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dimanche 10 mai 2009
Boxe professionnelle : Shumenov, le surdoué mate Mitchell !
Libellés : Sport
INDE/KAZAKHSTAN : signature d'un accord de coopération nucléaire
Libellés : Nucléaire, Relations Inde
samedi 9 mai 2009
L’Europe porte son projet de gazoduc Nabucco à bout de bras
De notre correspondant à Bruxelles
Nabucco, ce projet fétiche de la Commission européenne, censé permettre aux Vingt-Sept de réduire leur dépendance à l’égard du gaz russe, a reçu ce vendredi un nouveau soutien politique de la part des pays producteurs et de transit intéressés à la construction du chantier : 3 300 kilomètres de tuyaux branchés en amont sur les champs de la mer Caspienne, puis s’étirant du plateau anatolien jusqu’à la grande station de pompage autrichienne de Baumgarten, via la Bulgarie, la Roumanie, et la Hongrie. Le tout pour un coût d’environ 8 milliards d’euros.
Réunis à Prague, les représentants de l’Union européenne, de la Turquie, et de l’Azerbaïdjan, qui prévoit d’injecter 8 milliards de mètres cubes à partir de 2013, rejoints par la Géorgie et l’Égypte ont signé une déclaration commune visant à promouvoir, au sud du continent, un tracé alternatif du gaz, baptisé «nouvelle route de la soie», dont Nabucco constitue le pilier.
Pays producteurs peu fiables
Mais de la parole aux actes, le chemin reste escarpé, surtout en période de crise. La Turquie monnaye âprement sa situation géographique, qui en fait le principal pays de transit. Son président, Abdullah Gül, s’est engagé à achever, avant juillet 2009, un premier cycle important de négociations sur Nabucco. Et s’efforce en parallèle d’obtenir de Bruxelles une accélération des négociations d’adhésion avec l’UE.
Par ailleurs, les Vingt-Sept tentent de remédier à ce qui reste la principale faiblesse de leur projet : l’insuffisance, voire l’absence de pays producteurs fiables capables d’alimenter le gazoduc. Ce vendredi, trois d’entre eux, le Turkménistan, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, présents à Prague à un faible rang protocolaire, ont refusé de signer la déclaration commune. Le Turkménistan, en particulier, se déclare prêt, dans le futur, à livrer, «physiquement», 10 milliards de mètres cubes à sa frontière, mais refuse d’adopter les standards commerciaux élaborés à Bruxelles. Parallèlement, l’Europe courtise l’Irak, qui abrite l’une des dix plus grosses réserves mondiales de gaz, et souhaite signer avec Bagdad un «protocole d’accord énergétique». Mais le pays est loin d’être stabilisé.
Enfin, le développement de Nabucco est freiné par l’opposition de la Russie, qui voit dans ce tracé, court-circuitant son territoire, un concurrent direct de son propre projet de gazoduc, North Stream, qui dessert le nord de l’Europe et l’Allemagne via la mer Baltique. Présent à la réunion comme observateur, le vice-ministre russe de l’Énergie, Anatoli Yanovsky, voit dans Nabucco un projet «moins efficace et plus cher».
Même des gaziers européens, comme GDF Suez, préfèrent s’appuyer sur des décennies d’étroite coopération politique franco-russe, plutôt que de tenter l’aventure.
» Gazprom se voit empereurdu gaz en Europe
Pierre Avril
Libellés : Relations Russie, Ressource : Gaz
vendredi 8 mai 2009
Les pays clefs pour l'approvisionnement de Nabucco se retrouvent à Prague
PRAGUE - Les responsables de pays clefs pour réaliser les gazoducs censés réduire la dépendance en gaz russe de l'Europe - dont l'ambitieux projet Nabucco - se retrouvent vendredi à Prague pour envoyer "un signal politique fort" de soutien à ces projets.
Ces gazoducs doivent permettre de relier les pays consommateurs européens aux gisements gaziers de la mer Caspienne, via le Caucase et la Turquie.
"Comme autrefois, la Communauté du charbon et de l'acier a donné naissance à l'Union européenne, maintenant avec le pétrole et le gaz nous devons assurer qu'il y a un lien entre l'UE et la région de la Caspienne", a souligné le Premier ministre tchèque sortant Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE, en arrivant à la réunion.
Selon lui, ces projets de gazoducs dits du "Corridor Sud" constituent une "nouvelle Route de la Soie".
"Evidemment, si (le Corridor Sud) est construit autour d'un projet bien précis tel que Nabucco, cela permettra d'accélérer les choses", a ajouté M. Topolanek.
"Nous devons envoyer un signal politique fort que l'UE et les pays de la nouvelle +Route de la Soie+ lancent une coopération qui pourrait mener à plus de diversification des ressources énergétiques et plus de coopération énergétique", a renchéri le vice-Premier ministre tchèque Alexandr Vondra.
"Nous devons réunir les pays consommateurs comme l'UE, les pays fournisseurs comme l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et les pays de transit comme la Turquie", a-t-il ajouté.
De tous les projets de gazoducs envisagés, Nabucco, un tuyau de 3.300 km qui doit relier les gisements de la Caspienne à l'Autriche via la Turquie, est le plus ambitieux.
Mais le projet peine à trouver des investisseurs pour apporter les 7,9 milliards d'euros estimés nécessaires à sa mise en oeuvre, une situation aggravée par la crise économique.
Selon un projet de déclaration qui devrait être adoptée vendredi, les pays présents marqueront leur intention de "dépasser les principaux obstacles commerciaux et non commerciaux restants, en se mettant d'accord sur une stratégie progressive commune, sur des engagements individuels des pays concernés".
La Turquie et les pays européens concernés devraient aussi se promettre de boucler un accord intergouvernemental sur Nabucco pour signature "d'ici juin 2009".
Un accord intergouvernemental doit aussi être signé concernant un projet turco-grec plus modeste, ITGI, entre des pays de l'UE, les pays de transit et de fourniture de gaz concernés par le projet.
Mais l'échéance de fin 2009 mentionnée dans une première mouture de la déclaration a été biffée.
Sont présents à ce mini-sommet: pour l'UE, M. Topolanek, le président de la Commission europénne José Manuel Barroso et le diplomate en chef Javier Solana; le président turc Abdullah Gül - dont le pays mène des négociations dures avec l'UE sur un accord régissant le transit de gaz par son pays; ses homologues azerbaïdjanais Ilham Aliev et géorgien Mikheïl Saakachvili; et des ministres et vice-ministres kazakh, turkmène, ouzbèke et égyptien.
Le vice-ministre russe de l'Energie, Anatoli Ianovsky, le ministre ukrainien de l'Energie Iouri Prodan, et le représentant spécial des Etats-Unis pour l'énergie eurasiatique, Richard Morningstar, participent également à la réunion en tant qu'observateurs.
(©AFP / 08 mai 2009 10h30)
Libellés : Ressource : Gaz
En moins de vingt ans, la Chine a rattrapé l'influence économique russe en Asie centrale
La présence chinoise en Afrique fait couler beaucoup d'encre. Moins connu du grand public, l'intérêt de Pékin pour l'Asie centrale est pourtant de plus en plus prononcé. Pourquoi la Chine s'intéresse-t-elle d'aussi près aux cinq républiques musulmanes centrasiatiques nées des décombres de l'URSS ?
M. Topolánek : Le corridor Sud devrait être une analogie moderne de la route de la soie
La réunion au sommet de l'Union européenne et des États du corridor Sud a ouvert à Prague.
Aux côtés des plus hauts représentants de la présidence tchèque et de la Commission européenne, les discussions voient la participation des représentants de l'Azerbaïdjan, de l'Égypte, de la Géorgie, du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan, du Turkménistan et de la Turquie. En outre, des observateurs provenant des États-Unis, de la Fédération de Russie, de l'Ukraine, de la Banque mondiale, de la Banque européenne d'investissement et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, assistent également au sommet.
« Le corridor Sud ne devrait pas être uniquement une voie à sens unique pour le transport des matières premières énergétiques de la région de la mer Caspienne à destination de l'Europe », a déclaré le président du Conseil européen Mirek Topolánek, « mais une artère de circulation à deux sens pour l'échange de marchandises, d'investissements, des connaissances et de personnes, une sorte d'analogie moderne de la route de la soie ». Selon le premier ministre tchèque, l'étape initiale de la construction d'un tel corridor pourrait être le projet du gazoduc Nabucco.
Lors du sommet, le président du Conseil européen Mirek Topolánek, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliev, le président de la Géorgie Mikheil Saakachvili, le président de la Turquie Abdullah Gül et le ministre du Pétrole de l'Égypte, Sameh Samir Fahmi, ont signé une déclaration commune qui devrait devenir la base d'une collaboration plus intense entre les régions ainsi qu'entre les différents États.
Les représentants du Kazakhstan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan ont également assisté à l'acte de la signature, ils ont exprimé leur soutien au projet du corridor Sud et ont donné le feu vert à l'inclusion nominative de leur pays dans la déclaration.
Libellés : Pipelines, Relations UE, Ressource : Gaz
OTAN-Géorgie: des manoeuvres qualifiées de chantage par la Russie
MOSCOU, 8 mai - RIA Novosti. L'ambassadeur russe auprès de l'Alliance atlantique Dmitri Rogozine a qualifié de chantage les manoeuvres de l'OTAN tenues à proximité immédiate de l'Ossétie du Sud qui verra ses élections parlementaires fin mai.
"Il faut avoir en vue qu'au mois de mai la campagne des législatives se déroule en Ossétie du Sud. Jamais des exercices militaires ne sont tenus à quelques kilomètres de l'endroit où se déroulent des processus démocratiques. Cela est toujours qualifié de chantage", a déclaré M.Rogozine au cours d'un duplex Moscou-Bruxelles organisé par RIA Novosti.
L'ambassadeur russe a également qualifié les exercices otaniens en Géorgie de "manoeuvres à relent politique". A son avis, la tenue de manoeuvres militaires sur le territoire qui a récemment connu la guerre, ne correspond pas du tout aux traditions de l'OTAN.
Les exercices Cooperative Lancer/Cooperative Longbow, organisés dans le cadre du programme de l'OTAN "Partenariat pour la paix", se dérouleront sur le territoire géorgien pendant presqu'un mois La première étape des manoeuvres aura lieu du 6 au 19 mai et la seconde - du 21 mai au 3 juin.
Initialement l'OTAN avait prévu la participation aux exercices de 19 pays membres et partenaires, mais 6 pays (l'Arménie, le Kazakhstan, la Lettonie, la Moldavie, la Serbie et l'Estonie) se sont désistés par la suite. La Russie a qualifié ces exercices de "provocation pouvant avoir des conséquences négatives", puisque ne fût-ce que l'année passée, la Géorgie a provoqué un conflit militaire contre l'Ossétie du Sud.
Libellés : Conflit Géorgien, Organisation : OTAN