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vendredi 10 décembre 2010

Kazakhstan : Karaganda - Karlag .. le Goulag des ennemies du peuple !

Y aller c'est marcher sur du sang !

Le long calvaire des Russes d'origine allemande ….

Derrière presque chaque porte de Karaganda, il y a une histoire très lourde. Celle des fils et filles d' "ennemis du peuple", déportés pendant les purges staliniennes, dans les années 1930. Des milliers de vies brisées, de familles dispersées dans les camps soviétiques, dont les descendants sont aujourd'hui entassés dans les barres d'immeubles grises et délabrées de cette ville industrielle du Nord Est du Kazakhstan.

Une histoire très lourde !

Là, au milieu de la steppe, dans ce que fut le Karlag, un Goulag grand comme plus du dixième de la France, aucun "travail de mémoire" n'est à l'oeuvre. "Les gens  ne dramatisent pas cette histoire. Peut-être parce que nous sommes en Orient, ils l'acceptent comme leur destinée, avec humilité. Ils sont moins individualistes qu'en occident où on ausculte son moi et ses souffrances en permanence", estime Monseigneur Athanasius, évêque catholique de Karaganda, un Allemand fils de déportés du Goulag.

Est-ce à dire que ce passé n'est pas douloureux ?

Certainement pas. Mais ce refus de se concentrer sur lui "atténue la peine et n'amène pas à chercher des coupables", estime Mgr Athanasius qui y voit une "noble attitude permettant la réconcilation avec le passé." Une non-dramatisation de l'histoire qui résulte en partie d'une mémoire à moitié regardée en face, en partie, au contraire, d'esquives, suscitées par le contexte politique.

Karaganda – Karlag !

A Dolinka, à une vingtaine de kilomètres de Karaganda, bourgade qui fut le siège de la direction du Karlag, géré par le NKVD, l'ancêtre du KGB, Loudmila nous reçoit dans sa petite isba aussi blanche que la neige qui la couvre. Dans son modeste intérieur, décoré de fleurs en plastique, cette Biélorusse s'empresse de nous montrer les documents de 1956 réhabilitant sa famille.

"«Vous voyez, nous n'étions pas coupables", affirme-t-elle, emmitouflée dans un épais châle de laine, avec le ton de quelqu'un qui veut convaincre son juge. Un demi siècle après la réhabilitation officielle, cette fille d'une déportée de Kaliningrad brûle toujours de savoir pourquoi sa mère a été arrêtée.

Quel crime a-t-elle commis ?

"Quel crime a-t-elle commis ?", se demande-t-elle en déballant des coupures de journaux auxquels elle a raconté sans fin, depuis la perestroïka, l'incompréhensible histoire. Comme beaucoup à Karaganda et dans ses environs, Loudmila ne manque jamais Jdi minia ("Attends-moi"), une sorte d' «Avis de recherche» hebdomadaire de la télévision russe qu'elle regarde comme si elle pouvait un jour y retrouver ses trois frères. Elle vit ainsi par procuration la recomposition de familles qui se retrouvent sous l'oeil des caméras. Non loin de chez elle, vivotte le minuscule musée dédiée au Karlag.

Le lieu est désert ….

Dans la première salle, un bout de fil barbelé posé sur une biographie de Staline laisse entendre que le "Petit père des peuples" porte une responsabilité dans la déportation des 800.000 vies passées par le Karlag.

Mais à peine se retourne-t-on qu'on découvre un grand tableau de propagande, "peint par un prisonnier", montrant Lénine assis à une table en discussion avec des camarades tandis que, derrière lui, Staline considère une carte de l'électrification de l'URSS.

Le musée est appelé à être remplacé par un plus grand, logé dans l'ancien siège du Karlag, en ruine , à quelques centaines de mètres de là. Les autorités kazakhes parlent volontiers des années noires. "«Ce n'est pas comme en Russie ici, le pouvoir ne bloque pas la mémoire au sujet des mauvais côtés du passé soviétique.

Des dizaines de millions de victimes !

Des millions de Kazakhs en ont aussi été victimes", explique Ekaterina Kouznetsova, une journaliste qui fut parmi les premières à publier des articles lorsqu'il devint possible de parler du Karlag, à la fin des années 1980. Les autorités kazakhes ont même créé une journée de commémoration pour les «victimes de la répression totalitaire», le 31 mai.

Le thème permet à l'ancien apparatchik devenu président de la République indépendante, Noursoultan Nazarbaev, d'articuler sa politique nationaliste sur l'idée de la liberté arrachée aux Russes et aux soviets. Malgré tout, on ne peut pas dire que les commémorations des soixante-dix ans du début des purges staliniennes aient donné lieu à de grandes célébrations à Karaganda, comme partout ailleurs en ex-URSS.

Un dictateur en héros ! Le "grand ami de l'humanité" !

Au Kazakhstan aussi Staline demeure un personnage ambigu ….

Dans le musée régional de Karaganda, une demie-salle est consacrée au Karlag …. partagée avec la "Grande guerre patriotique" où le dictateur est présenté comme un héros ayant abattu le monstre nazi.

Pas une allusion au Staline qui a expédié 40 millions de soviétiques au Goulag «Les employés du musée ne sont pas des professionnels de l'histoire, explique Ekaterina Kouznetsova.

Le crime au niveau national !

Au niveau national la condamnation est sans ambiguïtés."

Dans le quartier de Maïkodouk, dans le Gymnasium n° 9 (collège – lycée), situé au milieu d'immeubles construits par des prisonniers de guerre japonais, Svetlana anime ses "ateliers libres" dédiés au Karlag.

"Je suis moi-même fille de Zek (prisonnier dans le jargon du Goulag). Je sais combien la peur dont nos parents ont été animés toute leur vie nous a été transmise. Ses racines sont encore vivantes C'est pour la détruire que j'ai voulu expliquer à mes élèves ce qu'à été le Karlag.", raconte-t-elle.

Dans le joyeux bazar qui règne dans sa classe, entre deux rangées de livres d'art et d'histoire, une vitrine présente quelques documents et objets du Karlag, apportés par des élèves.

Rien sur Staline !

" Je ne voulais pas mettre une photo de lui et le voir tous les jours", plaisante Svetlana. Même si le Professeur a expliqué sans réserve à ses élèves que Staline était un "despote", elle a renoncé à l'exposer d'une façon ou d'une autre dans cette vitrine car "cela heurterait les anciens combattants de la seconde Guerre mondiale.

La peur n'a pas disparu !

"Le système n'est pas mort, au fond", estime Pavel Shoumkin, un ancien mineur devenu écrivain.

"«Dans la mentalité de Karaganda, l'autorité reste toute puissante. On croit ici qu'on ne peut aller contre elle", pense de fils de Koulak, ces propriétaires terriens considérés comme des ennemis de la révolution par le pouvoir soviétique, déportés en 1937.

Selon lui, c'est particulièrement vrai chez les mineurs, nombreux dans cette région riche en minerais, exploités au départ par les prisonniers du Karlag. "Ils ont même gardé jusqu'à aujourd'hui le vocabulaire des camps pour désigner leurs chefs Ils obéissent aux contrôleurs comme on obéissait aux gardes du Karlag", regrette-t-il.

Sur www.libertaoccidentalis.net le 10 décembre 2010
Source : http://www.leblogde21.com/article-19756561.html et http://gulaghistory.org/items/show/742

jeudi 9 décembre 2010

Silvio et Vladimir, les liaisons dangereuses

Parmi les documents confidentiels diffusés par WikiLeaks, certains révèlent les inquiétudes de Washington quant aux relations à caractère personnel entre les Premiers ministres italien et russe, soupçonnant Rome d'être le cheval de Troie de Moscou pour influencer - y compris par la corruption - la politique énergétique de l'Europe.

Washington redoute qu'un allié historique de l'Otan comme l'Italie ne se laisse glisser sur une pente dangereuse. Dans leurs câbles confidentiels diffusés par WikiLeaks, les Américains rappellent que Rome a toujours eu une certaine autonomie dans ses initiatives vis-à-vis de Moscou ou du monde arabe.

Ce qui est tout à fait compréhensible, compte tenu de notre position géographique et du contexte politique intérieur marqué par la présence du parti communiste le plus fort d'Europe occidentale. C'était un jeu qui n'effrayait pas Washington parce qu'il pouvait être interprêté — et donc géré — selon les critères de la géopolitique et de la géoéconomie. Aujourd'hui le contexte est différent.

Considéré comme la bible de la stratégie américaine sur les rapports énergétiques entre la Russie et l'Europe, le rapport "Eurasian Energy Security" a été rédigé par Jeffrey Mankoff, spécialiste de la question auprès du Council of Foreign Relations, un think-tank bipartisan qui a souvent inspiré la politique extérieure des administrations républicaines et démocrates.

ENI : un instrument dans les relations entre Berlusconi et Poutine

L'analyse de Mankoff décrit ainsi le rôle de Gazprom : "une entreprise qui par moments s'identifie au gouvernement russe lui-même, servant le dessein de Poutine qui gère les relations avec l'Europe en jouant les pays les uns contre les autres". C'est la stratégie que Poutine a patiemment construite au cours des huit années de sa présidence, de 2000 à 2008, "le gaz est devenu un élément central de pouvoir", poursuit-il.

Dans cette stratégie, l'Italie est un élément décisif car, "avec l'Allemagne, elle représente presque la moitié des importations de gaz russe en Europe occidentale". Ensemble, ces deux pays assurent près de "40% de l'ensemble des profits de Gazprom", un colosse qui, par sa nature, se soustrait aux "systèmes de transparence, aux contrôles judiciaires et aux autorités de surveillance" de l'Union européenne.

Vu des Etats-Unis, le danger, c'est que "Pour l'Europe, la dépendance énergétique croissante vis-à-vis d'un groupe unique lié avec un gouvernement étranger pose des problèmes de sécurité, de transparence, de manipulation politique potentielle". Ceux qui, comme l'Italie, ont glissé vers une relation intime avec Moscou, risquent de servir cette dernière aux dépens de l'unité entre Européens.

Le soupçon que l'ENI, le géant italien de l'énergie, soit devenu un instrument dans les relations entre Berlusconi et Poutine, est conforté par certaines étapes décisives dans le processus de "verrouillage" du pouvoir énergétique en Russie.

Dans son rapport, Mankoff rappelle que, "durant son second mandat présidentiel, Poutine avait accéléré de manière spectaculaire la concentration des activités liées au gaz et au pétrole vers les deux géants russes : Gazprom et Rosneft. Les entreprises qui appartenaient à des oligarques privés comme Yukos de Mikhail Khodorkovsky, ont été fagocitées".

Or, Yukos a été alors l'objet d'un portage financier [achat temporaire d'actions] de la part d'ENI et d'ENEL, le premier fournisseur d'électricité italien. Quelques groupes occidentaux ont été admis dans ce jeux, observe-t-on au Département d'Etat, où on se souvient de l'expulsion de BP et de Shell contraints, sous la présidence Poutine, de se dégager de leurs plus gros investissements énergétiques en Russie.

Vu de Washington, quelque chose ne tourne pas rond

Ayant procédé à la concentration de son empire énergétique, où coïncident politique et affaires, et où seuls les étrangers dociles sont admis, Poutine passe à la seconde phase de sa stratégie. "Il s'agit, explique Mankoff, d'empêcher l'accès direct de l'Europe aux resources énergétiques de la Caspienne, réparties pour l'essentiel entre Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan. La Russie, en se réservant le contrôle de ses couloirs de transit vers la Caspienne, accentue d'autant la dépendance de l'Europe envers elle. Avec pour conséquences stratégiques sur les relations atlantiques, l'exposition de nos alliés européens à l'influence de Moscou".

Une fois encore, cette stratégie est entre les mains d'un "petit groupe de colosses d'Etat, tel que Gazprom, dépourvus de toute transparence". C'est en particulier cet aspect qui intéresse la Maison-Blanche et le secrétaire d'Etat Hillary Clinton : "la corruption systémique dans le secteur russe inocule la corruption dans la politique européenne".

On peut alors se demander qui a cédé aux sirènes de l'argent et comment ? A Washington, on évoque le cas de l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, coopté comme président du conseil d'administration du consortium de gazoducs européen Nord Stream, gémeau septentrionnel du projet South Stream. Proposée par les Russes, la présidence de South Stream a été récemment refusée par l'ancien président de la Commission européenne Romano Prodi.

Le Département d'Etat répète l'accusation principale formulée par les Etats-Unis : "Nord Stream et South Stream servent à renforcer l'influence de la Russie en Europe. Notre crainte est renforcée par les indices de corruption qui partent du Kremlin".

South Stream est en concurrence directe avec le projet Nabucco, soutenu par l'Union européenne : seul ce dernier permet en effet de contourner la Russie. Si le choix devait dépendre uniquement de critères économiques, le choix serait simple : "South Stream coûte près du double, par rapport à Nabucco", note Mankoff. Et alors, pourquoi avoir impliqué ENI dans un projet anti-économique, se demandent les Américains ? Vu de Washington, quelque chose ne tourne pas rond.

Des intérêts personnels, moteur de la politique extérieure italienne

Un autre coup dur à la fiabilité du projet Nabucco a été porté au cours de l'été 2008 par la guerre entre la Géorgie et la Russie : pour fonctionner, ce gazoduc a besoin de stabilité en Géorgie et dans les autres républiques ex-soviétiques. L'attention du Département d'Etat vis-à-vis de Berlusconi s'est ravivé précisément à ce moment-là, lorsque le président du Conseil italien a affiché une position pro-Russie, opposée à celle des autres membres de l'OTAN.

Le rapport secret de Mankoff soupçonne pour la première fois "Berlusconi et ses accolytes d'avoir avec leur interlocuteur russe des relations d'intérêt financier d'ordre personnel". La gravité de la guerre en Géorgie devait renforcer la cohésion entre Européens et faire ressortir les risques liés à une dépendance énergétique excessive envers Moscou. Et lL'Italie, au contraire, s'est démarquée. Ce fut alors un tournant.

Et il devint alors urgent pour Washington d'en savoir davantage sur ces soupçons "d'investissements personnels entre Berlusconi et Poutine", qui pourraient être le moteur des choix de la politique extérieure italienne.

Le danger, nous l'avons sous les yeux : l'Italie peut devenir un pion sur l'échiquier de Poutine, l'instrument qui va diviser l'Union européene ou la maintenir divisée, pour tirer avantage de la faiblesse de chacun des partenaires dans les rapports bilatéraux. "La dépendance envers le semi-monopole russe sur le gaz peut mettre chacun des gouvernements européens dans un position qui le rendrait incapable de résister aux demandes politiques de Moscou", conclut ainsi Jeffrey Mankoff.

Giuseppe D'Avanzo - Andrea Greco - Federico Rampini
Sur www.presseurop.eu le 9 décembre 2010

« Yes is more » ou l’architecture par la BD

Raconter les projets d'une agence d'architecture – et avec eux l'évolution d'une discipline – à travers la bande dessinée, utilisée ici comme outil pédagogique. C'est ainsi qu'a choisi de communiquer l'agence danoise BIG – pour Bjarke Ingels Group -, à travers une exposition (à Bordeaux jusqu'au 19 décembre) et un livre qui reprend les panneaux montrés, tous deux baptisés Yes is more.

Largement inspirée des comics américains – et surtout de Sin City -, la couverture de l'ouvrage donne le ton: on y voit des bâtiments futuristes représentés de nuit, en noir et blanc. Le reste décrit de façon didactique les 80 projets des architectes de l'agence, à travers les années. Dans le rôle de Monsieur Loyal, le trentenaire Bjarke Ingels, fondateur de l'agence, entraîne les lecteurs dans une aventure urbaine passionnante.

On suit le processus de conception d'une piscine dans le port de Copenhague, du pavillon danois à l'Exposition universelle de Shanghaï, ou de la bibliothèque nationale du Kazakhstan. Pour la plupart ambitieux et novateurs, les projets sont peu souvent retenus, supportant mal la confrontation avec les volontés pratiques des élus et la réalité des financements.

Grâce à Yes is more, nul besoin d'être spécialisé en architecture pour s'intéresser à ces bâtiments virtuels, qui reflètent de façon captivante les mouvements de notre société.

Yes is more
Par Bjarke Ingels Group.
Taschen, 19,99€, novembre 2010.

 Laurence Le Saux sur www.bodoi.info sur  9 décembre 2010

 

Armée kazakhe: Moscou aidera à créer un système automatisé de commandement

MOSCOU, 8 décembre - RIA Novosti

La Russie et le Kazakhstan créeront une coentreprise chargée de mettre en place un système automatisé de commandement pour les troupes kazakhes, a annoncé mercredi à Moscou Irina Kovaltchouk, porte-parole du ministre russe de la Défense, à l'issue de pourparlers entre les ministres de la Défense des deux pays.

"Les discussions ont porté sur les perspectives de mise en place d'un système automatisé de commandement pour l'armée du Kazakhstan. Les parties se sont penchées sur la création d'une entreprise mixte russo-kazakhe à cette fin", a indiqué Mme Kovaltchouk.

La Russie a proposé au Kazakhstan d'utiliser des équipements russes en tant qu'éléments du futur système kazakh de commandement des forces armées.

Russie et Kazakhstan: les relations en chiffres

 

Moscou et Astana créent un système de DCA commun

MOSCOU, 8 décembre - RIA Novosti

La Russie et le Kazakhstan créeront un système régional de DCA, a annoncé mercredi à Moscou le commandant en chef des Forces de défense antiaérienne kazakhes, le général Alexandre Sorokine.

"Nous avons décidé de mettre en place un système régional commun de défense antiaérienne russo-kazakh, similaire à celui créé par la Russie et la Biélorussie", a indiqué le général devant les journalistes.

"L'armée kazakhe protégera l'espace aérien russe le long de la frontière avec le Kazakhstan (…) Des livraisons gratuites de missiles sol-air russes S-300 au Kazakhstan font partie de ce programme de coopération", a déclaré le général sans préciser le nombre des missiles qui seront mis à la disposition d'Astana ni la date des livraisons.

Info sur les Missiles S300

 

La Russie va livrer au Kazakhstan des missiles S-300

La Russie va livrer des missiles S-300 au Kazakhstan, ex-république soviétique d'Asie centrale avec laquelle Moscou est liée par plusieurs traités en matière de la sécurité, a annoncé mercredi le ministère russe de la Défense.

"La possibilité de livraison de systèmes de missiles S-300 a été discutée" au cours d'une rencontre à Moscou entre le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, et son homologue kazakh, Adilbek Djaksybekov, "afin de renforcer l'espace militaire commun", a indiqué Irina Kovaltchouk, porte-parole du ministère citée par les agences russes.

"On est en train de préparer un contrat", a-t-elle poursuivi, sans plus de précision.

La Russie et le Kazakhstan font partie de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance surnommée l'"Otan russe", ainsi que de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Les missiles S-300 serviront à créer un système de défense antiaérienne commun, a expliqué le chef des forces la défense antiaérienne du Kazakhstan Alexandre Sorokine.

"Nous nous sommes mis d'accord pour créer un système de défense antiaérienne régional, comme celui que la Russie a avec le Bélarus", a déclaré le général Sorokine.

"Les forces kazakhes vont couvrir l'espace aérien russe le long de la frontière avec le Kazakhstan", a-t-il poursuivi, cité par les agences russes.

Afin de créer ce système, la Russie fournira "sans contrepartie" des S-300, a-t-il dit.

Le système de missiles S-300 est analogue au Patriot américain, un engin mobile de défense antiaérienne perfectionné, capable de détruire missiles de croisière et avions de combat.

Ce système est capable de détruire des missiles et d'abattre des avions à une distance de 150 km et à une altitude allant jusqu'à 27 km. Il a été développé au cours des années 1980.

En juin, Moscou a gelé le contrat de livraison à l'Iran de ces engins, après l'adoption de nouvelles sanctions contre Téhéran aux Nations unies. Israël, les Etats-Unis et l'Europe s'étaient élevés contre ce contrat, craignant que cet armement ne permette de défendre efficacement les installations nucléaires iraniennes.

Sur www.lematin.ch le 8 décembre 2010

 

La Russie veut renforcer la coopération militaire avec le Kazakhstan

MOSCOU, 8 décembre - RIA Novosti

Le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, espère un développement substantiel de la coopération militaire avec le Kazakhstan en 2011.

"L'année qui se termine s'est soldée par de bons résultats pour notre coopération militaire. Nous espérons une véritable percée dans ce domaine en 2011", a-t-il déclaré lors de négociations avec son homologue kazakh Adilbek Djaksybekov, arrivé mardi en visite officielle à Moscou.

Selon le ministre russe, les négociations portent sur un large éventail de questions d'intérêt mutuel.

"Nous sommes venus en compagnons d'armes",  a souligné à son tour M.Djaksybekov. Après avoir rappelé que cette rencontre était précédée de négociations menées entre experts, il a constaté que "le moment était venu de se rencontrer personnellement pour arrêter une marche à suivre en vue de renforcer la coopération".

Selon le ministère russe de la Défense, les négociations entre MM. Serdioukov et Djaksybekov aboutiront à la signature d'un plan de coopération interministériel pour 2011.