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vendredi 19 novembre 2010

Le philosophe Ahmadinejad et les pragmatistes du Kremlin

Par Dmitri Babitch, RIA Novosti, le 19 novembre 2010

Le statut de la mer Caspienne discuté au sommet actuel des Etats caspiens à Bakou est l'un des problèmes les plus complexes du XXIe siècle, directement lié à l'avenir économique de la Russie. De plus, la rencontre entre les présidents de Russie et d'Iran dans la capitale de l'Azerbaïdjan devrait permettre de clarifier les relations entre la Russie et l'Iran qui sont actuellement confuses. L'interruption des contacts entre Moscou et Téhéran a été provoquée par le refus de la Russie de fournir à l'Iran des missiles antiaériens S-300, après que l'Iran eut refusé de coopérer avec les organisations internationales, chargées de vérifier le caractère pacifique de son programme nucléaire.

L'incertitude du statut de la mer Caspienne est le principal obstacle au projet soutenu par l'Occident de gazoduc Nabucco, destiné à acheminer le gaz en provenance du Turkménistan et d'autres pays asiatiques en Europe, en contournant le territoire russe. Cette incertitude est due à la position de l'Iran qui a méthodiquement bloqué les projets précédents de partage de la mer Caspienne. Au final, le statut de la mer Caspienne est toujours réglementé par les accords irano-soviétiques de 1921 et de 1940. Les pays de la région sont conscients de la nécessité de leur révision depuis 1991-1992, lorsque quatre nouveaux '' utilisateurs '' de la mer Caspienne indépendants sont apparus après l'effondrement de l'URSS : la Russie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan.

Il s'avère que la position de l'Iran est à la fois profitable et préjudiciable à la Russie : d'une part, jusque-là l'Iran exigeait une part disproportionnée de la mer Caspienne, d'autre part, l'inflexibilité de l'Iran empêche la construction du pipeline '' transcaspien '' tant voulu par les Etats-Unis (dans le cadre du projet Nabucco), qui acheminerait le pétrole en provenance d'Asie centrale en Europe, en contournant la Russie.

Au cours des derniers jours, la Russie a reçu des signaux contradictoires des autorités iraniennes. Les membres du parlement iranien menaçaient de déposer une plainte contre la Russie pour la non-fourniture à l'Iran des missiles S-300 promis. D'autre part, ils tentaient de réduire la gravité de cet échec en parlant de la création de leur propre version du S-300, en se servant des S-200 déjà fournis.

Dans l'ensemble, le comportement de Téhéran pourrait s'expliquer de la manière suivante. L'Iran est désappointé par l'adhésion de la Russie aux sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, et les autorités iraniennes voudraient certainement '' remettre la Russie à sa place '' et l'accuser de '' trahison '', comme a déjà tenté de le faire en septembre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Mais dans les conditions de l'isolement international presque complet, alors que l'Iran est frappé par les sanctions économiques de l'ONU, les insultes à l'égard de la Russie sont un luxe que Téhéran ne peut se permettre. Qui seront ses partenaires dans l'arène internationale? Le mouvement Hezbollah au Liban, incapable de remporter les élections parlementaires dans un pays aussi petit? Les groupuscules chiites en Irak, dont il est exclu qu'il puisse devenir un allié, étant donné qu'il a été en conflit pendant de nombreuses années avec l'Iran il n'y pas si longtemps? C'est peu pour une grande puissance, comme se proclame l'Iran. Ainsi, l'Iran est contraint de faire bonne impression en public en tentant de convaincre les observateurs indépendants qu'il a suffisamment de temps et de forces en réserve, qu'il a de nombreux alliés dans la région, et que tout n'est pas perdu avec la Russie.

A Bakou, ainsi qu'avant la venue dans la capitale azerbaïdjanaise, M.Ahmadinejad a déjà fait plusieurs déclarations concernant les thèmes ci-dessus avec la tournure philosophique qui lui est propre. En s'adressant à la population perse de l'Azerbaïdjan, il a déclaré que le courage et l'esprit combatif était la véritable bombe nucléaire de l'Iran. Avant la visite, en critiquant la décision de '' certains pays '' (c'est-à-dire de la Russie) de ne pas lui fournir les missiles, Mahmoud Ahmadinejad parlait déjà de cette '' bombe spirituelle '', qui décimerait les ennemis non désignés '' directement dans leurs palais. '' En ce qui concerne la participation de l'Azerbaïdjan au projet Nabucco, le président iranien s'est limité à déclarer que l'Europe avait plus besoin du gaz iranien que l'Iran des marchés européens, et que pour cette raison l'Iran n'était pas pressé.

Toutes ces déclarations, qui rappellent la rhétorique d'antan de Jirinovsky, au sujet de son ''arme supersonique'' et du ''fonds pétrolier'' ont peu de chance d'impressionner les pragmatistes du Kremlin. La création d'une véritable zone de coopération en mer Caspienne sera le seul sujet de discussion sérieuse à Bakou.

Il existe déjà certaines prémisses pour cette zone. Au cours des dernières années, les relations entre l'Iran et l'Azerbaïdjan, auparavant complexes, s'amélioraient. Toutefois, le litige entre le Turkménistan et l'Azerbaïdjan concernant le partage de certains gisements en mer Caspienne n'a toujours pas été réglé. Mais il a été décidé que les navires devaient naviguer en mer Caspienne sous les pavillons des Etats riverains. D'autres mesures ont également été mises en œuvre afin d'empêcher les ''étrangers'' de pénétrer dans la région. Quant au projet de pipeline transcaspien, certainement élaboré dans des pays fort éloignés de la mer Caspienne, ses perspectives paraissent improbables : un pays clé, tel que le Kazakhstan, a déjà reconnu que ce projet était sans avenir. Dans ces conditions, il est temps d'oublier la non-fourniture des missiles S-300 en Iran. D'autant plus qu'Ahmadinejad, selon ses propres mots, a un substitut en tout point identique à l'original.

Ce texte n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti

Moscou, Astana et Minsk signent un accord sur la politique macroéconomique commune

SAINT-PETERSBOURG, 19 novembre - RIA Novosti

La Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan ont signé vendredi à Saint-Pétersbourg un accord de politique macroéconomique commune au sein de leur Union douanière.

Moscou, Minsk et Astana s'engagent à maintenir les déficits budgétaires nationaux à moins de 3% du PIB, la dette publique à moins de 50% du PIB à partir de 2013, en vertu l'accord signé par les premiers ministres des trois pays.

Les membres de l'Union douanière ont également signé un accord sur des principes et des règles uniques en matière de concurrence, de coopération dans la lutte contre les migrations clandestines, et concernant le statut juridique des travailleurs migrants et de leurs familles. Ils ont en outre conclu un accord sur l'accès aux services des monopoles naturels dans le secteur énergétique, sur la formation des prix et la politique tarifaire dans ce domaine.

Les documents signés vendredi à Saint-Pétersbourg permettent de former l'Espace économique unique russo-biélorusso-kazakh.

L'Union douanière réunissant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan a été lancée le 6 juillet dernier avec l'entrée en vigueur d'un Code douanier unique sur le territoire de ces pays. A partir du 1er juillet 2011, il est prévu de déplacer tout le contrôle douanier aux frontières extérieures de l'Union. Le 1er janvier 2012, les trois pays doivent former un espace économique unique caractérisé par des règles communes régissant l'activité de leurs milieux d'affaires.

jeudi 18 novembre 2010

Le Kazakhstan participe au 3ème Sommet de la Caspienne

Astana, le 18 novembre 2010 – Le Président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaiev est arrivé à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, pour prendre part à la séance plénière du 3ème Sommet des Etats riverains de la mer Caspienne.

Le Président kazakh est notament accompagné de son Secrétaire d’Etat et Ministre des Affaires Etrangères Kanat Saudabayev, de son conseiller Nurlan Yermekbayev, du Ministre des Transports et des Communications Ablegazy Kussainov et du Président délégué de ‘Samruk-Kazyna’ Timur Kulibayev.

Le Président Nazarbaiev a rencontré ce matin son homologue azerbaidjanais Ilham Aliev pour évoquer les relations bilatérales entre le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan. Au cours de ce sommet de trois jours, qui débute cet après-midi, les dirigeants des cinq pays riverains de la mer Caspienne (le Kazakhstan, la Russie, l’Azerbaïdjan, l’Iran et le Turkménistan) parleront de la coopération économique régionale et du statut juridique des ressources naturelles de la mer Caspienne.

Parallèlement au Sommet, le Président de la Russie Dimitri Medvedev doit rencontrer le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad. Les relations russo-iraniennes se sont tendues à la suite du soutien apporté par Moscou en juin à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur de nouvelles sanctions contre l’Iran, et du refus subséquent de la Russie de fournir des missiles S-300 et d’autres matériels militaires à l’Iran.

Dans le cadre du Sommet lui-même, l’Iran pourrait accepter le projet de pipeline gazier trans-caspien en échange d’un allègement des sanctions économiques internationales pesant sur le pays.

Le projet Trans-Caspien est un pipeline sous-marin reliant le Turkménistan et l’Azerbaïdjan qui, selon certaines propositions, pourrait également inclure une liaison avec le champ pétrolier de Tengiz au Kazakhstan. S’il est construit, ce pipeline permettrait d’acheminer des ressources énergétiques depuis le Kazakhstan et le Turkménistan jusqu’en Europe centrale, en contournant à la fois la Russie et l’Iran.

Communiqué de www.kazakhstanlive.com

Un extrait de l'interview du Président kazakh N. Nazarbaev

Azg, Hayastani Hanrapetoutioun, Haykakan Jamanak et Aravot du 11.11 reproduisent un extrait de l'interview du Président kazakh N. Nazarbaev, dont le pays assume en 2010 la présidence de l'OSCE, dans laquelle il affirme que lors de sa présidence, le Kazakhstan a fait face à plusieurs défis sérieux, dont le règlement du conflit du Haut Karabagh.

Le Président Nazarbaev s'est dit satisfait de constater « certains progrès » dans ce processus mené sous l'égide du Groupe de Minsk. Il a rappelé que récemment, pour la première fois depuis cinq ans, une visite d'experts internationaux a eu lieu au Haut Karabagh, aux fins d'évaluer la situation humanitaire. Il a en outre salué la déclaration des Présidents Medvedev, Sarkissian et Aliev en date du 27 octobre à Astrakhan et l'accord humanitaire sur l'échange de prisonniers de guerre et de corps de victimes.

Il a dit espérer que, lors du sommet de l'OSCE à Astana, les parties réussiront à trouver des formulations mutuellement acceptables sur les questions les plus délicates.

Ambassade de France en Arménie
Sur www.armenews.com le 18 novembre 2010

Ce soir sur France2 : Documentaire sur le Kazakhstan

Ce soir à 20:35, France2 diffuse dans le cadre de l'émission "Envoyé Spécial", un reportage intitulé «Les irradiés du Kazakhstan». Les habitants de la région de Kourtchatov, au Kazakhstan, sont frappés depuis plusieurs générations par d'effrayantes malformations.
Communiqué d'Eurokaz

OSCE: Medvedev et Nazarbaiev mettent la dernière main au sommet d'Astana

BAKOU, 18 novembre - RIA Novosti

Lors d'un entretien en marge du sommet de la Caspienne à Bakou, les présidents russe et kazakh, Dmitri Medvedev et Noursoultan Nazarbaïev, ont évoqué jeudi le futur sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Astana et les relations bilatérales.

"Le sommet d'Astana est très important car il portera sur des problèmes qui préoccupent énormément de gens et je suis convaincu que le Kazakhstan sera à la hauteur de l'événement", a indiqué M.Medvedev.

Le chef de l'Etat russe s'est aussi félicité du caractère régulier des contacts entre les représentants des régions de la Russie et du Kazakhstan pour discuter concrètement des projets communs.

La capitale kazakhe, Astana, accueillera les 1er et 2 décembre prochains un sommet de l'OSCE, le premier depuis 11 ans.

Sommet de la Caspienne: définir le statut de la mer d'ici 2011

BAKOU, 18 novembre - RIA Novosti
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a proposé jeudi de définir le statut juridique de la mer Caspienne en 2011, au début du 3e Sommet des pays riverains de cette mer riche en hydrocarbures à Bakou, en Azerbaïdjan.

"Je suggère d'achever ce processus d'ici l'année prochaine", a indiqué le chef de l'Etat iranien.

Il a déclaré que l'Iran était prêt à coopérer avec les autres pays riverains dans le cadre de programmes clairement définis, avant d'inviter les autres parties à créer une compagnie maritime commune qui contribuerait à resserrer les liens dans la culture et le tourisme.

Pour sa part, le président azerbaïdjanais Noursoultan Nazarbaïev a proposé de réunir au moins cinq fois par an le groupe de travail spécial qui planche sur la définition du statut de la Caspienne.

Avant la chute de l'URSS en 1991, le statut de la mer Caspienne était défini par deux accords soviéto-iraniens de 1921 et 1940. Les négociations entre les pays riverains issus de l'URSS et l'Iran sur le statut de la mer sont toujours en cours. L'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan insistent sur le partage de la Caspienne selon la ligne médiane, alors que l'Iran propose que la mer soit divisée en cinq parts égales réparties entre les pays riverains, soit 20% pour chaque Etat. Par ailleurs, les pays n'arrivent pas à s'entendre sur les coordonnées de la ligne médiane divisant le fond de la mer Caspienne en secteurs nationaux.