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vendredi 30 septembre 2011

Des plans criminels ... à la conjonctivite politique

Physicien et théoricien ayant échoué en politique, Mukhtar Ablyazov, un oligarque en fuite, a choisi une nouvelle tactique de confrontation avec les autorités kazakhes.
S'il a d'abord effrayé le peuple kazakh avec la Révolution Orange, source d'instabilité au Moyen-Orient, aujourd'hui, il prédit des chocs dus à l'émergence d'un "facteur islamique".

"Kinder Surprise" (surnom ironique de Mukhtar Kabulovich Ablyazov) agit comme toujours, de façon opportuniste et donc trop prévisible. On peut supposer que dès demain au Kazakhstan peut être un nouveau sujet chaud. Monsieur l'oligarque fugitif partagera sûrement sa vision d'«expert» des événements d'une nouvelle manière. Il agit comme une personne qui s'adapte très facilement et en souplesse à toutes les situations. Et là sans aucun doute, à la lumière du sujet diffusé par les médias sous son contrôle, d'une petite mouche accouchera un mutant éléphantesque rare et difforme qui ne peut être trouvé ni dans le livre rouge ni dans le Musée des Sciences naturelles.

Et aujourd'hui, alors que le Kazakhstan est gagné par de grands débats publics et des questions d'experts sur l'extrémisme religieux et le terrorisme, Ablyazov ne reste pas à l'écart et attise activement les braises du débat.

Par ailleurs, il est souvent très tenté d'accélérer le cours des choses. Pour cette raison, il est plein d'espoir, colorant la situation afin que les ignorants puissent avoir l'impression que la République [du µkazakhstan] est au bord de la guerre civile.

Par exemple, voici quelques citations de ses récentes déclarations: «La marmite atteint une puissance immense et va certainement exploser demain ...», et la dernière prévision de notre Nostradamus: «Je n'ai aucun doute qu'au Kazakhstan, il y aura des émeutes et des blessés ...».

Voilà donc les perspectives politiques d'Ablyazov. Et personnellement, je n'ai aucun doute sur le fait que l'argent de l'oligarque est mobilisé pour réaliser tous ses plans de long terme.

Ses interviews partiales laissent l'impression que l'objectif principal et maniaque de l'oligarque en fuite est l'effondrement du système étatique existant. Et dans ce contexte, les références aux victimes portent à réfléchir. Même malgré l'énorme quantité d'argent volée pendant sa direction de la "Temir Bank" et de la "BTA Bank", il y a un doute que «Kinder-surprise» soit capable de réaliser quelque chose de concret. Toutes ses tentatives pour résister à l'actuel gouvernement ont lamentablement échouées. En particulier, le boycott initié par Ablyazov à l'élection présidentielle du mois d'avril de cette année n'a pas été suivi. L'opposition croyait vraiment que les gens au Kazakhstan étaient mécontents de la politique du Président. Ainsi, ils ont à nouveau montré leur détachement de la réalité. À cet égard, les opposants ont estimé que ceux qui ne viendraient pas aux bureaux de vote seraient de leur côté. Mais en gardant cette position, ils ont poussé même l'électorat passif à venir aux bureaux de vote. En conséquence, la participation des électeurs a été sans précédent dans l'histoire du Kazakhstan indépendant.

Entre autres choses, ce fait indique que le peuple Kazakh ne veut pas subir de chocs. Pour cette raison, Mukhtar Ablyazov a été souligné par de nombreux citoyens du pays comme une personne peu fiable. Quand il a volé des millions aux banques, certaines personnes ont parlé de lui avec sympathie. Mais quand il a tenté d'empoisonner l'harmonie sociale et la stabilité, les citoyens ordinaires ne l'ont pas soutenu. Le peuple du Kazakhstan, à l'exemple du Kirghizistan voisin, a bien appris la leçon: quand les seigneurs se battent, les gens ordinaires souffrent beaucoup.

Donc, c'est la raison pour laquelle Ablyazov a changé sa tactique et menace désormais les civils par la révolution islamique. Et il est troublant. Après tout, selon les experts et les politologues, qui est Ablyazov aujourd'hui? Pour le Kazakhstan, la Russie et d'autres pays, il est un criminel en fuite, un voleur qui devrait être en prison. Il a d'ailleurs connu cette situation auparavant, en particulier, il a purgé une peine de prison au Kazakhstan en 2002 pour la création d'un groupe criminel, pour des activités commerciales illégales et pour abus de position.

Pour les occidentaux, Ablyazov est une marionnette à partir de laquelle pourrait être créée une «marque», mais ils ne savent pas encore comment en prendre avantage, alors ils le gardent pour le moment opportun. Le fait que "Kinder-surprise» ait commencé à parler de l'extrémisme islamique est certainement alarmant. Nous savons tous que Londres est souvent devenu un abri pour les criminels, les extrémistes et les terroristes. Il y a de nombreux exemples. Et qui sait dans ce contexte, quel est le rôle donné à Ablyazov? Avec quoi a t-il payé son immunité politique qui a été aimablement fourni par le Royaume-Uni? Peut être avec toutes les ressources du Kazakhstan, qu'il appelle aujourd'hui à diviser équitablement?

A propos des organisations islamiques radicales, il faut dire que ce sujet important et vital est pertinent non seulement pour le Kazakhstan, mais pour l'ensemble de l'Asie Centrale. Et à bien des égards, tout cela arrive à une législation libérale qui est forcée par l'Occident à travers les ONG et diverses organisations des droits de l'homme, tant et si bien que les organisations religieuses agissent librement sur le territoire du Kazakhstan. Il est Certain que tout cela n'est pas suffisant pour diviser la société, mais bon… Des études d'experts montrent que le nombre de croyants actifs suivant un mode de vie religieux, est d'environ 10-17% de la population. Il comprend 5-6% de fanatiques de diverses sectes religieuses, y compris l'islam. Il y a donc matière à méditer.

Cependant, au Kazakhstan la vaste majorité de la population adopte un style de vie non religieux, une éducation non religieuse, donc il y a peu de risque que les islamistes puissent accéder au pouvoir. Pour éviter cela, le gouvernement a d'ailleurs pris certaines mesures. Le pays a entrepris un certain nombre d'initiatives allant de la création de l'Agence pour les affaires religieuses à la mise en œuvre d'amendements à la législation en vigueur sur les religions.

Donc, cela signifie que M. Ablyazov criera probablement au monde entier au sujet de la liberté de conscience et de la persécution contre les organisations religieuses. De toute façon, c'est sa façon d'exprimer son amour de la patrie. Mais cet amour est tordu, car c'est un traître et un hypocrite.

Par Mark Zaguda, publié sur http://www.eurodialogue.org/ le 30 septembre 2011
Article original en anglais

mardi 30 août 2011

La banque centrale du Kazakhstan achète tout l'or produit à l'intérieur de ses frontières

La banque centrale du Kazakhstan a annoncé qu'elle exercerait d'ici peu son droit d'achat sur l'or produit à l'intérieur des frontières de son pays afin d'augmenter ses réserves en métal jaune. Ceci pourrait considérablement réduire les exportations d'or des pays d'Asie centrale, aux sols riches en or.

Le Kazakhstan était classé en 2010 à la vingtième place des pays producteurs d'or, avec 26,9 tonnes sur les 2688,9 tonnes extraites de par le monde la même année. Lors de la première moitié de l'année 2011, le pays avait déjà extrait 18,832 tonnes d'or.

Le plus récent bilan de la banque centrale, ayant été envoyé à certains reporters sans jamais n'avoir été publié sur internet, fait état de la volonté de la banque centrale de se procurer l'or produit à l'intérieur du pays, mais ne fait aucune mention quant à l'arrêt des exportations.

Publié le 30 août 2011 sur www.24hgold.com
Vous pourrez trouver des informations quant au Kazakhstan en suivant ce lien.

mercredi 17 août 2011

La demande de libération conditionnelle de Ramazan Eserguepov une nouvelle fois rejetée

La demande de libération conditionnelle du journaliste Ramazan Eserguepov a été rejetée pour la quatrième fois le 16 août dernier par la commission d'appel de la prison de Taraz (sud du pays).

"Une nouvelle fois, l'administration pénitentiaire a fait fi de la loi et de la logique pour maintenir en détention Ramazan Eserguepov. Les droits du journaliste ont été régulièrement bafoués depuis son arrestation en janvier 2009. Cette dernière décision injustifiée prouve encore, s'il en était besoin, les motifs éminemment politiques de sa détention, et l'acharnement dont est victime le journaliste, à quelques mois de la date prévue pour sa libération", a déclaré Reporters sans frontières.

Selon Raushan Esergepov, la femme du journaliste, la commission a justifié son refus en expliquant qu'Esergepov n'avait pas "corrigé son mauvais comportement". Le journaliste s'est déjà vu refusé trois fois sa demande de libération conditionnelle, en dépit de sa mauvaise santé et du code pénal, selon lequel les prisonniers peuvent bénéficier d'une liberté conditionnelle après avoir purgé un tiers de leur peine de prison. Sa libération définitive doit intervenir dans 5 mois.

Ancien propriétaire et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Alma-Ata Info, le journaliste a été condamné à trois ans de prison le 8 août 2009 pour collecte et diffusion d'informations relevant du "secret d'Etat" (articles 372 et 139 du code pénal). Il avait été arrêté le 6 janvier 2009 après la publication d'un article intitulé "Mais qui dirige vraiment notre pays, le président ou le KNB ?", mettant en cause les services secrets dans une affaire de trafic d'influence.

Sur http://fr.rsf.org le 17 août 2011

jeudi 11 août 2011

OTSC: Afrique du Nord et Proche-Orient au menu du sommet d'Astana

MOSCOU, 11 août - RIA Novosti
Réunis en sommet informel à Astana (Kazakhstan), les chefs d'Etat des pays membres de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) discuteront vendredi des problèmes régionaux et internationaux, notamment de la situation en Afrique du Nord et au Proche-Orient, rapporte jeudi le service de presse du Kremlin.

"Les chefs d'Etat procèderont à un échange de vues sur les problèmes d'actualité régionaux et internationaux, notamment sur la situation en Afrique du Nord et au Proche-Orient, ainsi que sur des moyens de renforcer le potentiel et l'efficacité de l'OTSC", lit-on dans le communiqué.

Ce sera le 5e sommet informel de l'Organisation où participeront tous les chefs d'Etat des pays membres, à l'exception du président ouzbek Islam Karimov.

Le sommet étant informel, aucun document ne sera adopté, a indiqué le secrétaire général de l'OTSC, Nikolaï Bordiouja.

L'Organisation du Traité de sécurité collective, qualifiée par certains analystes d'"Otan russe", est une organisation à vocation politico-militaire qui regroupe à ce jour l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.

Cosmodrome Vostotchny: le coût du projet s'élève à 6 Mds €

Le directeur de l'Agence spatiale russe (Roskosmos) Vladimir Popovkine

MOSCOU, 11 août - RIA Novosti

La création du futur cosmodrome Vostochny dans la région de l'Amour (Extrême-Orient russe) nécessitera un investissement de 250 milliards de roubles (environ 6 Mds €), a annoncé jeudi le directeur de l'Agence spatiale russe (Roskosmos) Vladimir Popovkine dans une interview au journal Kommersant.

"Il est prévu de débloquer au total 250 milliards de roubles pour financer le programme de construction du cosmodrome", a-t-il indiqué.

La conception des infrastructures au sol, du complexe technique et du lancement ainsi que des systèmes de ravitaillement est en cours, a expliqué M.Popovkine.

La construction devait débuter cette année, a-t-il précisé.

En juillet, le chef du gouvernement Vladimir Poutine a fait savoir qu'en 2011 la Russie verserait 3,5 milliards de roubles (89 millions d'euros) dans la mise en place du projet.

La construction du cosmodrome Vostochny permettra de se désengager progressivement du site de Baïkonour qui s'est retrouvé sur le territoire du Kazakhstan après la chute de l'URSS. A l'heure actuelle, c'est le principal site spatial utilisé par la Russie qui le loue aux autorités d'Astana.

mardi 9 août 2011

L'Iran reprend ses échanges de pétrole avec des pays de la mer Caspienne

L'Iran a repris ses échanges de pétrole avec des pays de la mer Caspienne et livrera la première cargaison à des acheteurs dans le Golfe persique d'ici une vingtaine de jours, a rapporté lundi le quotidien anglophone local Tehran Times, citant le directeur du département des affaires internationales de la Société nationale iranienne du pétrole, Mohsen Qamsari.

M. Qamsari a précisé dimanche que le commerce reprenait après une interruption de près de cinq mois.

Des responsables du ministère iranien du Pétrole avaient déclaré que les échanges de pétrole n'étaient pas dans l'intérêt national de l'Iran, ce qui avait provoqué leur interruption, selon le journal.

Dans le cadre des accords conclus, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et le Kazakhstan fournissent du pétrole à l'Iran, et l'Iran vend une quantité équivalente de pétrole dans le Golfe persique pour le compte de ces trois pays enclavés.

Selon le journal, l'un des bénéfices de ces accords d'échange pour l'Iran est que cela lui évite d'avoir à construire davantage d'oléoducs pour acheminer du brut des champs pétroliers situés dans le sud de l'Iran vers le nord du pays.

L'été dernier, une moyenne de 90 000 barils de pétrole par jour ont été échangés grâce à ce mécanisme en Iran et la capacité devrait atteindre 300 000 barils par jour d'ici cinq ans, selon Tehran Times

lundi 8 août 2011

Pétrole : la Chine investit massivement à l'étranger

Le pays veut sécuriser son approvisionnement en énergie et limiter le recours aux ressources nationales.

L'entrée du CIC dans le pôle exploration-production de GDF Suez le démontre une nouvelle fois : la Chine a soif de pétrole. Devenue en 2009 le premier consommateur d'énergie de la planète, la Chine investit partout où elle le peut.

La région des sables bitumineux de l'Alberta, qui recèle les plus vastes réserves de brut après l'Arabie saoudite, fait partie des priorités. Fin juillet, le pétrolier chinois CNOOC a offert d'acheter le canadien OPTI pour 2,1 milliards de dollars. Une offre qui fait suite à un investissement de 4,65 milliards de dollars dans le canadien Syncrude par Sinopec et à une prise de participation du CIC dans Penn West. En 2009, CNPC avait également investi 1,9 milliard de dollars dans un gisement de l'Athabasca. Les sables bitumineux coûtent cher à développer, mais les Chinois ont de l'argent.

Le Brésil est aussi en ligne de mire. Les Chinois veulent prendre position sur les énormes gisements en eaux profondes découverts au large de Rio. Fin 2010, Sinopec a ainsi acquis 40 % de la filiale brésilienne de Repsol pour 7 milliards de dollars. Un an auparavant, le géant brésilien Petrobras avait signé un accord pour un emprunt de 10 milliards de dollars contre la fourniture de 200.000 barils de pétrole par jour pendant dix ans. L'Asie centrale n'est pas oubliée. Au Kazakhstan, la Chine contrôle déjà près de 20 % de la production de pétrole et le fonds CIC détient 11 % de la compagnie nationale KMG.

Stratégie de guerre

A travers tous ces investissements, la Chine entend sécuriser son approvisionnement en énergie. Il s'agit aussi d'utiliser au maximum les ressources des autres pays afin de préserver les siennes. Une stratégie adoptée par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale lorsque le pays a développé le pétrole du Moyen-Orient. A l'époque, cette idée se fondait sur la crainte d'une possible pénurie de pétrole, notamment en cas de guerre. Elle s'est révélée fausse. Les stratèges de Beijing se tromperont-ils comme ceux de Washington ?

Par Emmanuel Grasland sur www.lesechos.fr le 8 août 2011