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jeudi 7 juillet 2011

Alstom fournira le tramway d'Astana, capitale du Kazakhstan

Le 4 juillet, Nursultan Nazarbaev, Président de la République du Kazakhstan, a posé la première pierre du futur réseau de tramway de la capitale kazakhe sur le site de l'Université Nazarbaev. L'opérateur public kazakh « Astana LRT» a annoncé avoir attribué le contrat au consortium conduit par Alstom. La cérémonie s'est déroulée en présence de Patrick Kron, Président Directeur Général d'Alstom.

Alstom et ses partenaires livreront clé-en-mains un système de transport urbain moderne, fiable et performant à la Ville d'Astana en s'appuyant sur l'expertise de chacun des membres du consortium. Alstom assurera la pose des voies et la construction d'un dépôt pour la maintenance et le stockage des tramways, installera les systèmes d'alimentation électrique, livrera les équipements de signalisation et d'information aux passagers, équipera les 27 stations de la ligne en services utilitaires et de vente de tickets, enfin, fournira le matériel roulant. Almaty Invest Stroï Project (AIS), entreprise de travaux publics kazakhe, sera chargée de la réalisation des ouvrages de génie civil (routes, bâtiments, stations, ponts et viaducs).

La ligne de tramway, d'une longueur totale de 40 km, dont plus de 10 km de viaducs, reliera l'aéroport international d'Astana à la gare centrale, via la nouvelle place Abu Dhabi, avec une double desserte des quartiers situés à l'ouest et à l'est de la gare.

Ce projet se déroulera en trois phases. La construction des 16 km de voies et 8 stations séparant la place Abu Dhabi de l'aéroport international de même que la construction du dépôt feront l'objet d'une première tranche de travaux qui débutera en 2011 pour une mise en service prévue en 2014. Le tronçon reliant la gare au centre-ville par l'ouest (8 kilomètres et 6 stations) sera réalisé dans un deuxième temps et sera suivi de celui desservant la gare par les quartiers Est (15 kilomètres et 13 stations).

Alstom fournira à « Astana LRT » 12 tramways pour la première phase. Le contrat prévoit la fourniture d'un total de 40 unités. Dessinés pour s'insérer harmonieusement dans l'architecture novatrice de la capitale Astana et en accompagner le développement, les tramways sont conçus pour assurer confort et sécurité aux passagers.

Clairs (grâce à de grandes baies vitrées laissant entrer la lumière) et silencieux (grâce à l'insertion de coussins amortissants sous les voies), les tramways seront équipés d'un plancher bas intégral et de 3 portes de chaque côté pour faciliter l'accès de tous à bord. Des systèmes d'information modernes permettront d'informer en temps réel les passagers sur leur itinéraire.


Les équipes d'Alstom porteront une attention toute particulière à la winterization du tramway. Conçu pour résister à des températures extérieures pouvant aller de -40° à + 40°C, le tramway et ses principaux composants seront testés en chambre climatique dans le laboratoire de Vienne pendant une période de 3 mois. A l'intérieur, le tramway sera équipé d'un système de ventilation, chauffage et air conditionné adapté à ces températures.

Le contrat relatif à la première phase sera mis en vigueur avant la fin de l'année pour un montant correspondant à la part d'Alstom de plus de 300 millions d'euros.
Déjà présent sur le segment des locomotives électriques au Kazakhstan, Alstom fait son entrée sur le marché des transports urbains dans la région grâce à son statut de numéro deux mondial (Alstom a vendu plus de 1500 tramways dans 40 villes de par le monde) et de partenaire privilégié du Kazakhstan pour la modernisation de ses infrastructures de transport.

Source : Alstom
Publié sur www.environnement-france.fr le 7 juillet 2011

mercredi 6 juillet 2011

Le Xinjiang va devenir encore plus ouvert qu'il ne l'a jamais été

La Région Autonome Ouighour du Xinjiang, dans le Nord-Ouest de la Chine, va devenir plus ouverte encore qu'elle ne l'a jamais été afin d'accélérer son développement, vient d'annoncer le Président du Gouvernement régional Nur Bekri.

« Nous devons être plus ouverts qu'auparavant, et dans l'avenir, nous renforcerons encore, comme toujours, l'ouverture », a dit lundi Nur Bekri lors d'un symposium sur l'ouverture du Xinjiang.

« Depuis l'adoption de la politique de réforme et d'ouverture il y a plus de trente ans, il y a toujours eu un vaste fossé entre le développement du Xinjiang et celui des provinces côtières ; la raison majeure en est que le niveau d'ouverture n'est pas encore suffisant », a dit Nur Bekri.

Le Xinjiang est devenu une frontière de l'ouverture de la Chine vers l'extérieur, et il a établi des relations commerciales et économiques avec 160 pays, a t-il dit.

Le Gouvernement régional est en train de préparer un plan de développement de l'ouverture vers l'Ouest, a t-il dit.

La région compte à présent 29 ports terrestres vers les pays voisins et 12 zones industrielles nationales. L'oléoduc Chine-Kazakhstan et le gazoduc Turkmenistan-Ouzbékistan-Kazakhstan-Chine ont été achevés et mis en service.

Il y avait au total 308 entreprises qui comptent parmi les 500 plus grandes du monde et 500 des plus grandes entreprises chinoises présentes au Xinjiang à la fin de 2010, contre 113 en 2009.

Sur http://french.china.org.cn le 6 juillet 2011


mardi 5 juillet 2011

Alstom : pose de la première pierre du tramway d'Astana au Kazakhstan

Le président du Kazakhstan a posé la première pierre du futur tramway de la capitale du pays, qui sera réalisé par un consortium emmené par Alstom, sélectionné par Astana LRT.
Le groupe français sera chargé des voies, du dépôt, du système d'alimentation et des équipements de signalisation et d'information des passagers, du matériel roulant et des systèmes de tickets sur les 27 stations que comptera la ligne.
Le projet s'étalera en plusieurs phases. La première phase, 16 kilomètres de voies et la construction du dépôt, représentera plus de 300 Millions d'Euros pour Alstom.
Sur www.boursier.com le 5 juillet 2011

Kazakhstan: Sting annule un concert après la répression de grévistes

ASTANA — Le chanteur britannique Sting a annulé un concert prévu lundi à Astana, capitale du Kazakhstan, pour protester contre la répression touchant des employés en grève du secteur du pétrole et du gaz dans cette ancienne république soviétique.

"Des grèves de la faim, des travailleurs emprisonnés et des dizaines de milliers (de personnes) en grève représentent un piquet de grève virtuel que je n'ai nullement l'intention de franchir", a déclaré Sting dans un communiqué diffusé dimanche sur son site web.

Sting a été informé de la situation par l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International qui l'a averti que la tenue de son concert pourrait être interprétée comme une approbation de la politique du président Noursoultan Nazarbaïev, selon le communiqué.

Le chanteur devait se produire à Astana dans le cadre de sa tournée symphonique et interpréter des chansons datant de l'époque où il était le leader du groupe Police, ainsi que plusieurs de ses tubes solo.

Plusieurs centaines d'employés travaillant dans le secteur du gaz et du pétrole se sont mis en grève en mai dans la région de Mangistau, sur les bords de la mer Caspienne, réclamant notamment de meilleurs salaires.

La police a arrêté de nombreux grévistes et plusieurs dizaines de personnes ont perdu leur travail.

De leur côté, les organisateurs kazakhs ont indiqué dimanche que le concert avait été annulé pour des "raisons techniques et d'organisation".

Lundi, l'annulation du concert était au cœur des discussions sur la blogosphère.

"Sting a fait ce que les hommes politiques occidentaux, avec leur double standard, n'arrivent pas à faire", a écrit un internaute anonyme en félicitant le chanteur.

Un autre a traité Sting de "bouffon pitoyable qui crache au visage du Kazakhstan démocratique".

Sting, connu pour son implication dans la défense de l'environnement, avait été critiqué en 2009 pour avoir donné un concert à Tachkent, en Ouzbékistan, organisé par la fille du président Islam Karimov, régulièrement mis en cause par les ONG pour les atteintes aux droits de l'homme dans cette république d'Asie centrale.

L'annulation du concert de Sting jette une ombre sur les festivités actuellement prévues au Kazakhstan: le président Nazarbaïev a ouvert lundi un festival de trois jours destiné à célébrer la ville d'Astana, une fête qui coïncide avec son 71ème anniversaire mercredi, et qui inclut notamment la mise en scène d'une pièce sur sa vie.

Au pouvoir depuis la période soviétique, Noursoultan Nazarbaïev a été réélu avec plus de 95% des voix en avril dernier.

M. Nazarbaïev est aussi depuis 2010 "Elbassy" ("chef de la nation" en kazakh), un statut qui lui confère le pouvoir de décider à vie des grandes orientations politiques du pays et l'assure d'une immunité perpétuelle.

Sur www.google.com le 5 juillet 2011

Kazakhstan : compétition sur la culture de Chine

Créée pour renforcer les liens d'amitié et encourager une compréhension bilatérale approfondie, la première compétition sur la culture de la Chine s'est déroulée dimanche à Astana, la capitale du Kazakhstan.

Cet événement était soutenu par l'ambassade de Chine et l'Institut Confucius de la Gumilyov Eurasian National University du Kazakhstan. Le quiz portait sur des thèmes aussi variés que l'histoire, la géographie et la culture traditionnelle.

13 candidats provenant de tous les domaines professionnels se sont qualifiés pour la finale. Le vainqueur est un étudiant en relations internationales dans l'université hôte.
Sur http://french.peopledaily.com.cn le 5 juillet 2011

Les hydrocarbures en Asie centrale: un enjeu énergétique pour l'Europe et la Turquie

L'Asie centrale, ces terres méconnues ou oubliées dont le plus souvent on ne peut qu'énumérer le nom vague d'un guerrier Gengis Khan ou celui d'une Route de la soie, dont on confond les pays en « stan » et dont on pense que ses habitants vivent dans les yourtes, n'en a, pour autant, pas fini de nous surprendre. Qui aurait pu imaginer vingt ans auparavant, au moment où ces pays ex-soviétiques gagnaient leur indépendance, que l'Asie centrale deviendrait un point incontournable dans la géostratégie énergétique des puissances économiques mondiales?

L'énergie aujourd'hui est une ressource essentielle pour nos sociétés, un facteur du développement économique, ainsi qu'une valeur sûre de prospérité et un pilier structurant la puissance des États. Cependant, en matière énergétique le choix d'approvisionnement dans le monde pour les pays consommateurs, et donc importateurs, n'est pas immense. C'est le cas pour l'Europe qui fait preuve d'un manque de diversification de ses hydrocarbures – gaz et pétrole- nécessaires à satisfaire les besoins de sa consommation domestique. En novembre 2000, la Commission européenne a tenté d'y remédier en publiant dans le livre vert un document titré « vers une stratégie européenne de sécurité énergétique » afin de tracer certains objectifs énergétiques pour les années à venir, mais sans réel succès. La diversification est pourtant un des enjeux majeurs et relativement urgent: selon les statistiques, en matière énergétique l'Europe dépendrait à 31% de la Russie, principalement dans le domaine gazier.

La Russie, malgré de nouveaux gisements gaziers découverts récemment en Sibérie et en mer Arctique qui satisferaient aisément la consommation du pays, importe et fait transiter en grande quantité les hydrocarbures d'Asie centrale, c'est-à-dire du Kazakhstan, Turkménistan, Ouzbékistan et Kirghizstan dans une moindre mesure. Le Tadjikistan, faisant aussi partie de cette région mais n'étant pas compétitif dans cette branche, n'est pratiquement jamais mentionné en ce qui concerne l'enjeu énergétique. L'accession à leur indépendance au début des années 1990 a permis à ces républiques d'ouvrir leur marché à l'international dans un contexte de mondialisation: en particulier le Kazakhstan et le Kirghizstan ont tenté de moderniser leurs infrastructures et de transformer les anciennes structures économiques et donc politiques héritées de la période soviétique. Dans ces circonstances, ces nouveaux pays indépendants ont pu attirer les investissements étrangers, impératif à l'exploitation des ressources énergétiques et à leur exportation vers l'étranger.
L'état des réserves énergétiques centre-asiatiques est très divers selon les pays en question. Le Kazakhstan et le Turkménistan se partagent les premières places pour respectivement « l'or noir » et « l'or bleu ». Le premier détient selon les statistiques 3,2% des réserves mondiales de pétrole et se placerait ainsi au 15ème rang mondial; avec trois grands gisements dont Kashagan (plus grande découverte au monde des trente dernières années), Tengiz sur les rives de la Caspienne et Karachaganak près de la frontière russe. Le deuxième est le principal fournisseur de gaz naturel dans toute la région, gaz qu'il importe des gisements près du bassin d'eau de l'Amou-Daria, et du gisement Yolotan-Oman dans le Sud-est du pays. La compagnie BP place le Turkménistan au 11ème rang mondial, bien qu'il soit difficile d'estimer exactement les réserves de gaz du pays: ce qui est sûr c'est qu'Asghabat prétend devenir le « nouveau Koweit d'Asie centrale » dans les prochaines années. Les autres États centre-asiatiques sont moins riches mais comportent un intérêt tout de même: l'Ouzbekistan disposerait de près de 170 sites pétroliers de petite et moyenne capacité, tandis que le Kirghizstan possède un puits de pétrole dans la ville de Kotchkor-Ata dont l'exploitation était relativement importante sous la période soviétique.

Les routes de distributions du pétrole et du gaz de ces États vers les pays acheteurs posent les enjeux principaux de la stratégie énergétique dans la région. En effet, le contrôle et l'entretien des infrastructures de distribution ont un coût pour les pays, mais ils doivent aussi penser à une politique énergétique qui se doit de trouver les voies d'exportation les plus rentables en matière de vente. Ainsi, parmi les pipelines en partance d'Asie centrale, les plus rentables sont dominés par la Russie qui jusqu'en 1997 possédait le seul oléoduc kazakh existant, Atyrau-Samara. La Russie avait donc le monopole sur la zone jusqu'à l'inauguration en 2001 du Caspian Pipeline Consortium (CPC) qui a permis au Kazakhstan d'atteindre les marchés mondiaux et de faire chuter les prix russes. Autre monopole, le pétrole ouzbèque dont la Russie reste le seul et principal acheteur. Néanmoins le Turkménistan semble varier sa stratégie; il a conclu trois contrats pour la vente de son gaz avec la Chine en 2006, la Russie en 2003, et l'Iran en 1997. Avec la construction du gazoduc reliant son pays à l'Iran, le Turkménistan a donc souhaité dès 1995 mettre fin au monopole russe de Gazprom. Pour finir, un consortium des trois pays: Kazakhstan, Ouzbekistan et Turkmenistan, a été mis en place afin de construire le premier gazoduc sino-centre-asiatique, inauguré en décembre 2009 et qui délivrerait à la Chine environ 50 milliards de m3 de gaz annuel, soit la moitié des exportations vers la Russie.

Cependant, malgré toutes les bonnes prédictions quant au potentiel énergétique de la région et bien que les réserves aient un fort potentiel, les hydrocarbures en Asie centrale restent difficiles à concrétiser: les gisements en milieu désertique et dans les steppes sont profonds et difficiles d'accès, il y manque des techniques d'extraction et des infrastructures de traitement, et enfin, la plupart du temps les deux hydrocarbures sont associés, c'est-à-dire que le gaz est mélangé au pétrole. Ainsi sans savoir-faire et sans capital, ces États dépendent principalement de l'étranger pour l'extraction de leurs hydrocarbures, et doivent alors prendre en compte le jeu géopolitique qui accompagne le contrôle de ces ressources.

Quatre pays se distribuent donc actuellement les hydrocarbures en Asie centrale; l'éternelle Russie, la nouvelle puissance chinoise, le compatriote azéri et dans une moindre mesure le voisin iranien. Par ailleurs, l'arrivée concrète d'un nouveau partenaire bousculerait la donne: la Turquie pourrait s'insérer dans de nouveaux contrats notamment avec le Turkménistan et l'Iran qui disposent déjà de gazoducs en fonction. Le monopole russe, face aux nouvelles concurrences naissantes, envisage d'investir davantage dans la région afin de moderniser les structures déjà présentes pour les rendre plus rentable. La Chine a réussi à s'imposer comme un partenaire en Asie centrale, particulièrement auprès du Kazakhstan, afin de contourner les risques éventuels que génère l'approvisionnement en hydrocarbures au Moyen-Orient. L'Azerbaïdjan dispose d'un pipeline transcaspien reliant Turkmenbashi à Baku, cependant la mer Caspienne étant de plus en plus convoitée, les pays riverains risquent de devenir des acteurs influents. L'Iran, jouant un rôle modeste au sein de l'ensemble énergétique centre-asiatique, reste un partenaire majeur du Turkménistan, mais il est difficile de prévoir pour le moment de grands investissements de la part du pays tant que sa situation économico-politique n'aura pas évolué. Enfin, avec l'inauguration en mai 2005 de l'oléoduc BTC (Baku-Tbilissi-Ceyhan), la Turquie se positionne en tant que partenaire potentiel pour l'avenir. Le pays ambitionne de devenir un hub énergétique dans la région; en plus du BTC, le gazoduc Blue Stream relie depuis 2003 la Russie au port de Samsun, et quelques pipelines importent du pétrole de l'Irak et du gaz de l'Iran vers la Turquie.

En regard de la concurrence dans le secteur énergétique, les pays européens sont encore loin dans leur partenariat avec les Républiques de la CEI. Jusqu'à présent, l'Europe importait du gaz d'Asie centrale et de la mer Caspienne à travers la Russie. Mais la « guerre du gaz » russo-ukrainienne en 2005 a sonné l'alarme auprès des responsables européens sur la nécessité de diversifier leur approvisionnement. Deux voies sont alors envisageables: établir des contrats directement avec les pays producteurs, ou bien négocier avec les pays importateurs transitaires (c'est-à-dire les pays du Caucase et la Turquie) pour acheminer le gaz et le pétrole jusqu'en Europe. La première voie a été mise à jour officiellement avec la visite du Président français Nicolas Sarkozy à Astana en automne 2009, qui a été accompagnée de la signature de quelques contrats énergétiques tels que les compagnies françaises Total et GDF Suez ont obtenu 25% d'un champ gazier et que le Groupe Vinci a signé un protocole d'accord prévoyant la construction d'un oléoduc reliant le Kazakhstan à Baku en Azerbaïdjan. La deuxième voie d'accès aux hydrocarbures centre-asiatiques est une coopération avec les pays du Caucase et avec la Turquie principalement. Pour y parvenir, le projet Nabucco a été agencé; il prévoit la construction d'un gazoduc reliant la Turquie à l'Europe en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l'Autriche, soit une longueur de 3 300 km de transport de gaz. Nabucco serait donc un outil conséquent pour la politique énergétique de l'Union européenne, et en même temps un moyen pour la Turquie d'étendre sa coopération avec les pays d'Asie centrale. Bien que les accords aient été signés en 2009 et initialement prévus pour 2014, le projet Nabucco prend du retard; plusieurs problèmes d'acheminement sont en cause, mais aussi la candidature européenne de la Turquie étant délicate cela fait du projet une source d'enjeu politique.

La stratégie énergétique de l'Union européenne a besoin de se diversifier, pour cela l'Union souhaite construire de nouveaux oléoducs et gazoducs afin d'importer du gaz non-russe. En même temps, les pays d'Asie centrale cherchent aussi à varier leurs clients afin d'accéder à de nouveaux marchés sans s'aliéner au monopole russe. Tandis que la Turquie, elle, profondément européenne et asiatique, cherche à améliorer ses relations avec l'Union européenne tout en développant ses coopérations avec l'Asie centrale. Ce contexte amène donc à penser qu'une coopération énergétique entre la Turquie et l'Union européenne serait bénéfique pour les deux partenaires; stratégiquement les deux entités seraient moins dépendantes des volontés russes, politiquement la Turquie montrerait qu'elle peut être un partenaire avantageux pour l'Europe, économiquement l'Union contrerait les prix russes et la Turquie augmenterait ses gains par le transit des hydrocarbures. Si cette coopération semble, pour le moment, loin d'être réalisée et réalisable, elle n'en est pas pour autant négligeable.
Sabrine Balim sur www.aujourdhuilaturquie.com le 5 juillet 2011

lundi 4 juillet 2011

Astana, reflet des ambitions du Kazakhstan

C'est une des villes les plus originales d'Asie centrale : Astana, la capitale du Kazakhstan. Un statut qu'elle occupe depuis 1998, en remplacement de la ville d'Almaty.

Astana a été officiellement inaugurée il y a treize ans. Depuis, elle attire de plus en plus de monde à travers le pays. Ainsi, Nurlan Baimurzaev, père de famille. "Cette partie de la ville a été construite sur une zone entièrement déserte, explique-t-il. Il a fallu sept ans pour que cela sorte de terre. Ceux qui ont de l'ambition, ceux qui veulent aller de l'avant, offrir de meilleures conditions de vie à leurs enfants, à leur famille, ceux qui pensent à leur avenir… tous ont tendance à venir ici. C'est la meilleure ville du pays", assure-t-il.

Lorsque les autorités kazakhes ont décidé de transférer ici la capitale du pays, il n'y avait qu'une petite ville industrielle au milieu des steppes. Il a donc fallu construire tous les bâtiments administratifs, les ministères, le Parlement, les ambassades étrangères et les logements pour tous les fonctionnaires.

En dix ans, la population a plus que doublé pour atteindre aujourd'hui près de 700 000 habitants. Et les autorités locales pensent qu'Astana dépassera le million d'habitants en 2030. D'où la nécessité de prévoir déjà de nouveaux schémas d'urbanisme.

"Nous sommes actuellement confrontés à une pénurie de logement, car il y a toujours un afflux massif de fonctionnaires et de familles qui s'installent ici, précise Sarsenbek Zhunussov, responsable du bureau urbanisme à la mairie d'Astana. Le taux de natalité est très élevé. La population est en moyenne plutôt jeune. On doit donc augmenter la superficie du parc immobilier. C'est notre priorité".

En devenant la capitale administrative, Astana est aussi devenue une plate-forme économique, attirant de nombreux investisseurs privés. La richesse du pays provient essentiellement de l'exploitation et de l'exportation du pétrole. Mais les autorités cherchent à diversifier l'économie, en proposant notamment des avantages fiscaux.

"Nous avons instauré un régime fiscal particulier qui permet aux investisseurs impliqués dans la construction de la ville de bénéficier d'exonérations d'impôts et de droits de douane", souligne Meder Maselov, responsable de la zone économique spéciale. Et d'ajouter : "nous avons mis en place un système qui simplifie le recours à la main d'oeuvre étrangère. Grâce à ces mesures, nous avons pu attirer des investissements à hauteur de dix milliards de dollars. Plus de la moitié de ces investissements viennent de l'étranger".

Si la capitale semblait un peu froide et artificielle au départ, elle s'est efforcée de devenir plus chaleureuse et accueillante. Pour preuve, le centre commercial Khan Shatyr, construit comme une yourte, une tente traditionnelle kazakh. L'édifice a été conçu par l'architecte britannique Norman Foster. D'une hauteur de 150 mètres, cette tente est présentée comme la plus grande au monde.

Un des monuments emblématiques de la capitale, c'est cette pyramide en marbre et en verre, également l'œuvre de l'architecte britannique Norman Foster. A l'instar de la ville, cette pyramide inspire les artistes locaux, comme Dastan Bissen, jeune peintre. "En terme architectural, Astana est un site très intéressant", commente-t-il. " Les nombreux murs en verre sont comme des miroirs pour les bâtiments, ce qui offre des perspectives magnifiques. Les silhouettes se reflètent sur les façades ainsi que les nuages qui traversent le ciel si profond", conclut-il.

Astana se veut un mélange des influences d'Asie et d'Europe. Et cela se traduit dans l'architecture. Des traditions au service de la modernité à laquelle aspire cette capitale.

"Astana est la ville de demain, avec toutes ses opportunités, estime Alexander Kim, jeune danseur. C'est un lieu où toutes les idées et tous les rêves peuvent devenir réalité. C'est pour nous, la ville du futur".

Sur http://fr.euronews.net le 4 juillet 2011
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