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vendredi 1 juillet 2011

Russie-Biélorussie-Kazakhstan: fin des contrôles douaniers

MOSCOU, 1er juillet - RIA Novosti

Le contrôle douanier sera définitivement aboli ce 1er juillet aux frontières entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, pays membres de l'Union douanière.

Le contrôle des biens et des moyens de transport sera effectué aux frontières extérieures de ces trois pays. Les services responsables échangeront leurs données sur les marchandises importées.

L'Union a été lancée le 1er janvier 2010 par la mise en œuvre d'un tarif douanier unifié. Le contrôle douanier a été partiellement aboli le 1er juillet 2010.

PJ : Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan

jeudi 30 juin 2011

Absorption inéluctable au Kazakhstan

Le processus d'assimilation de la minorité russe s'accélère au Kazakhstan. Sans heurts, mais certains Russes vivent cependant avec leurs valises toutes prêtes. Au cas où...
À Almaty, le parc Panfilov est un endroit de prédilection pour passer un après-midi d'été. À l'ombre de la cathédrale de Jenkov, la deuxième plus haute construction en bois au monde, des foules d'adolescents et de jeunes familles kazakhes chantent au karaoké, mangent des glaces et tentent leur chance aux attractions foraines. Les femmes qui entrent dans la cathédrale en nouant un foulard autour de leur tête sont majoritairement issues de la population russe vieillissante. La composition ethnique du Kazakhstan a changé drastiquement depuis l'indépendance. Les Kazakhs étaient alors minoritaires dans leur propre pays. Deux décennies plus tard, la population du Kazakhstan est composée de 63,1% de Kazakhs et seulement 23,7% de Russes.

L'exode était massif durant les années 1990. Il se poursuit, mais à un rythme désormais très lent. La population russe est vieillissante, leur natalité est moindre que celle des Kazakhs.

Le Kazakhstan était un cas à part au sein de l'ex-URSS. Avant qu'une frontière ne soit établie entre la Russie et le Kazakhstan, presque rien ne distinguait le nord de la république et la Sibérie méridionale.

Les libertés politiques sont certes limitées au Kazakhstan mais la nécessité de maintenir la paix s'est soldée par une politique des nationalités qui, sans contenter tout le monde, est reconnue pour être sensée et tournée vers l'avenir. Nadejda, professeure de russe à Almaty, assure que les Russes et les Kazakhs vivent en paix. « Mais les politiques ont changé » , ajoute-t-elle. « Avant, les Russes étaient le grand frère qui aidait le frère cadet. Aujourd'hui tout est renversé » . Néanmoins, quelques Russes occupent de hautes fonctions gouvernementales, notamment le premier ministre Karim Massimov (d'ethnie Ouïghoure) et le gouverneur de la banque centrale Grigori Martchenko (d'origine ukrainienne). « Bien que la constitution place le russe à égalité avec le kazakh, les lois et programmes de la « kazakhisation » , depuis 2001, accroissent l'utilisation du kazakh comme langue principale du gouvernement , indique un rapport du Groupe international du droit des minorités (MRGI). « C'est un obstacle pour accéder à l'éducation et à l'emploi dans la fonction publique pour une partie significative de la minorité russe ».

Inversement, tandis que la culture russe a imprégné le Kazakhstan durant les trois derniers siècles, les Russes d'Asie centrale ont également absorbé les coutumes locales telles que l'hospitalité généreuse et l'habitude de boire le thé dans des « pilouchki » (des petits bols). « Nous ne sommes plus des Russes, mais pas encore des Kazakhs » , dit Nadejda.

Alors que le Kazakhstan se porte mieux économiquement que le reste de l'Asie centrale, les Russes ont des raisons de rester. Les perspectives d'emploi sont meilleures à Almaty que dans les villes sibériennes dans lesquelles on encourage les Russes à s'installer. Toutefois, la situation démographique du Kazakhstan évolue. Le déclin de la population russe et la domination croissante de la langue kazakhe indiquent que la question se réglera sans intervention des autorités. Les Russes qui restent au Kazakhstan sont voués à l'absorption.

Par Claire Nutall sur http://larussiedaujourdhui.fr le 30 juin 2011

mardi 28 juin 2011

Nouveau nom pour l'Organisation de la Conférence islamique

ASTANA, 28 juin - RIA Novosti

L'Organisation de la Conférence islamique est devenue l'Organisation de coopération islamique, une résolution appropriée a été adoptée mardi par les ministres des Affaires étrangères de l'OCI à Astana (Kazakhstan).

"Je déclare adoptée la résolution sur le changement de nom et le nouvel emblème", a déclaré le chef de la diplomatie kazakhe Erjan Kazykhanov lors de la 38ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OCI.

Fondée en 1969, l'OCI a pour but d'assurer la solidarité islamique dans les domaines social, économique et politique, de lutter contre le colonialisme, le néocolonialisme et le racisme et de soutenir l'Organisation de libération de la Palestine.

L'OCI regroupe actuellement 57 pays dont la population commune s'élève à environ 1,2 milliards de personnes. La Bosnie-Herzégovine, la République centrafricaine, la Russie et le Front de libération islamique Moro y disposent d'un statut d'observateur.


lundi 27 juin 2011

La France et le Kazakhstan veulent encore renforcer leurs relations

Les Premiers ministres français et kazakh, François Fillon et Karim Massimov, sont convenus lundi au cours d'un entretien à Matignon de renforcer encore les relations diplomatiques et commerciales entre Paris et Astana, a indiqué Matignon dans un communiqué.

M. Massimov, qui dirige le gouvernement kazakh depuis 2007, a été reçu à l'Hôtel de Matignon lundi en milieu de journée.

"L'entretien a permis d'évoquer de manière approfondie les relations bilatérales qui sont de très grande qualité et marquées par des contacts réguliers au plus haut niveau", a fait valoir Matignon.

"Les Premiers ministres se sont félicité de la reprise des échanges commerciaux en 2010 (+20%), tout en convenant de la nécessité de les renforcer davantage, dans une logique de partenariat industriel", poursuivent les services du Premier ministre, précisant que "les thèmes des transports, des infrastructures et de l'énergie, notamment, ont été identifiés comme prioritaires".

MM. Fillon et Massimov ont par ailleurs signé plusieurs contrats et accords, notamment sur le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, une déclaration d'intention sur le lancement des semaines culturelles croisées en 2013 et 2014, un contrat de coopération industrielle entre Eurocopter et Kazakhstan Engineering et un accord de coopération entre Areva et JSC Kazatomprom dans le domaine des sources d'énergie alternatives au Kazakhstan.

Sur www.boursorama.com le 27 juin 2011

dimanche 26 juin 2011

Accords avec le Kazakhstan

A la mi-juin, le président Hu Jintao, en visite à Astana, a officiellement lancé la coopération nucléaire signée en février 2011, qui comprend la fourniture d'uranium à la China Guangdong Nuclear Corporation. Cet accord s'ajoute aux investissements de CNPC dans le secteur des hydrocarbures (Voir notre article).
Sur www.questionchine.net le 26 juin 2011

jeudi 23 juin 2011

Grève des travailleurs du pétrole au Kazakhstan

Vote du lancement de la grève dans l'entreprise KarazhanbasMunai début mai. © DR.

Un grève massive des travailleurs du pétrole se déroule actuellement dans la province de Mangistau (Kazakhstan occidental) et les grévistes subissent une brutale répression. Une de leur soutiens, l'avocate du syndicat, Natalia Sokolova, a été arrêtée et est poursuivie pour « incitation à la haine sociale ». La grève s'étend et pourrait se transformer en grève générale dans ce pays où l'exploitation des ressources pétrolières est stratégique.

Le conflit entre les travailleurs du pétrole et la direction de QarazhanbasMunai JSC, une filiale de la compagnie nationale KazMunaiGaz (gaz et pétrole) a débuté en décembre 2010. Les travailleurs réclament une augmentation de salaire équivalente à celle obtenue après avoir fait grève par leurs collègues de OzenMunaigaz, une autre filiale de KazMunaiGaz.

Le secrétaire général du syndicat de l'entreprise, Erbosyn Khosarkhanov, s'est rangé du côté des patrons. Les militants syndicaux ont alors lancé une campagne pour élire un nouveau secrétaire syndical. Ils ont aussitôt subi une vague de répression mise en peuvre des gros bras réquisitionnés par le patron. En janvier, des militants syndicaux ont été rossés par ces brutes. La police n'a pas mené d'enquête sur ces actes criminels alors que leurs auteurs sont parfaitement connus.

La campagne pour l'élection d'un nouveau secrétaire général du syndicat a eu lieu en mars-avril et Erbosyn Khosarkhanov a finalement été révoqué au cours d'une conférence. Mais la direction n'a pas voulu reconnaître le nouveau secrétaire général. Le 9 mai, une immense grève de la faim a commencé. 1 400 personnes ont refusé de prendre leur repas du midi et du soir en signe de protestation. La police et les autorités locales ont alors commencé à réprimer les syndicalistes.

4 500 travailleurs sont partis en grève le 17 mai dont 150 en faisant la grève de la faim. La plupart des grévistes de la faim ont été licenciés sans respecter les procédures de licenciement réglementaires. La grève a été déclarée illégale. L'avocate du syndicat, Natalia Kosolova, a été arrêtée durant onze jours. Le jour de la grève, le patron a annoncé que tous les grévistes seraient licenciés et, de fait, huit syndicalistes ont été licenciés le jour même. Les femmes en grève de la faim ont été particulièrement brutalisées.

Le patron a demandé aux autorités de poursuivre la dirigeante syndicale Natalia Sokolova pour « incitation à la haine sociale ». Le 31 mai, son appartement a été fouillé par la police qui a saisi ses ordinateurs et ses dossiers d'avocat. Des dizaines de militants sont également poursuivis pour offenses administratives.

Le 26 mai, 22 ouvriers de OzenMunaiGaz se sont à leur tour mis en grève de la faim par solidarité avec leurs collègues de QarazhanbasMunai. Ils ont été rejoint le lendemain par 8 000 ouvriers de leur entreprise qui se sont mis en grève pour des hausses de salaires et la libérations des syndicalistes arrêtés ainsi que de Natalia Kosolova. 17 grévistes de la faim ont été licenciés mais les autres continuent leur grève, entourés d'un piquet immense de 2 000 travailleurs qui les protègent de la police.

D'autres entreprises sont également en grève pour leurs salaires, avec grèves de la faim. En tout, dans la région, 15 00 travailleurs sont actuellement en lutte. Ils pourraient être rejoints par d'autres et la grève pourrait devenir un grève générale.

Le pétrole est une ressource stratégique de ce pays dont les réserves sont immenses et attirent les investisseurs étrangers, occidentaux comme chinois, depuis l'indépendance de 1991. Le pouvoir ne supporte pas l'arrêt de la production. Il interrompt régulièrement les communications internet, distribue des tracts à la population pour montrer que la grève est illégale, envoie des nervis et des policiers habillés en civil pour organiser des provocations. Des centaines de personnes sont arrêtées et la police est excessivement violente...

Par Jacques Radcliff sur www.inprecor.fr le 23 juin 2011


Kazakhstan, naissance d'une nation

En 1998, sept ans après l'indépendance du pays, le dictateur président kazakh Noursoultan Nazarbaiev décide de déplacer la capitale d'Almaty à Akmola, rebaptisée Astana, dans les steppes du Nord. De vertigineuses tours de verre sortent de terre, financées par les exportations de pétrole. Christian Barani et Guillaume Reynard y regardent vivre la nouvelle oligarchie, dans les oripeaux standardisés et clinquants de la richesse. Un discours présidentiel de 1997 sur l'avenir du Kazakhstan ouvre le film, vantant aux "trois couches sociales, les riches, les classes moyennes et les pauvres", les infinies promesses du marché.

Réalisateur : Guillaume Reynard, Christian Barani
(France, 2008, 65mn)
ARTE F
par http://videos.arte.tv

Le 23 juin 2011 sur www.agoravox.tv