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vendredi 7 octobre 2011

Baïkonour: le Kazakhstan lève son moratoire sur les tirs des missiles russes

MOSCOU, 7 octobre - RIA Novosti

Le Kazakhstan a levé son moratoire sur les tirs des missiles intercontinentaux russes depuis le cosmodrome de Baïkonour qui se trouve sur son territoire, a annoncé vendredi à Moscou le directeur de l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) Vladimir Popovkine.

"Le Kazakhstan a levé le moratoire sur les tirs des missiles balistiques intercontinentaux depuis Baïkonour à la demande de la Russie. Ce moratoire était appliqué depuis deux ans. Le prochain tir d'un missile balistique russe sera effectué en novembre", a indiqué M.Popovkine devant les députés à la Douma (chambre basse du parlement russe).

Le dernier tir d'essai d'un missile russe intercontinental RS-18 (code OTAN - SS-19 Stiletto) depuis Baïkonour remonte à octobre 2008.

Selon M.Popovkine, la coopération spatiale russo-kazakhe va bon train, notamment dans l'exploitation conjointe du cosmodrome de Baïkonour.

En 2010, le Kazakhstan a prorogé le bail russe du cosmodrome de Baïkonour jusqu'à 2050.


Notre UE à nous

La Russie ne construira finalement pas de frontière avec le Kazakhstan, les quotas sur l'emploi de citoyens de Biélorussie et du Kazakhstan seront abolis. Le Premier ministre et candidat à la présidence Vladimir Poutine a annoncé la création d'une Union eurasienne, futur maillon d'une Grande Europe et « connecteur » entre l'UE et la région Asie-Pacifique.

Le Premier ministre et candidat pour la troisième fois à la présidence de la Russie, Vladimir Poutine, a publié mardi un article intitulé Un nouveau projet d'intégration pour l'Eurasie : l'avenir naît aujourd'hui qui est sorti dans le journal russe Izvestia. L'article est consacré au lancement, à partir du 1er janvier 2012, du projet d'Espace économique commun (EEC), voué à donner le jour à l'Union eurasienne, « maillon de la Grande Europe, unie par les valeurs de liberté, de démocratie et les lois du marché ».

L'Union eurasienne est conçue par Poutine comme « une puissante union supranationale, capable de se muer en un des pôles du monde moderne et de jouer le rôle de « connecteur » efficace entre l'Europe et la dynamique région Asie-Pacifique ».

« Il ne s'agit pas de ressusciter l'URSS sous une forme ou une autre », met en garde le Premier ministre, jugeant de tels efforts « naïfs ». Néanmoins, l'Union eurasienne sera un projet ouvert. L'adhésion à cette dernière n'entrera pas en contradiction avec le « choix européen » des autres pays, estime le Premier ministre.

L'ancien leader du parti Juste Cause Mikhaïl Prokhorov comptait lui aussi sur l'idée de création d'une Grande Europe de Lisbonne à Vladivostok pendant la campagne électorale pour les législatives. Celle-ci constitue d'ailleurs généralement le « rêve secret » de tous les démocrates russes, estiment les experts de Gazeta.Ru. Poutine, dans son article, apporte à ce rêve une sorte de réponse : depuis 2003, la Russie construit avec l'Union européenne un espace économique commun et évoque « même les formes les plus poussées d'intégration ».

La création de la Communauté économique eurasiatique (CEA) est promue depuis 1994 par le président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev. Sa conception prévoyait « une intégration volontaire, équitable et un développement politico-économique conjoint des États post-soviétiques, la promotion globale des pays de la CEI vers des positions de force dans le monde global ». En 2009, Izvestia publiait l'article « EAC : théorie et réalité », dans lequel le leader kazakh concevait la CEA en tant que « voie permettant de surmonter » la crise économique. Selon M. Nazarbaïev, l'idée de la CEA a trouvé des partisans dans les pays de la CEI. Cependant, la première étape du projet – l'Espace économique commun (EEC) – ne comporte que trois pays : la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie.

Néanmoins, M. Poutine considère l'EEC comme un « jalon historique non seulement pour nos trois pays, mais aussi pour tous les États de l'espace postsoviétique ». Le 1er juillet 2010, les trois pays membres ont lancé le projet d'Union douanière, supprimant les contrôles sur la circulation des marchandises à leurs frontières. Le lancement de l'EEC permettra de créer un « marché colossal de plus de 165 millions de consommateurs avec une loi unifiée et une libre-circulation des capitaux, des services et du travail », affirme le Premier ministre russe.

Les explications de Poutine laissent entendre que l'EEC est une sorte d'Union européenne en miniature : comme l'Union européenne, il « sera basé sur des actions concertées dans les domaines institutionnels clés » : macroéconomie, garantie des règles de la concurrence, réglementations techniques et subventions aux producteurs agricoles, ainsi que les transports et les tarifs des monopoles de ressources naturelles. Il conviendra par la suite d'unifier la politique des visas et des migrations, ce qui permettra d'éliminer les contrôles aux frontières intérieures, écrit le Premier ministre, promettant d ' « appliquer de façon créative » l'expérience des accords de Schengen, « qui ont constitué un bienfait non seulement pour les Européens mais aussi pour tous ceux qui viennent pour travailler, étudier ou passer des vacances au sein de l'UE ».

Ainsi, la Russie n'aura pas besoin d'équiper ses 7.000 kilomètres de frontière avec le Kazakhstan, a déclaré M. Poutine. Les citoyens des pays membres de l'EEC seront en mesure de « choisir sans limitations l'endroit où ils souhaitent vivre, recevoir une éducation, travailler », promet le Premier ministre, notant qu'une telle possibilité n'existait pas en URSS, puisque la liberté de mouvement était restreinte par la procédure d'enregistrement de résidence. En outre, l'EEC sera bénéfique aux affaires : les entreprises auront accès à des « marchés nouveaux, dynamiques », et pourront également concourir lors des appels d'offres publiques de tous les pays membres de l'EEC, indique M. Poutine. La liberté d'enregistrement des compagnies dans n'importe lequel des pays membres de l'EEC provoquera une « concurrence des juridictions » et le perfectionnement des procédures bureaucratiques de chaque pays, prédit-il.
Le 7 octobre 2011 sur http://larussiedaujourdhui.fr

jeudi 6 octobre 2011

Kazakhstan : le parti communiste suspendu

Au Kazakhstan, le parti communiste est interdit d'activité pour six mois. La décision a été prise par la justice qui lui reproche de s'être joint à une coalition de formations d'opposition, une coalition elle-même non autorisée.

Des législatives sont prévues d'ici à l'été prochain dans ce pays d'Asie centrale. Actuellement, seul le parti au pouvoir est représenté au Parlement.

Publié le 6 octobre 2011 sur www.euronews.net

Le PC kazakh interdit 6 mois

Un tribunal du Kazakhstan a interdit le parti communiste kazakh pour six mois pour avoir rejoint une coalition d'opposition non autorisée, une mesure qui intervient à moins d'un an des législatives, a indiqué le dirigeant du PC, Gaziz Aldamjarov.

Cette mesure "concerne le parti au niveau national", et lui interdit d'organiser des rassemblements, de participer à des élections ou d'utiliser l'argent disponible sur ses comptes, a-t-il ajouté, précisant que le parti ferait appel de la décision. Les législatives, dont la date exacte n'a pas encore été fixée, doivent en principe se tenir l'été prochain.

La justice kazakhe a prononcé cette interdiction car le PC a rejoint une alliance non autorisée et rassemblant plusieurs mouvements d'opposition, le Front Populaire.
Cette coalition a été créée en juin afin de "mobiliser les citoyens actifs et les associations" en vue des législatives de 2012 dans cette république d'Asie centrale, dirigée depuis l'époque soviétique par Noursoultan Nazarbaïev, qui a été réélu en avril avec 95% des voix.

Actuellement, seul le parti Nour-Otan, dirigé par M. Nazarbaïev, est représenté au Parlement kazakh, car il a été le seul à remporter plus de 7% des suffrages lors d'élections en 2007. Depuis l'indépendance du Kazakhstan en 1991, aucune élection n'a été reconnue comme libre par les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Publié le 6 octobre 2011 sur www.lefigaro.fr

Renforcement de l’emprise du gouvernement sur les minorités religieuses

Genève, 6 octobre 2011 (Apic) Le Réseau évangélique suisse (RES) est inquiet suite à l'adoption d'une nouvelle loi sur les religions au Kazakhstan. Ce pays a adopté, la semaine passée, nouvelle législation visant à renforcer le contrôle du gouvernement sur les minorités religieuses. Les évangéliques suisses demandent à la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, d'intervenir auprès du président Nazarbayev.

Cette loi complexifie, selon le communiqué du RES, le système obligeant chaque communauté religieuse à obtenir une reconnaissance officielle. Auparavant, la loi prévoyait déjà des peines d'amende ou de privation de liberté pour ceux qui étaient impliqués dans des activités religieuses non reconnues.

L'excuse du terrorisme

Le Kazakhstan invoque la menace terroriste pour justifier les nouvelles mesures prises à l'égard religions. Dans ce pays composé à 70% de musulmans sunnites, ce sont, selon le RES, les minorités religieuses dites "non-traditionnelles" qui sont particulièrement visées: la communauté ahmadiyya, les musulmans chiites, les Témoins de Jehovah, ainsi que des Eglises protestantes évangéliques.

Suisse et Kazakhstan partenaires à l'OCDE

Le Réseau évangélique suisse avait déjà contacté la présidente de la Confédération et Cheffe du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), Micheline Calmy-Rey, au sujet de l'imminence de l'adoption de cette loi. Sachant que le Kazakhstan et la Suisse sont des pays partenaires au sein de l'OCDE, le RES demande à la présidente de la Confédération d'intervenir auprès du président kazakh afin que cette loi ne soit pas promulguée et que la liberté religieuse soit garantie pour tous.

La situation des minorités religieuses est un sujet de préoccupation constant pour le RES. En 2010, une pétition signée par plus de 50'000 personnes demandait la pleine liberté de religion pour les minorités chrétiennes dans les pays musulmans.

ooOoo
Le Réseau évangélique suisse (RES) est un mouvement qui regroupe environ 590 Eglises évangéliques et paroisses réformées en Suisse, 170 organisations chrétiennes ainsi que des membres individuels au sein de 81 sections locales. En Suisse alémanique, il apparaît sous le nom de Schweizerische Evangelische Allianz (SEA). Avec ses deux branches régionales, il représente quelque 250'000 chrétiens de conviction évangélique, dont un peu plus de 40'000 pour la Suisse romande. Au plan international, il est affilié à l'Alliance évangélique mondiale, qui représente quelque 600 millions de chrétiens avec ses 128 alliances nationales. (apic/com/js)
Publié le 6 octobre 2011 sur www.kipa-apic.ch

Le Kazakhstan continuera à développer l'énergie nucléaire

Le Kazakhstan continuera à développer l'énergie nucléaire, a déclaré mardi à Astana le Premier ministre Karim Massimov.

"Les événement tragiques à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima nous donnent une autre occasion de réfléchir sur le développement du secteur nucléaire. Nous pensons que le Kazakhstan a toutes les capacités pour développer l'énergie nucléaire", a dit M. Massimov lors du 6e Forum de l'énergie eurasienne.

"Nous pensons également que les leçons de Fukushiam devraient contribuer à rendre l'énergie nucléaire plus sûre", a affirmé Massimov.

Il a rappelé que le Kazakhstan avait adopté en juin un programme de développement de l'énergie nucléaire qui prévoit la construction de la première centrale nucléaire dans le pays.

Source: xinhua
Publié le 6 octobre 2011 sur peopledaily.com.cn

vendredi 30 septembre 2011

Des plans criminels ... à la conjonctivite politique

Physicien et théoricien ayant échoué en politique, Mukhtar Ablyazov, un oligarque en fuite, a choisi une nouvelle tactique de confrontation avec les autorités kazakhes.
S'il a d'abord effrayé le peuple kazakh avec la Révolution Orange, source d'instabilité au Moyen-Orient, aujourd'hui, il prédit des chocs dus à l'émergence d'un "facteur islamique".

"Kinder Surprise" (surnom ironique de Mukhtar Kabulovich Ablyazov) agit comme toujours, de façon opportuniste et donc trop prévisible. On peut supposer que dès demain au Kazakhstan peut être un nouveau sujet chaud. Monsieur l'oligarque fugitif partagera sûrement sa vision d'«expert» des événements d'une nouvelle manière. Il agit comme une personne qui s'adapte très facilement et en souplesse à toutes les situations. Et là sans aucun doute, à la lumière du sujet diffusé par les médias sous son contrôle, d'une petite mouche accouchera un mutant éléphantesque rare et difforme qui ne peut être trouvé ni dans le livre rouge ni dans le Musée des Sciences naturelles.

Et aujourd'hui, alors que le Kazakhstan est gagné par de grands débats publics et des questions d'experts sur l'extrémisme religieux et le terrorisme, Ablyazov ne reste pas à l'écart et attise activement les braises du débat.

Par ailleurs, il est souvent très tenté d'accélérer le cours des choses. Pour cette raison, il est plein d'espoir, colorant la situation afin que les ignorants puissent avoir l'impression que la République [du µkazakhstan] est au bord de la guerre civile.

Par exemple, voici quelques citations de ses récentes déclarations: «La marmite atteint une puissance immense et va certainement exploser demain ...», et la dernière prévision de notre Nostradamus: «Je n'ai aucun doute qu'au Kazakhstan, il y aura des émeutes et des blessés ...».

Voilà donc les perspectives politiques d'Ablyazov. Et personnellement, je n'ai aucun doute sur le fait que l'argent de l'oligarque est mobilisé pour réaliser tous ses plans de long terme.

Ses interviews partiales laissent l'impression que l'objectif principal et maniaque de l'oligarque en fuite est l'effondrement du système étatique existant. Et dans ce contexte, les références aux victimes portent à réfléchir. Même malgré l'énorme quantité d'argent volée pendant sa direction de la "Temir Bank" et de la "BTA Bank", il y a un doute que «Kinder-surprise» soit capable de réaliser quelque chose de concret. Toutes ses tentatives pour résister à l'actuel gouvernement ont lamentablement échouées. En particulier, le boycott initié par Ablyazov à l'élection présidentielle du mois d'avril de cette année n'a pas été suivi. L'opposition croyait vraiment que les gens au Kazakhstan étaient mécontents de la politique du Président. Ainsi, ils ont à nouveau montré leur détachement de la réalité. À cet égard, les opposants ont estimé que ceux qui ne viendraient pas aux bureaux de vote seraient de leur côté. Mais en gardant cette position, ils ont poussé même l'électorat passif à venir aux bureaux de vote. En conséquence, la participation des électeurs a été sans précédent dans l'histoire du Kazakhstan indépendant.

Entre autres choses, ce fait indique que le peuple Kazakh ne veut pas subir de chocs. Pour cette raison, Mukhtar Ablyazov a été souligné par de nombreux citoyens du pays comme une personne peu fiable. Quand il a volé des millions aux banques, certaines personnes ont parlé de lui avec sympathie. Mais quand il a tenté d'empoisonner l'harmonie sociale et la stabilité, les citoyens ordinaires ne l'ont pas soutenu. Le peuple du Kazakhstan, à l'exemple du Kirghizistan voisin, a bien appris la leçon: quand les seigneurs se battent, les gens ordinaires souffrent beaucoup.

Donc, c'est la raison pour laquelle Ablyazov a changé sa tactique et menace désormais les civils par la révolution islamique. Et il est troublant. Après tout, selon les experts et les politologues, qui est Ablyazov aujourd'hui? Pour le Kazakhstan, la Russie et d'autres pays, il est un criminel en fuite, un voleur qui devrait être en prison. Il a d'ailleurs connu cette situation auparavant, en particulier, il a purgé une peine de prison au Kazakhstan en 2002 pour la création d'un groupe criminel, pour des activités commerciales illégales et pour abus de position.

Pour les occidentaux, Ablyazov est une marionnette à partir de laquelle pourrait être créée une «marque», mais ils ne savent pas encore comment en prendre avantage, alors ils le gardent pour le moment opportun. Le fait que "Kinder-surprise» ait commencé à parler de l'extrémisme islamique est certainement alarmant. Nous savons tous que Londres est souvent devenu un abri pour les criminels, les extrémistes et les terroristes. Il y a de nombreux exemples. Et qui sait dans ce contexte, quel est le rôle donné à Ablyazov? Avec quoi a t-il payé son immunité politique qui a été aimablement fourni par le Royaume-Uni? Peut être avec toutes les ressources du Kazakhstan, qu'il appelle aujourd'hui à diviser équitablement?

A propos des organisations islamiques radicales, il faut dire que ce sujet important et vital est pertinent non seulement pour le Kazakhstan, mais pour l'ensemble de l'Asie Centrale. Et à bien des égards, tout cela arrive à une législation libérale qui est forcée par l'Occident à travers les ONG et diverses organisations des droits de l'homme, tant et si bien que les organisations religieuses agissent librement sur le territoire du Kazakhstan. Il est Certain que tout cela n'est pas suffisant pour diviser la société, mais bon… Des études d'experts montrent que le nombre de croyants actifs suivant un mode de vie religieux, est d'environ 10-17% de la population. Il comprend 5-6% de fanatiques de diverses sectes religieuses, y compris l'islam. Il y a donc matière à méditer.

Cependant, au Kazakhstan la vaste majorité de la population adopte un style de vie non religieux, une éducation non religieuse, donc il y a peu de risque que les islamistes puissent accéder au pouvoir. Pour éviter cela, le gouvernement a d'ailleurs pris certaines mesures. Le pays a entrepris un certain nombre d'initiatives allant de la création de l'Agence pour les affaires religieuses à la mise en œuvre d'amendements à la législation en vigueur sur les religions.

Donc, cela signifie que M. Ablyazov criera probablement au monde entier au sujet de la liberté de conscience et de la persécution contre les organisations religieuses. De toute façon, c'est sa façon d'exprimer son amour de la patrie. Mais cet amour est tordu, car c'est un traître et un hypocrite.

Par Mark Zaguda, publié sur http://www.eurodialogue.org/ le 30 septembre 2011
Article original en anglais