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lundi 11 janvier 2010

Astana mise sans ambages sur les investisseurs étrangers

Le Kazakhstan est remarquablement ouvert aux investissements étrangers mais le climat est assombri par la corruption et les luttes d'influences entre clans.

A l'inverse des autres pays d'Asie centrale, Astana a choisi très clairement une stratégie d'ouverture aux investissements directs étrangers (IDE) dès sa sortie de l'URSS. Le Kazakhstan a d'ailleurs attiré un stock total de 60 milliards de dollars d'IDE, un chiffre qui compte peu d'équivalents pour un pays émergent de cette taille. Car les multinationales ne sont en rien considérées ici " comme des prédateurs venant piller le sous-sol. On sait qu'elles viennent pour faire de l'argent, mais l'Etat trouve son compte dans leurs activités ", explique un économiste de JP Morgan. Par sécurité, le gouvernement a cependant fait voter une loi en 2007 permettant de renégocier tout contrat quand les intérêts du pays sont en jeu. Il est vrai que les premiers accords de partage de production au lendemain de l'indépendance du pays ne laissaient qu'une portion congrue des recettes à Astana, car à l'époque les institutions étatiques n'étaient pas fermement établies. Le champ de Kashagan, censé contenir autant de pétrole que tous les Etats-Unis, dont la découverte en 2000 était la plus importante depuis 1968, a été ainsi l'objet d'un bras de fer mémorable. Au prétexte que, pour cause de difficultés techniques spectaculaires, le champ ne serait pas exploité en 2005 comme prévu (on parle maintenant de 2012) Nursultan Nazerbaïev avait menacé de fortes amendes les majors qui le gèrent, l'italien ENI en tête. Ces menaces avaient été levées en échange d'une prise de participation de 17 % de Kazmunaigaz au sein du consortium. Des pressions " viriles mais correctes " résume un expatrié du secteur pétrolier qui estime que " en Russie l'Etat aurait sans doute presque tout exproprié... ". D'ailleurs, tous secteurs d'activité confondus " si aucun investisseur étranger d'envergure n'a plié bagages, c'est que le cadre juridique et fiscal paraît sûr ", souligne Karl Johansson, du cabinet Ernst & Young. Les multinationales vont avoir l'occasion de tester leur flegme. Astana s'est déclaré il y a quelques jours " intéressé " par une participation dans le champ géant de Karatchaganak, l'un des trois principaux champs du pays, opéré par ENI et le britannique BG...

Les pouvoirs publics ont aussi conscience des effets pervers d'une rente pétrolière assurant toujours la moitié des recettes en devises, et se sont donc lancés dans une stratégie volontariste de diversification. Même si Nurbek Rayev, le vice-ministre du Commerce et de l'Industrie, reconnaît que les Kazakhs ne deviendront " sans doute jamais exportateurs d'écrans de télévisions ", le gouvernement mise sur ses " projets favoris " dans les secteurs stratégiques, tourisme, agroalimentaire, machines outils et métallurgie. Ancien ingénieur métallurgiste, Nursultan Nazerbaïev a annoncé sans ambages récemment que les projets des multinationales de l'énergie seraient validés à l'aune de ce qu'elles proposent en matière de diversification. En clair, un projet dans l'énergie doit désormais compter un volet dans l'industrie de transformation, voire le sponsoring d'activités culturelles ou de formation. Les entreprises françaises, qui rattrapent leur retard après un départ timide, puisqu'elles figurent désormais au cinquième rang en matière d'investissements (mais au dixième seulement pour les échanges commerciaux), derrière les américaines, les russes et les chinoises, peuvent disposer d'atouts sur ce plan.

Cependant, même si le Kazakhstan tient à son image de marque de pays accueillant et prévisible pour les investisseurs, le cadre institutionnel est très perfectible. " Le système judiciaire se conçoit d'avantage comme un bras du pouvoir exécutif que comme le garant des droits de propriété " estime la Fondation Heritage, un think tank américain, dans son index annuel de liberté économique. Piratage et contrefaçon sont répandus, tandis que l'ONG de référence en matière d'évaluation de la corruption dans le monde, Transparency International, classait l'an dernier le Kazakhstan au 120ème rang sur 180 (une amélioration toutefois de trente places en deux ans).

Surtout, les entreprises étrangères peuvent être prises dans les turbulences liées aux luttes " musclées " entre clans au pouvoir à coups d'arrestations et de faillites. Tel homme d'affaires bien en cour peut se retrouver en prison ou en fuite du jour au lendemain. Depuis Londres, où il a trouvé refuge, Mukhtar Ablyazov, le président de la principale banque privée kazakh, BTA, clame ainsi qu'il est victime de persécutions politiques, après la nationalisation en février 2009 de son établissement. Astana réplique qu'il fallait éviter une crise systémique après que 9,5 milliards de dollars se soient volatilisés sur des comptes offshore. Le système financier local a aussi été déstabilisé par la faillite d'une autre banque de premier plan, Alliance. Les dirigeants de cette dernière ont rejoint en prison il y a quelques mois Moukhtar Djakichev, le patron de Kazatomprom. Engagé par ailleurs dans une stratégie très pro-chinoise, ce dernier est accusé de s'être emparé secrètement de 60 % des mines d'uranium du pays, d'une valeur de plusieurs dizaines de milliards de dollars, via un réseau de société offshore. Pour faire bonne mesure, le pouvoir l'accuse d'être lié au président de la BTA et à Rakhat Aliev, ancien vice-ministre des Affaires étrangères et gendre déchu du président Nazerbaïev. Ce dernier a trouvé refuge en Autriche après avoir été accusé de kidnapping et tentative de coup d'Etat. Il dénonce pour sa part la loi autorisant Nursultan Nazerbaïev à présider le pays indéfiniment. Toutes ces affaires dressent un monde des affaires à la brutalité un peu vertigineuse, mais qui n'inquiète que modérément les multinationales ; le " gâteau ",il est vrai, est tellement alléchant...
YVES BOURDILLON, www.lesechos.fr le 11 janvier 2010

Kazakhstan : nouveau président de l'OSCE

C'est une première pour l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe : sa présidence annuelle est assurée par une ancienne république soviétique, le Kazakhstan.

Malgré les critiques que suscite cette nomination du côté des ONG, les autorités d'Astana, la jeune capitale du pays, affichent des objectifs ambitieux, comme de rassembler les 56 dirigeants de l'organisation, et ce alors qu'aucun sommet n'a pu se tenir depuis 99, en raison de désaccords entre membres.
L'OSCE est en crise d'après son président en exercice, le ministre kazakh des affaires étrangères : "notre présidence intervient dans une période difficile pour l'organisation, affirme Kanat Saudabayev. Malheureusement, la situation dans les pays où l'OSCE intervient non seulement, ne s'améliore pas, mais s'est aggravée depuis la tenue du dernier sommet, souligne-t-il. Les conflits existants n'ont pas été résolus et malheureusement, bon nombre de nouveaux défis mondiaux sont apparus : ces problèmes doivent être examinés par les dirigeants des membres de l'OSCE. Et l'un des sujets prinicipaux devrait être bien entendu, l'Afghanistan."

Du fait de sa situation géographique, le Kazakhstan apparaît comme un acteur régional incontournable en vue de résoudre les conflits en Afghanistan et aux frontières de l'Asie centrale. C'est en tout cas le point de vue du directeur du principal centre de recherche du Kazakhstan, Bulat Sultanov : "Si vous regardez la carte, vous verrez, souligne-t-il que le Kazakhstan peut agir aux avant-postes de l'OSCE, de l'Union européenne, et les protéger des menaces et des défis imposés par l'arc Pakistan-Afghanistan-Iran :
en premier lieu, du trafic de drogue, de l'immigration illégale, de l'extrêmisme religieux et du terrorisme."

Le Kazakhstan dispose aussi d'abondantes ressources minérales et fossiles. Pour développer leur exploitation, ce pays, le plus grand au monde à ne pas avoir d'accès à la mer, mise sur de grands projets d'infrastructures dans le but d'améliorer la sécurité économique de la région.
Pour Bulat Sultanov, "le Kazakhstan occupe une situation géographique parfaite entre l'est et l'ouest, entre l'Europe et l'Asie, en tant que pays eurasien. Par conséquent, explique-t-il, les autorités ont désormais, pour objectif de rétablir l'ancienne Route de la Soie, elles ont entamé la construction d'une autoroute reliant la Chine, le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et au-delà, l'Europe occidentale. Elles soutiennent aussi la construction d'oléoducs et de gazoducs en Asie centrale en direction de la Chine."

Opportunité diplomatique, la nomination du Kazakhstan à la présidence de l'OSCE représente aussi un défi en matière de droits de l'homme et suscite la controverse.
Alors que l'Organisation oeuvre pour le développement de la démocratie à travers le monde, les entraves aux libertés sont nombreuses dans le pays et la situation de la presse et du système judiciaire s'aggrave selon les ONG.

C'est ce qu'affirme également l'ancienne sénatrice d'opposition Zauresh Battalova qui préside la Fondation publique pour le Développement parlementaire : "Au Kazakhstan, un certain nombre d'opposants politiques ont été tués, un certain nombre de journalistes ont fait l'objet de pressions ou ont été assassinés, les journaux d'opposition ont vu leur travail constamment entravé.
Aujourd'hui, poursuit-elle, une pression très dure s'exerce contre les défenseurs des droits de l'homme. De ce point de vue, le fait que le Kazakhstan assure la présidence de l'OSCE – alors qu'à bien des égards, il a échoué à conformer ses lois aux standards internationaux -, c'est d'après moi, un sérieux problème pour la population du Kazakhstan et pour l'OSCE elle-même."

Pour convaincre leurs pairs de l'OSCE, les autorités kazakh ont promis des réformes démocratiques. Un engagement qu'elles disent remplir progressivement.
Les défenseurs des droits de l'homme attendent bien plus de leur part dans un pays dirigé d'une main de fer, depuis 90 par Noursoultan Nazarbaïev.

http://fr.euronews.net le 11 janvier 2010

vendredi 8 janvier 2010

Moscou dégaine l'arme pétrolière contre Minsk

La Russie veut taxer les exportations de pétrole biélorusses. Objectif : éloigner Minsk de l'Union européenne.

Les consommateurs européens devraient échapper cette année à la guerre du gaz qui oppose traditionnellement la Russie à l'Ukraine. En revanche, depuis une semaine, l'Union européenne surveille de très près un autre front - pétrolier cette fois - et qui met aux prises Moscou et son très proche voisin, la Biélorussie.

C'est par cette république peuplée de 10 millions d'habitants, naguère inféodée au pouvoir soviétique, que transite une part conséquente du pétrole russe destiné à l'Europe. Désormais, Moscou entend taxer à Minsk ses exportations d'or noir, ce qui devrait représenter pour ce petit pays une perte sèche d'environ 1,8 milliard d'euros. D'âpres négociations ont actuellement lieu dans la capitale russe, avec la crainte, toujours présente, que le gouvernement russe interrompe brutalement ses livraisons de brut.

S'écoulant à travers l'oléoduc Droujba, ce pétrole alimente des raffineries situées en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Lituanie. Plus en aval, 15% du pétrole consommé en Allemagne passe par ce fameux tuyau, une proportion qui atteint 75 en Pologne ! «Nous restons très attentifs à l'évolution de la situation», a déclaré jeudi le porte-parole du commissaire européen à l'Énergie, Andries Pielbags. Bruxelles a négocié avec Moscou l'introduction d'un mécanisme d'alerte précoce, censé prévenir les crises énergétiques.

«Ramener le pays dans le droit chemin»

Comme de coutume en matière énergétique, ce différend commercial mêle des considérations économiques et politiques. Moscou souhaite modifier le traitement de faveur qui permet aujourd'hui à la Biélorussie, en tant qu'ancienne république soviétique, de ne payer aucun droit de douane sur le pétrole qu'elle importe de Russie.

L'objectif inavoué du gouvernement russe est de «ramener dans le droit chemin» le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, qui est tenté par un rapprochement avec l'UE. Le pétrole, qui constitue 37% des exportations biélorusses, représente une arme facile. Parallèlement, Moscou et Minsk - alliés à Astana, la capitale du Kazakhstan - négocient à trois la création d'une union douanière, peu compatible avec le flirt européen de la Biélorussie. Entre le pétrole russe et Bruxelles, Alexandre Loukachenko devra probablement choisir.

Sur http://marches.lefigaro.fr

Tennis Coupe Hopman - Le Kazakhstan bat l'Allemagne

Andrey Golubev (KAZ)

La finale de la Hopman Cup à Perth opposera l'Espagne à la Grande-Bretagne. Les Britanniques se sont en effet qualifiés vendredi après leur victoire (2-1) contre la Russie. Andy Murray a facilement dominé Igor Andreev (6-1, 6-0), puis sa coéquipière, Laura Robson, 15 ans, s'est inclinée face à Elena Dementieva (6-4,6-0). Le double décisif a été remporté par la Grande-Bretagne (6-4, 6-7, 10-6).

Le Kazakhstan a dominé l'Allemagne : Yaroslava Shvedova a battu Sabine Lisicki (6-4, 7-6) et Andrey Golubev a pris le meilleur sur Philipp Kohlschreiber (6-2, 6-1).

Kazakhstan bat Allemagne 2 à 0 :
Simple femmes :
Yaroslava Shvedova (KAZ) bat Sabine Lisicki (ALL) 6-4, 7-6 (7/3)
Simple hommes :
Andrey Golubev (KAZ) bat Philipp Kohlschreiber (ALL) 6-2, 6-1
Double mixte : forfait

Funérailles de Casey Johnson, héritière de l'empire Johnson&Johnson

Les funérailles de Casey Johnson, jet-setteuse américaine de 30 ans décédée lundi 4 janvier dans des circonstances plus que mystérieuses, se dérouleront dans la semaine. Fiancée à Lila Tequila, une chanteuse, mannequin et érigée au rang de vedette après sa participation à l'émission de téléréalité A Shot at love with Tila Tequila, cette héritière du groupe Johnson&Johnson, un des plus importants fabricants au monde de produits pharmaceutiques, de matériel médical, de produits d'hygiène, de santé, et de cosmétiques, avait été retrouvée sans vie dans sa maison de Los Angeles.
Elle souffrait de diabète depuis la naissance, en plus d'avoir déjà eu de graves problèmes de drogue. L'autopsie est désormais terminée mais la cause officielle du décès n'a toujours pas été confirmée et on évoque plutôt une mort naturelle. L'annonce des funérailles a été communiquée par sa famille de la jeune femme et doivent se dérouler d'ici la fin de la semaine, le corps devant être rapatrié à l'Est selon la demande des proches, dont les très people Nicole Richie et Paris Hilton. La famille a annoncé que des dons à la mémoire de la défunte pouvaient être effectués au Casey Johnson Memorial, à la Fondation pour la recherche sur le diabète de type 1.
Ce décès promet de nombreuses batailles juridiques : la fille adoptive de Casey Johnson âgée de 3 ans étant l'unique héritière de quelques 50 millions de dollars, il est probable que la course pour l'obtention de la garde de la fillette est lancée. Elle vit actuellement avec son grand-père mais plusieurs membres de sa famille d'origine au Kazakhstan, pourraient vouloir faire main basse sur l'héritage.

jeudi 7 janvier 2010

Quand la Chine colonise l'Asie centrale

Pékin rafle les concessions gazières, construit des pipelines et veut louer des terres cultivables... au nez et à la barbe des Russes et des Américains.
La visite de Hu Jintao à Saman Depe (Turkménistan), petite bourgade sur la rive gauche de l'Amou Darya, le 14 décembre, n'a suscité que peu d'intérêt en Occident. Après tout, cette cérémonie à l'orchestration très soviétique, pouvait prêter à sourire : d'un théâtral tour de robinet, le président chinois et les chefs d'État turkmène, ouzbek et kazakh ont inauguré l'un des plus longs gazoducs au monde. 1 833 km de tuyaux qui connectent l'Asie centrale à la Chine.

Ce geste, pourtant, a une portée considérable. Économique ? « Pas seulement. Ce projet est aussi politique », affirme Kourbangouly Berdymoukhamedov, l'homme fort du Turkménistan, trop heureux de desserrer l'étreinte de Moscou. La Russie possède l'essentiel des pipelines de la région et, depuis 1991, dictait ses conditions à ses ex-dépendances, très enclavées.

Main basse sur l'énergie

Vu de Pékin, c'est une immense victoire, patiemment construite. Lorsque l'URSS a éclaté en 1991, la Turquie rêvait d'étendre son influence, misant sur le cousinage linguistique ; l'Iran se voyait écouler des millions de corans à des peuples assoiffés d'islam après soixante-dix ans de régime athée. Personne n'aurait misé sur la Chine.

Pourtant, c'est elle qui, aujourd'hui, double Russes, Turcs, Iraniens et Américains. Mieux qu'eux, Pékin a compris les attentes des jeunes républiques d'Asie centrale et des satrapes qui les dirigent : beaucoup de dollars et pas de leçons de démocratie, de religion ou de droits de l'homme.

Ces dernières années, Pékin a prêté 10 milliards de dollars au Kazakhstan, 4 milliards au Turkménistan. Des prêts largement orientés vers la construction, par des ouvriers chinois, de pipelines et de routes... menant à la Chine. Des voies commerciales qui évitent le golfe d'Aden, le détroit d'Ormuz et celui de Malacca (Malaisie), menacés par la piraterie et le terrorisme.

Invasion chinoise ?

Dans trois ans, lorsque le nouveau gazoduc, alimenté par des sociétés sino-turkmènes, fournira à plein régime, il livrera à la Chine 40 milliards de m3 de gaz, la moitié de ses besoins annuels. Un oléoduc déjà achevé, plus au nord, et branché sur les gisements pétroliers sino-kazakhs, pourra être prolongé vers l'Irak, où les compagnies chinoises viennent de décrocher les meilleures concessions de l'après-Saddam Hussein.

Cette gourmandise de Pékin commence toutefois à inquiéter. Mi-décembre, des milliers de Kazakhs, déjà inondés de produits made in China, ont manifesté à Almaty contre le projet de concession à la Chine d'un million d'hectares de terre vierge : « Cela veut dire que 15 millions de Chinois vont être amenés pour les exploiter ! » tempête l'opposant Bolat Abilov, inquiet de voir bientôt les Chinois aussi nombreux que les 16 millions de Kazakhs.

La Biélorussie annonce la suspension des discussions avec la Russie sur le pétrole

La Biélorussie a annoncé mercredi que la Russie avait interrompu les négociations sur la livraison de pétrole russe à son voisin ex-soviétique, rapporte l'agence de presse officielle biélorusse BelTA.

La Russie et la Biélorussie ont échangé mercredi à Moscou des discussions sur les livraisons de pétrole brut russe en 2010. Les deux parties étaient très proches de parvenir à un accord, mais les responsables russes ont demandé à suspendre les négociations pour présenter leur rapport à leur gouvernement, selon une source de la délégation biélorusse citée par BeITA. "En revenant à la table des pourparlers, les négociateurs russes ont dénoncé tous les accords qui avaient été trouvés et sont revenus à leurs positions du début de l'année", a indiqué cette source. La délégation biélorusse restera à Moscou bien que leurs homologues russes adoptent à l'heure actuelle une attitude fermée à la négociation.

La Biélorussie achète chaque année à la Russie quelque 20 millions de tonnes métriques de pétrole à la Russie, mais n'en consomme qu'un quart environ. Le reste est transformé et exporté en Occident. La Biélorussie a bénéficié en 2009 de remises considérables sur ses importations de pétrole russe, et cherche à obtenir un rabais similaire pour cette année. Toutefois, les deux parties ne sont pas parvenues à conclure avant la fin 2009 un accord pour 2010.

La Biélorussie demande à importer sans taxes non seulement le pétrole russe destiné à sa consommation intérieure mais aussi celui destiné au marché européen, tandis que la Russie compte bien taxer à pleine hauteur cette dernière catégorie. Le gouvernement biélorusse a accusé la position de la Russie d'être en contradiction avec le nouvel accord sur l'Union douanière entre la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan.

Sur http://fr.cctv.com le 7 janvier 2010