Vous êtes à la recherche de personnels pour des postes au Kazakhstan?

Eurokaz peut vous aider en publiant votre annonce sur le site de son portail
Eurokaz News, section "
Offre d'emploi"

mercredi 23 décembre 2009

Après l'union douanière, un espace économique commun

Réunis le 19 décembre à Almaty, au Kazakhstan, lors d'un sommet informel, les chefs d’Etat de la Communauté des Etats indépendants (CEI) "ont ni plus ni moins appuyé sur la touche redémarrage de l’espace postsoviétique", écrit le journal kazakh Liter. Les présidents de Russie, de Biélorussie et du Kazakhstan ont discuté en détail du lancement de l’union douanière qui entre en vigueur le 1er janvier 2010. De plus, ils se sont mis d’accord pour la création d’un espace économique commun entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan en 2012, "dans le but d’améliorer la qualité de vie des trois peuples et d’assurer le développement stable de ces pays", précise Liter.
Selon le vice-Premier ministre russe Igor Chouvalov, "le travail préparatif pour la création de l’espace économique commun sera difficile et nécessitera d’importantes ressources intellectuelles et administratives". Le journal kazakh affiche un certain scepticisme, ajoutant que, selon l'avis de plusieurs experts, les projets de reconstitution de l'espace postsoviétique se sont toujours révélés "non viables".

www.courrierinternational.com

lundi 21 décembre 2009

L’eau revient dans une partie de la mer d’Aral

Une mer fermée victime d’un aménagement mal réfléchi
La disparition de la mer d’Aral a été provoquée par l’homme. Il est difficile de mettre en œuvre un plan global pour sauver l’ensemble de la région.

Située au milieu d’une zone désertique, la mer d’Aral devait son existence à la confluence de deux fleuves, l’un venant de l’est, le Syr-Daria, l’autre du sud, l’Amou-Daria. Ces deux fleuves alimentaient une mer grande, à l’origine, comme deux fois la Belgique.

Qu’est-ce qui a provoqué la catastrophe de la mer d’Aral ?Le niveau a commencé à baisser dans les années 1960, avec la mise en place de grands plans d’irrigation visant à développer la culture du riz au Kazakhstan et du coton en Ouzbékistan. Les planificateurs soviétiques ont décidé en 1959 de cultiver 2,5 millions d’hectares de terres vierges supplémentaires. Il leur a fallu prélever 60 % du débit des deux fleuves alimentant la mer d’Aral.
À l’époque, les Soviétiques ont imaginé de détourner les fleuves de Sibérie vers l’Asie centrale pour compenser cette perte en eau. Mais le projet a été abandonné en 1986, à la demande de Mikhaïl Gorbatchev. La mer d’Aral s’est trouvée avec un déficit d’approvisionnement. D’autant que les canaux d’irrigation ne sont pas étanches et perdent jusqu’à 50 % de l’eau qu’ils transportent. En 1960, la mer d’Aral recevait de 50 à 120 milliards de mètres cubes d’eau par an. Aujourd’hui, elle n’en reçoit plus que cinq à dix milliards.

Quelles ont été les conséquences ?La baisse du niveau de l’eau a transformé la région. Une lagune est apparue, coupant quasiment la mer en deux, et créant la « Grande » et la « Petite Aral ». Les cartes de la région continuent à indiquer la présence de la mer dans des zones qui ne sont plus que du sable. Le climat est devenu plus sec. L’emploi massif d’engrais pour les cultures a entraîné une pollution des eaux au phosphate. Les habitants, qui consomment cette eau, sont victimes de maladies rénales et de cancers. La mortalité infantile, dans la région, est quatre fois plus élevée que dans le reste de l’Asie centrale.
Les poissons ont quasi disparu dans cette mer polluée et devenue trop salée. De plus, le vent disperse le sel apparu à la surface des nouvelles terres émergées. Cela a provoqué la diminution des aires de pâturage. Les habitants qui le peuvent ont choisi de partir, tandis que le désert gagne du terrain.

Est-il possible de sauver toute la mer d’Aral ?La mer est à cheval sur deux pays : le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. La frontière passe au milieu des eaux. Un plan de sauvetage global exigerait la coopération des deux pays, or les relations entre les deux gouvernements sont difficiles.Pour augmenter le débit de l’eau remplissant l’Aral, il faudrait assurer l’étanchéité des canaux d’irrigation et diminuer les surfaces cultivées. L’Ouzbékistan, moins riche en pétrole et en gaz que ne l’est le Kazakhstan, n’est pas prêt à renoncer à la culture du coton, qui fait vivre des régions entières.
Aujourd’hui, plus personne ne croit à la possibilité de revenir à la situation des années 1960. La partie basse de la mer, la « Grande Aral », semble condamnée. Le Kazakhstan concentre ses efforts sur la « Petite Aral », qui se trouve entièrement sur son territoire. C’est ici seulement que de grands travaux ont permis d’enrayer le processus de désertification.
Le plan de sauvetage a consisté à fermer, par une digue de 30 mètres de large, la partie nord de la mer, de façon à retenir les eaux du Syr-Daria. Ainsi, le niveau de l’eau a pu monter de 12 mètres dans la « Petite Aral ». Une nouvelle digue doit permettre de monter, un peu plus au nord, le niveau de quatre mètres supplémentaires. Il faudra aussi construire un canal pour alimenter cette partie de la mer. On aura ainsi une mer d’Aral à trois niveaux, séparés par des écluses, afin de permettre la circulation des bateaux.
Les travaux entrepris par le Kazakhstan ont permis de ramener l’eau dans des zones où elle avait disparu depuis vingt ans. Cela permet, au final, de sauver une partie qui correspond à 15 % de l’ancienne surface de la mer d’Aral. Mais cela ne doit pas faire oublier que, dans le même temps, tout le reste de l’ancienne mer d’Aral, soit 85 % de la surface, reste en danger, menacé de disparition totale.
L’eau revient dans une partie de la mer d’Aral
Confronté à la disparition de cette mer, le Kazakhstan a entrepris d’en sauver une partie. La vie reprend dans une région en voie de désertification. Mais la basse Aral reste, pour l’heure, condamnée

«Revenez dans deux ans ! Je vous invite ! Et ici même, on pourra pêcher, et manger du poisson grillé en buvant de la bière », s’exclame Najmaddin Moussabaev, l’énergique maire d’Aralsk, à l’est de la mer d’Aral, au Kazakhstan. Il est l’un des promoteurs les plus enthousiastes du programme qui vise à sauver une partie de la mer d’Aral.
Mais on peine à le croire en regardant aux alentours. Tout ce qu’on aperçoit, en effet, c’est une étendue de sable et de pierres sèches. Quelques navires, posés sur des cales, rappellent pourtant que l’endroit fut, il y a trente ans, l’un des ports de pêche les plus actifs de la région. Mais les grues de débarquement, figées dans le silence et mangées par la rouille, ne donnent pas beaucoup d’espoir de revoir bientôt des navires de pêche accoster ici.
Avec le recul de la mer, commencé dans les années 1960, l’eau s’est éloignée à plus de 125 km d’Aralsk et de ses 35 000 habitants. Les grands projets soviétiques d’irrigation ont fait baisser le niveau de l’eau, condamnant, à terme, la mer d’Aral à disparaître. Aujourd’hui, Aralsk est une ville prise dans les sables. De nombreux habitants sont partis chercher du travail ailleurs. Les bateaux restés sur place sont « destinés aux générations suivantes, pour qu’elles se souviennent qu’un jour, il y eut la mer, ici… », explique un employé municipal avec un sourire nostalgique.

«Il y a plus d’endroits pour pêcher»
Pourtant, depuis quelques années, le Kazakhstan a entrepris d’inverser le cours du temps. La construction d’une première digue, longue de 13 km, entamée il y a trois ans, a permis de faire remonter de 12 mètres le niveau de l’eau dans la partie nord. La mer s’est rapprochée d’Aralsk. Elle n’est plus qu’à 30 km.
« En 2010, nous entamons la deuxième phase de notre grand programme national destiné à remettre en eau le port d’Aralsk, explique le maire. Grâce à un prêt de la Banque mondiale, nous allons réaliser des travaux pour un montant de 170 millions d’euros. Nous allons construire une deuxième digue qui permettra de faire monter de quatre mètres supplémentaires le niveau de l’eau. Et ainsi, nous allons gagner les 30 km qui nous manquent. En 2012, on verra l’eau arriver jusqu’ici ! » Le maire, habité par un optimisme impressionnant, prépare déjà ce moment. Il a soutenu l’installation de coopératives de traitement du poisson.
Dans les villages alentour, quelques habitants reviennent. Ils réparent les embarcations et les filets qu’ils avaient remisés depuis longtemps. Ils retrouvent petit à petit les gestes qu’ils avaient oubliés. Kourmangazi Bacturazov a créé une petite coopérative d’achat de poisson, à une quarantaine de kilomètres au sud d’Aralsk. Il constate : « Il y a encore cinq ans, il n’y avait plus d’eau ici, et plus du tout de poisson. Grâce à la digue, la surface d’eau a augmenté et il y a plus d’endroits pour pêcher. »

«Depuis quelques mois, on voit revenir certaines familles»
Le village de Bagen, un peu plus loin, regroupe quelques dizaines de maisons plantées dans le sable, autour d’une petite mosquée, d’un magasin et d’un enclos pompeusement baptisé « terrain de sport ». Aucune maison n’a l’eau courante. Une station, située à plusieurs kilomètres, pompe l’eau. Des camions font la navette et chaque famille achète de l’eau, pour la stocker dans des réservoirs.
Le directeur en retraite de l’école communale, Abilkhan Atkarimov, offre le repas. Au menu : viande de cheval bouillie sur de grosses tranches de pain, thé, abricots secs. Ici, la vie est difficile. « La température monte à 45° l’été et descend à moins 25° en hiver. Il fait sec, il n’y a pas d’arbres et beaucoup de sable. Il faut être résistant pour vivre ici… », constate l’ancien directeur d’école avec un humble sourire.Lorsque la mer est partie, les habitants se sont tournés vers l’élevage de dromadaires, de chèvres. « Il y a vingt ans, l’école communale accueillait 800 élèves. Elle n’en a plus que 200. Mais depuis quelques mois, on voit revenir certaines familles », note Abilkhan Atkarimov. Les pêcheurs n’ont plus qu’une vingtaine de kilomètres à faire pour aller travailler.

La retenue a permis de faire descendre la concentration de sel
Un peu plus loin, on roule sur la fameuse digue qui a permis de ramener l’eau sur une surface de 872 km2. Son financement a également été assuré par la Banque mondiale, pour un coût de 60 millions d’euros. Elle se présente comme un talus de 30 m de large. Grâce à elle, toute la partie située à droite est en eau. Un déversoir permet ensuite à cette eau de descendre vers la « Grande Aral », 12 mètres plus bas.
L’un des problèmes survenus avec la baisse du niveau, dans les années 1980, fut l’augmentation de la salinité. Les poissons se sont raréfiés. Dans la partie haute de la mer, la retenue a permis de faire descendre la concentration de sel : plusieurs dizaines de grammes par litre dans la partie basse, elle est tombée à 17 g/litre dans la retenue créée par la digue.
À Khosjar, une ferme piscicole emploie 120 personnes pour la reproduction des carpes et des barbeaux, dans le cadre du programme national visant à redonner vie à la partie de la mer remise en eau. Charaf Baïbossinov, le directeur de l’installation, montre avec fierté le matériel israélien dont il dispose. Les poissons qui naissent ici au printemps sont ensuite relâchés dans le Syr-Daria à la fin de l’été.

Sauver toute la mer exigerait des efforts gigantesques
Le bassin de la mer d’Aral a souffert d’un problème supplémentaire, du fait du retrait des eaux. Le sel s’est déposé sur les sols laissés à nu. Et avec lui, les restes des pesticides utilisés en grandes quantités pour l’agriculture, à l’époque soviétique. Ces sols salés et pollués sont impropres à toute culture. Le vent soulève le sel et le dépose sur des terres situées à 250 km à la ronde. Ainsi se propage la pollution des sols.
Pour retenir le sel, les autorités régionales replantent le seul arbuste capable de pousser sur ces sols salés, le saxaoul (Haloxylon ammodendron). Ses racines profondes freinent l’érosion des sols. Mais les habitants ont pris l’habitude de le couper pour l’utiliser comme bois de chauffage. Ces maigres arbustes sont la seule ressource naturelle. Une course de vitesse est donc engagée entre les autorités qui plantent et la population, revenue, qui coupe.
Autour d’Aralsk, l’élévation du niveau de la mer ressemble à une forme de miracle. Avec les digues, la surface d’eau s’étend. Et la vie revient dans des zones désertiques. C’est une chance pour cette partie du bassin. Une chance dont ne profite pas la partie basse. Là, la situation continue de se dégrader. Sauver la totalité de la mer d’Aral exigerait des efforts beaucoup plus gigantesques, que les gouvernements de la région ne sont pas encore prêts à faire.

Alain Guillemoles (à Aralsk, Kazakhstan) sur www.la-croix.com

dimanche 20 décembre 2009

Liberté de la presse : le Kazakhstan progresse difficilement de la 138ème à la 125ème place mondiale

Liberté de la presse : le Kazakhstan progresse difficilement de la 138ème à la 125ème place mondiale en 5 années, selon RSFREPORTERS SANS FRONTIÈRES lundi 14 septembre 2009
Le Kazakhstan se situe à la 125éme place mondiale (sur 173) au classement 2008.

En plus des atteintes habituelles sublies par les journalistes quand ils dénoncent la corruption ou critiquent le président Noursoultan Nazarbaïev, la presse a été victime des luttes au sein du pouvoir. Les médias d'opposition ont également perdu dans des circonstances suspectes certains de leurs représentants. Et la couverture médiatique de l'élection législative du mois d'août a été biaisée.

Par ailleurs, deux des trois assassins du journaliste français Grégoire de Bourgues, 24 ans, employé à Strategic Média SML et tué le 2 août 2006 à Almaty lors d'un cambriolage qui aurait mal tourné, ont été condamnés par la justice kazakh à 16 et 17 années de prison. Le troisième suspect est toujours recherché par la police.

Source rsf.org

samedi 19 décembre 2009

Union douanière: Medvedev arrivé au Kazakhstan pour un sommet tripartite


ALMATY 19 décembre - RIA Novosti

Le président russe Dmitri Medvedev est arrivé à Almaty pour rencontrer ses homologues kazakh et biélorusse avant le lancement de l'Union douanière, a annoncé samedi le service de presse du Kremlin.

Le 27 novembre à Minsk les présidents russe, kazakh et biélorusse ont convenu de lancer l'Union douanière le 1er janvier 2010.

Le 1er janvier 2010, un tarif douanier commun sera introduit sur le territoire des trois pays. Le premier juillet, les trois pays se doteront d'un Code douanier commun. A la même date, le contrôle douanier sera aboli sur la frontière russo-biélorusse, la même chose devant arriver sur la frontière russo-kazakhe un an plus tard.

Liberté de la presse au kazakhstan : Le combat ardu d’un journal d’opposition

En moins de six mois, le plus en vue des journaux d’opposition kazakhs, l’hebdomadaire Respoublika s’est vu infliger une amende de près d’un demi-million de dollars et la police financière a perquisitionné son imprimerie et saisi ses tirages.

La pression est à la fois politique et économique : privé d’éditeur depuis septembre et par conséquent contraint de recourir à une vieille photocopieuse, le journal est aussi en proie à la frilosité croissante des distributeurs de presse. L’activisme politique ne fait guère partie de la culture au Kazakhstan, ex-République soviétique, dirigé d’une main ferme par son président Noursoultan Nazarbaïev. Pourtant, la rédaction a décidé de ne pas se soumettre. « Je ne veux pas que mes collègues aient peur et pensent que les autorités les puniront s’ils couvrent quelque chose », plaide la journaliste Evguenia Plakhina. « Je veux que les autorités aient peur de nous », lance-t-elle. Le Kazakhstan, vaste étendue largement couverte de steppes entre la Russie et la Chine, est coté cette année 142e sur 175 dans le classement annuel de la liberté de la presse établi par l’ONG Reporters sans frontières.

Certains espéraient pourtant que les autorités relâcheraient un peu la pression alors que le pays doit prendre, en 2010, la présidence de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Mais en août, le rédacteur en chef du journal a été condamné à trois ans de prison pour divulgation de secrets d’Etat, et une autre publication d’Almaty a été contrainte de fermer après avoir été poursuivie pour diffamation. Dans les deux cas, ces médias ont payé le prix d’une couverture trop critique, estiment les observateurs indépendants. En septembre, Respoublika a été condamné à une amende de 400 000 dollars pour « atteinte à la réputation professionnelle ». La fondatrice et propriétaire du journal vit en exil depuis 2002.

Sa famille avait été menacée et un cocktail Molotov a été lancé dans les bureaux de l’hebdomadaire. « C’est dangereux, mais cela fait longtemps que nous n’avons plus peur. A ce stade, c’est devenu drôle », relève, sans sourire, un photographe du journal.

Une librairie numérique des droits de l'homme lancée au Kazakhstan

Astana, le 19 décembre : Le gouvernement de la République du Kazakhstan va lancer prochainement une librairie numérique destinée à informer les citoyens du pays sur leurs droits. Il s'agissait d'une des recommandations du Plan National d'Action pour les Droits de l'Homme pour 2009-2012. La librairie devrait être opérationnelle d'ici 2013.

Selon Mr Tastemir Abishev, Secrétaire de la Commission des Droits de l'Homme auprès de la Présidence de la République, « si les gens ne connaissent pas leurs droits fondamentaux, on ne peut sérieusement espérer qu'ils les revendiquent. C'est la raison pour laquelle un tiers des recommandations contenues dans le Plan National d'Action pour les Droits de l'Homme concerne la formation des citoyens. » La Commission des Droits de l'Homme met donc en place un certain nombre de mesures destinées à améliorer l'information disponible sur le sujet et la communication entre les citoyens et l'administration.

Les recommandations du Plan National d'Action ont été formulées après consultation de la population. C'est pourquoi la librairie sera en russe et en kazakh et accessible aussi bien sur l'internet que dans des lieux physiques. Elle devra répondre à toutes les questions qu'un citoyen peut se poser au quotidien et tout au long de sa vie, tant du point de vue de ses droits fondamentaux individuels qu'en matière de retraite ou de protection sociale. Sa consultation sera bien évidemment totalement gratuite. Le Kazakhstan est le premier pays issu de l'ex-Union Soviétique à lancer un projet de ce type.

Le réseau de librairies sera accessible sur tout le territoire du Kazakhstan. Dans les communautés les plus isolées, les librairies pourraient être installées dans les écoles, les bureaux de poste ou n'importe quel bâtiment public disponible. Cette librairie des Droits de l'Homme ne représente qu'une petite partie des mesures envisagées dans le Plan National d'Action. De nouveaux manuels scolaires vont par exemple être élaborés.

Le Plan National d'Action pour les Droits de l'Homme est un programme global de mesures concrètes en vue d'améliorer et de compléter la législation du Kazakhstan et son application dans le cadre du processus de démocratisation du pays. Les 23 chapitres qui le composent fournissent une analyse de la législation kazakhe en comparaison avec les standards internationaux et en particulier la Convention Internationale sur les Droits Civiques et Politiques et les documents et avis émis par l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE). Il énonce ensuite un certain nombre de recommandations de réformes législatives. Il a été approuvé par le Président de la République du Kazakhstan Nursultan Nazarbayev puis présenté devant les instances de l'OSCE à Varsovie au mois d'octobre 2009. Le Plan a été bien accueilli par la communauté internationale et les principales organisations de défense des libertés publiques
Communiqué de presse du 19 décembre 2009 issu du Ministère des affaires étrangères et distribué par www.kazakhstanlive.com

Le Kazakhstan, l'Union Européenne et l'OTAN vus depuis Bruxelles

Astana, le 19 décembre: Le 9 décembre dernier, l'Ambassade du Kazakhstan à Bruxelles organisait une table ronde sur le thème suivant : « La présidence de l'OSCE par le Kazakhstan en 2010 : quelles perspectives de collaboration avec l'Union Européenne et l'OTAN ? ». La réunion a rassemblé de nombreux responsables issus des institutions de l'Union Européenne et de l'OTAN, du corps diplomatique ainsi que des principales institutions publiques kazakhes.

L'évènement s'inscrivait dans le cadre d'un cycle de formation aux problématiques de l'OSCE organisé par l'UE à destination d'une délégation kazakhe dans le cadre d'un accord de coopération sur le sujet entre Astana et Bruxelles. Dans son discours d'introduction, Mr Erik Utembayev, Ambassadeur de la République du Kazakhstan à Bruxelles, a souligné l'opportunité de ce dialogue entre le Kazakhstan, l'UE et l'OTAN. Il a appelé la partie européenne à une coopération active avec le Kazakhstan dans le cadre du Programme « En route vers l'Europe » mis en place par son pays, mais aussi de la Stratégie Pour l'Asie Centrale développée par l'UE.

Mr Robert F. Simmons, Représentant Spécial pour l'Asie Centrale et le Caucase du Secrétaire Général de l'OTAN, a informé les participants de l'issue de la 4ème Réunion des Ministres des Affaires Etrangères des pays membres de l'OTAN. Il a insisté sur le fait que l'OTAN et l'OSCE poursuivent des objectifs communs comme le règlement des conflits régionaux, le soutien au « Processus de Corfou » ou encore la sécurité énergétique. Il a remarqué que le Kazakhstan prenait une part active dans le Partenariat Euro-Atlantique et contribuait à la reconstruction de l'Afghanistan, jouant ainsi un rôle majeur en faveur de la stabilisation et du développement de l'Asie Centrale.

Mr Struan Stevenson, député au Parlement Européen, a ensuite évoqué les questions écologiques, et en particulier les désastres causés par les essais nucléaires soviétiques à Semipalatinsk et le recul de la mer d'Aral. Il a salué les efforts des autorités kazakhes en vue de la protection et de la restauration de l'environnement naturel de leur pays.

Paul Wille, sénateur belge et vice-président de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe, a fait l'éloge de la réflexion développée par le président kazakh Nursultan Nazarbayev dans son article intitulé « La cinquième voie ». Il a aussi mentionné l'expérience du Kazakhstan en matière de promotion du dialogue interculturel et interreligieux.

Mr Ardak Doszhan, Président du Comité pour les Affaires Religieuses du Ministère kazakh de la Justice, lui a répondu par un exposé des principales dispositions législatives sur le rôle et la place des religions dans la société kazakhe. Il a souligné que le Kazakhstan, pour des raisons historiques, rassemblait sur son territoire des centaines d'ethnies différentes qui y coexistaient en paix.

Ce fut ensuite au tour d'un autre sénateur belge, Mr Mau, l'auteur d'une proposition de loi interdisant les armes nucléaires en Belgique : « Si nous parvenons à bannir les armes nucléaires du territoire belge, il semble que d'autres pays prendront la même direction. Le Traité de Semipalatinsk, signé en 2006, a joué un rôle important et positif dans ce domaine ».

La réunion s'est conclue par un tour de table auquel ont participé les personnalités suivantes : les ambassadeurs de Biélorussie et du Tadjikistan, les chefs des missions permanentes auprès de l'UE de la Grèce, d'Espagne, de Russie, de Lituanie et d'autres encore. Ils ont tous exprimé leur confiance en la capacité du Kazakhstan à réussir sa présidence de l'OSCE.

Pour conclure, l'Ambassadeur du Kazakhstan a proposé d'organiser une série de séminaires thématiques et de tables-rondes au cours de l'année 2010 sur les principales problématiques que son pays considère comme prioritaires dans le cadre de l'OSCE. Cette initiative a été saluée par tous les participants.
Communiqué de presse du 19 décembre 2009 issu du Ministère des affaires étrangères et distribué par www.kazakhstanlive.com