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mardi 26 juillet 2011

Le polygone de Sémipalatinsk, un terrain comme un autre ?

"Le Centre atomique national du Kazakhstan propose de mettre à disposition du secteur agricole 95 % du territoire du polygone d'essais nucléaires de Sémipalatinsk, devenu sans danger, selon le rapport officiel", rapporte le journal en ligne kazakh Respublika. D'une superficie de 18 000 km², ce polygone est le premier et l'un des principaux sites d'essais atomiques soviétiques ; il est situé à 130 km à l'ouest de la ville de Sémipalatinsk.

Les écologistes kazakhs de l'association EcoForum s'opposent à la banalisation du terrain. De 1949 à 1989, 456 essais nucléaires et 607 explosions nucléaires d'une puissance totale de 1 737 mégatonnes y ont été réalisés. Le volume de plutonium utilisé a été de 290 kg, et, selon des experts régionaux, "le sol contient encore 200 kg d'isotopes de plutonium, dont la durée de vie est de 240 000 ans". "Mais qui pourra arrêter les partisans de cette initiative si l'affaire peut rapporter des millions ?" conclut Respublika.
Sur www.courrierinternational.com le 26 juillet 2011

Les banques centrales de Chine et de Kazakhstan vont ouvrir des comptes spéciaux sur l'échange de devises

Les banques centrales du Kazakhstan et de Chine ont convenu d'ouvrir des comptes spéciaux, en vertu d'un accord d'échange entre le Yuan et le Tenge.

L'accord a été conclu lors de la septième réunion du sous-comité sino-Kazakh pour la coopération financière, qui s'est tenue lundi à Astana.

Les deux parties ont noté lors de la réunion que les échanges commerciaux entre les deux pays connaissaient une croissance stable, ce qui signifie que les deux pays peuvent utiliser leurs monnaies nationales pour les paiements.

Le Kazakhstan et la Chine se sont également mis d'accord pour renforcer leur partenariat sur les paiements en monnaies nationales et étrangères, pour améliorer le mécanisme de paiement entre des banques et pour envisager la possibilité de créer et d'améliorer le système de compensation en monnaies nationales.
Agence de presse Xinhua le 26 juillet 2011

lundi 25 juillet 2011

Kazakhstan: le beau-fils du président pressenti pour lui succéder

MOSCOU, 25 juillet -RIA Novosti

Timour Koulibaïev, beau-fils du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, pourrait lui succéder en cas de départ prématuré de ce dernier, a déclaré le conseiller du chef de l'État kazakh pour les problèmes politiques Ermoukhamet Ertysbaïev dans une interview accordée au journal Kommersant.

"En cas de situation d'urgence liée au départ soudain du chef de l'État, c'est Koulibaïev qui poursuivra son cours stratégique", a indiqué M.Ertysbaïev.

Cependant, l'oligarque et ancien ministre kazakh de l'Énergie, de l'Industrie et du Commerce Mouhtar Ablyazov a rejeté une telle option. Résidant actuellement à Londres, M.Ablyazov, accusé de corruption au Kazakhstan et de fraude en Russie, a récemment affirmé que c'était le premier ministre Karim Massimov qui devait éventuellement succéder au président.

Commentant ces affirmations, M.Ertysbaïev a accusé M.Ablyazov de vouloir "organiser "un coup de palais" au Kazakhstan et a affirmé que M. Koulibaev présentait pour lui "un obstacle majeur".

En outre, M.Ertysbaïev a indiqué que l'état de santé du président kazakhe était stable. Selon l'intéressé, la récente opération subie en Allemagne par M.Nazarbaïev n'était qu'une inspection de routine, que le président kazakh passe deux fois par an. "M.Nazarbaïev est plein de vigueur et d'énergie, il a de grands projets pour le développement industriel du pays", a ajouté M.Ertysbaïev.

Selon le quotidien Bild Hamburg, M.Nazarbaïev, âgé de 71 ans, a été opéré de la prostate à la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf. Une source au sein du gouvernement kazakh a quant à elle évoqué un examen de routine. Selon les dernières informations, le président est revenu à Astana et se porte bien.

jeudi 21 juillet 2011

Le président kazakh de retour au pays après des questions sur sa santé

Le tout puissant président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, 71 ans, était de retour jeudi dans son pays, après des interrogations sur sa santé, un journal allemand ayant affirmé cette semaine qu'il avait été hospitalisé et opéré de la prostate en Allemagne.

Le tout puissant président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, 71 ans, était de retour jeudi dans son pays, après des interrogations sur sa santé, un journal allemand ayant affirmé cette semaine qu'il avait été hospitalisé et opéré de la prostate en Allemagne.

Les sites du chef de l'État (akorda.kz) et du Premier ministre (pm.kz) ont annoncé que les deux hommes s'étaient vus jeudi à Astana, la capitale kazakhe.

"Aujourd'hui, au (palais présidentiel) Akorda, une réunion de travail sur le développement économique et social du Kazakhstan, présidée par le chef de l'État Noursoultan Nazarbaïev, a eu lieu", selon un communiqué de la présidence.

Une photo montrant le président kazakh, le Premier ministre, deux membres du gouvernement et deux conseillers présidentiels réunis autour d'une table a par ailleurs été publiée.

Selon le communiqué, M. Nazarbaïev s'est félicité du fort taux de croissance du PIB kazakh au premier semestre (+7,1%), et a ordonné au gouvernement de mettre en œuvre une série de mesures économiques et sociales.

Il a aussi demandé aux autorités de préparer les festivités en décembre du 20e anniversaire de l'indépendance du pays, survenue lors de l'éclatement de l'URSS en 1991.

Ces publications interviennent après que le quotidien allemand Bild a affirmé cette semaine que M. Nazarbaïev, qui dirige le Kazakhstan d'une main de fer depuis la période soviétique, avait été hospitalisé et opéré de la prostate par un spécialiste néerlandais à la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf.

Contacté alors par l'AFP, l'établissement n'avait ni confirmé ni démenti la présence du chef d'État kazakh, se bornant à indiquer qu'"aucun dispositif particulier de sécurité (n'était) actuellement en vigueur à la clinique".

Le ministère kazakh des Affaires étrangères s'était pour sa part contenté de dire cette semaine que le chef de l'Etat était en vacances et qu'il reprenait le travail le 21 juillet.

Selon la législation kazakhe, "l'état de santé, la vie privée du président du Kazakhstan et des membres de sa famille" sont des "secrets d'Etat".

M. Nazarbaïev a été réélu en avril avec 95,55% des voix à l'issue d'un scrutin controversé boycotté par l'opposition. Il avait déclaré en janvier vouloir rester au pouvoir tant que sa "santé (le lui) le permettait".

En 2010, il s'est fait par ailleurs attribuer le titre d'Elbassy (chef de la Nation en kazakh), un statut qui lui confère, à vie, le pouvoir de décider des grandes orientations politiques du pays ainsi qu'une immunité perpétuelle.

Le président kazakh n'a désigné aucun successeur pour le moment, et son conseiller politique, Ermoukhamet Ertysbaïev, a assuré en début d'année que cette question ne se poserait pas avant 2021.

De nombreux observateurs estiment cependant que le gendre du chef de l'Etat kazakh, Timour Koulibaïev, est bien placé pour lui succéder.

Cet homme discret de 44 ans, époux de Dinara Nazarbaïeva, une des trois filles du président, dirige le fonds national Samruk-Kazyna, la holding d'Etat qui chapeaute toutes les entreprises publiques, notamment celles exploitant les vastes ressources énergétiques et minières du pays.

mercredi 20 juillet 2011

Kazakhstan: le président de retour le 21 juillet

ASTANA, 20 juillet - RIA Novosti

Opéré en Allemagne, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev sera de retour à Astana le 21 juillet, a annoncé mercredi aux journalistes le ministre kazakh des Affaires étrangères Erjan Kazykhanov.

"Autant que je sache, le président était en vacances de courte durée et demain il sera dans son bureau à Astana", a déclaré le chef de la diplomatie kazakhe au terme de négociations à Berlin avec son homologue allemand Guido Westerwelle.

Selon le quotidien Bild Hamburg, M.Nazarbaïev, âgé de 71 ans, a été opéré de la prostate à la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorf. Actuellement, il se porte bien et se repose dans un hôtel luxueux de Hambourg.

Auparavant, une source au sein du gouvernement kazakh a annoncé à RIA Novosti que le président était en congé. Elle n'a pas exclu que le chef de l'Etat puisse se trouver à l'étranger pour un examen médical de routine.

Un porte-parole de la clinique de Hambourg-Eppendorf n'a ni confirmé ni démenti la présence du chef d'Etat kazakh, se bornant à indiquer qu'"aucun dispositif particulier de sécurité n'était actuellement en vigueur à la clinique".

Le président kazakh opéré de la prostate en Allemagne

Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev se remet bien de son opération de la prostate subie dans un hôpital de Hambourg, en Allemagne, et il rentrera au Kazakhstan mercredi, rapporte le quotidien Bild. Selon le journal, qui ne cite pas sa source, le chef d'Etat kazakh, âgé de 71 ans, a été admis dans le plus grand secret au centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf la semaine dernière. L'hôpital n'a pas souhaité faire de commentaires.

«Le président kazakh se remet apparemment bien de l'opération», écrit le quotidien, dans un article à paraître mercredi. «Depuis l'opération, il récupère dans un hôtel luxueux du centre-ville.»

La période de convalescence s'est bien passée

Arrivé à Hambourg il y a une dizaine de jours, Noursoultan Nazarbaïev a subi une opération le 14 juillet avant de quitter l'hôpital le 16 juillet, indique Bild, qui ajoute que la période de convalescence s'est bien passée et que le président est de nouveau sur pied.

Personne n'a pu être joint à l'ambassade du Kazakhstan à Berlin et le ministère allemand des Affaires étrangères s'est dit dans l'incapacité de commenter l'article de Bild. A Astana, la capitale du Kazakhstan, on précise que Noursoultan Nazarbaïev, qui dirige le pays d'Asie centrale depuis plus de 20 ans, est actuellement en vacances pour une durée indéterminée dans un lieu non rendu public.

Sur www.20minutes.fr le 20 juillet 2011

mardi 19 juillet 2011

« La Caspienne divisée par cinq, égale ? »

Le statut juridique de la mer Caspienne est l'une des questions les plus importantes pour les États situés sur les rives du plus grand lac au monde. La convention correspondante a été discutée pendant de nombreuses années dans le format des "Cinq de la Caspienne". Sans exagération, une percée a été réalisée au sommet de l'an dernier à Bakou, où les positions de la Russie, du Kazakhstan, de l'Azerbaïdjan, de l'Iran et du Turkménistan s'étaient fortement rapprochées. Cependant, les questions litigieuses sont encore nombreuses.

Afin de comprendre le sujet, il est nécessaire de faire un rapide point historique. Jusqu'en 1991, le statut juridique de la mer Caspienne a été réglé par deux traités entre l'Iran et l'Union soviétique, signés en 1921 et 1940.

Toutefois, à l'implosion de l'URSS en 1991, la situation changea brusquement lorsque autour de la Mer Caspienne ne se trouvaient plus deux, mais cinq États, avec pour chacun des intérêts économiques et géopolitiques différents. Depuis lors, des discussions actives et mouvementées liées au partage des ressources du plateau Caspien dont du pétrole et du gaz, ont eu lieu
, afin d'examiner diverses options de délimitation du fond marin et des secteurs côtiers, et de délimitation du réservoir en secteurs nationaux.

Le sommet de Bakou qui s'est tenu en novembre de l'année dernière, prévoyait un plan quelque peu optimiste. La raison est que les chefs d'État ont convenu de discuter et de s'entendre sur une zone côtière d'une largeur de 24 à 25 miles, soumise à la souveraineté de l'État côtier sur toute sa profondeur et sa surface.
Une avancée positive de cette question constituerait un progrès notable.

Dans ce contexte, il y a quelques progrès. Lors de sa 28e réunion à Bakou les 26-27 avril, le groupe de travail compétent (GTC) chargé d'élaborer une convention sur le statut juridique de la mer Caspienne a fait des progrès en s'accordant sur un certain nombre de points fondamentaux. En particulier, la partie russe est satisfaite de la manière dont le round des échanges a eu lieu parce que les parties ont pu réaliser des progrès dans l'harmonisation du projet de Convention.

Cependant, nous ne pouvons pas ignorer le fait que les discussions entre l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et l'Iran sur le secteur sud de la mer Caspienne ne se sont toujours pas calmées.

Il est ici nécessaire de signaler que la Russie, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan ont de facto déjà terminé les étapes de la division sectorielle du réservoir, et résolu pour eux-mêmes ce problème. Il a été plus difficile pour l'Iran et le Turkménistan de trouver un accord, car dans la Caspienne du Sud
subsistent de nombreux gisements sujets à caution. En particulier, Téhéran a des prétentions sur des structures offshores prometteuses de l'Azerbaïdjan du nom de « Araz », « Alov », « Sharq ». D'ailleurs en 2001, des navires de guerre Iraniens ont même entravé les activités du navire de recherche de la compagnie "British Petroleum", entrainant la suspension des travaux d'exploration.

Sur ce sujet, l'Iran adopte toujours une position ferme. Tant qu'aucun nouveau statut juridique de la mer Caspienne n'aura pas été établi, Téhéran estimera que seuls les traités soviéto-iraniens de 1921 et 1940 sont valides. Ce qui a été rappelé par l'envoyé spécial de l'Iran sur les affaires Caspienne, Mehdi Akhundzadeh Mohammed, à la fin de la 28e réunion du GTC.

Mais il est ici important de rappeler que ces accords n'ont clairement résolus que des questions de navigation et de pêche. A ce jour, les questions relatives à la répartition des ressources minérales ne trouvent pas d'issues. En particulier, la question des hydrocarbures est devenue une pierre d'achoppement.

Quoi qu'il en soit, l'absence de statut juridique clair cause des dommages, en particulier pour l'Iran et le Turkménistan. Plutôt que de persister à agir « tel un chien dans un jeu de quilles », il est nécessaire de trouver un accord, chercher les moyens de développer conjointement les champs pétroliers contestés.

En fin de compte, l'incertitude ne nuit pas seulement à ces pays, mais également au réservoir lui-même. Car le travail sur la Convention relative au statut juridique de la mer Caspienne n'est pas seulement nécessaire à court terme à l'histoire, aux intérêts économiques, à l'exploration pétrolière et gazière, mais aussi aux objectifs à long terme de protection de l'écologie maritime et de préservation des générations futures.

Par exemple, en se référant à la résolution des questions de base (soit la largeur et le régime des zones maritimes nationales), le président russe Dimitri Medvedev a déclaré au sommet de l'an dernier à Bakou que le défi n'est pas seulement de diviser la mer. Il est important de prendre soin et de préserver cet environnement, unique en son genre, et d'exploiter raisonnablement les ressources naturelles. À cet égard, le leader russe a soutenu l'idée du président du Kazakhstan Nursultan Nazarbaïev, qui vise à préserver l'écosystème unique de ce réservoir.

« Nous nous sommes concentrés en particulier sur les questions liées à l'utilisation, la conservation et la reproduction des bioressources de la Caspienne. À cet égard, étant donné la situation critique causée par une diminution catastrophique du nombre d'esturgeons, le Kazakhstan a proposé d'introduire un moratoire temporaire de la pêche sur les cinq littoraux pour au moins cinq ans », a déclaré M. Nazarbaïev. Cette idée a été soutenue par tous les participants du sommet.

Le président du Kazakhstan a parlé de la nécessité d'une approche scientifique pour résoudre les problèmes juridiques, ce qui permettra de renforcer la lutte contre le braconnage et de préserver l'écologie de la région.

Les initiatives et propositions faites lors du sommet, selon le président Nursultan Nazarbaïev, seront mises en œuvre dans des documents et actions concrètes. Cette coopération fructueuse et constructive, tout en renforçant l'amitié entre les peuples de la côte caspienne, élèvera la coopération régionale à de nouveaux niveaux.

L'année dernière, les chefs d'Etat ont exprimé leur espoir que le document fondateur de la Convention sur le statut juridique de la mer Caspienne sera prêt pour le prochain sommet qui se déroulera cette année en Russie. Pour le moment, il est possible de dire que les positions des parties se sont rapprochées. Les représentants officiels des groupes de travail de plusieurs pays ont dit qu'ils essaieraient d'arriver à la décision finale avant la fin de l'année en cours. Mais pour obtenir un consensus complet, il sera nécessaire de tenir de nombreuses autres réunions. Or, ce processus de préparation des négociations de base est réalisé. En particulier, Nursultan Nazarbaïev a déclaré que le groupe de travail pour la recherche d'une Convention n'a tenu que six réunions dans les trois années qui ont suivi le sommet de Téhéran. Ce n'est pas suffisant. À cet égard, le leader kazakh a proposé que les Ministères des Affaires étrangères des « Cinq » fassent en sorte que les groupes de travail se réunissent au moins cinq fois par an. Il est très important que cette périodicité soit mise en œuvre. Après la réunion d'avril à Bakou, la prochaine réunion aura lieu à Moscou, puis au Kazakhstan. Selon les experts, une dynamique si forte donne l'espoir qu'à la prochaine rencontre au sommet, les États de la Caspienne établiront un accord sérieux.

Par Alexandre Youjni sur www.cisnews.org le 19 juillet 2011