Quelqu'un d'autre s'occupe de peser et de décharger le grain au terminal céréalier. Yuri travaille seulement au moment des semis et des récoltes. Il touche environ 100 $ mensuellement.

Très peu d'employés et de gestionnaires effectuent plus d'une tâche. En fait, rien ne les encourage à être polyvalents, c'est même plutôt l'inverse, car les raisons pour eux de se cantonner dans leur unique tâche sont bien plus nombreuses. Les gestionnaires se promènent en véhicule d'un champ et d'une installation à l'autre, ajustant les réglages de l'équipement et donnant des directives ici et là, mais ils ne se chargent jamais eux-mêmes de conduire ou de faire fonctionner une machine.

La ferme de 40 000 acres où j'ai travaillé compte 200 employés. Tous gagnent un salaire de misère et, dans de telles conditions, les vols sont évidemment très fréquents, car les employés n'ont pas d'autre choix. Pour survivre, ils doivent faire preuve d'ingéniosité et trouver des moyens d'accroître leur revenu. De toutes les marchandises qu'on trouve dans les fermes, l'essence est la plus facile à chaparder, de sorte que le vol d'essence constitue un réel problème pour les propriétaires. Les batteries, les outils, les pièces de rechange et le grain sont également très convoités par les travailleurs, qui, pour peu qu'ils s'organisent et fassent preuve d'ingéniosité, arrivent à les dérober facilement.

C'est donc ainsi que sont gérées la plupart des grandes entreprises agricoles dans l'ancienne Union soviétique. Tant et aussi longtemps que le régime féodal actuel ne sera pas remplacé par un système de gestion moderne, les rendements stagneront et continueront de ne représenter que la moitié des rendements de l'Ouest canadien.

Comment, au 21e siècle, un pays qui n'assure pas un accès universel à l'éducation et à la formation peut-il espérer tirer son épingle du jeu dans le contexte de l'économie du savoir? Les pauvres des milieux ruraux n'arriveront pas à s'affranchir de leur rôle de serfs sans éducation, sans une amélioration marquée des infrastructures et sans l'avènement de l'égalité des chances. Le Kazakhstan et les autres républiques de l'ex-Union soviétique réussiront sans doute avec le temps à adopter des modèles de gestion occidentaux – voire à égaler les rendements canadiens d'ici 50 ans. Mais, ils auront besoin de l'aide et de l'appui des pays occidentaux afin d'effectuer cette transition sans sombrer dans une violence révolutionnaire qui pourrait perturber l'économie de la planète tout entière.


Par Alsholtz sur www.farmcentre.com le 26 septembre 2010
Al Scholz travaille en tant qu'agronome spécialisé en recherche dans une ferme de démonstration du nord du Kazakhstan de mai à octobre 2010.
Pour plus de renseignements, consultez son blogue au http://awellfedworld.tumblr.com/ (anglais seulement).

samedi 25 septembre 2010

Déclaration de Mr Saudabayev à l'ONU

M. Kanat Saudabayev, Secrétaire d'État et Ministre des affaires étrangères du Kazakhstan, a rappelé que le premier test nucléaire sur le sol kazakh s'est déroulé, le 29 août 1949, près de la ville de Semipalatinsk. Le Président du Kazakhstan, M. Nursultan Nazarbayev, a adopté, le 29 août 1991, un décret pour mettre fin à un des plus grands sites d'essais nucléaires au monde. À titre symbolique, 18 ans plus tard, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution établissant le 29 août comme Journée internationale contre les essais nucléaires. Il a souligné que le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a commencé sa visite au Kazakhstan, en avril dernier, en se rendant sur le site de Semipalatinsk. En 40 ans, plus de 490 essais nucléaires ont été faits sur ce site qui est synonyme d'horreur pour la population kazakhe.

Le Ministre a ainsi appelé les États qui n'ont pas ratifié le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) à le faire le plus vite possible. Il a aussi insisté sur l'importance du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Il est aussi essentiel d'élaborer un traité sur l'arrêt de la production de matières fissiles. La mise en place de zones libres de toutes les armes nucléaires, incluant le Moyen-Orient, représente un objectif indispensable, celui d'un monde dénucléarisé. « Nous soutenons en revanche l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », a-t-il ajouté. Le Kazakhstan, qui est l'un des plus grands producteurs d'uranium au monde, est favorable à la mise en place d'une banque du matériel nucléaire.
Le Kazakhstan doit accueillir, les 1er et 2 décembre prochain, le Sommet de l'OSCE. « Notre objectif est d'établir une communauté de sécurité et non pas un espace de sécurité », a ajouté M. Saudabayev. Dans ce contexte, il est important de progresser dans la stabilisation sociale et économique de l'Afghanistan, puisque la seule solution militaire n'existe pas. Il a aussi évoqué la profonde crise politique au Kirghizistan, qui engendre des effets négatifs en Asie centrale, insistant sur l'élaboration de mécanismes pour éviter de tels conflits. Face au terrorisme, le Gouvernement du Kazakhstan est favorable à l'adoption d'une convention générale sur le terrorisme international, a indiqué le Ministre. Le Kazakhstan, a-t-il poursuivi, va présider la session ministérielle de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) avec la promotion des idées de tolérance, de non-discrimination, de dialogue interculturel et interreligieux. Face à la crise économique et financière, le Ministre a souligné l'importance de développer une nouvelle architecture financière. Il a aussi insisté sur les questions environnementales, rappelant les catastrophes écologiques dans la mer d'Aral et dans la région de Semipalatinsk. Avant de conclure, il a rappelé l'engagement de son pays à la démocratisation de sa société et la construction d'un État de droit.

Le 25 septembre 2010 sur www.un.org
Texte complet

Cérémonie de clôture des exercices militaires antiterroristes de l'OCS au Kazakhstan

La cérémonie de clôture des exercices militaires antiterroristes de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), "Mission de paix 2010", a eu lieu le 25 septembre à Matybulak, au sud du Kazakhstan. Ces 16 jours d'exercices ont ainsi officiellement pris fin.

Lors de la cérémonie de clôture, les directeurs généraux de la Chine, de la Russie, du Kirghizstan, du Kazakhstan et le commandant général de l'armée motorisée du Tadjikistan ont remis des médailles aux meilleurs fonctionnaires et soldats.

Les dirigeants militaires de ces cinq pays membres de l'OCS ont unanimement souligné, dans leurs allocutions, que les exercices avaient montré la détermination et les capacités des pays membres de l'OCS dans la lutte contre les nouvelles menaces et les nouveaux défis, la lutte contre les « Trois Forces » (l'extrémisme, le séparatisme et le terrorisme), le maintien de la paix et de la stabilité de la région et la promotion du développement régional.

Sur http://french.cri.cn le 25 septembre 2010

vendredi 24 septembre 2010

Top 10 mondial des exportateurs : la France talonnée par la Corée du Sud

La France stagne au 6e rang mondial des pays exportateurs, devancée par les Pays-Bas et talonnée par la Corée du Sud, selon les données exclusives de la base de données de notre partenaire GTA-GTIS sur les principaux exportateurs mondiaux au premier semestre 2010.

En tête du top 10 des pays exportateurs se trouve la Chine, qui a ravi cette place à l'Allemagne, avec un total des exportations s'élevant à 535 milliards d'euros, en progression de 37 % par rapport au premier semestre 2009. Les Etats-Unis arrivent second du classement avec 462 milliards d'euros d'exportations au premier semestre 2010, détrônant ainsi l'Allemagne qui a désormais le titre de troisième exportateur mondial avec 458 milliards d'euros.

Le Japon, 4e exportateur mondial (273 milliards d'euros), a enregistré la plus forte progression au premier semestre 2010 par rapport au premier semestre 2009 (+46 %), mais se trouve loin des trois premiers. Les Pays-Bas, classés en 5e position avec 206 milliards d'euros d'exportations, progressent également de façon importante (+20 %).

La France, qui a longtemps détenu la 5e place, arrive désormais en 6e position du classement (189 milliards d'euros) avec une progression de seulement 12 % par rapport au premier semestre 2009. Juste derrière, la Corée du Sud réalise des exportations d'un montant de 167 milliards d'euros qui progressent fortement (+36 %). A ce rythme, Séoul pourrait ravir sous peu sa position à l'Hexagone !

En fin de ce top 10 des pays exportateurs se trouvent l'Italie (8e, 160 milliards d'euros), la Belgique (9e, 152 milliards d'euros), le Royaume-Uni, (10e,150 milliards d'euros). Si l'on sort du top 10, on observe que la Russie (13e rang), le Kazakhstan (39e rang) et Taiwan (15e rang) sont les trois pays affichant les plus fortes progressions, respectivement +78,71 %, +74,39 % et +51,16 %, de leurs exportations entre le premier semestre 2009 et la période correspondante de 2010.

Venice Affre sur www.lemoci.com le 24 septembre 2010

STX décroche la commande de deux remorqueurs brise-glace pour la mer caspienne

STX Norway Offshore a signé un contrat de 56 millions d'euros portant sur la réalisation de deux remorqueurs brise-glace. Commandés par JSC Circle Marine Invest, ces navires mesureront 65 mètres de long pour 16.4 mètres de large. Conçus par Aker Arctic, filiale de STX Norway Offshore, ils seront livrés en 2011. Disposant d'une certification glace (1A* Super), ils seront équipés de moyens de lutte contre les incendies et pourront effectuer des opérations de remorquage en eaux peu profondes.

Filiale de JSC Circle Marine Invest, Caspian Offshore Construction, basée au Kazakhstan, doit exploiter ces navires sur le champ Kashagan, au nord de la mer Caspienne. Ils seront réalisés par le chantier de STX Europe à Braila, en Roumanie.
Sur www.meretmarine.com le 24 septembre 2010