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dimanche 17 octobre 2010

Uranium: Kiev adhère au projet d'enrichissement russo-kazakh

Le gouvernement ukrainien a annoncé jeudi avoir approuvé la participation du pays à la création d'un centre d'enrichissement d'uranium à Angarsk (Sibérie), aux côtés de la Russie et du Kazakhstan.

"Le cabinet des ministres ukrainien a décidé d'entériner l'entente intervenue entre les gouvernements ukrainien, russe et kazakh sur la participation aux activités du Centre international d'enrichissement d'uranium", est-il indiqué dans un arrêté mis en ligne sur le site du gouvernement.

Les groupes russe Atomenergoprom et kazakh Kazatomprom envisagent de construire un centre d'enrichissement d'uranium avant 2017 à Angarsk, dans la région russe d'Irkoutsk. Le centre fournira de l'uranium aux pays souhaitant promouvoir le nucléaire civil sans se doter de technologies d'enrichissement. Il atteindra sa capacité maximale en 2024. Le coût du projet s'élève à 2,5 milliards de dollars.

Atomenergoprom et Kazatomprom ont créé une coentreprise "Centre d'enrichissement d'uranium" en 2006. Le consortium ukrainien "Combustible nucléaire" a acheté 10% d'actions de la coentreprise russo-kazakhe début octobre. La Russie en détient 80% et le Kazakhstan 10%.

Par evelyne casalegno sur www.intelink.info le 17 octobre 2010, source : Ria Novosti

samedi 16 octobre 2010

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en manoeuvres au Kazakhstan

BASE MILITAIRE D'ILI, Kazakhstan (Reuters) - Une cinquantaine de militaires britanniques et américains sont arrivés lundi au Kazakhstan pour un exercice de deux semaines aux côtés d'un millier de soldats kazakhs. Cette initiative témoigne des efforts menés par l'Otan pour gagner du terrain en ex-URSS, où la Russie tente de préserver son influence sur les anciennes Républiques soviétiques.

L'exercice "Aigle des steppes", qui se tient pour la huitième fois, a pour but de former les militaires kazakhs à de futures missions conjointes avec les forces de l'Otan. "Quand nous partirons d'ici, nous serons de meilleurs camarades avec une vision renforcée de l'avenir", a déclaré le général William Webster, commandant des forces terrestres américaines en Asie centrale et au Moyen-Orient lors de la cérémonie d'ouverture.

Le Kazakhstan exerce cette année la présidence tournante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), où la Russie côtoie des pays fondateurs de l'Otan. "En tant que président de l'OSCE, le Kazakhstan a milité en faveur du renforcement de la sécurité européenne, qui dépasse largement les frontières de l'Europe elle-même", a déclaré Saken Jassouzakov, ministre adjoint de la Défense et chef d'état-major de l'armée kazakhe.

Les drapeaux britannique et américain ont été hissés avec le drapeau kazakh sur la base militaire d'Ili, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Almaty, la plus grande ville du pays. Les Américains sont majoritaires au sein du détachement occidental, avec 45 hommes contre cinq pour Londres, qui seront chargés d'évaluer l'exercice. Washington s'efforce de concurrencer Moscou dans cette région frontalière de l'Iran et de l'Afghanistan, où les Etats-Unis disposent d'une importante base aérienne, au Kirghizistan. Cette base, ainsi que d'autres sites dans divers pays d'Asie centrale, joue un rôle de premier plan dans la logistique des opérations en Afghanistan.

Quelques militaires kazakhs ont été déployés en Irak, pour des missions n'impliquant pas de combats. De source militaire britannique et américaine, on estime que leur envoi en Afghanistan est peu probable en raison des liens historiques entre les deux pays. Mais de possibles missions au Kosovo, au Darfour ou au Sahara occidental ne sont pas écartées.

Par Robin Paxton, traduit Gregory Schwartz pour le service français, publié sur www.challenges.fr le 16 octobre 2010

jeudi 14 octobre 2010

Kazakhstan: plusieurs introductions de sociétés à la Bourse de Hong Kong (presse)

Plusieurs sociétés du Kazakhstan, dont certaines sont déjà cotées à la Bourse de Londres, vont faire leur entrée à la Bourse de Hong Kong, a déclaré le Premier ministre Kazakh Karim Masimov, rapporte samedi le South China Morning Post.

Sur www.lepoint.fr le 14 octobre 2010


L'héroïne gangrène la Russie

Plus meurtrière que le terrorisme, plus destructrice que l'alcool, l'héroïne est le fléau numéro un en Russie, pays à la démographie chancelante, seul Etat industriel où l'espérance de vie a considérablement baissé ces trente dernières années (60 ans pour les hommes). Selon le général Viktor Ivanov, le chef du service de lutte contre la drogue, chaque année, 30 000 personnes meurent victimes de la consommation d'héroïne, soit bien plus que le bilan des morts (13 500) de la guerre soviéto-afghane (de 1979 à 1989).


La production mondiale d'opium a beau avoir baissé (8 890 tonnes en 2007, 7 754 tonnes en 2009), la Russie absorbe 21 % de l'héroïne produite en Afghanistan, soit 70 tonnes par an. Vladimir Poutine a pourtant nommé un de ses plus sûrs alliés - Viktor Ivanov, un ancien officier du KGB comme lui - à la tête de la lutte contre le trafic de drogue, en vain. Les services compétents mettent la main sur 4 % seulement des cargaisons acheminées en Russie. Impuissants, les services de M. Ivanov se bornent à constater que 2 millions de jeunes, entre 18 et 39 ans, sont des consommateurs réguliers.

Cette "génération perdue", première victime de la contamination par le virus du sida, est visible dans les grandes villes industrielles de l'Oural, au coeur du trafic routier, ferroviaire et aérien avec l'Asie centrale. La drogue passe en Russie via la frontière avec le Kazakhstan, longue de 7 000 kilomètres et difficile à contrôler.

En Asie centrale, l'ancienne route de la soie travaille sans interruption. Les pays pauvres et rongés par l'instabilité et la corruption, tels le Tadjikistan et le Kirghizistan, sont des points de passage obligés. Och, la grande ville du sud du pays, théâtre de violents pogroms anti-ouzbeks en juin, est au coeur du trafic.

Un Ouzbek originaire de Batken (au sud d'Och), soucieux d'anonymat, raconte : "Depuis la fin des années 1990, toute ma famille vit du trafic, une vraie dynastie. Mes oncles, mes frères, mes cousins ont gagné une fortune avec l'argent de la drogue." Dans un pays où le salaire moyen atteint 70 euros, l'argent de la drogue est une tentation facile. Acheté 1 500 dollars en Afghanistan, le kilo d'héroïne atteint 6 000 dollars lorsqu'il arrive à la frontière du Kazakhstan, 50 000 dollars à Moscou.

Théâtre en vingt ans de deux massacres ethniques (Ouzguen en 1990, Och et Djelalabad en 2010) et de deux révolutions (renversement du président Askar Akaev en 2005 et de Kourmanbek Bakiev en avril 2010), le Kirghizistan, rongé par l'économie grise et perfusé par l'aide internationale, est un maillon important sur la route de l'héroïne. Les cargaisons voyagent de la frontière tadjike, au sud, jusqu'à Och. De là, deux voies sont possibles : vers l'Ouzbékistan à l'ouest ou vers le Kazakhstan au nord. Et pour finir en Russie.

Le partage des tâches se fait selon les réalités ethniques du sud kirghiz : "Les Ouzbeks transportent, les Kirghizes dirigent", explique notre interlocuteur. Comme dans tout l'espace post-soviétique, les structures de sécurité et les gouverneurs de région sont impliqués : "Impossible de faire passer quoi que ce soit sans l'aval des autorités locales qui perçoivent jusqu'à 70 % des transactions." Pas étonnant que le sud du pays ait vu la montée en puissance ces dernières années de barons locaux prêts à défier le pouvoir central.

Pendant le règne du président Bakiev (2005-2010), originaire du sud, l'argent de la drogue a coulé à flot. En 2008, le président a fait fermer, sans explications, le service de lutte contre le trafic de drogue au sein du ministère de l'intérieur. En 2009, il a aboli l'Agence du contrôle des narcotiques. Dans le même temps, il créait un fonds des investissements et des innovations, peu regardant sur la nature des fonds investis, plaçant à sa tête son fils Maxime. Le président Bakiev vit désormais en exil à Minsk mais ses partisans sont encore très puissants. Son frère Djanych, qui dirigeait les services de sécurité, passe aujourd'hui, dit-on, le plus clair de son temps entre le sud kirghiz et le Tadjikistan. Preuve que les pro-Bakiev sont forts, leur parti Ata-Jourt a remporté les législatives du 10 octobre. Ces "sudistes" sont désormais la première force du nouveau Parlement, fer de lance du projet de république parlementaire lancé par la nouvelle présidente Roza Otounbaeva.

Le parlementarisme va peut-être apaiser la situation sur la scène politique kirghize mais il sera sans effets sur le trafic. "Le plus gros problème c'est la corruption", estime l'analyste russe Alexandre Zelitchenko, cité par le quotidien Komsomolskaïa Pravda, le 8 octobre). Même si le Tadjikistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan, se mettaient à mieux contrôler leurs frontières, la corruption des hauts fonctionnaires et des policiers semble invincible en Asie centrale et en Russie.

Le 1er juillet 2009, deux officiers du "Narkokontrol" russe étaient retrouvés morts par overdose dans les bureaux du centre de lutte antidrogue de la région ouest à Moscou. L'enquête eut tôt fait de conclure à un "empoisonnement alimentaire". Est-ce parce que l'une des victimes, Konstantin Khroustaliov, était le gendre du général Korjakov, ancien du KGB et ex-garde du corps de Boris Eltsine ? On ne compte plus les cas de collusions entre les trafiquants et les services de sécurité. L'étrange nom donné au service de lutte contre la drogue y est peut-être pour quelque chose : "Service fédéral pour le contrôle des flux de drogues". Comme si le problème n'était pas tant d'empêcher le trafic que de le contrôler !

Sur www.lemonde.fr le 14 octobre 2010

Moscou, Minsk et Astana: vers un accord macroéconomique

MOSCOU, 14 octobre - RIA Novosti


Un accord sur une politique macroéconomique commune entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan peut être signé dans l'immédiat, a annoncé mardi le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine.

"De notre côté, nous avons préparé un projet d'accord sur la politique macroéconomique commune entre la Fédération de Russie, la république de la Biélorussie et la république du Kazakhstan qui forment un Espace économique commun", a déclaré le ministre russe lors de la cinquième session plénière du Dialogue Russie-EU sur la politique financière et macroéconomique.

Selon ce document, les pays discuteront et coordonneront régulièrement les principaux paramètres de leur politique macroéconomique et budgétaire. Il est également prévu d'élaborer des approches communes à la réalisation de réformes économiques pour garantir la stabilité macroéconomique.

Le 6 juillet, le Code de l'Union douanière est entré en vigueur sur le territoire de la Russie, de la Biélorussie et du Kazakhstan. Dès le 1 juillet 2011, les barrières douanières entre la Russie et le Kazakhstan ainsi qu'entre la Russie et la Biélorussie devront disparaître. Un espace économique commun sera formé à partir du 1 janvier 2012 sur le territoire de ces trois pays permettant d'appliquer des règles économiques communes.

mercredi 13 octobre 2010

Pourquoi la Belgique doit être présente au Kazakhstan?

sur www.rtlinfo.be

Décès d'un membre de la mission économique au Kazakhstan

Michel Masi (56 ans), chef de service à l'administration des douanes et accises, qui accompagnait le prince Philippe dans la mission économique au Kazakhstan, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi.

Bien qu'il n'y ait pas encore de confirmation de la cause du décès, il semble qu'il s'agirait d'un problème cardiaque. La mission économique est partie lundi pour cinq jours au Kazakhstan.
Sur www.rtlinfo.be le 13 octobre 2010