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lundi 11 mai 2009

Gaz: le Turkménistan souhaite adhérer au projet Nabucco, mais redoute la Russie

MOSCOU, 11 mai - RIA Novosti. Le Turkménistan souhaite adhérer au projet de gazoduc Nabucco, mais il redoute la Russie, a déclaré lundi le sous-secrétaire d'État américain pour l'Europe et l'Eurasie Matthew Bryza sur les ondes de la radio russe Écho de Moscou.

"Je sens que le Turkménistan voudrait bien y participer, mais qu'il a des doutes. C'est bien compréhensible: le Turkménistan souhaite avoir de bonnes relations avec la Russie", a indiqué M.Bryza commentant la réalisation du projet de gazoduc Nabucco, soutenu par les États-Unis et l'UE et dont le tracé est censé contourner la Russie.

Vendredi, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan ont refusé de signer une déclaration politique rédigée pour le sommet "Corridor Sud, nouvelle Route de la Soie" tenu à Prague le 8 mai. Selon la présidence tchèque de l'UE, la déclaration sur la création du Corridor Sud dont Nabucco constitue le pilier, a été adoptée par l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie, l'UE et l'Égypte qui s'engagent à conclure un accord intergouvernemental sur Nabucco "avant juin 2009".

D'un coût de 7,3 milliards de dollars, le gazoduc Nabucco est destiné à transporter de 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel d'Asie Centrale et de l'Azerbaïdjan vers la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l'Autriche en contournant la Russie. Les travaux de construction doivent se terminer avant 2013 et la mise en service du pipeline est programmée pour 2014.

Les négociations sur Nabucco, qui butent sur les risques du manque de réserves dans les pays producteurs, se sont intensifiées début 2009 sur fond de conflit russo-ukrainien.

dimanche 10 mai 2009

Amiante : le Kazakhstan écoute l’Europe.

Par paris côte d'azur

Second producteur mondial et gros consommateur d’amiante, le pays se dit prêt à prendre des mesures pour lutter contre les risques de pollutions liés à son exploitation et à son utilisation.
Une Conférence Internationale d’Experts de Haut Niveau sur le thème « Amiante et POPs - politiques et pratiques au Kazakhstan et dans l’Union Européenne » s’est tenue à Astana, du 20 au 21 avril dernier. Elle a réuni pour la première fois 75 participants - représentants du Gouvernement, de l’Industrie de l’amiante, experts scientifiques, représentants de l’OMS et organisations non gouvernementales – venus débattre de stratégies en matière d’amiante et de POPs (polluants organiques persistants).
L’amiante est un sujet sensible au Kazakhstan. Quelques 220.000 tonnes métriques y sont produites chaque année. À l’heure actuelle les matériaux contenant de l’amiante sont utilisés sans restriction dans les lieux publics comme les hôpitaux, les écoles et les crèches, et d’autres matériaux.
Or, comme l’a souligné Ivan Ivanov, membre de l’OMS, le Centre International de Recherches sur le Cancer a confirmé une nouvelle fois que l’amiante était cancérigène, les poumons, le larynx et les ovaires étant particulièrement à risques. Il existe pourtant des alternatives à l’utilisation de l’amiante chrysolite, alors qu’à cause du manque de ressources disponibles les opérations de désamiantage sont rarement envisagées.
Par ailleurs, la 95ème Conférence Internationale sur le Travail a adopté une résolution sur l’amiante appelant à mettre fin à l’utilisation de toutes les formes d’amiante, l’OIT estimant en effet à environ 100.000 le nombre de décès des suites des maladies liées à l’amiante dans le monde.
Comme pour encourager le Kazakhstan à rejoindre les 40 pays qui ont interdit l’utilisation de l’amiante, plusieurs responsables européens ont dressé le bilan de la situation dans leur propre pays. Ainsi, Alain Couanon, Ambassadeur de France, soulignait que l’amiante était la première cause de cancer professionnel dans son pays et que la mortalité avait dépassé 35.000, et pourrait même atteindre les 100.000.
Les participants ont adopté une Résolution recommandant au gouvernement du Kazakhstan la mise en place d’un Programme National d’Elimination des maladies liées à l’amiante, avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Pour Sascha Gabizon, directrice de Women in Europe for a Common Future : « Voir que les habitants de villages du Kazakhstan dans lesquels nous mettons en œuvre des projets d’eau potable et d’assainissement, découpaient des plaques d’amiante dans leurs jardins, avec des enfants qui jouaient autour, nous a fortement dérangées. J’ai maintenant l’espoir que dans un laps de temps très court, le gouvernement kazakh entreprendra de réglementer les déchets à base d’amiante, l’utilisation de l’amiante par la population, et en interdira l’utilisation comme matériau de construction dans les écoles et les crèches ».
cette conférence d’experts a été organisée par le réseau WECF- Women in Europe for a Common Future- réseau européen d’organisations environnementales et féminines, et son organisation partenaire au Kazakhstan Eco Forum. Elle a été financée grâce au soutien de la Commission Européenne au Kazakhstan et du Ministère de l’Environnement allemand.

A.D.
www.pariscotedazur.fr – mai 2009 – magazine fondé en 1959

Des prisionniers kazakhstanais à Guantanamo ?

Selon les chiffres fournis, mercredi 6 mai, par le Pentagone, Guantanamo compte encore 241 détenus originaires de 30 pays : « environ » 100 Yéménites et 25 Afghans ; 17 Chinois ouïgours ; « environ » 20 Algériens (dont Lakhdar Boumediene, qui sera accueilli en France) ; une douzaine de Saoudiens. Les autres sont originaires de 25 pays, dit encore le Pentagone sans autre détail. Chaque nationalité compte de 1 à 5 détenus, dont un natif de la bande de Gaza, un de Cisjordanie, « quelques » Marocains, Libyens et Syriens et un Ouzbek.

Centre pour les droits constitutionnels

Selon cette organisation non gouvernementale basée à New York, qui représente plusieurs détenus, certains viennent aussi des pays suivants : Azerbaïdjan, Bosnie, Canada, Egypte, Emirats arabes unis, Indonésie, Irak, Kazakhstan, Kenya, Koweït, Malaisie, Mauritanie, Pakistan, Russie, Somalie, Soudan, Tadjikistan, Tanzanie, Tchad et Tunisie.

(AFP)
Eurokaz : Le site contreinfo.info nous apprend qu'il y en aurait 3.

Boxe professionnelle : Shumenov, le surdoué mate Mitchell !

Le nouvelle sensation kazakh des poids mi-lourds Beibut Shumenov (25 ans ; 188 cm ; 8 victoires, dont 6 avant la limite), déjà vainqueur aux points du Colombien Epifanio Mendoza et de l'États-Unien Montell Griffin, a remporté samedi la victoire la plus importante de sa carrière en battant par knock-out technique au quatrième round l'ancien double champion du monde américain Byron Mitchell (35 ans ; 182 cm ; 27 succès, dont 20 expéditifs, 1 nul, 5 défaites), lors du combat vedette d'un combat qui fut organisé au « Khadjimukan Stadium » de Chimkent (Kazakhstan). Beibut a conquis la couronne vacante de la catégorie IBA, et a défendu ses titres WBO Asie-Pacifique, WBC Asie Boxing Council et par intérim PABA. Comme si ça ne suffisait pas, le voilà classé dans le top dix du WBC et de la WBA.Dès l'entame de la confrontation, Shumenov et Mitchell ont mené une lutte au leadership intense lors des trois premiers rounds, qui se sont avérés assez égaux. Mais, dans le quatrième épisode, la physionomie des débats a changé du tout au tout. En effet, le Kazakh a commencé à dominer Mitchell, ex-double adversaire du Français Bruno Girard, avec sa force de frappe. A mi-round, le boxeur qui réside à Ozark, Alabama, s'est retrouvé au tapis sur une combinaison des deux mains au corps. Mitchell s'est relevé et a repris le combat, mais il n'a pas résisté à l'attaque de Shumenov et son coin a sagement jeté l'éponge ou la serviette, c'est selon.
Fédération française de boxe

INDE/KAZAKHSTAN : signature d'un accord de coopération nucléaire

L’Inde va signer en juin un accord nucléaire civil avec le Kazakhstan, a déclaré le ministère indien des Affaires étrangères. ”Selon cet accord qui sera signé en juin, l’Inde va acheter de l’uranium et des technologies au Kazakhstan en vertu d’une large structure de l’accord intergouvernemental pour la coopération dans l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire”. ”Outre l’alimentation en combustible et le transfert de technologie, l’accord comprendra la construction de petites et moyennes centrales électriques en Inde”. L’Inde a déjà signé des accords de coopération nucléaire avec les Etats-Unis, la Russie et la France. L’accord avec le Kazakhstan constituera le premier accord nucléaire signé par l’Inde avec un autre pays depuis la levée de l’embargo par le Groupe des fournisseurs nucléaires contre l’Inde en septembre 2009, lui permettant d’effectuer ces opérations.

samedi 9 mai 2009

L’Europe porte son projet de gazoduc Nabucco à bout de bras

Un mini sommet européen réunissait à Prague les acteurs du projet Nabucco.

De notre correspondant à Bruxelles
Nabucco, ce projet fétiche de la Commission européenne, censé permettre aux Vingt-Sept de réduire leur dépendance à l’égard du gaz russe, a reçu ce vendredi un nouveau soutien politique de la part des pays producteurs et de transit intéressés à la construction du chantier : 3 300 kilomètres de tuyaux branchés en amont sur les champs de la mer Caspienne, puis s’étirant du plateau anatolien jusqu’à la grande station de pompage autrichienne de Baum­garten, via la Bulgarie, la Roumanie, et la Hongrie. Le tout pour un coût d’environ 8 milliards d’euros.
Réunis à Prague, les représentants de l’Union européenne, de la Turquie, et de l’Azerbaïdjan, qui prévoit d’injecter 8 milliards de mètres cubes à partir de 2013, rejoints par la Géorgie et l’Égypte ont signé une déclaration commune visant à promouvoir, au sud du continent, un tracé alternatif du gaz, baptisé «nouvelle route de la soie», dont Nabucco constitue le pilier.
Pays producteurs peu fiables
Mais de la parole aux actes, le chemin reste escarpé, surtout en période de crise. La Turquie monnaye âprement sa situation géographique, qui en fait le principal pays de transit. Son président, Abdullah Gül, s’est engagé à achever, avant juillet 2009, un premier cycle important de négociations sur Nabucco. Et s’efforce en parallèle d’obtenir de Bruxelles une accélération des négociations d’adhésion avec l’UE.
Par ailleurs, les Vingt-Sept tentent de remédier à ce qui reste la principale faiblesse de leur projet : l’insuffisance, voire l’absence de pays producteurs fiables capables d’alimenter le gazoduc. Ce vendredi, trois d’entre eux, le Turkménistan, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, présents à Prague à un faible rang protocolaire, ont refusé de signer la déclaration commune. Le Turkménistan, en particulier, se déclare prêt, dans le futur, à livrer, «physiquement», 10 milliards de mètres cubes à sa frontière, mais refuse d’adopter les standards commerciaux élaborés à Bruxelles. Parallèlement, l’Europe courtise l’Irak, qui abrite l’une des dix plus grosses réserves mondiales de gaz, et souhaite signer avec Bagdad un «protocole d’accord énergétique». Mais le pays est loin d’être stabilisé.
Enfin, le développement de Nabucco est freiné par l’opposition de la Russie, qui voit dans ce tracé, court-circuitant son territoire, un concurrent direct de son propre projet de gazoduc, North Stream, qui dessert le nord de l’Europe et l’Allemagne via la mer Baltique. Présent à la réunion comme observateur, le vice-ministre russe de l’Énergie, Anatoli Yanovsky, voit dans Nabucco un projet «moins efficace et plus cher».
Même des gaziers européens, comme GDF Suez, préfèrent s’appuyer sur des décennies d’étroite coopération politique franco-russe, plutôt que de tenter l’aventure.
» Gazprom se voit empereurdu gaz en Europe

Pierre Avril

vendredi 8 mai 2009

Les pays clefs pour l'approvisionnement de Nabucco se retrouvent à Prague

Romandie News

PRAGUE - Les responsables de pays clefs pour réaliser les gazoducs censés réduire la dépendance en gaz russe de l'Europe - dont l'ambitieux projet Nabucco - se retrouvent vendredi à Prague pour envoyer "un signal politique fort" de soutien à ces projets.
Ces gazoducs doivent permettre de relier les pays consommateurs européens aux gisements gaziers de la mer Caspienne, via le Caucase et la Turquie.
"Comme autrefois, la Communauté du charbon et de l'acier a donné naissance à l'Union européenne, maintenant avec le pétrole et le gaz nous devons assurer qu'il y a un lien entre l'UE et la région de la Caspienne", a souligné le Premier ministre tchèque sortant Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE, en arrivant à la réunion.
Selon lui, ces projets de gazoducs dits du "Corridor Sud" constituent une "nouvelle Route de la Soie".
"Evidemment, si (le Corridor Sud) est construit autour d'un projet bien précis tel que Nabucco, cela permettra d'accélérer les choses", a ajouté M. Topolanek.
"Nous devons envoyer un signal politique fort que l'UE et les pays de la nouvelle +Route de la Soie+ lancent une coopération qui pourrait mener à plus de diversification des ressources énergétiques et plus de coopération énergétique", a renchéri le vice-Premier ministre tchèque Alexandr Vondra.
"Nous devons réunir les pays consommateurs comme l'UE, les pays fournisseurs comme l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et les pays de transit comme la Turquie", a-t-il ajouté.
De tous les projets de gazoducs envisagés, Nabucco, un tuyau de 3.300 km qui doit relier les gisements de la Caspienne à l'Autriche via la Turquie, est le plus ambitieux.
Mais le projet peine à trouver des investisseurs pour apporter les 7,9 milliards d'euros estimés nécessaires à sa mise en oeuvre, une situation aggravée par la crise économique.
Selon un projet de déclaration qui devrait être adoptée vendredi, les pays présents marqueront leur intention de "dépasser les principaux obstacles commerciaux et non commerciaux restants, en se mettant d'accord sur une stratégie progressive commune, sur des engagements individuels des pays concernés".
La Turquie et les pays européens concernés devraient aussi se promettre de boucler un accord intergouvernemental sur Nabucco pour signature "d'ici juin 2009".
Un accord intergouvernemental doit aussi être signé concernant un projet turco-grec plus modeste, ITGI, entre des pays de l'UE, les pays de transit et de fourniture de gaz concernés par le projet.
Mais l'échéance de fin 2009 mentionnée dans une première mouture de la déclaration a été biffée.
Sont présents à ce mini-sommet: pour l'UE, M. Topolanek, le président de la Commission europénne José Manuel Barroso et le diplomate en chef Javier Solana; le président turc Abdullah Gül - dont le pays mène des négociations dures avec l'UE sur un accord régissant le transit de gaz par son pays; ses homologues azerbaïdjanais Ilham Aliev et géorgien Mikheïl Saakachvili; et des ministres et vice-ministres kazakh, turkmène, ouzbèke et égyptien.
Le vice-ministre russe de l'Energie, Anatoli Ianovsky, le ministre ukrainien de l'Energie Iouri Prodan, et le représentant spécial des Etats-Unis pour l'énergie eurasiatique, Richard Morningstar, participent également à la réunion en tant qu'observateurs.
(©AFP / 08 mai 2009 10h30)