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mardi 11 mai 2010

Kazakhstan: bonne reprise au premier trimestre 2010

ASTANA, 11 mai - RIA Novosti.

La croissance au Kazakhstan au premier trimestre de 2010 s'est élevée à 7,6%, a annoncé mardi le premier ministre Karim Masimov.

"La croissance s'établit à 7,6% au cours des autre premiers mois de l'année, ce qui est en principe un bon résultat", a estimé le responsable devant le gouvernement, avant de rappeler qu'en 2008 et 2009 "le Kazakhstan a traversé une crise permanente qui touchait domaine après domaine".

"Les résultats (économiques) des quatre premiers mois sont encourageants", a ajouté M.Masimov.

Auparavant le premier ministre avait déclaré qu'une croissance supérieure à 7% pouvait être dangereuse en raison du risque d'apparition de "bulles", promettant que le gouvernement s'appliquerait à freiner la croissance trop rapide.

Officiellement l'économie kazakhe fondée sur l'énergie (pétrole, houille, gaz), les minerais utiles (cuivre, fer) et l'acier doit croître de 2% en 2010.

dimanche 9 mai 2010

Le Kazakhstan invite le Belarus à rejoindre le projet d'autoroute Europe-Chine.

D'ici 2012, une immense autoroute devrait relier l'Europe occidentale à la Chine occidentale. Ce mégaprojet comprend la construction d'une autoroute de 8 400 km, équipée de technologies ultramodernes, ainsi que le développement d'infrastructures connexes, de nouvelles industries, villages et services routiers.

La route pourrait traverser le Belarus et la Russie, en combinant en un seul complexe autoroute l'Europe, Saint-Pétersbourg, le Belarus, le Kazakhstan et la frontière occidentale de la Chine.

Ce projet offrirait ainsi d'excellentes opportunités de développement des relations commerciales et économiques en facilitant la circulation des marchandises au sein de la zone douanière commune (Russie, Belarus, Kazakhstan) mais également au profit des échanges commerciaux entre l'Europe, la CEI et la Chine.

Les travaux ont déjà démarré. Un tronçon de 2 787 km traversera le Kazakhstan. Le projet est financé par des prêts d'organismes financiers internationaux.

Publié le 9 par Alojz Z sur http://evereastconsulting.wordpress.com

samedi 8 mai 2010

Concert de Dombra : Changement de programme

L’association « Saryne » a le regret de vous annoncer que Talasbek Asemkulov, le dombriste kazakh, est tombé malade avant son départ pour Paris. Sa tournée est donc annulée.

Le concert promenade prévu au Musée de la musique le 9 mai de 14h30 à 17h aura lieu avec un chanteur kazakh, Zeynel Ozkalp.

Le concert du 11 mai au Centre Mandapa est annulé.

La rencontre musicale programmée le 13 mai au Musée du quai Branly à 17h se déroulera sous la forme d’une conférence de Xavier Hallez sur la musique kazakhe et sera illustrée par des documents sonores et vidéos.

L'association Saryne vous remercie de votre compréhension.

vendredi 7 mai 2010

Kazakhstan : grève exemplaire des travailleurs du pétrole

A Zhanaozen, à l'ouest du Kazakhstan, dix mille travailleurs pétroliers ont fait grève du 4 au 19 mars dernier, bloquant les livraisons du pétrole de la compagnie Ozenmunaigaz. La ville a été encerclée par un cordon des forces de répression, la grève fut déclarée illégale par le Tribunal le 10 mars, les membres du comité de grève traités dans la presse « d'extrémistes » et convoqués par les tribunaux, les journalistes qui tentaient de rendre compte du mouvement ont été menacés… Mais les grévistes, soutenus par la population locale — Zhanozen est une ville de plus de 100 000 habitants — ont tenu bon, élisant un comité de grève, se réunissant régulièrement en assemblées générales massives, reprenant en main le syndicat, dont ils ont renvoyé le dirigeant corrompu et élu un des leurs, Nazurbay Saktaganov, à sa tête et en lien avec le syndicat indépendant de la région de Mangistau.

Le 19 mars, après une nuit de négociations avec une délégation mixte de représentants du gouvernement, des autorités légales et de la direction du trust pétrolier Kazmunaigaz, ils ont obtenu l'annulation de la nouvelle méthode de calcul de leurs salaires (que la direction tentait de leur imposer en obligeant les salariés à signer un additif à la convention collective sous une menace de licenciement, ce qui a provoqué la grève), une prime pour le travail dangereux et la garantie des autorités locales que les grévistes ne seront pas poursuivis. La nouvelle représentation syndicale des travailleurs doit maintenant poursuivre les négociations d'une nouvelle convention collective. Le directeur d'Ozenmunaigaz, Bagitkali Biseken, que les grévistes avaient forcé de démissionner le 16 mars, a été remplacé par Kiykbay Eshmanov. Ils avaient également obtenu la promesse du remplacement de Kenzhebek Ibrashev, directeur général de la corporation Kazmunaigaz Exploration Production, dont leur entreprise est une filiale [1], mais dès sa première réunion, le 30 mars, la direction de la compagnie a décidé de passer outre cette promesse [2]. Et la principale revendication des grévistes — nationalisation sous contrôle des travailleurs — n'a pas été prise en compte.

Le conflit entre les salariés du Kazakhstan occidental et le trust pétrolier n'est pas récent. La direction de Kazmunaigaz poursuit depuis la création du trust une politique d'enrichissement personnel et d'exploitation accrue de la force de travail : les « coûts administratifs » des compagnies du trust connaissent une croissance exponentielle (ainsi, dans Exploration Production Kazmunaigaz ils s'élevaient à 540 millions de dollars en 2006, mais en 2007 ils ont déjà atteint 720 millions…), les salaires ouvriers stagnent (en 2009 le salaire ouvrier mensuel moyen était de 550 euros) alors que ceux du personnel d'encadrement croissent (en 2009 salaire mensuel moyen : 2650 euros) et ceux des dirigeants se comptent en millions [3]. La direction essaye de corrompre les syndicalistes ou de les briser : ainsi début 2009, Mukhtar Umbetov, dirigeant du syndicat indépendant de la région, a été blessé par des inconnus et son assistant a été tué par balle. La ville de Zhanaozen, construite pour loger les travailleurs du pétrole dans les années 1960-1970, se dégrade alors que 38 milliards de dollars ont été trouvés pour construire une ville de luxe pour les riches investisseurs, Aktau City, non loin de là.

En octobre 2009 les travailleurs de Zhanaozen s'étaient déjà mis en grève, car ils n'avaient pas reçus leurs primes. Celles-ci ont été immédiatement payées et des négociations ont démarré sur les salaires et les autres revendications, en particulier le changement des directeurs et des autorités locales. En décembre la police a brutalement dispersé un rassemblement de salariés, qui voulaient que les négociations progressent.

« Nationalisation sous contrôle ouvrier ! »

A chacune de ces mobilisations, en dehors des revendications salariales, reviennent celles de renvoi des directeurs et de nationalisation sous contrôle ouvrier. La raison principale de ces revendications n'est pas, comme voudrait le faire croire la presse aux ordres, l'influence massive de militants politiques « extrémistes », même si le groupe Résistance socialiste [4] a développé la solidarité avec le mouvement. C'est la formation d'une nouvelle bourgeoisie au Kazakhstan à partir de l'appareil bureaucratique de l'État et des entreprises, et nécessitant donc une accumulation primitive du capital au travers de la spoliation de la majorité de la société, légale (car les lois ont été adaptées dans ce but) ou illégale, que les travailleurs observent et n'acceptent plus. Mukhtar Umbetov, syndicaliste indépendant, l'expliquait ainsi en octobre dernier : « Au cours de la privatisation des années 1990 notre entreprise, précédemment étatique, a été soumise à Kazmunaigaz Exploration Production. Ce n'est une firme d'État que par son nom. En réalité 36 % des actions appartient à des personnes privées, dont beaucoup habitent à l'étranger, et la politique économique est décidée par un conseil de directeurs et de chefs qui ne se préoccupent ni des travailleurs ni de la production. Tous les bénéfices de l'exploitation sont détournés par des sociétés tenues par le monstre [Kazmunaigaz] ou par la région et la vie des travailleurs du pétrole se dégrade sous leurs yeux. » [5] Les bénéfices de l'exploitation pétrolière disparaissent dans les comptes d'une autre entreprise contrôlée par le trust, KazMunaiGaz Trade House, qui s'occupe du raffinage et du transport. Quand ils ne sont pas détournés plus brutalement : les grévistes ont dénoncé en mars le fait que l'entreprise a acheté des équipements usés, mais au prix d'équipement nouveaux et en les comptabilisant comme tels…

Mukhtar Umbetov poursuit : « Nous exigeons une participation directe à la gestion de la production, la distribution des bénéfices et le contrôle sur tous les moyens dont l'entreprise dispose. Pour notre part, nous sommes intéressés au maintien et au développement de la production, nous voulons freiner la réduction des emplois, nous voulons une augmentation des salaires, nous voulons que l'entreprise participe au développement de la ville et de la région par des subventions. Cela signifie en fait la nationalisation… mais sous le contrôle direct des travailleurs. (…) La revendication de la nationalisation et du contrôle par les collectifs de travail a trouvé un écho dans les cœurs des travailleurs de ce pays. » [6] La preuve en est : lors de la grève de mars, les grévistes exigeaient la participation de Mukhtar Umbekov aux négociations, en tant que leur représentant : « C'est le seul en qui nous avons confiance » expliquaient-ils.

Le directeur général de Kazmunaigaz Exploration Production confirmait ces propos à sa manière dans une interview à la « Kazakhstanskaya Pravda » du 11 mars : « Aujourd'hui les participants demandent, entre autres, le retour de la filiale au statut d'Ozenmunaygaz de 1997, le changement de la direction de la filiale, le remplacement du représentant du syndicat. Tout cela rappelle de manière inquiétante l'époque de la perestroïka gorbatchévienne lorsque, du fait d'une compréhension insuffisante de la démocratie et du pouvoir des collectifs de travailleurs, un grand nombre d'entreprises ont tout simplement été paralysées par la léthargie gréviste. (…) Les travailleurs se sont retrouvés sous l'influence de personnes irresponsables qui aiguisent sans cesse les tensions sociales à Zhanaozen. (…) Ils veulent en réalité la révision de toute la politique économique de notre État, le changement de cours qui avance depuis près de vingt ans. L'exigence de la nationalisation est absurde, car cette société est strictement contrôlée par l'État : 63 % des actions sont dans les mains de l'entreprise étatique Kazmunaigaz [le trust]. Et comment s'imagineraient-ils un tel processus ? A quel prix rembourser les actionnaires, parmi lesquels il y a les Fonds de pensions kazakhes [7] et donc près de 30 000 salariés eux-mêmes. » [8]

On comprend la revendication des grévistes de virer ce directeur général… et aussi pourquoi l'entreprise n'a pas respecté cette promesse !

Jan Malewski, publié sur Inprécor n°560/561 d'avril-mai 2010, le 10 avril 2010
Jan Malewski, rédacteur d'Inprecor, est membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Notes

[1] La production pétrolière au Kazakhstan est structurée, depuis 2002, comme une « poupée russe » : un trust étatique, KazMunaiGaz, dirigé actuellement par Timur Kulibayev (gendre du président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, et donné comme son successeur potentiel), regroupe toute la production, la transformation et le transport du gaz et du pétrole ; il dispose de nombreuses filiales, dont certaines sont des sociétés anonymes cotées en Bourse ou des joint-ventures avec les grandes compagnies pétrolières mondiales. Kazmunaigaz Exploration Production est une de ces filiales et Ozenmunaigas est la filiale de cette dernière. Le président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev, aurait, selon Sergei Guriev et Andrei Rachinsky, (« The Evolution of Personal Wealth in the Former Soviet Union and Central and Eastern Europe » - octobre 2006), profité de cette structure pour transférer au moins un milliard de dollars sur des comptes bancaires dans d'autres pays…

[2] http://www.investegate.co.uk/Article.aspx?id=201003310739294886J

[3] « La compensation totale annuelle » de quelques membres de l'exécutif de Kazmunaigaz Exploration Production en 2008 a varié entre 10,7 millions de dollars (Murat Kurbanbayev, membre du Bureau exécutif et directeur technique) et 30,4 millions de dollars (Askar Balzhanov, président du bureau exécutif). Les dividendes distribués ont atteint 346,4 millions de dollars en 2009. http://investing.businessweek.com/research/stocks/private/snapshot.asp?privcapId=28645142

[4] Résistance socialiste (SotsSopr) est une organisation trotskiste liée au Comité pour une Internationale ouvrière (CIO/CWI). Elle a joué un rôle important dans la popularisation de ce mouvement, en particulier au travers de son site web (en russe, que nous avons largement utilisé pour rédiger cet article) : http://socialismkz.info/

[5] Cité par http://socialismkz.info/

[6] Ibid.

[7] Le système des retraites au Kazakhstan a subi une contre-réforme en 1998, inspirée du « modèle chilien ». Les travailleurs doivent cotiser maintenant à des Fonds de retraite qui placent ces revenus en Bourse… Un autre moyen d'accumulation primitive du capital, dont profite la nouvelle bourgeoisie kazakhe.

[8] Cité par http://socialismkz.info/

MONDE: Un casse-tête pour les voyageurs séropositifs

La Chine est récemment devenue le dernier pays à lever les restrictions aux voyages concernant les personnes vivant avec le VIH, suivant les traces des Etats-Unis.

« Tous les individus doivent avoir un accès égal à la liberté de mouvement, quel que soit leur statut VIH », a dit Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA à propos de la décision de la Chine.

D’après l’ONUSIDA, 51 pays, territoires et régions imposent encore des restrictions aux entrées, séjours et résidence des personnes séropositives. IRIN/PlusNews a répertorié certains des pays ayant des politiques particulièrement restrictives :

….

Kazakhstan – Les visiteurs présentant une demande de permis de travail ou de séjour doivent présenter des résultats négatifs du dépistage du VIH à la Police des migrations de la ville où ils ont l’intention de travailler ou de vivre. Les personnes séropositives sont expulsées.


Sur www.irinnews.org le 7 mai 2010
Article complet

jeudi 6 mai 2010

Un missile russe RS-20 Voevoda dans un silo de Baïkonour en prévision de son tir

MOSCOU, 6 mai - RIA Novosti

Un conteneur avec un lanceur russe Dnepr (ancien missile balistique intercontinental RS-20 Voevoda) a été installé mercredi dans un silo du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, en prévision de son tir programmé pour le 21 juin, a annoncé l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos).

"Les spécialistes russes ont installé un conteneur avec le missile RS-20 dans un silo souterrain sur le pas de tir N°109 du cosmodrome. Le 21 juin, le missile sera lancé conformément au programme de son démantèlement. Le tir permettra de placer en orbite le satellite radar allemand TanDEM-X", a indiqué le service de presse de Roskosmos.

La Russie et l'Ukraine utilisent les missiles intercontinentaux RS-20 Voevoda désaffectés en qualité de lanceurs spatiaux depuis les années 1990. Les deux pays ont créé la coentreprise Kosmotras pour créer et exploiter le lanceur Dnepr conçu sur la base du missile RS-20 (SS-18 Satan selon la classification de l'OTAN) condamné à la destruction par le traité russo-américain sur la réduction des armes stratégiques offensives (START-1) de 1991.

Les ogives des missiles RS-20 sont remplacées par des charges utiles destinées à être lancées dans l'espace selon une technologie spéciale élaborée dans le cadre du programme Dnepr.

Le satellite allemand TanDEM-X (TerraSAR-X add-on for Digital Elevation Measurement) a une masse de 1,3 tonne. "Evoluant en formation rapprochée et en "collaboration" avec son alter ego TerraSAR-X, déjà en orbite depuis deux ans, ce nouveau satellite radar devrait établir, en l'espace de trois ans, un modèle numérique de terrain (MNT) de la surface émergée du globe avec un degré de résolution sans égal", a rapporté le groupe européen d'aéronautique et de défense (EADS) sur son site.

L'OCI dénonce l'intolérance en Europe à l'égard des musulmans

Le secrétaire général de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) , Ekmeleddin Ihsanoglu, a dénoncé l'intolérance en Europe à l'égard des musulmans et mis en garde contre ses conséquences, jeudi à Vienne.

Le problème de l'intolérance contre les musulmans "est particulièrement aigu en Europe", a déclaré M. Ihsanoglu lors d'un discours devant le conseil permament des 56 ambassadeurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), basée à Vienne. Ce phénomène représente une "menace pour la stabilité, l'harmonie et la sécurité" dans le monde, a ajouté le secrétaire général de l'OCI, qui regroupe, elle, 57 pays musulmans.

Il a notamment fait référence au succès grandissant de partis d'extrême droite et au référendum suisse contre la construction de minarets, qu'il a qualifié d'atteinte à la liberté religieuse, "qui divise profondément" et qui risque de mener à une "confrontation". Quant à la controverse des caricatures de Mahomet publiées par des journaux danois, M. Ihsanoglu a estimé qu'elle avait "attisé l'intolérance sous couvert de liberté d'expression".

Le secrétaire général de l'OCI a appelé les pays de l'OSCE à collaborer avec son organisation afin d'"inciter au rejet de l'extrémisme et de développer une culture du respect et de la tolérance". M. Ihsanoglu compte à ce sujet sur le Kazakhstan, qui assure actuellement la présidence tournante annuelle de l'OSCE et présidra en 2011 l'OCI. Outre le Kazakhstan, sept autres pays de l'OSCE sont également membres de l'OCI, basée à Djeddah, en Arabie Saoudite.

M. Ihsanoglu devait encore jeudi s'entretenir avec le président autrichien Heinz Fischer.

Sur www.la-croix.com le 6 mai 2010