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jeudi 7 octobre 2010

Zoom sur Astana et son Arena

Située à 4530 km de Bruxelles, Astana (qui signifie "capitale" en kazakh) est située sur la rive droite de la rivière Ichim, au centre d'une vaste plaine formée de steppe. Inaugurée en 1998, la nouvelle capitale du Kazakhstan a été choisie par le Président Nazarbaev au détriment d'Almaty. Elle est la deuxième capitale la plus froide au monde après Oulan-Bator, en Mongolie. En octobre, les températures maximales oscillent entre -1 et 8 degrés en moyenne. Elle compte environ 577.000 habitants.

Les Diables évolueront dans l'Astana Arena, une enceinte de 30.000 places munie d'un toit rétractable, prévu pour protéger les spectateurs contre le froid polaire qui s'abat sur la capitale en hiver.
Sur www.7sur7.be le 7 octobre 2010

mercredi 6 octobre 2010

Borat : le cinéma kazakh prend sa revanche

Avouez qu'un Kazakh doit avoir un fichu sens de l'humour et un sens hautement développé de l'autodérision pour encaisser le portrait pour le moins débilitant que dresse le personnage Borat du Kazakhstan. Ce n'est donc pas très surprenant que quatre ans après la sortie de la comédie, un réalisateur kazakh réponde par la bouche de sa caméra.

Avec Mon frère Borat, rapporte le New York Times, Erkin Rakishev s'est donné pour mission de défendre l'honneur de tous les Kazakhs en prenant sa revanche sur l'odieux film de Sacha Baron Cohen.

Sa méthode, par contre… pas sûr. Il dit vouloir « montrer le Kazakhstan moderne », avec ses centres d'achat, ses cafés et ses boutiques de luxe, mais le scénario présente le frère de Borat, Bilo (Borat nomme en effet son frère dans le film original), un évadé d'un institut psychiatrique qui fait la rencontre de John, un Américain venu découvrir le « vrai » Kazakhstan après avoir vu le film Borat. Les deux vivront toutes sortes d'aventures rocambolesques. John, par exemple, tombera enceint. Bilo aussi. Et il se mariera avec un âne.

Comme un étrange sentiment de déjà vu…

Rakishev se défend pourtant de tourner Borat II. « C'est une comédie noire, dit-il. Si nous faisons une comédie pour le peuple kazakh, en Occident, ils risquent de ne pas comprendre. Au Kazakhstan, ils comprennent l'âne. » Ah bon.

Le film a intérêt à avoir un second degré d'humour bien ficelé, parce que présenté comme tel, l'Occident risque en effet de ne pas comprendre la passe de l'âne et d'aller se louer une deuxième fois Borat pour mieux comprendre le Kazakhstan.

Peut-être que cette autre réplique à Borat, aussi d'origine kazakh, quoique plus modeste, a plus de chances d'atteindre son objectif.

Par Jean Frédéric Légaré-Tremblay le 6 octobre 2010 sur www2.lactualite.com

vendredi 1 octobre 2010

Eurasia : la palme à un film kirghize

Almaty, au Kazakhstan, s'est faite capitale mondiale du cinéma le temps de son désormais fameux festival Eurasia. La sixième édition accordait une place spéciale à la France, avec notamment Gérard Depardieu, venu présenter "the Late Love", un film du réalisateur kirghize Aktan Aryn Kubat. ce dernier a reçu le prix du meilleur film pour un autre long métrage, "the Light Thief".

Voir la video sur euronews
Le 1er octobre 2010 sur http://fr.euronews.net

mercredi 29 septembre 2010

L’Organisation de Coopération de Shanghai, plus forte militairement, moins stable politiquement

L'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) a conduit son exercice militaire annuel, du 9 au 25 septembre 2010, au Kazakhstan. Tous les Etats membres y ont participé à l'exception de l'Ouzbékistan.

Officiellement, l'OCS n'est pas un pacte militaire comparable à l'OTAN, mais uniquement une organisation constituée par la Chine, la Russie et les Etats d'Asie centrale pour faire face au terrorisme et au séparatisme. Le scénario de l'exercice « Mission de paix 2010 » visait donc à neutraliser des terroristes qui auraient pris le contrôle d'une ville importante. Cependant l'ampleur des moyens mis en œuvre, en termes humains (5 000 soldats) et en termes logistiques (des tanks, des missiles sol-air, des chasseurs SU-25 etc…) laisse à penser que, au-delà des mots, c'est bien d'une opération contre une petite armée conventionnelle qu'il s'agissait de simuler.

L'exercice a permis de démontrer le niveau croissant et bien réel de coordination entre les forces russes et chinoises, mais aussi l'actuelle désorganisation des armées russes. Celles- ci sont en effet beaucoup trop longues à déplacer, comme on l'avait déjà constaté lors du coup d'Etat au Kirghizistan. Moscou avait alors renoncé à intervenir militairement simplement parce qu'il ne le pouvait pas.

L'Organisation de Coopération de Shanghai gagne chaque année en crédibilité, bien que la cohabitation explosive au sein du pouvoir russe fasse naître le doute quant aux capacités militaires et à la volonté politique russe sur le long terme.

Sur www.voltairenet.org le 29 septembre 2010

dimanche 26 septembre 2010

À chacun son travail?

Pendant les récoltes, Vladimir est le conducteur attitré de la moissonneuse-batteuse et c'est son unique fonction. Il ne fait rien d'autre que de conduire la moissonneuse-batteuse. Ce n'est pas lui qui ajuste les réglages de la moisonneuse-batteuse, car ce n'est pas sa responsabilité, mais celle de l'agronome, qui peut ne passer faire des ajustements que deux fois au cours de la journée.

Au printemps, Vladimir conduit un tracteur remorquant un semoir pneumatique. Là encore, il ne fait que conduire et n'est pas responsable d'ajuster la densité et la profondeur de semis. Il s'agit du travail de l'agronome. Vladimir travaille à la ferme à temps plein – pendant la saison morte, il accomplit divers petits travaux. Il gagne environ 300 $ par mois.

Yuri conduit un petit tracteur remorquant un chariot à grains. Quelqu'un d'autre s'occupe de peser et de décharger le grain au terminal céréalier. Yuri travaille seulement au moment des semis et des récoltes. Il touche environ 100 $ mensuellement.

Très peu d'employés et de gestionnaires effectuent plus d'une tâche. En fait, rien ne les encourage à être polyvalents, c'est même plutôt l'inverse, car les raisons pour eux de se cantonner dans leur unique tâche sont bien plus nombreuses. Les gestionnaires se promènent en véhicule d'un champ et d'une installation à l'autre, ajustant les réglages de l'équipement et donnant des directives ici et là, mais ils ne se chargent jamais eux-mêmes de conduire ou de faire fonctionner une machine.

La ferme de 40 000 acres où j'ai travaillé compte 200 employés. Tous gagnent un salaire de misère et, dans de telles conditions, les vols sont évidemment très fréquents, car les employés n'ont pas d'autre choix. Pour survivre, ils doivent faire preuve d'ingéniosité et trouver des moyens d'accroître leur revenu. De toutes les marchandises qu'on trouve dans les fermes, l'essence est la plus facile à chaparder, de sorte que le vol d'essence constitue un réel problème pour les propriétaires. Les batteries, les outils, les pièces de rechange et le grain sont également très convoités par les travailleurs, qui, pour peu qu'ils s'organisent et fassent preuve d'ingéniosité, arrivent à les dérober facilement.

C'est donc ainsi que sont gérées la plupart des grandes entreprises agricoles dans l'ancienne Union soviétique. Tant et aussi longtemps que le régime féodal actuel ne sera pas remplacé par un système de gestion moderne, les rendements stagneront et continueront de ne représenter que la moitié des rendements de l'Ouest canadien.

Comment, au 21e siècle, un pays qui n'assure pas un accès universel à l'éducation et à la formation peut-il espérer tirer son épingle du jeu dans le contexte de l'économie du savoir? Les pauvres des milieux ruraux n'arriveront pas à s'affranchir de leur rôle de serfs sans éducation, sans une amélioration marquée des infrastructures et sans l'avènement de l'égalité des chances. Le Kazakhstan et les autres républiques de l'ex-Union soviétique réussiront sans doute avec le temps à adopter des modèles de gestion occidentaux – voire à égaler les rendements canadiens d'ici 50 ans. Mais, ils auront besoin de l'aide et de l'appui des pays occidentaux afin d'effectuer cette transition sans sombrer dans une violence révolutionnaire qui pourrait perturber l'économie de la planète tout entière.


Par Alsholtz sur www.farmcentre.com le 26 septembre 2010
Al Scholz travaille en tant qu'agronome spécialisé en recherche dans une ferme de démonstration du nord du Kazakhstan de mai à octobre 2010.
Pour plus de renseignements, consultez son blogue au http://awellfedworld.tumblr.com/ (anglais seulement).

samedi 25 septembre 2010

Déclaration de Mr Saudabayev à l'ONU

M. Kanat Saudabayev, Secrétaire d'État et Ministre des affaires étrangères du Kazakhstan, a rappelé que le premier test nucléaire sur le sol kazakh s'est déroulé, le 29 août 1949, près de la ville de Semipalatinsk. Le Président du Kazakhstan, M. Nursultan Nazarbayev, a adopté, le 29 août 1991, un décret pour mettre fin à un des plus grands sites d'essais nucléaires au monde. À titre symbolique, 18 ans plus tard, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution établissant le 29 août comme Journée internationale contre les essais nucléaires. Il a souligné que le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, a commencé sa visite au Kazakhstan, en avril dernier, en se rendant sur le site de Semipalatinsk. En 40 ans, plus de 490 essais nucléaires ont été faits sur ce site qui est synonyme d'horreur pour la population kazakhe.

Le Ministre a ainsi appelé les États qui n'ont pas ratifié le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) à le faire le plus vite possible. Il a aussi insisté sur l'importance du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Il est aussi essentiel d'élaborer un traité sur l'arrêt de la production de matières fissiles. La mise en place de zones libres de toutes les armes nucléaires, incluant le Moyen-Orient, représente un objectif indispensable, celui d'un monde dénucléarisé. « Nous soutenons en revanche l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques », a-t-il ajouté. Le Kazakhstan, qui est l'un des plus grands producteurs d'uranium au monde, est favorable à la mise en place d'une banque du matériel nucléaire.
Le Kazakhstan doit accueillir, les 1er et 2 décembre prochain, le Sommet de l'OSCE. « Notre objectif est d'établir une communauté de sécurité et non pas un espace de sécurité », a ajouté M. Saudabayev. Dans ce contexte, il est important de progresser dans la stabilisation sociale et économique de l'Afghanistan, puisque la seule solution militaire n'existe pas. Il a aussi évoqué la profonde crise politique au Kirghizistan, qui engendre des effets négatifs en Asie centrale, insistant sur l'élaboration de mécanismes pour éviter de tels conflits. Face au terrorisme, le Gouvernement du Kazakhstan est favorable à l'adoption d'une convention générale sur le terrorisme international, a indiqué le Ministre. Le Kazakhstan, a-t-il poursuivi, va présider la session ministérielle de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) avec la promotion des idées de tolérance, de non-discrimination, de dialogue interculturel et interreligieux. Face à la crise économique et financière, le Ministre a souligné l'importance de développer une nouvelle architecture financière. Il a aussi insisté sur les questions environnementales, rappelant les catastrophes écologiques dans la mer d'Aral et dans la région de Semipalatinsk. Avant de conclure, il a rappelé l'engagement de son pays à la démocratisation de sa société et la construction d'un État de droit.

Le 25 septembre 2010 sur www.un.org
Texte complet

Cérémonie de clôture des exercices militaires antiterroristes de l'OCS au Kazakhstan

La cérémonie de clôture des exercices militaires antiterroristes de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), "Mission de paix 2010", a eu lieu le 25 septembre à Matybulak, au sud du Kazakhstan. Ces 16 jours d'exercices ont ainsi officiellement pris fin.

Lors de la cérémonie de clôture, les directeurs généraux de la Chine, de la Russie, du Kirghizstan, du Kazakhstan et le commandant général de l'armée motorisée du Tadjikistan ont remis des médailles aux meilleurs fonctionnaires et soldats.

Les dirigeants militaires de ces cinq pays membres de l'OCS ont unanimement souligné, dans leurs allocutions, que les exercices avaient montré la détermination et les capacités des pays membres de l'OCS dans la lutte contre les nouvelles menaces et les nouveaux défis, la lutte contre les « Trois Forces » (l'extrémisme, le séparatisme et le terrorisme), le maintien de la paix et de la stabilité de la région et la promotion du développement régional.

Sur http://french.cri.cn le 25 septembre 2010