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mercredi 12 janvier 2011

Le Kazakhstan va vers un référendum pour allonger le mandat du président

ASTANA - Plus de cinq millions de citoyens kazakhs ont signé une pétition en faveur d'un référendum pour prolonger jusqu'en 2020 le mandat du président Noursoultan Nazarbaïev, qui dirige ce pays d'Asie centrale depuis l'époque soviétique, ont annoncé mardi les initiateurs du projet.

"La Commission électorale a reçu la pétition du groupe d'initiative, plus de cinq millions de signatures de citoyens du Kazakhstan y figurent", a indiqué l'un des organisateurs, Erlan Sydykov, cité par Interfax-Kazakhtsan.

En début de journée, il avait fait état de 4,3 millions de signatures, alors que le pays compte quelque 16 millions d'habitants et neuf millions d'électeurs.

Le président Nazarbaïev, 70 ans, et dont le mandat actuel expire en 2012, a officiellement rejeté la perspective d'une prolongation de son mandat par référendum, une proposition validée en décembre par le Parlement, entièrement contrôlé par son propre parti.

Cette initiative avait été critiquée par les Etats-Unis comme "un recul pour la démocratie au Kazakhstan".

Les deux chambres du Parlement peuvent cependant poursuivre la procédure malgré la position affichée par M. Nazarbaïev. La question pourrait être évoquée lors d'une séance commune vendredi dont l'ordre du jour n'a pas été annoncé.

"Nous ne pouvons pas être indifférents à l'opinion de millions de personnes", a déclaré aux journalistes un député de la chambre basse, Irak Elikeïev.

Un conseiller de M. Nazarbaïev, Ermoukhamet Ertysbaïev, s'est dit certain que le Parlement allait revenir sur cette question.

"Le Parlement ne peut pas ignorer la volonté du peuple qui souhaite une prolongation du mandat du président", a-t-il déclaré, cité par Interfax-Kazakhstan.

En 2010, Noursoultan Nazarbaïev s'était déjà vu octroyer, officiellement contre sa volonté, le titre d'Elbassy (chef de la Nation), un statut lui conférant des pouvoirs et une immunité perpétuels.

Par ailleurs, un tribunal d'Ouralsk (Nord-Ouest du Kazakhstan) a condamné mardi deux journalistes -Loukpan Akhmediarov et Sanat Ournaliev- à cinq jours de prison pour avoir organisé une manifestation interdite le 6 janvier contre le projet de référendum, selon Interfax-Kazakhstan.

M. Nazarbaïev est au pouvoir depuis l'époque soviétique. Aucun des scrutins organisés dans ce pays d'Asie centrale depuis la chute de l'URSS en 1991 n'a été reconnu comme libre par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Le président kazakh n'a jamais désigné de dauphin, et selon des analystes, la prolongation de son mandat par référendum viserait à éviter une lutte de pouvoir, alors que nombre d'intrigues ont par le passé miné l'Etat kazakh.

Le 11 janvier 2011 sur www.romandie.com

 

Kazakhstan : la croissance s'est établie à 7% en 2010, indique le Premier ministre

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) du Kazakhstan s'est s'établie à 7% en 2010 selon des données préliminaires, a indiqué mardi le Premier ministre Karim Massimov, un résultat supérieur aux dernières prévisions du gouvernement qui tablait sur une augmentation de 6%.

Selon les données préliminaires, "le PIB dans le pays a augmenté de 7% (...) et l'inflation s'est établie à 7,8%", a-t-il déclaré, cité par l'agence officielle kazakhe, Kazinform.
"Globalement, le travail a plutôt été bien fait", a-t-il ajouté.

Sur les dix premiers mois de l'année, le PIB kazakh avait connu une hausse de 7,1% par rapport à la même période l'année précédente.
Le Kazakhstan, pays d'Asie centrale regorgeant d'hydrocarbures et de minerais, avait pourtant prévu en janvier une croissance économique comprise entre 1,5 et 2% en 2010, après avoir enregistré une hausse de 1,1% de son PIB en 2009.
Mais le gouvernement a revu à la hausse à plusieurs reprises ses prévisions, tablant sur une croissance du PIB à 5% en août, puis à 6% en décembre.

Cette ex-république soviétique a été habituée dans les années 2000 à une croissance flirtant avec les 10% chaque année. Mais son économie, notamment le secteur bancaire, a été sévèrement mise à mal à partir de 2008 par la crise mondiale qui a aussi entraîné une chute des prix des matières premières.
 
Sur www.lesechos.fr le 11 janvier 2011
 

Ukraine Int. Airlines : vol entre Kiev et Astana au Kazakhstan

Après l'ouverture de vols entre Kiev et Almaty en avril dernier, UIA va desservir une seconde ville du Kazakhstan : Astana.
 
A partir du 26 avril 2011, UIA opèrera 3 vols hebdomadaires directs entre Kiev et Astana. Le vol sera proposé en correspondance au départ de PARIS CDG Horaires et tarifs bientôt disponibles dans tous les GDS. Toute l'actualité avec TourMaGazine.fr
 
Sur www.tourmag.com le 10 janvier 2011
 

samedi 8 janvier 2011

Le président kazakh rejette l'idée de prolonger son mandat jusqu'en 2020

ASTANA — Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, âgé de 70 ans, a rejeté vendredi l'idée de prolonger par référendum son mandat jusqu'en 2020 à la tête de cette ancienne république soviétique, trois jours après les critiques émises par les Etats-Unis à l'égard de ce projet.

"La proposition du Parlement kazakh d'organiser un référendum pour apporter des amendements et des ajouts à la constitution kazakhe, initiée par le Parlement kazakh, (...) doit être rejetée", indique un décret présidentiel, publié vendredi dans la presse officielle de ce pays d'Asie centrale.

Le Parlement, dont tous les sièges sont contrôlés par le parti de M. Nazarbaïev, a soutenu fin décembre une initiative visant à organiser un référendum pour étendre jusqu'à 2020 le mandat de ce dirigeant au pouvoir depuis la chute de l'URSS.

Cette idée a été critiquée mardi par l'ambassade américaine au Kazakhstan, qui a estimé que l'organisation d'un référendum pour remplacer l'élection présidentielle prévue par la Constitution serait "un recul pour la démocratie au Kazakhstan".

"Nous estimons qu'il est important que le gouvernement du Kazakhstan et les citoyens honorent leurs engagements internationaux et continuent de chercher à organiser des élections libres et équitables", avait ajouté l'ambassade dans un communiqué.

A la tête de l'Etat depuis deux décennies, M. Nazarbaïev n'a jamais permis l'organisation d'élections libres depuis l'indépendance de son pays en 1991, selon les observateurs de l'OSCE.

Malgré un bilan démocratique très mitigé, M. Nazarbaïev entretient de très bonnes relations aussi bien avec les pays occidentaux que la Russie et la Chine, notamment en ouvrant grand les portes aux investisseurs pour exploiter les vastes ressources en hydrocarbures et en minerais de son pays.

Jusqu'ici, le président kazakh ne s'était pas exprimé sur l'idée de ce référendum, alors que 3,1 millions de citoyens kazakhs dans ce pays de quelque 16 millions d'habitants ont déjà signé une pétition en ce sens, selon des médias kazakhs.

Les initiateurs de l'idée avaient indiqué vouloir rassembler d'ici le 10 janvier les 200.000 signatures nécessaires à la tenue de cette consultation populaire.

Le mandat actuel de M. Nazarbaïev expire en 2012, année où une élection présidentielle est prévue.

En mai dernier, le Parlement lui avait accordé le titre de "chef de la Nation" (Elbassy en kazakh), un statut qui élargit son immunité et lui assure de larges pouvoirs même s'il quittait un jour la présidence.

Aux yeux de l'analyste kazakh Edouard Politaïev, un référendum prolongeant le mandat de M. Nazarbaïev jusqu'en 2020 aurait permis au président de chercher un successeur sans risque de tensions politiques.

"Mais il était évident que M. Nazarbaïev allait rejeter cela" pour faire bonne impression vis-à-vis de l'Occident, a estimé M. Politaïev.

"Il a toujours dit publiquement qu'il ne voulait pas d'un culte de la personnalité", a ajouté l'expert.

Cependant, l'idée d'un référendum n'est pas complètement enterrée, dit-il. Une telle consultation pourrait être organisée "en dépit des voeux du président", dans l'hypothèse où la proposition serait approuvée par les deux chambres du Parlement.

"La chose la plus importante à retenir est que Nazarbaïev restera le leader (du pays) quoi qu'il arrive", souligne pour sa part un analyste du groupe kazakh d'évaluation des risques, Dosym Satpaev.

"Et savoir ce qui se passera après son départ reste une question sans réponse", conclut-il.

Sur www.google.com le 7 janvier 2011

 

vendredi 7 janvier 2011

Le président kazakh rejette l'idée d'un référendum pour prolonger son mandat

MOSCOU - Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a rejeté une proposition du Parlement visant à prolonger par référendum son mandat jusqu'en 2020, a rapporté vendredi la presse officielle kazakhe.

"La proposition du Parlement kazakh d'organiser un référendum pour faire des amendements et des ajouts à la constitution kazakhe, initiée par le Parlement kazakh, (...) doit être rejetée", indique un décret présidentiel, publié dans la presse officielle vendredi, cité par l'agence Interfax.

Le Parlement du Kazakhstan, dont tous les sièges sont contrôlés par le parti de M. Nazarbaïev, a soutenu fin décembre une initiative visant à organiser un référendum pour étendre jusqu'à 2020 le mandat du président, âgé de 70 ans.

Le président kazakh ne s'était pas encore exprimé sur ce projet.

Les initiateurs de l'idée avaient indiqué vouloir rassembler d'ici le 10 janvier les 200.000 signatures nécessaires à la tenue d'un tel référendum. Le mandat actuel de M. Nazarbaïev, au pouvoir depuis la période soviétique, expire en 2012.

Une élection présidentielle est prévue cette année là.

Déjà en mai 2010, le Parlement lui avait accordé le titre de "chef de la Nation" (Elbassy en kazakh), un statut qui élargit son immunité et lui assure de larges pouvoirs même s'il quittait un jour la présidence. Ayant débuté sa carrière comme ouvrier dans la métallurgie, M. Nazarbaïev a grimpé les échelons au Kazakhstan soviétique pour devenir le premier secrétaire du Parti communiste en 1989, puis
le président de la nation indépendante.

Au pouvoir depuis deux décennies, il n'a jamais permis l'organisation d'élections libres depuis la fin de l'URSS et l'indépendance de son pays en 1991, selon les observateurs de l'OSCE, se faisant notamment réélire en 2005 avec plus de 91% des voix.

Le 7 janvier 2011 sur www.portalangop.co.ao

 

Kazakhstan : les bloggeurs constate une "invasion sans arme" de la Chine

    Les messages sur des sujets liés à la Chine sont assez fréquents dans les blogs en langue kazakhe. Voici certains d'entre eux parmi les plus récents. Il y a quelque temps, Akzere a publié un billet intitulé "La Chine - lieu de palefreniers» [KAZ]. Le billet raconte l'histoire intéressante d'hommes chinois désireux d'avoir une famille. Une fille qui est étudiante à l'université publie une affiche publicitaire dans l'espoir de rencontrer un jeune homme. Toutefois, elle ne s'attendait pas à voir près de 2000 hommes en face de son dortoir! Un de ses lecteurs, Meirzhan remarque,

    "L'inégalité quantitative entre les hommes et les femmes dans la Chine moderne est devenu l'un des problèmes les plus importants de notre époque et que personne n'ose aborder."

Meirzhan discute des difficultés d'obtention de la citoyenneté pour les kazakhs qui veulent revenir de Chine, dans son message sur Neweurasia [KAZ]. Il a posté un autre article sur le même sujet dans son blog, intitulé «Le Kazakhstan n'a pas besoin des kazakhs de l'étranger» [KAZ]:

    "Si vous vous rapprochez du e bureau régional responsable des visas et de l'enregistrement des étrangers, vous pourrez voir nos frères de Chine se pressant là, sans pouvoir obtenir un visa pour leur patrie d'origine, le Kazakhstan. Et regardez ceci: chinois et les ouïgours, qui ont besoin du même document, donne leur passeport rouge et obtiennent le timbre nécessaire et papier bleu avec les symboles kazakhs sans aucun problème. Mais les kazakhs n'ont pas ce privilège, il est restreint pour les kazakhs, on leur dit d'«attendre».

Révolté par la situation, Meirzhan cite aussi l'avis suivant d'un ami proche:

    «Les kazakhs qui vivent à l'étranger pense que l'accueil des kazakhs dispersés partout dans le monde est le premier problème à résoudre. L'idée que le Kazakhstan n'a pas besoin d'eux n'a jamais traversé leur esprit. "


Le fait que nos frères de Chine font face à des problèmes de langue (ils ne parlent pas russe) et à des défis culturels lors de leur retour au Kazakhstan est largement débattu à travers le Kaznet. Heureusement, il existe des personnes qui peuvent les aider. Par exemple, un récent post par Bahtgul65, blogueur qui vit dans Ustkamenogorsk, intitulé «Je vous souhaite du succès, Nurzhan" [KAZ], au sujet d'un étudiant de 22 ans qui venait de Chine:

    "... Je travaillais. Un groupe de jeunes sont allés manger au café. Quand ils partaient, l'un d'eux s'est approché de moi et me demanda: «avez-vous des postes vacants? Ma sœur est à la recherche d'un emploi. "J'ai écrit son nom et le numéro de téléphone vers le bas, avec l'intention de l'appeller, au cas où j'ai besoin de quelqu'un. Nous avons commencé à parler.

    Il s'est avéré que Nurzhan était un étudiant de 22 ans qui avait quitté la Chine. Il a dit qu'il aimerait ouvrir un café comme le mien, mais il n'a pas les bons documents et ne connait pas le russe. «Même les kazakhs parlent le russe ici, a t-il fait remarquer.

    Les parents de Nurzhan sont décédés quand ils revenaient au Kazakhstan. Il doit prendre soin de ses deux jeunes sœurs ».

Le bloggueur Ertai, qui vit et étudie en Chine, écrit de très intéressants posts sur des questions sociales et politiques là-bas. Dans son post. "La concurrence militaire» [KAZ], il écrit sur la façon dont les militaires chinois "veulent surclasser les Américains". Il donne aussi l'extrait suivant du livre Chinese Dream, écrit par un colonel chinois:

    "Dans les 10 à 20 prochaines années, la Chine ne sera pas échapper à la guerre. Parce que la Chine est entourée de pays ennemis qui ont des liens avec les Etats-Unis. Washington pourrait «mettre le feu" dans les bases arrières de la Chine. Dans ce cas, la Chine mettrait le feu l'arrière-cour des États-Unis, aussi."

Le prochain post Ertai [KAZ], intitulé «invasion sans armes de la Chine», est sur l'expansion culturelle chinoise. Il écrit:

    "Ces dernières années, le nombre de jeunes de l'Asie centrale qui sont venus pour apprendre la langue et la culture chinoise a considérablement augmenté. Selon les informations régionales du ministère de l'Éducation, le nombre d'étudiants étrangers est d'environ 3200. À l'heure actuelle dans les Etats du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Turkménistan, de nouveaux instituts de Confucius, des classes de langue chinoise, et des centres spéciaux sont en cours d'ouverture. "

L'auteur note également que l'année dernière, les fonctionnaires chinois et kazahstanais se sont réuni à cinq reprises. Ainsi, plus les relations du Kazakhstan avec la Chine s'intensifient, plus l'influence de la Chine sur la société kazakhe seront visibles dans le Kaznet. Tout le monde devrait rester à l'écoute.

Publié par Askhat Yerkimbay sur Globalvoice le 21 juillet 2010
Également publié sur Neweurasia.

 

Kazakhstan : Des bloggueurs débattent de la religion

Le Kazakhstan n'ayant pas une politique claire en matière de religion, c'est devenu une habitude que chacun adopte sa propre vision sur la foi. Comme il y a 20 ans, personne ne s'inquiète vraiment de cette multitude de conceptions, ce qui est démontré par le débat sur la religion et les traditions, qui a éclaté récemment sur la blogosphère.

La discussion a été initiée par le phénomène de la danse Kara Zhorga, qui est devenue populaire dans le pays au cours des dernières années.

    Urimtal écrit [en kazakh, comme tous les liens]: “Je pense que la Kara Zhorga n'est pas qu'une danse, c'est un phénomène qui a uni toute la nation. Même les Kazakhs qui vivent à l'étranger y prennent part. Quand notre gouvernement décrit les expatriés dans des termes pas tout à fait flatteurs, Kara Zhorga est une forme de réponse à ces critiques.”

Orken a écrit un billet sur le sujet :

    “Disons que la danse puise ses origines dans la culture mongole ou kalmouke, mais c'est nous qui l'avons élevée à un niveau national. Les Mongols, les Chinois et les Kalmouks n'y ont fait en tout cas aucune objection. C'est pourquoi, je pense qu'il s'agit là d'une preuve que nous avons la mémoire courte lorsqu'il s'agit de traditions ou même de conférer à l'Islam une force d'opposition.”

En 2011, le Kazakhstan présidera l'Organisation de la conférence islamique. Pourtant, il y a eu une discussion il n'y a pas très longtemps au sujet “d'une éventuelle loi pour interdire le port du voile.” Malimetter.org confirme et en désigne les causes, ou plutôt, le vice-ministre de l'Education et de la science Mahmetkali Sarbyev :

    “Le Kazakhstan est un état multiconfessionnel. Si nous permettons à des personnes de porter le hijab, le lendemain, nous allons voir trente étudiants se présenter ensemble dans une classe portant quelque chose de différent - et cela ne nous apportera rien de bon,” a-t-il dit.

Timurr écrit que la loi serait inconstitutionnelle, puisque la consitution garantit les libertés d'expression religieuse :

    “Au vu de ce qui arrive en ce moment, je ne pense pas que nos dirigeants et ministres ignorent qu'ils vont contre la loi. Mais, si c'est le cas, pourquoi le font-ils?”


Par Askhat Yerkimba. Traduit par Abdoulaye Bah et publié sur www.leuromag.com le 6 Janvier 2011.
HYPERLINKneweurasia.net