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vendredi 6 mars 2009

Gorbatchev critique Poutine, dans une interview à l'Associated Press

Critiquant avec force ses successeurs, Mikhaïl Gorbatchev associe le parti Russie unie de Vladimir Poutine aux pires moments du parti communiste qu'il a dirigé, et aidé à faire tomber.
"C'est un parti de bureaucrates, et une version en pire du PC de l'Union soviétique" estime Gorbatchev.
La Russie est un pays où le parlement n'est pas indépendant du pouvoir exécutif, pas plus que la justice n'est conforme à la définition qu'en donne la constitution, affirme l'ancien président soviétique dans un entretien donné jeudi à l'Associated Press.
Vingt ans après la chute de l'Union soviétique, Gorbatchev estime, au regard de la crise mondiale, que la capitalisme doit être tempéré par des éléments de socialisme, même s'il a contribué à balayer ce système.
L'ancien président a été interviewé au siège de sa fondation, fondée en 1992 pour promouvoir la démocratie, ses valeurs et sa morale, et les principes humanistes. Et Gorbatchev lui-même, aux dires de certains. Un peu plus vieux, un peu plus enveloppé, à 78 ans, Gorbatchev est encore téméraire, et rappelle celui qui fut à la tête d'une des deux grandes puissances mondiales.
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Mikhaïl Gorbatchev est un personnage paradoxal après toutes ces années, crédité dans le monde entier pour un événement historique qu'il n'a pas voulu causer. Il voulait remettre sur pied le communisme, pas le détruire, rappelle-t-il. Et s'il était prêt à libérer les pays satellites d'Europe de l'Est, il aurait voulu que l'Union soviétique reste entière. "J'étais un opposant résolu à l'éclatement de l'Union" affirme Gorbatchev, qui a du démissionner le 25 décembre 1991, parce que le pays qu'il dirigeait n'existait plus.
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Il espère encore qu'un jour, l'Ukraine, le Kazakhstan et la Belarus reviendront dans le giron de la Russie, pour former une nouvelle union.
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A propos de la crise actuelle, il déclare : "Les médias américains ont trompeté sur la victoire dans la guerre froide, que le socialisme était à bas. C'est l'excès de confiance qui a mené à cela, l'idée que les choses allaient se poursuivre comme elles étaient. Et ça a duré longtemps, mais maintenant je pense que tout le monde apprend une dure leçon".
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"Il faut dépasser ces erreurs de l'ultra-consumérisme, des super-profits", poursuit le dirigeant déchu. Nous devons trouver, au G20 ou ailleurs, de nouveaux modèles de coopération et de développement" conseille-t-il.
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Il estime également que l'heure est venue d'améliorer les relations américano-russes, et prône un maximum de dialogue pour résoudre le problème du nucléaire iranien. "Laissons l'Iran s'intégrer à la communauté internationale et construire des relations normales", suggère l'ancien dirigeant.
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Si le monde attend de tels conseils, ce n'est probablement pas le cas de la Russie.
"Même si nous vivons plus librement aujourd'hui qu'à l'époque du communisme grâce à ce qu'il a fait, il restait néanmoins le dirigeant d'un régime dictatorial", estime Peter Nagy, fonctionnaire de 37 ans à Budapest. "Je ne voudrais pas de lui aujourd'hui comme leader", conclut-il.
"Personnellement, en tant que politicien, j'ai perdu, reconnaît Gorbatchev. Mais l'idée que j'ai portée et le projet, ils ont joué un rôle considérable dans ce pays et dans le monde. Maintenant, la situation est elle que de plus en plus de gens commencent à comprendre ce que Gorbatchev a fait," estime l'intéressé.
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AP

jeudi 5 mars 2009

La domestication du galop

ScienceArchéologie

La relation particulière entre le cheval et l'humain ne date pas d'hier.
Des indices recueillis par des archéologues britanniques des universités d'Exeter et de Bristol montrent que l'animal a été domestiqué il y a environ 5500 ans dans le nord du Kazakhstan. Jusqu'à présent, l'apprivoisement des chevaux était situé quelque 1000 ans plus tôt. Par comparaison, les premiers cheveux européens furent domestiqués il y a 3500 ans.
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Les fouilles montrent que le genre Equus ne fut pas uniquement domestiqué pour servir de transport, mais aussi comme source d'alimentation, puisqu'il fournissait du lait et de la viande. Les archéologues ont trouvé des indices qui montrent que les chevaux portaient des harnais et que les populations de la culture Botai consommaient du lait de jument.
L'examen des résidus de lipides retrouvés dans des poteries Botai révèle qu'il s'agissait bien de lait de jument, une tradition toujours conservée au Kazakhstan sous la forme d'une boisson fermentée légèrement alcoolisée appelée koumiss.
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"La domestication des chevaux a eu un immense impact social et économique: elle a développé les communications, le transport, la production alimentaire et transformé la manière de faire la guerre." — Alan Outram, Université d'Exeter
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Les steppes à l'est de l'Oural dans le nord du Kazakhstan sont connues pour avoir été le principal habitat des chevaux sauvages il y a plusieurs milliers d'années. Ces nombreuses hordes de chevaux sauvages fournissaient aux populations indigènes la possibilité d'apprendre à bien connaître les comportements de ces animaux.

Pourquoi le cheval ?
Les grands vertébrés paraissent avoir été la préférence de ces cultures ancestrales pour l'élevage plutôt que les bovins, les moutons ou les chèvres. Ils avaient l'avantage d'être mieux adaptés aux hivers difficiles puisqu'ils broutent toute l'année, même quand il neige. Ce qui n'est pas le cas pour les vaches, les moutons et les chèvres, qui doivent être nourris durant l'hiver. Ils se sont ajoutés plus tardivement aux économies préhistoriques de cette région.
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Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

mercredi 4 mars 2009

Le groupe Ascott envisage d'ouvrir une résidence Citadines au Kazakhstan d'ici 2011

Après Singapour,
mercredi 4 mars 2009

Tokyo (JAPON) Pour faire suite à l’implantation réussie en janvier d’une résidence Citadines Singapour (154 appartements, 70 % de taux d’occupation), le groupe Ascott a ouvert, au 1er mars, un second établissement au Japon, dans le quartier Shinjuku de Tokyo. Ce qui porte au nombre de 11 le nombre de Citadines en Asie depuis 2006. Les Citadines de Tokyo se composent de 160 appartements, avec accès gratuit à internet et salle de sport. D’ici 2011, le groupe espère ouvrir ouvrir 11 Citadines supplémentaires en Australie, Chine, Inde, Indonésie, Japon et Kazakhstan.

TULPAN de Sergeï Dvortsevoy.Un rêve kazakh

Une bouffée d'humanité venue de la steppe. Avec Askhat Kuchinchirekov, Samal Yeslyamova. 1 h 40.

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D'emblée, on ne va pas voir un film kazakh. On a tort. « Tulpan » est un joyau de la steppe. Les festivals du monde entier ne s'y sont pas trompés. Ils lui ont offert leurs plus belles récompenses : le prix « Un certain regard », le prix de la Jeunesse et celui de l'Education nationale à Cannes, le prix du meilleur film à Montréal, Tokyo, Zurich... Nostalgie pour un autre temps où la cellule humaine se réduisait à une famille, une yourte, des moutons ? Dépaysement, splendeur des paysages ? Bouffée d'air frais dans la grisaille ? Sans doute un peu de tout cela. Le propos est pourtant vieux comme l'humanité. Asa, qui vient de terminer son service militaire dans la marine, revient chez sa soeur, mariée à un berger. Il doit épouser Tulpan, la seule jeune fille libre du coin. Mais Tulpan n'en veut pas. Motif : ses oreilles sont trop décollées. A quoi tient le bonheur !
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Abba dans la steppe
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Le jeune homme dépité n'a plus qu'à apprendre le métier de berger aux côtés d'Ondas, son beau-frère, aussi chaleureux qu'un Hun déboulant aux portes de Vienne. Heureusement, il a son copain Boni, toujours au volant de son tracteur, à écouter les chansons d'Abba.
Dvortsevoy a mis quatre ans à réaliser ce film dans cette région éloignée de tout, où prospèrent serpents, scorpions et loups. Moins long, moins répétitif, « Tulpan » aurait frisé la perfection.
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E. H., Les Echos

L'or noir à marée basse : deux raisons

Par Isabelle Mouilleseaux, 04 mars 2009
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Pourquoi pensons-nous que le pétrole a presque atteint son point bas ? Pour justifier cette assertion, il faut commencer par établir un panorama de l'offre et de la demande de brut ainsi que de leur évolution dans le temps. Deux facteurs influencent l'évolution de la demande de pétrole : le prix du baril et le taux de croissance économique. Plus le prix du brut est élevé, moins la demande est exacerbée.
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Une économie qui tourne à plein régime est nettement plus énergivore qu'une économie au ralenti. La montée du prix du baril de 40 à 145 $, puis sa chute à 40 $ sont là pour illustrer notre propos. Première chose à retenir : la demande de pétrole augmente structurellement depuis des années, à un rythme moyen de 1,5% par an. Mais cette tendance cache bien des disparités.
En effet, la demande des pays de l'OCDE décline depuis 2005. Le pic de consommation (49,8 millions de barils par jour [Mb/j]) est derrière nous et ce mouvement est structurel. La hausse de la demande mondiale de brut est donc essentiellement liée à la demande des pays hors OCDE (38,4 Mb/j), les pays émergents. Les deux "moteurs" étant l'Asie et le Moyen-Orient, suivis par l'Amérique du Sud.
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Une conjoncture en berne et une demande moins élevée Alors que la demande mondiale était supérieure à 87 Mb/j début 2008, elle est attendue à 85,3 Mb/j pour 2009 (– 2%). La demande de l'OCDE s'effondre, en raison du très fort ralentissement de l'activité économique. Plus grave encore, la demande des pays émergents commence à présent à s'essouffler à son tour. Au fur et à mesure que les pays émergents vont s'enfoncer dans la crise, la demande baissera encore davantage et les prix du baril subiront de fortes pressions baissières.
Une offre plus aisément ajustable à la baisse qu'à la hausse Passons à l'offre, qui est réellement à la peine. Il faut ici distinguer les pays appartenant à l'Opep du reste du monde. Le pétrole produit hors Opep représente 40% de l'offre mondiale, soit environ 35 Mb/j. L'offre conventionnelle des pays hors Opep devrait continuer à croître légèrement pendant encore quelques années, mais elle devrait atteindre son pic de production vers 2013 (peak oil).
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Si on y intègre l'offre non conventionnelle (sables bitumineux, biocarburants, charbon liquide…), nous gagnons trois ans, le pic devant être atteint en 2016. Au-delà, la production déclinera inexorablement. En effet, un grand nombre de champs pétrolifères sont plus que matures. Le mouvement est déjà enclenché : la production globale russe diminue depuis 1996.
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Les productions des champs mexicains, de la mer du Nord et de Norvège sont sur le déclin. Les États-Unis ont eux aussi franchi le peak oil. Impossible d'échapper à la dramatique question du renouvellement des réserves : même en anticipant un déclin de l'offre en volume de seulement 3%, ce qui est optimiste, il faudrait trouver chaque année environ 1 Mb/j pour pouvoir rester à l'équilibre. Heureusement, la demande mondiale ralentit ponctuellement.
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Car si elle devait progresser de 1,6% (taux de croissance moyen enregistré au cours des dix dernières années), il nous faudrait extraire en plus 1,5 Mb/j par an pour faire face à cette demande supplémentaire. D'où viendra, d'ici à 2013, la croissance attendue de l'offre hors Opep? Tous nos espoirs reposent sur la Caspienne (Azerbaïdjan, Kazakhstan) et sur la production dite non conventionnelle, à savoir les biocarburants et les sables bitumineux. Le potentiel brésilien ultraprofond (fonds marins) est également à prendre en compte.
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Première parution le 19/02/2009 dans le numéro 21 de MoneyWeek

mardi 3 mars 2009

Anne-Marie Idrac réunit la 8e Commission mixte franco-kazakhstanaise pour la coopération économique

Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie (www.finances.gouv.fr)
Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État au Commerce extérieur, a réuni lundi 2 mars 2009 à Paris la 8e Commission mixte franco-kazakhstanaise.
L’économie kazakhstanaise, qui a connu une forte croissance ces dernières années (près de 10 % en moyenne ces cinq dernières années), est confrontée au double choc de la crise financière et de la baisse du cours du pétrole. Dans le contexte actuel du ralentissement économique mondial, la France entend maintenir une politique volontariste en matière de financement de ses grands projets dans ce pays, témoignant du caractère stratégique du partenariat franco-kazakhstanais. Un litre d’essence sur dix et une tonne d’uranium sur douze consommés en France proviennent du Kazakhstan.
La 8e Commission mixte franco-kazakhstanaise s’est articulée autour des thématiques de l’énergie, de la coopération spatiale, et des infrastructures. Anne-Marie Idrac s’est ensuite entretenue avec son homologue kazakhstanais Bakhyt Soultanov.
Anne-Marie Idrac s’est rendue au Kazakhstan en mai 2008 afin d’y présider la 7e session de la Commission mixte économique, suite au déplacement du Premier ministre en février 2008 dans ce pays et à la venue du Président Nazarbaev à Paris en juin dernier.
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Contact Corinne Meutey, conseiller Communication et Parlement
Téléphone : +33(0)1 53 18 41 00 - Télécopie : +33(0)1 53 18 44 14
Mél : corinne.meutey@cabinets.finances.gouv.fr

Les résultats de Vicat érodés par la crise


Thierry Devige-Stewart 03/03/2009 11:27 Industrie/Négoce
Chiffre d'affaires en retrait, résultat net en chute libre, le troisième cimentier français a connu une année difficile et « manque de visibilité » pour 2009.

Pour son premier exercice en tant que directeur général de Vicat, Guy Sidos a dû gérer une situation particulièrement délicate. Concrètement, le chiffre d'affaires a reculé de 3,7% à 2 milliards d'euros et le résultat net de 18,1% à 245 millions d'euros.Représentant 50% de l'activité du groupe, la France s'est légèrement tassée de 1%, tandis qu'ailleurs dans le monde, le groupe a connu de sérieux revers. Des Etats-Unis à la Turquie en passant par la Suisse, l'Italie et le Kazakhstan, tous les indicateurs sont dans le rouge. Seul réconfort pour Vicat : l'Afrique et le Moyen-Orient, décidément véritables amortisseurs de crise pour les cimentiers, où l'industriel a vu son chiffre d'affaires progresser de 16,5%.Reconnaissant un « manque de visibilité induit par les évolutions récentes de l'environnement macro-économique et financier mondial » Vicat se veut plus prudent que ses concurrents. Il avoue être dans l'impossibilité de pouvoir évaluer « l'impact que pourraient avoir les différent plans de relance prévus dans certains pays dans lesquels le groupe est présent ».Plus spécifiquement pour la France, Vicat pronostique que sa performance devrait être impactée en ce début d'année par des conditions climatiques très défavorables. Et sur l'ensemble de 2009, le groupe s'attend à une baisse sensible des volumes vendus, notamment de ciment, qui devrait être partiellement, et comme ses concurrents, compensée par la progression attendue des prix de vente.