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lundi 18 janvier 2010

Elle paie 74,7 millions pour une villa à Genève

La fille du président kazakh a acheté une propriété sur la route d'Hermance de près de 8000 m2 pour quatre fois son prix. Située sur la route d'Hermance, dans la commune d'Anières, la parcelle de 7960 m2 est composée de trois habitations et de deux bâtiments souterrains.

La crise immobilière qui a secoué le marché mondial ne semble pas avoir atteint le bout du Léman. Bien au contraire! Située sur la route d'Hermance, dans la commune d'Anières, une parcelle de 7960 m2 composée de trois habitations et de deux bâtiments souterrains vient d'être vendue pour 74,7 millions de francs.
Un montant record à Genève pour une transaction entre particuliers.

Le vendeur, l'homme d'affaires russe Rustam Aksenenko, a réalisé une excellente opération puisqu'il avait déboursé «seulement» 19 millions en 2005 pour cette demeure. C'est Dinara Kulibayeva qui a acheté cette vaste propriété qui bénéficie d'un accès direct au lac. Dinara, 42 ans, est la deuxième fille de Nursultan Nazarbayev, l'actuel président du Kazakhstan. Très discrète, elle ne prend aucune part à la politique de son pays, fuit les médias, ne donne jamais d'interview et ne se laisse pas photographier.

Elle apparaît uniquement lors de ses activités de bienfaisance notamment via sa Fondation pour l'éducation. Avec son mari Timour Kulibayev, elle serait un important actionnaire d'une des plus grandes banques du Kazakhstan. En 2007, le magazine Forbes estimait sa fortune à 2,1 milliards de dollars.
Pour la Rive gauche de Genève, c'est un fait. La crise économique est un concept inconnu et les villas s'échangent toujours à coups de dizaines de millions de francs, car l'immobilier de luxe reste porteur. «Dans cette ville, affirme ainsi Thomas Geiser, responsable des ventes chez De Rham Sotheby's, nous avons négocié des appartements de luxe à 36 000 francs le mètre carré. Il existe toujours des clients prêts à payer ce prix pour des espaces bien situés.»

Sur www.tdg.ch le 16 janvier 2010

Projection sur le Kazakhstan à Narbonne

Au club Léo-Lagrange le Jeudi 28 janvier 2010 à 18 h 30, projection à la salle Madaule à Narbonne du film réalisé par François Morlon. :
"Le Kazakhstan, ses paysages, ses oiseaux. Récit d'une expédition scientifique"
Sur www.midilibre.com le 18 janvier 2010

Les fortunes kazakhes préfère acheter de l'immobilier à Paris

Le marché de l'immobilier de luxe semble avoir retrouvé son dynamisme mais les prix restent inférieurs à ceux de 2007, selon le journal Le Monde. Les vendeurs ont sérieusement revu leurs prétentions à la baisse, d'au moins 10 % à 20 %, souligne le journal s'appuyant sur les chiffres des notaires. Ainsi, au troisième trimestre 2009 les notaires parisiens ont enregistré 450 ventes de plus de 1 million d'euros, dont seules 81 dépassent 2 millions d'euros.

Quant aux clients étrangers, les Russes, les Américains et les Britanniques sont moins présents qu'auparavant, mais le marché est soutenu par "les fortunes pétrolières venues du Kazakhstan ou du Moyen-Orient" qui préfèrent acheter des propriétés dans le 8ème arrondissement. D'autre part, les biens immobiliers situés Rive Gauche sont préférés par les Scandinaves, les Belges et les Suisses qui viennent s'acheter un pied-à-terre à Paris, explique Le Monde.

Sur www.directgestion.com

samedi 16 janvier 2010

Tueur à Gages (Killer) de Darezhan Omirbayev

Tueur à Gages (Killer) de Darezhan Omirbayev (Kazakhstan-France/1998/80’’/35mm/Couleur/Vostfr)


Réveillé trop tard pour L’Armée des Ombres de Melville au MK2 Quai de Seine, que j’essaie de voir depuis un moment, j’y vais quand même pour un autre film du cycle « Melville et les héritiers du film noir », Tueur à Gages de Darejan Ormibaev, un film kazakh au titre accrocheur, à 11h25. Une poignée de personnes dans la salle 4 (même pas une dizaine), le film commence direct sans aucune pub.

Un début contemplatif, quasi muet, plein de vide et manque. Un scientifique invité à une émission de radio, un jeune homme qui attend dans un hall. Un bâtiment labyrinthique aux couloirs anonymes et déserts dans lequel se perd le scientifique pour en sortir (magnifique série de plans d’errance silencieuse et solitaire du pauvre vieux qui cherche la sortie). Le jeune homme qui l’attend, c’est son chauffeur, et quand le scientifique réussit enfin à sortir de ce dédale de couloirs vides, ils partent en voiture. En une séquence avare en dialogues, on comprend qu’il y a un malaise dans ce pays, et à plein de niveau. Le scientifique semble galérer pour trouver des subventions pour ses recherches, et le jeune héros s’accroche à son boulot de chauffeur pour ne pas avoir à survivre de combines. Bienvenue au Kazakhstan, avec une présentation du pays beaucoup moins drôle que dans Borat.


Résumé :
A Almaty, capitale du Kazakhstan, Marat (Talgat Assetov) est un jeune chauffeur qui travaille pour un scientifique qu’il conduit. Un jour, en ramenant de l’hôpital sa femme et leur bébé qui vient de naitre, dans un moment d’inattention, Marat percute la voiture de devant, une Mercedes appartenant à un parrain quelconque, nouveau riche local important et influent. Le propriétaire lui demande de payer les réparations, Marat n’a bien sûr pas les moyens. On lui envoie des hommes de main lui casser la figure chez lui, et Marat est obligé de prendre un crédit à un fort taux d’intérêt afin de rembourser les réparations. Mais lorsque le scientifique se suicide car il ne peut faire aboutir ses recherches par manque de subventions, privant Marat de sa seule source de revenus, et que sa dette augmente jusqu’à devenir exorbitante, on lui propose de tuer quelqu’un, combine illégale que Marat a toujours refusé. Cette fois-ci, il ne peut se défiler et accepte avec contrecœur. Sa cible est un journaliste gênant qui dénonce la corruption ambiante et risque de compromettre le parrain influent.

Le titre ne prend son sens que vers la fin, quand le héros face à l’adversité et à son destin, devient malgré lui, un tueur à gages. Rien de bien glorieux donc, ce n’est pas un film allégorique de ce métier si romantisé au cinéma. Le cinéaste fait plutôt un constat amer et très pessimiste de la situation dans son pays en pleine chute libre suite à la fin du système soviétique de l’URSS. Ici, pas de fioritures ni d’effets de style tapes à l’œil et racoleur digne du genre polar, bien au contraire, une mise en scène épurée suit l’errance d’un héros devenu fantôme, qui s’efface peu à peu et disparait de l’écran (sa mort restera d’ailleurs hors-champ, pudique et anecdotique, tout comme les confrontations physiques, souvent montrées après l’action), d’ailleurs ce personnage est loin d’incarner l’archétype du tueur à gage de ce genre de film, c’est plutôt un homme simple comme tout le monde qui bascule dans un univers clos et chaotique, où tout est à prendre et à reconstruire, traité d’ailleurs de manière très naturaliste et sans fioritures de mise en scène, assez proche d’un style documentaire qui se contente de montrer, sans intervenir dans l’histoire. Le cinéaste suit ce personnage, héros apathique et passif dans son errance, ses erreurs, la fatalité de son destin, témoin silencieux de son parcours tragique. Malgré son honnêteté et son intégrité, il semble totalement prisonnier de son environnement, qu’il subit tout au long du film (mais qu’il ne semble pas accepter, critiquant le trafic illégal, moyen de survivre dans ce pays, et le chaos engendré par ce phénomène), jusqu’à en perdre sa substance, son humanité, son existence. Il n’est pas grand-chose dans cette société, et malgré son désir d’échapper à cette condition, il restera prisonnier de celle-ci.

Les plans où il se trouve sur un toit, devant toute l’étendue de la ville, sont magnifiques, et soulignent cette solitude et cet effacement (songe-t’il au suicide, solution qui mettrait fin à tous ses problèmes ?). Killer est le troisième long métrage de Darejan Ormibaev, après Kaïrat et Kardiogramma (trois films en K).Une vision très pessimiste du Kazakhstan, après le passage au capitalisme et toutes ses dérives engendrées (marché noir, corruption, mafia), Tueur à Gages dresse un portrait peu engageant de son pays, et laisse un goût amer après sa vision, d’impuissance et de frustration. Un film à la mise en scène effacée, simple et honnête, tout comme son héros.A noter que ce film a reçu 2 prix (Un Certain regard à Cannes et le Don Quichote Award au Karlovy Vary International Film Festival en République Tchèque et une nomination pour le Crystal Globe au même festival).

La fille du président kazakh s'installe à Genève

La fille du président kazakh s'installe à Genève: Dinara Kulibayeva a acquis en décembre dernier une propriété dans la commune d'Anières (GE) pour la coquette somme de 74,7 millions de francs. La transaction a été révélée samedi par La Tribune de Genève.

Selon la Feuille d'avis officielle du canton de Genève du 8 janvier, la nouvelle propriété de Dinara Kulibayeva est composée de plusieurs bâtiments construits sur une parcelle d'une surface totale de 7960 m2. Elle appartenait jusqu'ici à Rustam Aksenenko.

L'homme d'affaires russe l'aurait acquise en 2005 au prix de 15 millions de francs, selon La Tribune. Le responsable de la société immobilière De Rham Sotheby's cité par le quotidien genevois indique que l'immobilier de luxe reste prisé, malgré la crise économique.

Au moment de la transaction, le 23 décembre dernier, la deuxième fille de l'actuel président kazakh Nursultan Nazarbayev a indiqué comme adresse actuelle la commune de Porza (TI).
ats sur www.20min.ch

vendredi 15 janvier 2010

Kazakhstan : l'économie d'abord, la démocratie ensuite

Les défis économiques du Kazakhstan

La plus importante économie d’Asie centrale, le Kazakhstan , prend la présidence de l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, avec pour objectif de renforcer la sécurité économique dans toute la région.

Etant le plus grand pays au monde sans accès à la mer, il encourage la construction d’autoroutes et de pipelines entre l’Europe et la Chine, recréant même l’historique Route de la soie pour développer les échanges commerciaux.

Cependant, le plus grand souci du Kazakhstan aujourd’hui c’est d’empêcher sa propre récession. Après des années de réussite économique alimentée par les cours élevés du pétrole, le pays a presque atteint son niveau le plus bas.

Le gouvernement kazakh a réagi aux premières secousses de la crise mondiale en dévaluant la monnaie, en prenant le contrôle des plus importantes banques du pays et en injectant des milliards de dollars d’argent public pour remettre l’économie sur les rails. Le Président kazakh Nursultan Nazarbayev explique : “quand les entreprises fermaient leurs portes partout, nous avons créé 170 nouvelles compagnies. Ce qui a permis la création de 400.000 nouveaux emplois. Le chômage au Kazakhstan n’a pas augmenté, il a diminué de 7,5% à 6%, et tout cela en utilisant nos propres réserves».

La rapide croissance économique du Kazakhstan dans les années 2000 est pour une grande part dûe à l’investissement étranger dans le secteur attractif du pétrole de la mer Caspienne.Les vastes réserves de pétrole et de gaz, ont permis à l’Etat de générer assez de devises pour empêcher une faillite économique et sociale quand la crise était à son apogée. Mais pour bien des raisons, c’est l’abondance de pétrole et de gaz qui a fragilisé en premier lieu une économie à peine développée.

Le système bancaire Kazakh est un point faible. Désormais en difficultés, ce secteur avait prospéré grâce à des liquidités bon marché dont la source s’est tarie. Les problèmes des banques locales ont faussé la concurrence car les investisseurs occidentaux ont étendu leurs opérations ici, laissant de côté les règles de transparence sur certains dossiers et d’autres particularités du marché kazakh.

« Le marché kazakh a ses défis, mais il offre beaucoup d’opportunités et je pense que la volonté existe au Kazakhstan d’être attrayant pour les investisseurs étrangers et spécialement pour ceux qui veulent aider au développement du pays; affirme Simen Munter le président d’Eurobak, l’association kazakh pour le commerce avec l’Europe.»

L’intervention de l’Etat a pu jouer son rôle dans les mesures d’urgence prises mais à plus long terme l’économie kazakh a besoin de profondes réformes pour la rendre moins dépendante du secteur de l’énergie et du contrôle de l’Etat, explique l’experte et éditorialiste Aigul Tulembayeva.

« Les nouveaux emplois que nous avons , il sont créés exclusivement par l’Etat . Et ce n’est pas la solution : l’économie doit trouver des ressources propres, elle doit chercher le chemin de la croissance par elle-même, elle doit s’équilibrer et se reconstruire. Mais ça n’est pas ce qui se produit. Ce que je veux dire c’est qu’au lieu d’aller de l’avant, notre économie stagne ».

Beaucoup de Kazakhs auront du mal à garder leur train de vie avec leur goût récent pour les voitures coûteuses, les beaux vêtements et les appartements confortables. Un programme d’industriallisation sur 10 ans a été planifié ainsi que d’importants investissements dans le prometteur secteur agricole du pays. Objectif : soutenir l’économie kazakh, en gardant le chômage sous contrôle et en empêchant les déficits alimentaires. Mais selon les experts locaux, l’époque de l’argent facile s’en est allée pour de bon.

“Il ne faut pas s’attendre dans les prochaines années aux taux de croissance qu’on a observés dans les années 2000, avant la crise; explique Vyacheslav Dodonov, chef du département recherche de l’institut kazakh pour les études stratégiques. Dans un proche avenir il est peu probable qu’on atteigne des taux de croissance de 8-10%. L’économie du Kazakhstan se développera régulièrement dans les années qui viennent mais à un rythme modéré ».

En fin de compte, les économistes sont d’accord : la crise peut aider le Kazakhstan à revenir sur terre aprés des années de dopage aux crédits et conduire le nouveau président de l’OSCE vers un développement durable et stable.