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jeudi 6 octobre 2011

Kazakhstan : le parti communiste suspendu

Au Kazakhstan, le parti communiste est interdit d'activité pour six mois. La décision a été prise par la justice qui lui reproche de s'être joint à une coalition de formations d'opposition, une coalition elle-même non autorisée.

Des législatives sont prévues d'ici à l'été prochain dans ce pays d'Asie centrale. Actuellement, seul le parti au pouvoir est représenté au Parlement.

Publié le 6 octobre 2011 sur www.euronews.net

Le PC kazakh interdit 6 mois

Un tribunal du Kazakhstan a interdit le parti communiste kazakh pour six mois pour avoir rejoint une coalition d'opposition non autorisée, une mesure qui intervient à moins d'un an des législatives, a indiqué le dirigeant du PC, Gaziz Aldamjarov.

Cette mesure "concerne le parti au niveau national", et lui interdit d'organiser des rassemblements, de participer à des élections ou d'utiliser l'argent disponible sur ses comptes, a-t-il ajouté, précisant que le parti ferait appel de la décision. Les législatives, dont la date exacte n'a pas encore été fixée, doivent en principe se tenir l'été prochain.

La justice kazakhe a prononcé cette interdiction car le PC a rejoint une alliance non autorisée et rassemblant plusieurs mouvements d'opposition, le Front Populaire.
Cette coalition a été créée en juin afin de "mobiliser les citoyens actifs et les associations" en vue des législatives de 2012 dans cette république d'Asie centrale, dirigée depuis l'époque soviétique par Noursoultan Nazarbaïev, qui a été réélu en avril avec 95% des voix.

Actuellement, seul le parti Nour-Otan, dirigé par M. Nazarbaïev, est représenté au Parlement kazakh, car il a été le seul à remporter plus de 7% des suffrages lors d'élections en 2007. Depuis l'indépendance du Kazakhstan en 1991, aucune élection n'a été reconnue comme libre par les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Publié le 6 octobre 2011 sur www.lefigaro.fr

Renforcement de l’emprise du gouvernement sur les minorités religieuses

Genève, 6 octobre 2011 (Apic) Le Réseau évangélique suisse (RES) est inquiet suite à l'adoption d'une nouvelle loi sur les religions au Kazakhstan. Ce pays a adopté, la semaine passée, nouvelle législation visant à renforcer le contrôle du gouvernement sur les minorités religieuses. Les évangéliques suisses demandent à la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, d'intervenir auprès du président Nazarbayev.

Cette loi complexifie, selon le communiqué du RES, le système obligeant chaque communauté religieuse à obtenir une reconnaissance officielle. Auparavant, la loi prévoyait déjà des peines d'amende ou de privation de liberté pour ceux qui étaient impliqués dans des activités religieuses non reconnues.

L'excuse du terrorisme

Le Kazakhstan invoque la menace terroriste pour justifier les nouvelles mesures prises à l'égard religions. Dans ce pays composé à 70% de musulmans sunnites, ce sont, selon le RES, les minorités religieuses dites "non-traditionnelles" qui sont particulièrement visées: la communauté ahmadiyya, les musulmans chiites, les Témoins de Jehovah, ainsi que des Eglises protestantes évangéliques.

Suisse et Kazakhstan partenaires à l'OCDE

Le Réseau évangélique suisse avait déjà contacté la présidente de la Confédération et Cheffe du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), Micheline Calmy-Rey, au sujet de l'imminence de l'adoption de cette loi. Sachant que le Kazakhstan et la Suisse sont des pays partenaires au sein de l'OCDE, le RES demande à la présidente de la Confédération d'intervenir auprès du président kazakh afin que cette loi ne soit pas promulguée et que la liberté religieuse soit garantie pour tous.

La situation des minorités religieuses est un sujet de préoccupation constant pour le RES. En 2010, une pétition signée par plus de 50'000 personnes demandait la pleine liberté de religion pour les minorités chrétiennes dans les pays musulmans.

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Le Réseau évangélique suisse (RES) est un mouvement qui regroupe environ 590 Eglises évangéliques et paroisses réformées en Suisse, 170 organisations chrétiennes ainsi que des membres individuels au sein de 81 sections locales. En Suisse alémanique, il apparaît sous le nom de Schweizerische Evangelische Allianz (SEA). Avec ses deux branches régionales, il représente quelque 250'000 chrétiens de conviction évangélique, dont un peu plus de 40'000 pour la Suisse romande. Au plan international, il est affilié à l'Alliance évangélique mondiale, qui représente quelque 600 millions de chrétiens avec ses 128 alliances nationales. (apic/com/js)
Publié le 6 octobre 2011 sur www.kipa-apic.ch

Le Kazakhstan continuera à développer l'énergie nucléaire

Le Kazakhstan continuera à développer l'énergie nucléaire, a déclaré mardi à Astana le Premier ministre Karim Massimov.

"Les événement tragiques à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima nous donnent une autre occasion de réfléchir sur le développement du secteur nucléaire. Nous pensons que le Kazakhstan a toutes les capacités pour développer l'énergie nucléaire", a dit M. Massimov lors du 6e Forum de l'énergie eurasienne.

"Nous pensons également que les leçons de Fukushiam devraient contribuer à rendre l'énergie nucléaire plus sûre", a affirmé Massimov.

Il a rappelé que le Kazakhstan avait adopté en juin un programme de développement de l'énergie nucléaire qui prévoit la construction de la première centrale nucléaire dans le pays.

Source: xinhua
Publié le 6 octobre 2011 sur peopledaily.com.cn

vendredi 30 septembre 2011

Des plans criminels ... à la conjonctivite politique

Physicien et théoricien ayant échoué en politique, Mukhtar Ablyazov, un oligarque en fuite, a choisi une nouvelle tactique de confrontation avec les autorités kazakhes.
S'il a d'abord effrayé le peuple kazakh avec la Révolution Orange, source d'instabilité au Moyen-Orient, aujourd'hui, il prédit des chocs dus à l'émergence d'un "facteur islamique".

"Kinder Surprise" (surnom ironique de Mukhtar Kabulovich Ablyazov) agit comme toujours, de façon opportuniste et donc trop prévisible. On peut supposer que dès demain au Kazakhstan peut être un nouveau sujet chaud. Monsieur l'oligarque fugitif partagera sûrement sa vision d'«expert» des événements d'une nouvelle manière. Il agit comme une personne qui s'adapte très facilement et en souplesse à toutes les situations. Et là sans aucun doute, à la lumière du sujet diffusé par les médias sous son contrôle, d'une petite mouche accouchera un mutant éléphantesque rare et difforme qui ne peut être trouvé ni dans le livre rouge ni dans le Musée des Sciences naturelles.

Et aujourd'hui, alors que le Kazakhstan est gagné par de grands débats publics et des questions d'experts sur l'extrémisme religieux et le terrorisme, Ablyazov ne reste pas à l'écart et attise activement les braises du débat.

Par ailleurs, il est souvent très tenté d'accélérer le cours des choses. Pour cette raison, il est plein d'espoir, colorant la situation afin que les ignorants puissent avoir l'impression que la République [du µkazakhstan] est au bord de la guerre civile.

Par exemple, voici quelques citations de ses récentes déclarations: «La marmite atteint une puissance immense et va certainement exploser demain ...», et la dernière prévision de notre Nostradamus: «Je n'ai aucun doute qu'au Kazakhstan, il y aura des émeutes et des blessés ...».

Voilà donc les perspectives politiques d'Ablyazov. Et personnellement, je n'ai aucun doute sur le fait que l'argent de l'oligarque est mobilisé pour réaliser tous ses plans de long terme.

Ses interviews partiales laissent l'impression que l'objectif principal et maniaque de l'oligarque en fuite est l'effondrement du système étatique existant. Et dans ce contexte, les références aux victimes portent à réfléchir. Même malgré l'énorme quantité d'argent volée pendant sa direction de la "Temir Bank" et de la "BTA Bank", il y a un doute que «Kinder-surprise» soit capable de réaliser quelque chose de concret. Toutes ses tentatives pour résister à l'actuel gouvernement ont lamentablement échouées. En particulier, le boycott initié par Ablyazov à l'élection présidentielle du mois d'avril de cette année n'a pas été suivi. L'opposition croyait vraiment que les gens au Kazakhstan étaient mécontents de la politique du Président. Ainsi, ils ont à nouveau montré leur détachement de la réalité. À cet égard, les opposants ont estimé que ceux qui ne viendraient pas aux bureaux de vote seraient de leur côté. Mais en gardant cette position, ils ont poussé même l'électorat passif à venir aux bureaux de vote. En conséquence, la participation des électeurs a été sans précédent dans l'histoire du Kazakhstan indépendant.

Entre autres choses, ce fait indique que le peuple Kazakh ne veut pas subir de chocs. Pour cette raison, Mukhtar Ablyazov a été souligné par de nombreux citoyens du pays comme une personne peu fiable. Quand il a volé des millions aux banques, certaines personnes ont parlé de lui avec sympathie. Mais quand il a tenté d'empoisonner l'harmonie sociale et la stabilité, les citoyens ordinaires ne l'ont pas soutenu. Le peuple du Kazakhstan, à l'exemple du Kirghizistan voisin, a bien appris la leçon: quand les seigneurs se battent, les gens ordinaires souffrent beaucoup.

Donc, c'est la raison pour laquelle Ablyazov a changé sa tactique et menace désormais les civils par la révolution islamique. Et il est troublant. Après tout, selon les experts et les politologues, qui est Ablyazov aujourd'hui? Pour le Kazakhstan, la Russie et d'autres pays, il est un criminel en fuite, un voleur qui devrait être en prison. Il a d'ailleurs connu cette situation auparavant, en particulier, il a purgé une peine de prison au Kazakhstan en 2002 pour la création d'un groupe criminel, pour des activités commerciales illégales et pour abus de position.

Pour les occidentaux, Ablyazov est une marionnette à partir de laquelle pourrait être créée une «marque», mais ils ne savent pas encore comment en prendre avantage, alors ils le gardent pour le moment opportun. Le fait que "Kinder-surprise» ait commencé à parler de l'extrémisme islamique est certainement alarmant. Nous savons tous que Londres est souvent devenu un abri pour les criminels, les extrémistes et les terroristes. Il y a de nombreux exemples. Et qui sait dans ce contexte, quel est le rôle donné à Ablyazov? Avec quoi a t-il payé son immunité politique qui a été aimablement fourni par le Royaume-Uni? Peut être avec toutes les ressources du Kazakhstan, qu'il appelle aujourd'hui à diviser équitablement?

A propos des organisations islamiques radicales, il faut dire que ce sujet important et vital est pertinent non seulement pour le Kazakhstan, mais pour l'ensemble de l'Asie Centrale. Et à bien des égards, tout cela arrive à une législation libérale qui est forcée par l'Occident à travers les ONG et diverses organisations des droits de l'homme, tant et si bien que les organisations religieuses agissent librement sur le territoire du Kazakhstan. Il est Certain que tout cela n'est pas suffisant pour diviser la société, mais bon… Des études d'experts montrent que le nombre de croyants actifs suivant un mode de vie religieux, est d'environ 10-17% de la population. Il comprend 5-6% de fanatiques de diverses sectes religieuses, y compris l'islam. Il y a donc matière à méditer.

Cependant, au Kazakhstan la vaste majorité de la population adopte un style de vie non religieux, une éducation non religieuse, donc il y a peu de risque que les islamistes puissent accéder au pouvoir. Pour éviter cela, le gouvernement a d'ailleurs pris certaines mesures. Le pays a entrepris un certain nombre d'initiatives allant de la création de l'Agence pour les affaires religieuses à la mise en œuvre d'amendements à la législation en vigueur sur les religions.

Donc, cela signifie que M. Ablyazov criera probablement au monde entier au sujet de la liberté de conscience et de la persécution contre les organisations religieuses. De toute façon, c'est sa façon d'exprimer son amour de la patrie. Mais cet amour est tordu, car c'est un traître et un hypocrite.

Par Mark Zaguda, publié sur http://www.eurodialogue.org/ le 30 septembre 2011
Article original en anglais

mardi 30 août 2011

La banque centrale du Kazakhstan achète tout l'or produit à l'intérieur de ses frontières

La banque centrale du Kazakhstan a annoncé qu'elle exercerait d'ici peu son droit d'achat sur l'or produit à l'intérieur des frontières de son pays afin d'augmenter ses réserves en métal jaune. Ceci pourrait considérablement réduire les exportations d'or des pays d'Asie centrale, aux sols riches en or.

Le Kazakhstan était classé en 2010 à la vingtième place des pays producteurs d'or, avec 26,9 tonnes sur les 2688,9 tonnes extraites de par le monde la même année. Lors de la première moitié de l'année 2011, le pays avait déjà extrait 18,832 tonnes d'or.

Le plus récent bilan de la banque centrale, ayant été envoyé à certains reporters sans jamais n'avoir été publié sur internet, fait état de la volonté de la banque centrale de se procurer l'or produit à l'intérieur du pays, mais ne fait aucune mention quant à l'arrêt des exportations.

Publié le 30 août 2011 sur www.24hgold.com
Vous pourrez trouver des informations quant au Kazakhstan en suivant ce lien.

mercredi 17 août 2011

La demande de libération conditionnelle de Ramazan Eserguepov une nouvelle fois rejetée

La demande de libération conditionnelle du journaliste Ramazan Eserguepov a été rejetée pour la quatrième fois le 16 août dernier par la commission d'appel de la prison de Taraz (sud du pays).

"Une nouvelle fois, l'administration pénitentiaire a fait fi de la loi et de la logique pour maintenir en détention Ramazan Eserguepov. Les droits du journaliste ont été régulièrement bafoués depuis son arrestation en janvier 2009. Cette dernière décision injustifiée prouve encore, s'il en était besoin, les motifs éminemment politiques de sa détention, et l'acharnement dont est victime le journaliste, à quelques mois de la date prévue pour sa libération", a déclaré Reporters sans frontières.

Selon Raushan Esergepov, la femme du journaliste, la commission a justifié son refus en expliquant qu'Esergepov n'avait pas "corrigé son mauvais comportement". Le journaliste s'est déjà vu refusé trois fois sa demande de libération conditionnelle, en dépit de sa mauvaise santé et du code pénal, selon lequel les prisonniers peuvent bénéficier d'une liberté conditionnelle après avoir purgé un tiers de leur peine de prison. Sa libération définitive doit intervenir dans 5 mois.

Ancien propriétaire et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Alma-Ata Info, le journaliste a été condamné à trois ans de prison le 8 août 2009 pour collecte et diffusion d'informations relevant du "secret d'Etat" (articles 372 et 139 du code pénal). Il avait été arrêté le 6 janvier 2009 après la publication d'un article intitulé "Mais qui dirige vraiment notre pays, le président ou le KNB ?", mettant en cause les services secrets dans une affaire de trafic d'influence.

Sur http://fr.rsf.org le 17 août 2011