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jeudi 29 décembre 2011

Un "chef terroriste" tué au Kazakhstan

Le parquet du Kazakhstan a annoncé qu'une unité d'élite des services spéciaux avait tué jeudi le "chef d'un groupe terroriste" après que ce dernier a ouvert le feu sur les forces de l'ordre. "Le 29 décembre, les forces de l'ordre et l'unité spéciale Aristan du KNB (ex-KGB, ndlr) ont mené une opération pour arrêter Erik Aïazbaïev, né en 1971 et un des chefs du groupe terroriste Agjan Khassen", explique le bureau du procureur dans un communiqué.

"Aïazbaïev a refusé de se rendre et a ouvert le feu avec un pistolet Makarov. Il a été éliminé par des tirs de riposte", poursuit la même source. Cette opération a eu lieu dans la ville de Kyzylorda, dans les steppes du centre du Kazakhstan.

Sur www.europe1.fr le 29 décembre 2011

jeudi 8 décembre 2011

Pour ses vingt ans d'indépendance, le Kazakhstan s'offre un minéral

Il y a quelques jours le Kazakhstan annonçait la découverte d'un nouveau minéral du groupe des hydrocarbures par ses chercheurs, proposant qu'il s'appelle « nournazen », du nom du président Noursoultan Nazarbaïev. Ce grand coup de publicité pour les vingt ans du régime est aussi une façon de promouvoir les talents de la main-d'œuvre nationale dans l'économie extractive.

En l'absence de publication dans une quelconque revue scientifique, la découverte de ce nouveau minéral du groupe des hydrocarbures censé avoir des propriétés dans les hautes technologies médicales et chimiques, reste un mystère. Interrogés, les géochimistes et les spécialistes des matériaux estiment qu'il n'est pas rare de découvrir de nouveau minéraux, y compris du groupe des hydrocarbures. Mais ils restent sceptiques sur l'importance capitale de la découverte ; ce pourrait être une simple variante d'un minéral déjà connu.

Reste que pour les 20 ans de l'indépendance kazakhe, le peu démocratique régime de Noursoultan Nazarbaïev s'offre un grand coup de publicité en annonçant que demande sera faite à l'Association internationale de minéralogie de baptiser le nouveau minéral « nournazen », du nom du président, élevé au même moment au rang de « Héros du peuple ». C'est aussi une façon pour cette grande nation minière, de vanter la formation de ses chercheurs, de ses ingénieurs, et plus généralement de la main-d'œuvre locale au moment ou le gouvernement d'Astana cherche à imposer davantage ses nationaux dans les co-entreprises avec les compagnies minières et pétrolières étrangères.

Les investisseurs se sont ruées depuis 20 ans sur les richesses du sous-sol, parmi les plus fabuleuses de la planète. Grâce à des gisements faciles d'accès et à forte teneur, le Kazakhstan est devenu en quelques années le premier producteur d'uranium avec 30% de l'offre mondiale, doublant le Canada et l'Australie, mais aussi le 3e producteur mondial de zinc, le 4e producteur de plomb, et parmi les dix premiers en matière de charbon, de bauxite, de fer, d'or et d'argent. Sans parler des hydrocarbures et du plus gros gisement de pétrole découvert depuis 30 ans, à Kashagan, un gisement difficile en mer Caspienne, mais auquel toutes les majors ont pris part.

Déjà destination de 70 milliards de dollars d'investissements étrangers depuis l'indépendance, le Kazakhstan voudrait qu'ils atteignent 100 milliards dans les dix ans qui viennent. Mais aussi que les compagnies étrangères emploient 90% de kazakhs parmi leurs salariés, 70% s'agissant des cadres. Si les sous-traitants doivent obtempérer dès aujourd'hui, les opérateurs ont obtenu une dérogation jusqu'en 2015. D'ici là, les coopérations se multiplient pour former, non pas les ingénieurs kazakhs, ils sont nombreux mais davantage de techniciens.

Par Claire Fages sur www.rfi.fr le 8 décembre 2011

mercredi 7 décembre 2011

L'ONUDC lance un programme régional contre l'opium en Asie centrale

L'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et des ministres d'Afghanistan et des pays voisins ont lancé mercredi un programme régional pour améliorer la coordination des efforts de lutte contre les drogues et renforcer la stabilité régionale pour la période 2011-2014.

Cette initiative intervient à la suite de la conférence sur l'Afghanistan qui a eu lieu récemment à Bonn en Allemagne pour déterminer l'orientation future du pays après le transfert de pouvoir au gouvernement afghan en 2014.

« Avec le désengagement progressif de la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan, la communauté internationale comptera de plus en plus sur l'ONU pour prendre en charge davantage de responsabilités pour soutenir l'Afghanistan », a déclaré le chef de l'ONUDC Yury Fedotov.

L'accord conclu entre huit représentants nationaux d'Afghanistan, d'Iran, du Kazakhstan, du Kirghizstan, du Pakistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et d'Ouzbékistan pour entériner la coopération, surtout dans le domaine de partage des informations, est une première selon le chef de l'ONUDC. La rencontre des parties à Vienne au siège de l'ONUDC est une mesure pour renforcer la confiance et pour écarter les suspicions qui ont auparavant pesé sur les relations.

Le programme régional est un cadre stratégique pour le travail de l'ONUDC et ses partenaires multilatéraux et il se concentre sur l'action contre les stupéfiants et pour renforcer l'autorité de la loi pour combattre le trafic de drogues et le crime organisé de façon plus efficace.

Le programme vise également à offrir des alternatives à la culture du pavot aux agriculteurs et un meilleur accès aux services de santé, y compris pour réduire la demande de stupéfiants et pour renforcer la prévention du VIH/sida.

Au cours des cinq dernières années, l'Afghanistan a produit presque 90% de l'opium illicite au monde. Une étude de l'ONUDC montre que cette année il y a eu une augmentation nette de la production d'opium, à cause des prix élevés et du commerce florissant de la drogue.

« Les années à venir seront déterminantes pour l'avenir de l'Afghanistan. Nous devons donc apporter une réponse basée sur la responsabilité partagée et sur des actions concrètes », a souligné M. Fedotov.

Sur www.un.org le 7 décembre 2011

mardi 1 novembre 2011

Le Kazakhstan propose 1,1 md USD pour une part dans le gisement Karatchaganak

ALMATY - Le Kazakhstan est prêt à payer entre 700 millions et 1,1 milliard de dollars pour une part dans le champ gazier kazakh géant de Karatchaganak, exploité par un consortium de groupes occidentaux et russe qui fait l'objet d'une enquête pour fraude, a indiqué un haut responsable du pays.

Je vais vous donner la fourchette: de 700 millions de dollars à 1,1 milliard de dollars pour une part dans le gisement, a déclaré, cité par Interfax, Timour Koulibaïev, gendre du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev et patron de Samrouk-Kazyna, la holding regroupant les actifs de l'Etat.

Il a cependant indiqué qu'il était trop tôt pour dire quelle part l'Etat kazakh obtiendrait pour ce prix. Des médias avaient indiqué cet été que le Kazakhstan voulait obtenir 10% de Karatchaganak.

Le gouvernement kazakh cherche à revenir sur l'accord de partage de production du champ signé en 1997, et en vertu duquel BG et ENI possèdent chacun une part de 32,5% dans le projet, tandis que l'américain Chevron détient 20% et le russe Loukoïl 15%.

En octobre 2010, le fisc kazakh avait affirmé avoir découvert des fraudes fiscales de 187 milliards de tenge (1,27 milliard de dollars) au sein du consortium exploitant le gisement.

Selon des analystes, le gouvernement a recours à ce type de poursuites afin de forcer le consortium à vendre une part dans Karatchaganak, un site dans le Nord-Ouest du Kazakhstan qui renferme selon BG 4.800 milliards de m3 de gaz.

Le 06 octobre 2011 sur www.romandie.com

vendredi 28 octobre 2011

Rahat Aliev, un «pion» dans le jeu politique

Sur la toile circule une phrase qui a pris des ailes, disant que la construction de la démocratie dans le monde est devenue ingérable. Ce mécanisme utilisé pour atteindre certains objectifs des groupes politiques et financiers, apporte sa part de chaos dans le monde. A cause d'une compréhension pervertie de la démocratie, les malfaiteurs deviennent des bienfaiteurs et les escrocs deviennent des hommes d'affaires reconnus.

Un homme intelligent a dit un jour que jouer avec la démocratie peut finir mal. Cette phrase peut illustrer la situation entourant les fugitifs à travers le monde qui, poursuivis par les autorités de leurs Etats, se cachent en Europe. Ils réussissent à obtenir le statut de réfugié, puis planifient des attentats à partir de leur pays d'accueil, puis malgré l'obtention de l'immunité diplomatique ils continuent à planifier des crimes.


Il n'est pas besoin d'aller loin pour trouver un exemple, il suffit de regarder l'une des figures les plus odieuses de l'Asie centrale, Rahat Aliev, criminel fugitif accusé d'assassinat et d'extrémisme politique.

Cet homme est accusé de nombreux crimes dans son pays natal, (le Kazakhstan, un des pays d'Asie centrale) et condamné à la prison par contumace. A son compte on dénombre attaques, assassinats, préparation de coup d'Etat. Les crimes sont si graves que le fait d'être lié à la famille du chef de cette république ne l'a pas aidé. R. Aliev a été marié à la fille du président, mais même sa très solide immunité politique ne l'a pas protégé des poursuites pénales.

R. Aliev, qui a occupé le poste de directeur général des services secrets kazakhstanais, et plus tard celui d'ambassadeur du Kazakhstan en Autriche, a réussi à fuir le pays avant son arrestation. De plus, il est parti à Vienne, où il se sent comme chez lui. Et c'est là que commence le paradoxe. Au lieu de livrer le fugitif, les autorités autrichiennes ont pris une position très étrange. Après avoir arrêté cet homme, ils ont laissé Aliev en liberté sous caution, pour un million d'euros. En outre, le fugitif a obtenu l'immunité diplomatique. Eh bien que le public n'a pas posé de questions, il a été donné à cette situation une allure démocratique. Déclarer Aliev réfugié politique car persécuté pour sa dissidence, c'est comme annoncer que le rhinocéros est un lapin blanc.

Aliev n'a jamais été dans l'opposition au gouvernement. Sa décision de commencer la guerre contre les autorités kazakhes a été causé par une seule motivation : essayer d'échapper à ses responsabilités. Et les autorités autrichiennes l'aident en cela, cyniquement et très ouvertement en parlant de doubles standards. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi aucun intérêt politique à court terme ne peut justifier cette décision diffamatoire. Ceux qui le connaissent,
savent comment Aliev a créé l'indignation. Les hommes d'affaires et d'opposition au Kazakhstan s'en souviennent avec un frisson. Je me souviens d'un ami du Kazakhstan (un entrepreneur) qui ayant entendu parler de l'ouverture d'une affaire criminelle contre Aliev, a ouvert la plus chère bouteille de champagne en célébration. Et est-ce qu'un de nos collègues Européens a essayé de regarder objectivement la situation? Non.

Depuis 2007, la Thémis autrichienne patine, ignorant tous les nouveaux faits de l'affaire prouvant la culpabilité d'Aliev. Et pourquoi ? Parce que c'est rentable pour quelqu'un. Peut-être que l'Autriche apprécie cette situation autant que les pays à l'Est de Vienne. Mais il y a un autre frère plus âgé, armé d'un bâton démocratique.
Peut-être est-il besoin de garder un atout contre les autorités kazakhstanaises?
L'Asie centrale est connue pour être située au centre d'un grand jeu géopolitique. Et sur ce terrain n'importe quel pion peut barrer la route menant à la direction nécessaire. Il est démontré que ce n'est pas la première fois que des criminels plus ou moins dangereux sont partis du territoire de l'ancienne Union soviétique afin de s'abriter sous l'aile de l'Europe. Et ils ne fuient pas les mains vides, mais après avoir pillé et volé des millions qui leurs sont très utiles dans cette période de crise mondiale.

En d'autres termes, tout s'achète et tout se vend. Sous la belle couverture des droits de l'homme se cachent des usuriers, dont le seul but est de négocier les dividendes politiques et économiques.


Aliev aurait même fait équipe avec un autre fugitif, Ablyazov qui se cache à Londres, et essaye de saper la stabilité au Kazakhstan. A cette fin, des millions de dollars ont été investis. Ils ont répandu des rumeurs sur la maladie du dirigeant du pays pour créer la confusion et l'hésitation parmi l'élite. Les experts admettent également l'idée qu'Aliev et Ablyazov peuvent organiser des provocations entre les leaders d'opposition qui peut servir de détonateur pour une émeute. Il semble donc que certains ont vraiment besoin de partager les biens de la République. De plus, certains n'aiment pas du tout l'idée de partager le pétrole et le gaz du Kazakhstan avec la Russie et la Chine.

Chine et Russie ont intensifié le développement du marché kazakhstanais et de ce fait, Aliev ne manque pas une occasion, d'essayer de saper l'image de ces voisins. Mais son action est trop visible, voire idiote. Il était impossible de lire ses pronostics sur la visite du président kazakh à la Chine, sans rire. L'oligarque fugitif, prenant en référence certaines sources proches du Chef de l'État, a lancé la rumeur selon laquelle le leader kazakh, par crainte de l'agitation populaire, s'est assuré le soutien de l'armée de la Chine

Aliev a affirmé que la Chine avait promis de faire entrer, si nécessaire, ses troupes. Cela n'a aucun sens, c'est même un non-sens complet, une fiction absurde des publicistes épuisés de M. Aliev. Et c'est ainsi que commencera la troisième guerre mondiale !

Donc, je pense que les autorités autrichiennes ont encore besoin d'écouter le bon sens.
Après tout, même les dirigeants de l'UE ont commencé à réaliser que la situation avec Aliev a passé toutes les limites du raisonnable. Ce cas nécessite un examen juste sous le contrôle évident de la communauté internationale. Les criminels ne devraient pas aller en toute liberté, se cacher derrière le drapeau de la démocratie.


Posté le 28 octobre 2011 sur www.cisnews.org

Lire l'article d'origine (en russe)

mercredi 26 octobre 2011

Le président kazakh voit un énorme potentiel pour l'intégration eurasienne

L'intégration eurasienne a un potentiel énorme, a déclaré le président kazakh Noursultan Nazarbaïev lors d'un forum mardi ici à Astana, capitale kazakhe.

"Au 21ème siècle, les grandes lignes du concept d'intégration eurasienne ont commencé à se dessiner. Depuis plus de 10 ans, la communauté économique eurasienne est en action. L'Union douanière du Kazakhstan, de la Biélorussie et de la Russie est un élément central de l'Espace économique commun qui sera lancé le 1er janvier 2012", a déclaré M. Nazarbaïev lors du forum intitulé "Le Kazakhstan et le Concept d'Union eurasienne dans un nouveau monde".

"Aujourd'hui, l'idée eurasienne rassemble des millions de sympathisants. Elle est considérée comme une grande perspective. Il s'agit d'une opportunité pour nos pays de prendre les places qui leur sont dues dans le monde, et pour notre peuple d'atteindre un nouveau niveau de coopération économique, culturelle et humanitaire. C'est notre avenir commun que nous sommes en train de créer maintenant", a-t-il souligné.

Source: xinhua

Sur http://french.peopledaily.com.cn le 26 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011

Tony Blair sera conseiller économique de Nazarbaev

L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair donnera des consultations économiques et politiques à la direction du Kazakhstan, a raconté dimanche à ITAR-TASS le conseiller du président kazakh Ermoukhamet Ertysbaïev.

La nouvelle sur la formation par M. Blair d'une équipe de conseiller pour dispenser des consultations aux autorités kazakhes sur les réformes économiques, a déjà été annoncée par Daily Telegraph. Les deux hommes ont fait connaissance en l'an 2000 et sont en contact depuis lors ; ils se connaissent assez bien, ce qui justifie le choix de Blair en tant que conseiller en matière de réformes économiques et de modernisation politique, a dit M. Ertysbaïev. Ce choix n'a pas créé de surprise. " Tony Blair est travailliste et non conservateur. Et le parti Nour OTAN dirigé par le chef de notre Etat est plutôt centriste. Ce parti se nomme aussi populaire, et l'objectif fixé par le président devant le parti et la société consiste à édifier un capitalisme populaire. Au fait, c'est la même chose que Tony Blair voulait réaliser en Grande-Bretagne ", a souligné notre interlocuteur.

Une partie de l'équipe de Blair résidera en permanence à Astana, d'autres s'y déplaceront de temps à autres pour dispenser des conseils aux membres de l'administration présidentielle, du gouvernement ou de la Banque nationale ", explique M. Ertysbaïev. Il s'est abstenu de préciser le volume des émoluments de l'ex-Premier ministre britannique, se bornant à dire qu'ils ne pèseraient pas lourd sur le budget national, mais que Tony Blair y trouverait son compte. Daily Telegraph avance un chiffre de 8 millions de livres sterling par an (12,6 millions de dollars), cependant le porte-parole de M. Blair n'a pas confirmé ces informations.

Publié le 24 octobre 2011 sur http://french.ruvr.ru