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mardi 12 avril 2011

Kazakhstan : Noursoultan Nazarbaïev réélu sans surprise

Le chef de l'Etat kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, qui préside à la destinée de son pays depuis 1989, a été réélu avec 95,5% des suffrages, pour un mandat de cinq ans. Le taux de participation avoisine les 90%. En 2005, Noursoultan Nazarbaïev avait déjà obtenu plus de 91% des suffrages.

Le chef de l'Etat avait choisi de couper l'herbe sous le pied de ses détracteurs en anticipant de deux ans l'élection présidentielle.

Les observateurs internationaux de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) sont très critiques à l'égard du scrutin. De sérieuses irrégularités, parmi lesquelles des cas de bourrage d'urnes ont été relevés.

A 70 ans, Noursoultan Nazarbaïev mène l'ex-république soviétique d'Asie centrale d'une main de fer. Nourri par les investissements étrangers et porté par ses ressources en hydrocarbures, le Kazakhstan est la première économie de la région.

Voir la vidéo du 4 avril 2010 sur euronews.net

 

Kazakhstan: un candidat à la présidentielle vote pour... son adversaire Nazarbaïev

ASTANA — L'un des trois adversaires au président kazakh sortant Noursoultan Nazarbaïev a déclaré dimanche qu'il avait voté pour ce dernier pour rendre "hommage" au "vainqueur" de cette élection anticipée.

"C'est du jamais vu, mais j'ai voté pour mon adversaire", a déclaré Mels Eleoussizov, chef de l'Union écologiste Tabigat en montrant à la presse son bulletin de votre avant de le glisser dans l'urne.

"C'est un signe de respect" pour le "vainqueur", a-t-il expliqué.

La victoire de M. Nazarbaïev, au pouvoir depuis 1989, ne fait guère de doute, l'opposition ayant décidé de boycotter le scrutin.

Les deux autres adversaires du président sortant -le communiste Jambyl Akhmetbekov et le sénateur Gani Kassymov- s'étaient eux prononcés en faveur de la prolongation de son mandat jusqu'en 2020.

Cette élection a été d'ores et déjà critiquée par les observateurs en raison de la domination du chef de l'Etat dans la campagne.

Sur www.google.com le 3 avril 2011

 

"Election" présidentielle au Kazakhstan

Mais s'agit-il vraiment d'une élection ? Le président Noursoultan Nazarbaïev, au pouvoir depuis 1989, brigue un nouveau mandat et vise sans doute un score similaire à celui qu'il avait obtenu en 2005… Plus de 91% des voix.

Neuf millions de bulletins de vote sont attendus dans les urnes.

Lors de la campagne 2005, Zamanbek Nurkadilov, le principal opposant au président, avait été retrouvé abattu de trois balles peu avant l'élection… La justice avait conclu à un suicide.

Alors cette année des candidats de l'opposition sont bien en lice mais aucun n'a osé s'opposer publiquement à la politique du président kazak.

Le Kazakhstan est aujourd'hui un pays stable, plein d'opportunités économiques, et regardé d'un oeil complaisant par les occidentaux, très attachés à la stabilité de cette région de l'Asie centrale.

Voir la vidéo du 3 avril 2011 sur euronews.net

Le président kazakh vote et défend sa présidentielle controversée

ASTANA — Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a défendu dimanche son régime en votant lors d'une présidentielle anticipée, boycottée par l'opposition et qui doit cimenter son règne dans cette ex-république soviétique d'Asie centrale riche en hydrocarbures.

"Nous avons une société ouverte et démocratique", a déclaré M. Nazarbaïev après avoir voté à la Bibliothèque académique nationale à Astana.

"Tous les candidats à la présidentielle ont eu les possibilités égales pour visiter les régions. Ils ont eu l'accès égal au médias. Ils ont exprimé leurs idées au peuple kazakh", a-t-il poursuivi.

Cette élection, d'ores et déjà critiquée par les observateurs en raison de la domination du chef de l'Etat dans la campagne, se déroule alors que plusieurs pays musulmans sont secoués par des révoltes pour renverser leurs leaders au pouvoirs depuis des décennies. La population du Kazakhstan est à majorité musulmane et M. Nazarbaïev est au pouvoir depuis 1989, soit avant l'effondrement de l'URSS.

Mais un tel scénario semble pourtant très peu probable dans un pays champion de la croissance dans la région grâce aux revenus pétroliers.

Le chef de l'Etat kazakh, âgé de 70 ans, avait annoncé fin janvier à la surprise générale une élection présidentielle anticipée, rejetant la tenue d'un référendum pour prolonger jusqu'en 2020 son mandat comme le souhaitait le Parlement, dont tous les sièges sont contrôlés par le parti présidentiel, Nour Otan.

Une décision intervenue après de vives critiques de ses alliés occidentaux, les Etats-Unis et l'Union européenne.

L'opposition a décidé de boycotter l'élection estimant ne pas avoir le temps de se mettre en ordre de bataille et dénonçant une manoeuvre du chef de l'Etat.

M. Nazarbaïev a face à lui trois adversaires au poids politique insignifiant. Deux d'entre eux -le communiste Jambyl Akhmetbekov et le sénateur Gani Kassymov- s'étaient d'ailleurs prononcés en faveur de la prolongation de son mandat jusqu'en 2020.

L'un des principaux conseillers politiques du président, Ermoukhamet Ertysbaïev, a d'ores et déjà annoncé que M. Nazarbaïev "fera mieux que 91%", son score lors de la présidentielle de 2005.

Aucune élection au Kazakhstan n'a été reconnue comme libre par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) depuis l'indépendance du pays en 1991.

Le vote est par ailleurs terni par les inquiétudes sur le sort de Daniyar Moldachiov, l'éditeur du principal journal d'opposition au Kazakhstan, Golos Respoubliki. Selon ces collègues il a été agressé et aurait été enlevé par des inconnus.

Selon de hauts responsables kazakhs la stabilité doit permettre au président de démocratiser à terme le pays, et "d'avancer vers une démocratie de style occidental", selon les termes du Premier ministre Karim Massimov dans une interview à l'AFP.

"Pour un développement stable dans l'avenir il faudrait un système de contrepoids y compris dans le système politique", a souligné M. Massimov, tout en relevant qu'un tel processus prendrait du temps.

M. Nazarbaïev s'est fait attribuer en 2010 le titre d'Elbassy (chef de la Nation en kazakh), statut qui lui confère, à vie, le pouvoir de décider des grandes orientations politiques du pays ainsi qu'une immunité perpétuelle.

Si le Kazakhstan est loin d'être un modèle démocratique, Noursoultan Nazarbaïev bénéficie d'une réelle popularité auprès de ses 16 millions de concitoyens.

Sous l'impulsion de son président, ce pays regorgeant d'hydrocarbures et d'autres matières premières a aussi construit des relations étroites avec la Russie, la Chine et les puissances occidentales.

Présidentielle au Kazakhstan: un candidat se désiste en faveur de Nazarbaïev

ALMATY, 3 avril - RIA Novosti

Lors de l'élection présidentielle anticipée qui se déroule aujourd'hui au Kazakhstan, un des rivaux du président actuel Noursoultan Nazarbaïev a voté en faveur de ce dernier, a annoncé dimanche le correspondant de RIA Novosti.

"Je suis persuadé que le président actuel remportera l'élection, aussi ai-je voté en sa faveur", a annoncé aux journalistes le leader de l'union écologique Tabigat, Mels Eleusizov avant d'ajouter que tous les membres de sa famille voteraient également pour la candidature du président Nazarbaïev.

Les noms de deux autres candidats rivalisant avec le président actuel du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, figurent également sur les bulletins de vote. Il s'agit du leadeur du Parti communiste kazakh, Jambil Akhmetbekov et du chef du Parti des patriotes, le sénateur Gani Kasimov.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h00 heure locale (02h00 GMT) et fermeront à 20h00 (15h00 GMT), le décompte de scrutins sera fait pendant près de 12 heures, les résultats préliminaires devant être annoncés lundi 4 avril.

 

Présidentielle sans surprise au Kazakhstan

par Robin Paxton et Dmitri Solovyov

ALMATA (Reuters) - Noursoultan Nazarbaïev, qui brigue un nouveau mandat dimanche à la tête du Kazakhstan, n'a aucun doute sur l'issue du scrutin dont la seule incertitude tient au niveau de participation.

Trois candidats le défieront dans les urnes. Mels Yeleussizov porte les couleurs du parti écologiste Tabigat, Gani Kasimov celles du Parti des patriotes et Jambil Akhmetbekov celles du Parti du peuple communiste.

Mais aucun ne s'est publiquement opposé aux politiques conduites depuis plus de vingt ans par le "Leader de la nation", son titre officiel.

En 2005, Nazarbaïev avait été réélu avec 91,15% des voix; la participation avait frôlé les 77% des inscrits.

Aux critiques qui lui reprochent de museler la démocratie et les médias et de fausser les résultats des urnes, Nazarbaïev répond qu'il n'a "jamais construit de châteaux en l'air" et qu'il est prêt à rester au pouvoir tant que sa santé et les soutiens dont il dispose le lui permettront.

A 70 ans, cet ancien sidérurgiste a présidé au décollage économique de l'ex-république soviétique d'Asie centrale. Nourri par les investissements étrangers et porté par ses ressources en hydrocarbures, le Kazakhstan est la première économie d'Asie centrale, avec un PIB annuel de l'ordre de 150 milliards de dollars.

Mais en plus de vingt ans de règne, aucun scrutin n'a jamais été jugé libre et équitable par des observateurs internationaux.

"LA NÉCESSITÉ DU PLURALISME"

En organisant une élection présidentielle anticipée près de deux ans avant le terme de son mandat, Nazarbaïev a surpris l'opposition, ne lui laissant aucune chance de surmonter ses divisions et de se regrouper derrière une candidature commune.

Allié de la Russie et de la Chine, il nourrit des relations plus compliquées avec les Etats-Unis et l'Union européenne, qui demeurent critiques face à ses méthodes autoritaires mais tiennent précieusement à la stabilité qu'il incarne.

Les échos des mouvements de contestation dans le monde arabe, où les régimes tunisien et égyptien ont été balayés, sont pratiquement inaudibles au Kazakhstan, pays majoritairement musulman de 16,4 millions d'habitants.

Dans une interview accordée à Reuters, son Premier ministre, Karim Massimov, estime toutefois qu'une présence de l'opposition au parlement serait nécessaire à l'issue des élections législatives, prévues elles en 2012. "Le pluralisme est un élément nécessaire du développement démocratique", explique-t-il.

"Le gouvernement du Kazakhstan observe très attentivement ce qui se passe en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Quelle est la principale différence entre eux et nous ? Ici, la population du Kazakhstan, la jeune génération au Kazakhstan a de l'espoir, et des occasions de progresser", ajoute-t-il en mettant en évidence un programme gouvernemental qui offrira dans les prochaines années à chaque citoyen la possibilité de prendre des parts du capital d'entreprises publiques.

Le chef du gouvernement insiste également sur les dépenses liées à l'éducation, et notamment les programmes de bourses qui permettent à des milliers de jeunes Kazakhs de suivre une partie de leurs études à l'étranger.

Par Henri-Pierre André sur http://tempsreel.nouvelobs.com le 2 avril 2011

 

Kazakhstan : le jour du silence à la veille de la présidentielle

La campagne électorale pour l'élection présidentielle anticipée fixée au Kazakhstan pour dimanche prochain, a pris fin vendredi et samedi est le " jour du silence ", où toute la propagande est interdite. La législation de la majorité des pays du monde prévoit le jour du silence pour donner aux électeurs la possibilité de faire un choix définitif sans aucune pression extérieure.

Le jour du silence au Kazakhstan a ceci de particulier qu'il n'enjoint pas aux candidats de retirer leurs affiches publicitaires présentes dans les rues.

La campagne électorale qui a duré cette fois-ci un mois, n'a pas été entachée d'invectives et accusations mutuelles ni de révélations compromettantes, ce qui n'est pas typique pour les élections de ce niveau. Non seulement la Commission électorale centrale, mais aussi les candidats pour le poste présidentiel l'ont reconnu. Quatre candidats sont en lice - le président sortant Noursoultan Nazarbaev, candidat du parti Nour Otan, le secrétaire du CC du Parti communiste populaire Jambul Akhmetbekov, chef du Parti des patriotes, le sénateur Gani Kazzymov et le candidat indépendant Mels Eleoussizov, chef de l'Union écologique Tabigat (Nature).

Ils ont tous reconnu avoir bénéficié d'un accès égal aux médias et de la possibilité de faire connaître leurs programmes aux électeurs. Noursoultan Nazarbaev a pour sa part refusé d'organiser des rencontres électorales officielles sous prétexte que " les résultats de ses activités étaient visibles à tout le monde et ses plans d'avenir se résumaient dans dans la stratégie de développement du pays. "Ma plate-forme a été exposée dans mon message à la population et dans mes discours devant le congrès du parti", a-t-il indiqué.

Bien entendu, Le président sortant Noursoultan Nazarbaev a fait l'objet d'accusations selon lesquelles ses activités présidentielles lui donnaient un avantage évident dans sa compagne électorale, mais cela se produit dans tous les pays où les chefs d'Etat se portent  candidats à leur succession.

Les observateurs et les journalistes étrangers qui arrivent ces jours-ci au Kazakhstan ne peuvent pas ne pas reconnaître la contribution apporté par le chef de l'Etat à la modernisation du pays. Même l'aspect d'Astana, nouvelle capitale du pays, peut servir d'argument pertinent en faveur du président sortant.

La législation électorale kazakh ne fixe pas de seuil de participation, le scrutin  sera validé indépendamment du nombre des votants. Néanmoins, l'engagement de l'électorat sert d'important facteur de légitimité des élections. La participation électorale est traditionnellement très forte au Kazakhstan. 76,79% d'électeurs se sont rendus aux urnes lors de la dernière élection présidentielle en 2005. Selon des experts, l'actuel scrutin verrait une participation non moins fort. Or,  le jour du scrutin donnera les réponses à toutes les questions.

Sur http://french.ruvr.ru le 2 avril 2011