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jeudi 20 août 2009

La cas de l'Aral est désespéré

SILVIO TOKTAMYS MENDEBAEV, scientifique kazakh est pessimiste

Depuis 2003, la mer d’Aral a perdu 75 % de sa surface. “On ne réussira jamais à la sauver dans sa totalité. Même si on renonçait à puiser de l’eau dans l’Amou-Daria et le Syr-Daria [détournés par les Soviétiques pour irriguer les champs de coton en Asie centrale], l’Aral ne serait pas rempli avant deux cents ans.”
courrierinternational.com

mercredi 19 août 2009

Les fonds souverains s'unissent pour investir

De plus en plus de fonds souverains s'entendent pour des opérations d'investissement conjointes dans le but de réduire les risques et de maximiser les rendements, ce qui pourrait contribuer à stabiliser les marchés financiers.

Dernièrement, des fonds d'investissement appartenant à des Etats comme la Chine, Singapour, la Malaisie, la Corée, Abu Dhabi, ou encore le Koweit, ont signé des partenariats d'investissement, dans le but d'optimiser l'investissement et de diluer les risques notamment. En investissent sur le long terme, ces nouvelles entités, de taille encore plus importante, plus diversifiées et plus transparente, aurait un effet stabilisateur sur les marchés.

"En ces temps de crise, une telle coopération leur permet d'acquérir une nouvelle légitimité auprès des marchés où ils n'avaient pas opéré auparavant. Les fonds souverains ont la capacité de stabiliser les entreprises dans lesquelles ils investissent car ces fonds ne vivent pas de simples profits trimestriels", explique Alexander Mirtchev, un administrateur indépendant du fonds souverain kazakh Samrouk-Kazyna.

Les fonds souverains investissent à hauteur de 3.000 milliards de dollars (2.120 milliards d'euros) les revenus de la manne pétrolière ou d'autres activités d'exportation.

"AVEC UN PARTENAIRE, ON EST PLUS FORT"

Depuis le début de la crise, les fonds souverains tendent à remplacer les fonds spéculatifs et les fonds de capital investissement comme force motrice des OPA. Régulièrement soupçonnés par les autorités financières et politiques de servir des objectifs politiquement orientés plutôt que de simples intérêts commerciaux, ces partenariats pourraient au contraire désormais être gage d'une plus grande transparence.

"Plusieurs parties à la transaction au moins doivent ouvrir davantage aux autres leur comptabilité, négocier des accords satisfaisants pour tout le monde et globalement accroître le degré de transparence quant à l'attribution de la richesse souveraine" explique Mirtchev.

La plupart de ces partenariats sont nés de la volonté de tirer partie d'un savoir faire local, qui permet de générer un plus grand retour sur investissement, comme l'a prouvé une étude réalisée aux Etats-Unis.

Le fonds d'Abu Dhabi Mubadala a ainsi signé un contrat de partenariat avec un fonds souverain malais pour investir un milliard de dollars dans les secteurs de l'énergie, de l'immobilier et du tourisme en Malaisie. Le Fonds Stratégique d'Investissement (FSI) français cherche à investir conjointement avec ce même fonds dans le secteur des biotechnologies français, à hauteur d'un peu plus de 10 millions d'euros chacun. Un partenariat entre un fonds indien et un fonds d'Oman, avec une mise initiale de 100 millions de dollars pourrait atteindre à terme 1,5 milliards de dollars. En juin, des fonds chinois, singapouriens et koweitiens ont fait alliance pour soutenir l'acquisition du fonds d'investissement Barclays Global Investors par Blackrock.

Les analystes prévoient que de tels partenariats se multiplieront. "Lorsque l'on cherche à entreprendre un investissement stratégique majeur, il est assez rassurant d'avoir une autre grande institution gouvernementale à ses côtés", explique Guy Henriques (Schroder). Selon lui, les fonds souverains "recherchent des partenaires avec qui partager le risque. Avec un partenaire, on est plus fort."

Version française Catherine Monin sur lepoint.fr le 19 août 2009

mardi 18 août 2009

Vers une base solide pour la vente au détail au Kazakhstan ?

Les entreprises de vente au détail venant de l'Ouest et du Kazakhstan vont de l'avant avec des plans d'expansion en dépit de la crise.

Plus tôt ce mois-ci, le distributeur allemand Metro Cash & Carry, a posé la première pierre de son premier supermarché à Astana et annoncé des plans pour construire 10 à 15 magasins au Kazakhstan. Arzan, un grand acteur du marché local, a dévoilé l'an dernier deux centres commerciaux à Almaty, et Magnum Cash & Carry a suivi le mouvement, s'engageant à établir des supermarchés à travers le pays. Autre signe montrant que le secteur subit un sérieux coup de balai : au début de 2009, la chaîne de SM-Market a acheté la chaîne de supermarchés Gross.

Selon une recherche publiée dans le journal Panorama, le chiffre d'affaires annuel du secteur kazakh de détail est de 2,5 milliards de dollars pour les ventes d'aliments et 8 milliards de dollars pour les autres marchandises. Cela conduit les économistes à spéculer sur un rééquilibrage "automatique" de l'économie, dans lequelle les dépenses de consommation prennent le relais du pétrole et des métaux en tant que moteurs de la croissance, ou au moins comme un contrepoids à la récession.

Le consommateur pourrait être en mesure de jouer ce genre de rôle dans la formation de l'économie du Kazakhstan, mais des problèmes essentiels doivent d'abord être résolus. La logistique est un problème majeur, en particulier l'absence de plates-formes de distribution et de stockage, comme Stephen Kreeger, Directeur de pays pour Metro Cash & Carry Kazakhstan, a déclaré à Kapital. Andrey Revin, directeur des finances et du développement commercial de Eurasia RED, un promoteur local important, cite également le manque à la fois d'espaces de vente de qualité et des franchiseurs locaux qui vendent des marques internationales.
Par Yekaterina Syrtsova, Associate Account Manager, La société PBN, Almaty
Sur crisiscrunch.pbndc.com le 18/08/2009

vendredi 14 août 2009

Pékin prône un nouveau START mais s'abstient de rejoindre ce processus

MOSCOU, 14 août - RIA Novosti. Le ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi a invité la Russie et les Etats-Unis à conclure dans les plus brefs délais un nouveau traité sur les armements offensifs stratégiques et salué les efforts de Moscou et de Washington dans le domaine de la réduction des armements nucléaires. Selon le chef de la diplomatie chinoise, la prompte conclusion du traité START-2 doit être le premier pas sur la voie menant au but final qu'est "l'interdiction complète des armes nucléaires et la destruction des arsenaux nucléaires dans le monde entier". Cependant, Pékin ne se presse pas de réduire son propre potentiel nucléaire, lit-on vendredi dans le quotidien RBC daily.

Le ministère russe des Affaires étrangères a refusé de commenter la déclaration du ministre chinois, mais une source proche de la diplomatie russe qui a requis l'anonymat trouve étrange que Pékin "n'ait entrepris jusqu'à présent aucune démarche en vue de rejoindre la Russie et les Etats-Unis sur cette voie", c'est-à-dire en vue d'amorcer le processus de réduction de ses arsenaux nucléaires".

La question de l'importance du facteur chinois dans l'élaboration de la position de la Russie aux pourparlers avec les Etats-Unis sur START-2 a divisé les experts russes. De l'avis du directeur de l'Institut des problèmes de la sécurité internationale de l'Académie des sciences de Russie Andreï Kokochine, aujourd'hui, la Chine ne menace pas la Russie, alors que le souci de refréner Pékin aura pour conséquence que la Russie connaîtra le sort de l'URSS qui s'est épuisée en essayant de faire face à des menaces là où elles étaient inexistantes".

Alexandre Khramtchikhine, l'analyste de l'Institut d'analyse politique et militaire de Moscou, a un autre avis. "Ces huit dernières années, les dépenses militaires de la Chine ont quadruplé. Même malgré la crise actuelle, le budget militaire de ce pays s'accroît de 14% à 17% par an, a-t-il indiqué. Contre qui Pékin prépare-t-il une armée aussi puissante et aussi bien équipée s'il n'est question aujourd'hui d'aucune intervention armée sur le territoire de la Chine de la part des Etats-Unis, de la Russie ou d'autres Etats". "Au cours des récentes manoeuvres, l'APLC (Armée populaire de libération de la Chine) a lancé quatre divisions sur 4.000 km de profondeur, a rappelé Alexandre Khramtchikhine. Si l'on regarde la carte, on voit que les seules axes d'un bond aussi puissant sur terre peuvent être la Sibérie russe ou le Kazakhstan".

Les forces nucléaires de l'APLC, dont le noyau est constitué de missiles de moyenne portée, serviront de couverture à une telle intervention. "Les missiles chinois n'atteindront pas les Etats-Unis, en tout cas, ils ne perceront pas le système américain de défense antimissile, par contre, ils sont parfaitement capables d'atteindre les villes de la partie européenne de la Russie", estime Alexandre Khramtchikhine.

Kazakhstan: Nazarbaïev prône la création de l'Union douanière

ASTANA, 14 août - RIA Novosti. La création rapide de l'Union douanière (UD) avec la Russie et la Biélorussie est un objectif important pour le Kazakhstan, a déclaré le président de la république Noursoultan Nazarbaïev lors de sa rencontre avec le premier ministre kazakh Oumirzak Choukeev, annonce vendredi le service de presse du chef de l'Etat.

"Nous avons créé avec la Russie et la Biélorussie une équipe commune formée à par égale par chacun des trois participants et qui représentera nos pays lors des négociations. Cette union sera avantageuse", a souligné le président.

M.Choukeïev a présenté au chef de l'Etat les résultats des négociations de la 7e réunion de la Communauté économique eurasiatique (CEEA), lors desquelles les participants ont élaboré le projet du code douanier des pays membre de l'UD.

jeudi 13 août 2009

La Russie, le Kazakhstan et le Belarus forment une équipe mixte de négociateurs pour l'accès à l'OMC

La Russie, le Kazakhstan et le Belarus ont décidé de former une équipe mixte, au nom de leur union douanière, pour négocier leur accès dans l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), ont rapporté jeudi les médias locaux.

Les responsables des trois pays se sont rencontrés mercredi à Moscou, et ont décidé d'établir un groupe de négociateurs pour mener les discussions relatives à l'entrée de ces trois pays à l'OMC. Le groupe est composé de négociateurs expérimentés et de représentants de gouvernement, a révélé le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov, à l'issue de la réunion de Moscou.

"Juridiquement, nous pourront entrer séparément...nous pourront enter au nom de l'union douanière", a déclaré M. Chouvalov.

Les accessions simultanées des trois pays sous les mêmes conditions restent une priorité, a indiqué M. Chouvalov. La Russie, le Belarus et le Kazakhstan ont décidé en juillet de mettre en place une union douanière pour présenter une candidature commune à l'OMC. La Russie, ayant cherché à enter dans l'OMC depuis plus de 15 ans, reste la plus puissante économie en dehors du système commercial international.

Xinhua le 13/08/2009

Kazakhstan: Commémoration ouïgoure

Des centaines de Ouïgours se sont rassemblés ce jeudi 13 à Almaty, principale ville du Kazakhstan, pour commémorer religieusement les émeutes du mois dernier dans la province chinoise du Xinjiang. Jeudi, 500 personnes environ, portant pour la plupart le badge bleu à croissant blanc symbolisant le mouvement d'indépendance ouïgour, se sont retrouvées dans une mosquée pour la traditionnelle cérémonie de deuil.

Les violences de juillet, qui ont opposé Ouïgours musulmans et Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, ont fait 197 morts et plus de 1 600 blessés, et inquiètent les autorités d'Almaty. Le Kazakhstan abrite la plus importante communauté ouïgoure après celle de Chine.

europe1.fr le 13 août 2009