Vous êtes à la recherche de personnels pour des postes au Kazakhstan?

Eurokaz peut vous aider en publiant votre annonce sur le site de son portail
Eurokaz News, section "
Offre d'emploi"

mercredi 17 mars 2010

Une première banque islamique à Almaty

Le tout premier établissement bancaire islamique, filiale de la banque Al-Hilal d'Abou Dhabi, ouvrira prochainement ses portes à Almaty, capitale économique kazakhe. Elle "investira 1 milliard de dollars [727 millions d'euros] dans l'économie nationale", se réjouit le site d'information kazakh Nomad.su. Pour le Premier ministre Karim Massimov, il existe "un grand potentiel de développement du financement islamique au Kazakhstan". D'autant plus que le projet est soutenu par le gouvernement. "Astana veut être un acteur de poids sur le marché financier islamique. A cet effet, les autorités envisagent d'émettre des obligations spécifiques (soukouk) d'un montant total de 500 millions de dollars, ce qui permettrait de réduire le déficit du budget national", conclut le journal en ligne.
Sur www.courrierinternational .com le 17 mars 2010

Kazakhstan : Total signe un accord pour prendre une participation de 50% sur une concession détenue par OTG

Total annonce la signature d'un accord pour acquérir une participation de 50% dans une concession détenue par OilTechnoGroup (OTG), filiale kazakhe de la société polonaise Petrolinvest. Situé à terre, au nord-ouest du Kazakhstan, ce permis actuellement en cours d'exploration couvre une superficie d'environ 5 500 kilomètres carrés.

Cette acquisition, soumise à l'approbation des autorités kazakhes, complètera le portefeuille de Total au Kazakhstan qui deviendra opérateur du permis. Des travaux de retraitement sismique et le forage d'un puits sont prévus sur ce périmètre d'exploration sur lequel un puits a déjà été foré avec des résultats encourageants.

« L'acquisition d'une participation sur la concession détenue par OTG permettra à Total d'apporter son expertise dans le forage de puits profonds et de devenir opérateur d'un permis pétrolier au Kazakhstan dans une région au potentiel prometteur », a déclaré Yves-Louis Darricarrère, directeur général Exploration & Production.

Total Exploration et Production au Kazakhstan

Total est présent au Kazakhstan depuis 1992 à travers sa participation de 16,8% dans le permis de Nord Caspienne qui couvre notamment le gisement géant de Kashagan, opéré par la société conjointe d'opérations, la North Caspian Operating Company (NCOC). Kashagan devrait entrer en production vers la fin de l'année 2012.

Au Kazakhstan comme dans tous les pays où il opère, le Groupe s'engage à la fois à limiter son impact sur l'environnement et à être un acteur industriel socialement responsable. En tant qu'opérateur de la concession détenu par OTG, Total apportera toute sa maîtrise opérationnelle et son savoir-faire en matière de respect de l'environnement. De nombreuses actions seront en effet menées autour du projet : qu'elles soient d'ordre environnemental, économique ou encore sociétal, elles devront contribuer durablement à la réussite de toutes les composantes du projet.

* * * * *

Total est l'un des tout premiers groupes pétroliers et gaziers internationaux, exerçant ses activités dans plus de 130 pays. Ses 97 000 collaborateurs développent leur savoir-faire à tous les niveaux de cette industrie : exploration et production de pétrole et de gaz naturel, raffinage et distribution, gaz et énergies nouvelles et trading. Ils contribuent ainsi à satisfaire la demande énergétique mondiale, présente et future. Le Groupe est également un acteur de premier plan de la chimie. www.total.com

www.total.com le 17 mars 2010

Russie, Biélorussie et Kazakhstan en route vers une monnaie commune

BREST (Biélorussie), 17 mars - RIA Novosti

La mise en place d'une union monétaire sera l'étape qui suivra la création de l'espace économique commun de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan, dans le cadre de leur Union douanière, a annoncé mardi à Brest le premier vice-premier ministre russe Igor Chouvalov.

"Ces étapes ont déjà été franchies par l'Union européenne. Une union monétaire sera sollicitée sur le plan économique mais cela sera l'étape suivante de notre intégration", a expliqué le responsable devant les journalistes, à l'issue de négociations économiques dans le cadre d'une visite en Biélorussie du premier ministre russe Vladimir Poutine.

Selon lui, tous les accords cadre relatifs à l'Espace économique commun des trois pays doivent être adoptés d'ici le 1er janvier 2012. Ils concerneront notamment la politique macroéconomique, la régulation anticrise et la subvention de l'économie.

"En élaborant ces accords en Russie, nous suivons les meilleurs exemples européens", a affirmé M.Chouvalov. "Si l'espace économique commun devient réalité à partir du 1er janvier 2012, la mise en place d'une union monétaire sera en toute logique l'étape suivante", a-t-il ajouté.

mardi 16 mars 2010

Le SG de l'ONU visitera le site de Semipalatinsk

Dans le cadre de sa visite au Kazakhstan les 6-7 avril le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon rencontrera le président Noursoultan Nazarbaïev et se rendra sur l'ex-polygone nucléaire soviétique de Semipalatinsk, a rapporté mardi le service de presse du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Le premier test aérien sur le site remonte au 29 août 1949. Les bombes soviétiques H y ont été testées en 1953 et 1955. Après l'entrée en vigueur du Traité sur l'interdiction des essais nucléaires dans trois milieux (atmosphère, espace extra-atmosphérique, sous l'eau), signé à Moscou le 10 octobre 1963 par l'URSS, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, seuls des tests souterrains ont été menés sur le site.

Entre 1949 et 1989, au moins 468 charges nucléaires ont été testées sur le polygone. Leur puissance globale entre 1949 et 1963 a dépassé de 2.500 fois celle de la bombe américaine larguée sur Hiroshima. Des nuages et des fuites radioactives provoquées par 55 explosions aériennes et 169 souterraines ont contaminé des régions entières dans l'est du Kazakhstan.

Le dernier test sur le polygone a été réalisé en 1989.
ASTANA, 16 mars - RIA Novosti

La Grèce doit-elle suivre l'exemple du Kazakhstan ?

Bien que le Kazakhstan ne soit pas proche de la zone euro, son actualité économique est instructive par rapport aux récentes difficultés de la monnaie unique. Alors que la zone euro est aux prises avec les crises et les plans d'austérité liés à l'endettement de certains pays, le Kazakhstan renoue avec une croissance forte après l'effondrement de son système bancaire.

Au cours de la dernière décennie, le Kazakhstan s'est gavé de prêts généreux accordés par des banques internationales – tout comme une grande partie du sud de l'Europe.

Les emprunts contractés par les banques kazakhes s'élevaient à près de 50% du PIB. Cet afflux de fonds, qui a en grande partie servi à financer des projets de construction, a entraîné une augmentation des salaires, les prix de l'immobilier ont atteint des niveaux comparables à ceux de Paris et les Kazakhs se sont imaginés que leur pays était un nouveau tigre asiatique.

La fête a brutalement pris fin en 2009, lorsque deux banques d'investissement internationales ont avancé la date de remboursement de leurs créances, en espérant récupérer leur argent. Le gouvernement kazakh, qui peinait à soutenir ses banques privées surendettées au moyen d'injections de capitaux et de nationalisations, a décidé d'arrêter les frais. Les banques se retrouvèrent en défaut de paiement et les créanciers durent accepter de lourdes pertes.

Mais – c'est le point que nous voulons souligner – ayant passé ses dettes par pertes et profits, le système bancaire est aujourd'hui recapitalisé et en mesure de soutenir la croissance économique. Malgré un défaut de paiement désordonné, ce nouveau départ a été l'occasion d'un redressement remarquable.

Le traitement que réserve l'Europe de l'Ouest à ses banques défaillantes est très différent. La croissance de l'Irlande, le tigre celte de l'Europe des dix dernières années, a été en grande partie portée par des afflux importants de crédits dans son « complexe bancaire immobilier ». Les emprunts libellés en devises étrangères du système bancaire irlandais ont atteint près de 100% du PIB, soit deux fois le montant du Kazakhstan. Lorsque l'économie mondiale est entrée en récession en 2008-2009, l'Irlande a également dû déchanter.

Mais la suite est différente dans ce dernier cas, pour le moment en tout cas. Au lieu d'obliger les banques privées créancières à assumer une marge de sécurité importante, le gouvernement irlandais a choisi de faire porter la totalité du poids de la dette aux contribuables. Le gouvernement a accumulé un déficit budgétaire s'élevant à 10% du PIB, malgré une baisse des salaires dans le secteur public, et prévoit aujourd'hui de nouvelles baisses des rémunérations pour honorer l'encours de la dette de ses banques en faillite.

La Grèce est aujourd'hui à une croisée des chemins semblable à celles du Kazakhstan et de l'Irlande : le gouvernement a emprunté à tour de bras ces dix dernières années et a dilapidé l'argent au profit d'un secteur public pléthorique (et syndiqué), en lieu et place de logements (modernes, et vides), avec une dette publique s'approchant des 150% du PIB.

Les chiffres sont simplement terrifiants. Si la Grèce veut commencer à rembourser les intérêts de la dette – plutôt que la convertir en de nouveaux emprunts – le gouvernement devra d'ici 2011 accepter un excédent primaire des finances publiques (c'est à dire n'incluant pas le service de la dette) proche de 10% du PIB. L'État devra pour cela prévoir de nouvelles réductions des dépenses publiques et des nouvelles mesures fiscales à hauteur de 14% du PIB, tentant ainsi l'ajustement fiscal le plus important jamais entrepris.

Pire encore, une grande partie du service de la dette profitera à la France et à l'Allemagne, réduisant d'autant les revenus en circulation dans l'économie grecque. Pour que la Grèce commence à rembourser une partie de sa dette, elle devra applique un programme d'austérité sur plusieurs décennies, qui entraînera une baisse bien plus importante de son PIB que le net déclin du PIB de l'Irlande à ce jour. Les fonctionnaires grecs devront en outre s'attendre à des réductions marquées de leurs rémunérations, des mesures qui dans le climat politique délétère actuel ne manqueront pas de se traduire par des conflits sociaux et des manifestations.

Si les dirigeants européens pensent que la Grèce peut s'en sortir en faisant à nouveau appel au marché à terme du crédit, ils se trompent. La Grèce ne peut simplement pas se permettre de rembourser sa dette avec des taux d'intérêts qui reflètent le risque inhérent. La seule manière de refinancer la dette de ce pays à un taux viable serait de lui accorder des prêts à long terme subventionnés qui couvriraient une grande partie des encours arrivant à échéance dans les trois à cinq prochaines années. Et même dans des conditions aussi généreuses, la Grèce devrait accepter un ajustement fiscal correspondant à 10% de son PIB pour revenir à un endettement plus stable.

L'alternative est pour la Grèce de gérer un défaut de paiement de manière ordonnée. Les prêts accordés de manière imprudente à l'État grec étaient basés sur les décisions désastreuses prises par les créanciers européens. Un défaut de paiement enseigne une leçon aux créanciers – et à leurs gouvernements – tout comme aux débiteurs : les erreurs coûtent cher, et ces erreurs sont les leurs.

Avec chaque jour qui passe, il devient évident qu'une restructuration de la dette grecque est inévitable. L'État devra accepter une forme ou une autre de défaut de paiement, sans doute l'issue la plus favorable. Un défaut de paiement sera sans doute pénible, mais pas plus que les autres solutions. Et un défaut de paiement avec une restructuration « ordonnée » rétablirait instantanément les finances grecques sur une base plus saine.

Après d'âpres négociations, le gouvernement grec et ses créanciers conviendraient probablement de réduire de moitié la dette du pays. Les banques grecques devraient être recapitalisées, mais elles seraient alors en mesure d'octroyer à nouveau des crédits.

Un défaut de paiement permettrait également de faire assumer une partie de la fièvre emprunteuse de la Grèce aux créanciers. Les Allemands et les Français seraient obligés d'injecter de nouveaux capitaux dans leurs banques (ce qui les inciteraient peut-être enfin à accepter des réglementations plus strictes pour empêcher que cela se reproduise) et le monde entier deviendrait plus circonspect concernant les prêts accordés à des États souverains prodigues.

En fin de compte, en donnant une leçon nécessaire aux créanciers, un défaut de paiement au sein de la zone euro pourrait être un pas dans la bonne direction pour l'établissement d'un système financier européen – et mondial – plus sain.

Simon Johnson and Peter Boone

Simon Johnson, ancien chef économiste du FMI, il est professeur au MIT's Sloan School of Business, membre senior au Peterson Institute, et co-auteur (avec James Kwak) du livre à paraître "13 Bankers" (http://13bankers.com ).

Peter Boone, Président de l' "Effective Intervention" à la London School of Economics, Center for Economic Performance, il est un associé de Salute Capital Management Ltd.

www.project-syndicate.org, le 16 mars 2010

lundi 15 mars 2010

Inondations mortelles au Kazakhstan: deux responsables arrêtés

ALMATY - Le maire d'un village kazakh dévasté par des inondations qui ont fait des dizaines de morts et le chef des services locaux des situations d'urgence ont été arrêtés et placés en détention provisoire, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan.

"Dans le cadre de l'enquête, le maire de Kyzyl-Agach et le chef des services d'urgence de la région d'Aksou ont été arrêtés et placés en détention provisoire", a précisé le ministère dans un communiqué.

Samedi, le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, avait demandé l'ouverture d'une enquête criminelle après la rupture d'un barrage qui a causé des inondations dans la région d'Almaty, dans le sud-est du pays, entraînant la mort de 35 personnes.

A la suite de pluies torrentielles et de la fonte des neiges, une brèche s'était produite jeudi dans un barrage près du village de Kyzyl-Agach, dans la région d'Almaty, principale ville kazakhe, provoquant des inondations et la destruction de centaines de maisons.

Un millier d'habitants ont été évacués sur les 2.500 que compte le village ainsi qu'un millier d'autres des zones environnantes, selon l'agence Interfax-Kazakhstan. Le barrage voisin de Karatalsky a aussi cédé et un village de 820 habitants a dû être évacué.

Les inondations sont fréquentes au Kazakhstan, une ex-république soviétique où les infrastructures vieillissantes sont à l'origine de désastres ces dernières années, même si ce vaste pays d'Asie centrale s'efforce de donner l'image d'une nation moderne en plein essor et riche en ressources naturelles.

Sur www.romandie.com le 15 mars 2010

Kazakhstan : Deux barrages cèdent, faisant 47 victimes

Après la rupture de deux barrages au Kazakhstan, jeudi et vendredi dernier, des milliers de personnes ont été évacuées des zones sinistrées. La tragédie a eu lieu dans le district de Aksuisky, au nord de la capitale économique Almaty. KZBlog annonce :

Jeudi, un barrage a cédé dans la région de Karatalsky, en province d'Almaty, après une fonte importante de neige. 820 personnes ont trouvé refuge dans une école proche. Vendredi, un autre barrage a cédé, le réservoir d'eau de la région de Aksuisky. Kyzyl-Agash, un village proche de 3000 habitants, a été inondé. La plupart des habitants ont pu être évacués mais pas tous.

Durant le week-end, le bilan est passé de 20 victimes à 35, sans compter les disparus. Depuis lundi, le bilan officiel est 47 victimes. Le Président Nazarbayev a demandé au procureur général d'ouvrir une enquête criminelle contre le propriétaire du barrage "Kyzyl-Agash". Comme on l'a découvert après la catastrophe, le réservoir et le barrage sont gérés par une société privée.

Le blog Lord-Fame a les informations les plus complètes [russe] :

Les grandes eaux sont arrivées. Nous étions prévenus, nous aurions du être prêts. A une heure du matin, la police est arrivée dans le village près de Taldy-Korgan [une commune de la région d'Almaty] et a forcé les gens à partir. Et c'était la chose à faire.

A Kyzyl-Agash, un officier de police est passé de maison en maison et a averti que le barrage pouvait ne pas résister à la crue. Les gens ont commencé à amener les femmes et les enfants dans d'autres villages proches. Dans la soirée, l'administrateur du district est arrivé, en demandant de ne pas paniquer et a assuré que tout était sous contrôle. Les gens l'ont cru. Beaucoup de ceux-ci sont maintenant morts. […] Ce qui fut le village prospère de Kyzyl-Agash ressemble maintenant à la photo en entête :

Le barrage a cédé à cause de précipitations importantes qui se sont ajoutées à l'eau de la fonte des neiges. Les lignes téléphoniques ne fonctionnent plus. L'eau a aussi emporté le pont de Kyzyl-Agash, sur l'une des principales autoroutes nord-sud. Lord-Fame ajoute [russe]:

Les habitants de Egen-Su, un autre village en aval, ont été tous évacués à temps, mais les pertes en bétail sont massives […]. A Kyzyl-Agash, la tragédie aurait pu être évitée si les autorités avaient organisé à temps la gestion de l'alerte. Le chef local de l'administration avait peur de provoquer une panique…Pourquoi n'a-t-il pas eu peur des morts ?

La plupart des personnes évacuées sont maintenant réfugiées dans des casernes de l'armée, des écoles, et la gare de Taldy-Kurgan. Les chaines locales de télévision demandent aux téléspectateurs d'aider en donnant des vêtements et de la nourriture.

Billet publié par Adil Nurmakov le 15 mars 2010
Traduit par Claire Ulrich - Voir le billet en anglais