Selon lui, l'argent du fonds sera débloqué à l'intention des pays membres de la Communauté confrontés à des problèmes sociaux et économiques aigus.
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mercredi 4 février 2009
CEEA-crise: la Russie versera 7,5 MDS USD et le Kazakhstan 1 MD USD (Loukachenko)
Selon lui, l'argent du fonds sera débloqué à l'intention des pays membres de la Communauté confrontés à des problèmes sociaux et économiques aigus.
Libellés : Crise, Economie, Organisation : CEEA
Les membres du traité de sécurité collective se dotent de forces communes
Source: AFP
Libellés : Défense, Organisation : OTSC
Russie-Biélorussie-Kazakhstan: un tarif douanier unique d'ici le 1er avril (Chouvalov)
"Dans l'ensemble, nous avançons (dans ce travail) en vertu d'un plan afin que notre objectif consistant à élaborer le Code des douanes, dans le cadre de l'Union douanière des trois pays, soit atteint dans la première moitié de 2009", a estimé M. Chouvalov devant les journalistes.
Libellés : Economie, Organisation : CEEA
Kazakhstan: dévaluation de 25% de la devise nationale
ASTANA, 4 février - RIA Novosti. La Banque nationale du Kazakhstan (BNK) a dévalué mardi la devise nationale de 25%, un dollar valant désormais 150 tenge contre 120 auparavant, a annoncé mercredi le gouverneur de la BNK Grigori Martchenko lors d'une conférence de presse à Almaty.
"La Banque nationale a renoncé le 4 février à maintenir le tenge dans son corridor de fluctuation et juge objectivement nécessaire de conférer un nouveau taux de change à la devise nationale. Le cours sera d'environ 150 tenge pour un dollar, avec une possible variation de 3%, soit 5 tenge", a-t-il fait savoir.
Le ministre kazakh de l'économie et de la planification budgétaire Bakhyt Soultanov avait auparavant indiqué que la dévaluation du tenge ne dépasserait pas 10% sur le long terme. Selon lui, une brusque dévaluation compliquera pour les banques le remboursement des dettes extérieures. Cependant, en cas de fortes dévaluations dans les républiques voisines, les entreprises kazakhes devront faire face à une baisse de leur compétitivité.
Sommet de l'OTSC à Moscou: la création d'une force de réaction rapide au menu
"Les décisions adoptées dans le cadre de cette réunion extraordinaire favoriseront le passage des pays membres de l'OTSC à un niveau supérieur de coopération, en tant que facteur-clé de stabilisation sur le territoire de l'ex-URSS", a indiqué avant la rencontre le conseiller du président russe Sergueï Prikhodko.
Selon lui, le budget de l'OTSC pour 2009 doit être entériné au cours de la réunion de Moscou.
Le futur accord sur les forces de réaction rapide prévoit leur déploiement permanent en Russie principalement avec un renfort, si nécessaire, des unités des pays membres de l'OTSC, qui comprend en outre l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.
Libellés : Défense, Organisation : OTSC
OTSC: signature d'un accord sur la création d'une force collective d'intervention rapide
Cette force sera utilisée pour repousser une agression militaire et mener des opérations spéciales de lutte contre le terrorisme international et l'extrémisme, ainsi que contre le crime transnational organisé et le narcotrafic. Elle aura aussi pour vocation de liquider les conséquences des situations d'urgence.
A l'heure actuelle, le système de sécurité collective est organisé selon le principe régional. Il y a trois groupes régionaux de troupes: russo-biélorusse (est-européen), russo-arménien (caucasien) et centrasiatique.
La future Force collective d'intervention rapide aura un commandement unique, sera cantonnée en Russie et appuyée par des unités des pays membres de l'OTSC.
Comme variante, cette force pourrait être organisée sur la base de la 98e division aéroportée et de la 31e brigade aéroportée d'assaut des troupes russes aéroportées.
L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) regroupe à ce jour l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.
Libellés : Défense, Organisation : OTSC
dimanche 1 février 2009
Kazakhstan / Essais nucléaires - Une « population mutante »
Berick, la trentaine, veut vivre et pouvoir un jour voir le visage de sa mère. Aveugle et difforme depuis sa naissance, il dépend totalement d'elle pour manger, se déplacer, s'habiller ou se laver. Il a du mal à parler. Il communique grâce à la musique et quant il nous a accueilli chez lui, à Semipalatinsk dans le nord-est du Kazakhstan, il a voulu jouer de la Dombura, l'instrument national.
Berick est le seul des dix enfants de la famille avec cette malformation. Quant elle était enceinte, sa mère travaillait dans une ferme à quelque 30 kilomètres du champ de tir du Polygone. Un espace de 18 500 m², plus grand que l'Ile-de-France ou Israël, où pendant quarante ans les Soviétiques on fait exploser une bombe atomique par mois à titre expérimental : 116 à ciel ouvert, les 340 autres sous terre.Un passeport d'irradié et une pension de 120 euros par mois.
Elle n'a pas vu le champignon atomique, mais elle a vu une lumière s'élever dans le ciel. « Les docteurs m'ont dit que c'est pour cela qu'il est malade », dit-elle d'une voix basse, « mais je voudrais qu'il se fasse opérer pour qu'il puisse au moins voir ». Comme toutes les victimes de l'atome au Kazakhstan, Berick a un passeport d'irradié qui lui donne accès à des soins gratuits et à 120 euros de pension par mois, mais cela ne lui permet pas d'être opéré. « On doit trouver nous-mêmes un financement », soupire sa mère. « Quand il était petit, à l'âge de treize ans, des médecins italiens l'ont opéré, maintenant il faudrait recommencer, mais je ne sais pas à qui demander ».
Ils étaient 1 600 000 à vivre et à servir de cobayes humains dans des villages éparpillés autour du Polygone. Quatre générations plus tard, tous sont encore malades sous différentes formes. Il y a par rapport au reste du pays 40 % d'augmentation des taux de cancers, quinze années d'espérance de vie perdues, des suicides deux fois plus nombreux dans cette région qu'ailleurs, de! s naissances prématurées de plus en plus fréquentes à cinq mois, et des bébés monstrueux comme Berick.

Il n'empêche, pour Zhanbolat Gilmanov, haut fonctionnaire du ministère kazakh de l'énergie, le lien entre ces maladies et les explosions atomiques reste à démontrer. « Même si humainement c'est une tragédie », souligne-t-il, « il était nécessaire pour la science de connaître les effets de l'atome. Ce n'était pas qu'une question de guerre froide, l'humanité se devait de passer par là ».« Les gènes sont touchés et c'est irrémédiable »Le docteur Nailya Chaijunova n'est pas d'accord. C'est elle qui a découvert Berick lorsqu'elle a commencé à faire, une fois le Polygone fermé avec le départ des Soviétiques, une étude systématique des villageois aux alentours du champ de tir.
Les autorités kazakhs sont prévenues, mais n'agissent pas. « Il faudrait clôturer le Polygone qui reste libre d'accès », martèle le docteur, « fermer les fermes d'élevages qui sont à proximité et qui affectent la chaîne alimentaire, et informer la population des dangers de la radiation ». Pour l'instant, la seule préoccupation du gouvernement kazakh est de rendre dans environ deux ans 95 % des terres du Polygone à l'agriculture bien qu'encore radioactives.
Un non-sens absolu selon Toleukhan Normagambetov, chef de la maternité de Semipalatinsk, lui-même gravement touché par la radiation : « Nous avons muté en même temps que ces terres, on peut donc manger de ses produits, le mal est fait, mais pourquoi contaminer les autres ? » Bonne question. Courant 2009, le Kazakhstan doit rejoindre l'Organisation mondiale du commerce et inonder le monde de ses produits agricoles.
Source : Dernières Nouvelles d'Alsace - 1.2.2009 - Angélique Kourounis
Libellés : Agriculture, Catastrophe Ecologique, Nucléaire, Organisation : OMC, Santé
