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jeudi 16 juin 2011

Un consortium occidental va céder une part d'un champ gazier à l'Etat kazakh

ASTANA - Un consortium composé des géants énergétiques ENI, Chevron, BG et Loukoïl s'apprête à céder à l'État kazakh 10% de son vaste champ gazier de Karatchaganak au nord-ouest du Kazakhstan après avoir été accusé d'infractions, a indiqué l'agence Interfax-Kazakhstan jeudi.

Le Karachaganak Petroleum Operating Group (KPO) compte transférer gratuitement à l'État kazakh 5% de ce gisement et lui en vendre 5% au prix du marché, a indiqué l'agence, citant une source proche du gouvernement kazakhe préférant préserver son anonymat.

L'italien ENI et le britannique BG contrôlent chacun 32,5% de KPO, tandis que l'américain Chevron et le russe Loukoïl détiennent respectivement 20 et 15% du consortium.

L'État kazakh avait engagé des poursuites contre cette compagnie en l'accusant de violations des lois sur l'immigration et d'évasion fiscale.

Depuis 2007, le gouvernement kazakh s'efforce de passer en revue des accords signés avec des grandes entreprises étrangères dans les années 1990 afin de s'assurer un plus grand contrôle sur ses vastes ressources énergétiques et les revenus qu'ils génèrent.

En 2008, le Premier ministre Karim Massimov avait prévenu que les gisements d'hydrocarbures et de minerais retourneront dans le giron de l'État si les sociétés les exploitant ne respectaient pas toutes leurs obligations contractuelles.

Le Kazakhstan a aussi adopté à l'automne 2007 une loi lui permettant d'annuler ou de modifier tout contrat avec des investisseurs sur l'exploitation de matières premières si les intérêts économiques ou la sécurité nationale étaient en péril.
Sur www.romandie.com le 16 juin 2011

L'OCS affiche une vitalité et une popularité croissantes (expert)

L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) fait preuve d'une vitalité et d'un attrait croissants, a estimé mercredi un expert chinois, à l'issue du sommet marquant le 10e anniversaire de l'OCS qui s'est déroulé mercredi à Astana, la capitale kazakhe.

Le sommet pourrait être considéré comme un événément historique, les dirigeants étant parvenus à des consensus concernant la lutte contre le terrorisme, le renforcement de la coopération économique et culturelle ainsi que les nouvelles orientations pour le développement de l'organisation, a indiqué, à l'agence Xinhua, Wan Chengcai, un expert sur la politique étrangère russe.

L'OCS, fondé le 15 juin 2001 à Shanghai, regroupe la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. En vue de renforcer la sécurité commune, les pays ont signé en 2007 le Traité de bon voisinage, d'amitié et de coopération à long terme.

"La principale caractéristique du traité est qu'il n'y a pas de date d'expiration prévue, ce qui reflète la volonté des pays membres de rester de bons voisins pour toujours", a affirmé M. Wan, directeur du Centre de recherches sur le développement des relations extérieures russes relevant du Conseil d'Etat chinois.

Dans le but de garantir la sécurité, l'OCS doit renforcer ses capacités pour combattre les "trois forces du mal" que sont le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme, ainsi que les autres menaces telles que le crime organisé international et le trafic de drogue.

Il a également appelé les pays membres de l'OCS à rester vigilants face aux forces extérieures qui pourraient tenter d'étendre les troubles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient vers l'Asie centrale et la Chine.

Il a fait preuve d'optimisme quant aux perspectives d'avenir de l'organisation.

"L'OCS a montré une forte dynamique au cours de la décennie passée", a souligné M. Wan, citant l'évolution de l'OCS, qui est passée d'un mécanisme de résolution des différends frontaliers à un instrument aux multiples facettes.

Sur http://french.cri.cn le 16 juin 2011

Chine et Russie se disputent l'influence en Asie centrale

Soudés face au États-Unis, les deux pays placent leurs pions dans cette région riche en hydrocarbures.

Mieux vaut régler ses problèmes en famille que sous la tutelle des États-Unis. C'est l'état d'esprit qui animait les six membres de l'Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS), réunis mercredi à Astana, la capitale kazakhe. Tout en célébrant les dix ans de cette organisation, la Russie, la Chine, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan ont consacré leurs discussions au sort de leur grand voisin, l'Afghanistan, appelant à la création d'un État afghan «neutre, pacifique et florissant». Mettant en garde contre toute importation des révolutions arabes sur leur propre sol, ces pays autocratiques ont plaidé en faveur d'un «développement démocratique prenant en compte leurs spécificités historiques et culturelles».

Née d'un projet de sécurité régionale réunissant les pays d'Asie centrale, autrefois soviétisés, l'OCS est devenue aujourd'hui un club influent, dominé par Moscou et Pékin, et agissant, dans cette région stratégique et riche en hydrocarbures, comme un contrepoids à Washington et à l'Otan. L'Organisation reproche notamment à Washington et à l'Alliance atlantique leur manque d'engagement dans la lutte contre le trafic de drogue en provenance d'Afghanistan. À lui seul, le Centre régional antiterroriste de l'OCS aurait permis d'empêcher 500 attaques terroristes, a précisé mercredi le président kazakh, Noursoultan Nazarbaev.

Unis dans leur résistance à l'influence américaine - déclinante - en Asie centrale, les deux pivots de l'Organisation - Chine et Russie - se livrent depuis peu à une sourde bataille d'influence au sein même de l'Organisation. Pékin a longtemps admis que l'Asie centrale constituait la chasse gardée de Moscou.

Désormais, la Chine dame le pion à son puissant voisin. Lorgnant les réserves pétrolières, notamment kazakhes, l'empire du Milieu a, depuis 2009, ouvert une ligne de crédit de 10 milliards d'euros aux pays d'Asie centrale. Lundi, Astana et Pékin ont signé une déclaration de partenariat stratégique, qui prévoit de porter à 40 milliards de dollars d'ici à 2015 leurs échanges commerciaux.

Bon joueur

«Si nos partenaires chinois peuvent se montrer plus souples sur le plan économique, nous ne pouvons que soutenir cette démarche», explique, bon joueur, le conseiller diplomatique du Kremlin, Sergueï Prikhodko. Mais dans les coulisses, Moscou s'active pour contenir l'appétit de la Chine.

Ainsi, à titre de contrepoids, le Kremlin tente d'intégrer l'Inde - qui ne dispose aujourd'hui que du statut d'observateur - au sein de l'OCS. Mais les autorités chinoises ne veulent pas d'un concurrent supplémentaire, a fortiori comme New Delhi. En visite officielle jeudi à Moscou, le premier ministre chinois, Hu Jintao, devrait chercher à apaiser ces querelles.

Par Pierre Avril le 16 juin 2011 sur www.lefigaro.fr

mercredi 15 juin 2011

Bouclier: un accroissement unilatéral et illimité menace la stabilité (OCS)

ASTANA, 15 juin - RIA Novosti

L'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) est hostile à un accroissement "unilatéral et illimité" de la défense antimissile, en qualifiant de tels projets occidentaux de menace à la sécurité internationale, lit-on dans la Déclaration d'Astana.

"Les États membres estiment qu'un accroissement unilatéral et illimité de la défense antimissile par un pays ou un petit groupe de pays est susceptible de porter atteinte à la stabilité stratégique et à la sécurité internationale", ont notamment déclaré les leaders de la Russie, du Kazakhstan, de la Chine, du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan dans le principal document adopté mercredi à l'issue du sommet consacré au 10ème anniversaire de l'OCS.

L'Alliance atlantique envisage de déployer un système de défense antimissile censé protéger l'Europe contre les menaces balistiques émanant d'Iran et de Corée du Nord. Ces projets suscitent la préoccupation de Moscou, qui y voit une menace directe pour son potentiel stratégique.

Les leaders des pays membres de l'OCS se sont aussi prononcés pour la création d'une zone dénucléarisée en Asie Centrale et l'utilisation de l'espace à des fins exclusivement pacifiques.

L'Organisation de coopération de Shanghai a été fondée le 15 juin 2001 à Shanghai par la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et de l'Ouzbékistan. La Mongolie, l'Iran, l'Inde et le Pakistan sont des pays observateurs auprès de l'OCS.

En mai dernier, l'Afghanistan a demandé le statut d'observateur auprès de l'Organisation.

PJ : Bouclier antimissile américain en Europe: nouvelle conception

Le cas de l'Afghanistan au cœur des discussions de l'OCS

AFP - L'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), contrepoids à l'influence américaine en Asie centrale, s'est réunie mercredi au Kazakhstan pour un sommet axé sur l'Afghanistan auquel participent notamment les présidents russe, chinois et iranien.

L'OCS regroupe la Russie, la Chine et quatre anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan. Ces deux derniers États accueillent des bases militaires de soutien aux opérations de l'Otan en Afghanistan.

"Il est possible que l'OCS se charge de nombreux problèmes en Afghanistan

après le retrait des forces de la coalition en 2014", a estimé le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, en ouverture du sommet.

Le chef de l'État kazakh a ensuite souligné la menace que représente pour la région la drogue en provenance d'Afghanistan, appelant l'OCS à lancer une enquête internationale sur la croissance du trafic. Deux pays membres de cette organisation, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan, frontaliers de l'Afghanistan, sont parmi les voies privilégiées par les contrebandiers.

"Au cours des dix dernières années, la production et le trafic de drogues ont été multipliés par dix. Il est clair que les sources et les causes de ce crime contre l'humanité sont loin des frontières afghanes", a-t-il déclaré.

"Je pense que les pays de l'OCS doivent demander à l'ONU et à la Cour pénale internationale de La Haye l'ouverture d'une enquête internationale destinée à déterminer les responsabilités de toutes les personnes et organisation impliquées", a-t-il ajouté.

La Russie et plusieurs pays d'Asie centrale dénoncent régulièrement le manque d'efficacité des Etats-Unis dans la lutte contre le trafic de drogues, à commencer par la culture de l'opium en Afghanistan.

De proches alliés des États-Unis ont d'ailleurs été invités à Astana pour le sommet de l'OCS, notamment les chefs d'État afghan Hamid Karzaï et pakistanais Asif Ali Zardari.

Le président russe Dmitri Medvedev a lui appelé mercredi à resserrer les liens avec l'Afghanistan. "L'Afghanistan est notre voisin, et les relations avec l'OCS pourraient être plus étroites", a-t-il dit.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ennemi juré de Washington, a aussi fait le déplacement dans la capitale kazakhe malgré ses difficultés sur la scène politique intérieure. Il a rencontré mardi soir son homologue chinois, Hu Jintao.

Une source diplomatique kazakhe a par ailleurs indiqué qu'une rencontre entre Dmitri Medvedev, M. Nazarbaïev et M. Ahmadinejad était prévue mercredi.

L'OCS est largement vu par les observateurs comme un contrepoids aux États-Unis en Asie centrale, une région riche en hydrocarbures où la Chine et la Russie ont des intérêts stratégiques.

Le 15 juin 2011 sur www.france24.com

L'OCS stimule le commerce entre les Etats membres

L'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) a stimulé la coopération économique et commerciale entre ses États membres au cours de la dernière décennie, a estimé le ministre chinois du Commerce Chen Deming mardi.

"Grâce aux efforts déployés par les dirigeants des États membres de l'OCS depuis dix ans dans la promotion de la coopération économique régionale, le volume commercial entre les États membres a augmenté," a indiqué M.Chen lors d'une conférence de presse avant le sommet de l'OCS à Astana, prévu mercredi .

Au cours des 10 dernières années, la coopération économique entre la Chine et d'autres États membres de l'OCS a également été en renforcement constante, a-t-il déclaré.

Le volume commercial entre la Chine et d'autres États membres de l'OCS s'est accru de 12,1 milliards de dollars à 84 milliards de dollars, a dit M. Chen.

La Chine est devenue le principal partenaire commercial de la Russie et du Kazakhstan et le deuxième partenaire commercial de l'Ouzbékistan, du Kirghizistan et du Tadjikistan, a-t-il ajouté.

M. Chen a indiqué que le commerce entre la Chine et le Kazakhstan devrait atteindre 40 milliards de dollars d'ici à 2015.

Le 15 juin 2011 sur http://french.china.org.cn

L'Organisation de coopération de Shanghai, pôle d'attraction en Asie

De G à D : L'Ouzbek Islam Karimov, le Chinois Hu Jintao, le Kazakh Noursoltan Nazarbaïev,
le Russe Dmitri Medvedev, le Tadjik Emomali Rakhmon et la Kirghize Rosa Otounbaïeva,
à Astana, le 15 juin 2011. Reuters/Shamil Zhumatov

L'Organisation de coopération de Shanghai a fêté ses dix ans ce mercredi 15 juin 2011 à Astana. Au départ, l'OCS était destinée à régler les problèmes sur l'ancienne frontière soviétique. Maintenant, les leaders d'Asie centrale et leurs deux parrains, russe et chinois, discutent sécurité et développement de la région. La Turquie, à son tour, se dit intéressée.

Le président chinois Hu Jintao, le russe Dmitri Medvedev, les leaders d'Asie centrale et les membres observateurs de l'organisation (le président iranien et le Premier ministre pakistanais notamment) : la photo du sommet annuel de l'Organisation de coopération de Shanghai n'a certainement pas l'allure d'une chorale de démocrates. L'alchimie a, en tous cas, très bien fonctionné. Le ministre chinois des Affaires étrangères s'en félicite d'ailleurs, ce mercredi matin 15 juin 2011, dans un long texte écrit de sa main et publié dans la presse chinoise. Yang Jiechi parle d'un « moment historique ». En dix ans, « l'OCS est devenue un pilier important pour la sécurité et la stabilité régionale écrit-il, fournissant assistance (aux Etats membres) et (permettant) un développement pacifique de la région ».

Intérêts croisés

Le succès florissant de l'ex-groupe de Shanghai doit en effet beaucoup à ce rôle d'assistance joué par la Chine. C'est Pékin, qui, à coup de milliards de dollars de prêts et d'investissements dans les projets énergétiques, a permis ce développement rapide qui a pu parfois surprendre certains analystes notamment en Occident.

A cela s'ajoute des intérêts croisés : la Chine a d'immenses besoins en énergie. Pékin achète. Là encore, l'Asie centrale et la Russie fournissent. Et les Chinois poussent aujourd'hui les pays d'Asie centrale à effectuer directement leurs échanges en yuan, sans passer par le dollar américain. Quinze banques de la province chinoise du Xinjiang réalisent ainsi déjà des transactions avec une vingtaine de banques des pays voisins, dans la monnaie chinoise.

Autre préoccupation partagée : Moscou, comme Pékin, sont en quête de stabilité et se méfient d'une contagion des révoltes arabes à leurs frontières. Le vent de contestation qui souffle dans les pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient pourrait menacer la stabilité de la Russie et de ses voisins, a déclaré hier 14 juin 2011, le président russe Dmitri Medvedev en visite à Tachkent.

La Turquie intéressée

Le succès économique de l'organisation et les investissements chinois attirent de nouveaux candidats. Le Premier ministre pakistanais a réaffirmé hier que son pays voulait devenir membre à part entière de l'OCS. Quatre pays en sont déjà membre observateurs, dont l'Inde, l'Iran, le Pakistan depuis 2005 et la Mongolie depuis 2004. A l'exception de cette dernière, tous ont fait part de leur souhait d'obtenir un siège permanent au sein de cette Organisation de coopération de Shanghai.

Mais déjà, d'autres tambourinent à la porte. La Turquie, notamment, qui vient de rejoindre la Biélorussie et le Sri Lanka parmi les candidats potentiels. A noter que les États-Unis et le Japon, qui avaient formulé la même demande, se sont vu opposer une fin de non recevoir.

Car cet « « esprit de Shanghai », comme le définit aujourd'hui le ministre chinois Yang Jiechi, est aussi critiqué par les défenseurs des droits de l'homme. Avant le sommet, le Kazakhstan a fait le ménage. Vingt-huit ressortissants ouzbeks qui avaient fuit les persécutions religieuses ont été renvoyés dans leur pays. Même chose pour un Ouïghour de Chine qui avait trouvé refuge au Kazakhstan après les révoltes ethniques de 2009 à Urumqi. Le porte-parole de la diplomatie chinoise a confirmé hier mardi que l'homme avait bien été extradé la veille vers la Chine, à la demande des autorités chinoises.

Le groupe de Shanghai (2003) http://www.rfi.fr/actufr/articles/041/article_22050.asp

Par Stéphane Lagarde le 15 juin 2011 sur www.rfi.fr