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mercredi 22 juin 2011

Le président chinois en visite au Kazakhstan

Le président chinois Hu Jintao s'est entretenu le 13 juin avec son homologue kazakh Nursultan Nazarbaïev, au Kazakhstan.

Au cours d'une semaine très chargée, le président Hu doit participer à un sommet régional à Astana et se rendre en Russie. Il doit s'entretenir avec les dirigeants russes à Moscou et participer à un forum économique avant de se rendre en Ukraine.

Au Kazakhstan, le président chinois entend resserrer les liens entre son pays grand consommateur d'énergie avec ce pays producteur d'hydrocarbures.

Pékin a déjà investi plusieurs milliards de dollars au Kazakhstan.

Le géant minier kazakh Kazakhmys a signé le 13 juin un accord avec China Development Bank qui a débloqué un crédit de 1,5 milliard de dollars pour développer la mine de cuivre d'Aktogay, selon l'agence Interfax-Kazakhstan.

Le 15 juin, le président Hu participera au sommet du groupe de Shanghai, organisation de sécurité régionale qui se veut rivale de l'OTAN, auquel vont participer le président russe Dmitri Medvedev et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Le président Hu espère que sa visite en Russie permettra la signature d'un contrat avec le géant russe Gazprom pour livrer du gaz de Sibérie occidentale en Chine pendant les 30 prochaines années.

L'agence Interfax a rapporté la semaine dernière que les négociations avaient atteint un "stade critique" en raison d'un différend de dernière minute sur les prix.

mardi 21 juin 2011

Thales Alenia Space construira la charge utile du satellite KazSat3

Le leader européen des systèmes satellitaires, Thales Alenia Space a décroché un contrat auprès du fabricant de satellites russe ISS 'Rechetnev' pour fournir la charge utile du satellite de télécommunications KazSat3 pour le Kazakhstan. Thales Alenia Space sera le fournisseur de la charge utile de télécommunications tandis que le satellite sera basé sur une plate-forme Express 1000 fournie par ISS 'Rechetnev'.

Le satellite sera intégré et testé dans les installations d'ISS à Zheleznogorsk en Russie. KazSat3 sera exploité depuis la position orbitale à 58,5oE pour une durée de vie de 15 ans. La puissance de la charge utile sera d'environ 5,5 kW. KazSat3 comportera 28 répéteurs actifs en bande Ku pour couvrir le Kazakhstan.

Pour mémoire, Thales Alenia Space est issue d'une joint-venture entre Thales (67%) et Finmeccanica (33%). Aux côtés de Telespazio, Thales Alenia Space forme une Alliance spatiale entre les deux groupes.

Sur www.boursier.com le 21 juin 2011

Air Astana renouvelle sa flotte

A l'occasion de son 9ème anniversaire, Air Astana présente son nouvel Embraer E-190. Cet appareil remplacera à terme la flotte des 6 Fokker 50 utilisés pour les vols domestiques.

La compagnie ouvre par ailleurs deux nouvelles lignes vers la Géorgie et le sud de la Russie Tbilisi et Samara. Elles seront opérées par le nouveau Embraer E-190 de la compagnie les lundis, jeudis et samedis.

A noter : Air Astana a signé un codeshare avec Etihad Airways. Ce nouvel accord permet aux voyageurs d'Etihad de voler vers le Kazakhstan. Les voyageurs au Kazakhstan pourront de ce fait aussi avoir accès plus facilement et plus rapidement au réseau d'Etihad Airways.
Sur www.tourmag.com le 21 juin 2011

lundi 20 juin 2011

Une femme s'immole par le feu au Kazakhstan

Un femme s'est immolée par le feu dans les bureaux du parti au pouvoir au Kazakhstan, Nour-Otan, afin de protester contre l'incarcération de son fils, a annoncé lundi le ministère de l'Intérieur de cette ex-république soviétique d'Asie centrale.

Elle s'est aspergée d'essence avant de s'immoler dans la salle d'attente du siège du parti du président Noursoultan Nazarbaïev, situé à Astana, la capitale kazakhe. Elle a été hospitalisée avec des brûlures sur 95% de son corps.

Une source au sein du ministère de l'Intérieur a indiqué à l'agence Interfax-Kazakhstan qu'elle protestait contre la condamnation de son fils à une peine de 10 ans de prison pour des faits non précisés.

Nour-Otan contrôle la totalité des sièges du Parlement kazakh et est dirigé par le tout-puissant Noursoultan Nazarbaïev, au pouvoir au Kazakhstan depuis la période soviétique.
Sur www.7sur7.be le 20 juin 2011

Barclays en Russie pourrait être rachetée par une banque kazakhe

La banque britannique Barclays, qui prévoit de céder ses activités en Russie cette année, pourrait vendre sa filiale russe à la banque kazakhe Kazkommertsbank, rapporte lundi le quotidien russe Kommersant, citant des sources dans le secteur bancaire.

« Actuellement, le candidat le plus probable pour le rachat est Kazkommertsbank », a indiqué une de ces sources. « Kazkommertsbank est la seule (banque) qui a proposé de racheter Barclays dans sa totalité », a précisé une autre source. Car selon Kommersant, les banques russe Renaissance Capital et nordique Nordea-Bank se sont également montrées intéressées, mais uniquement pour un rachat partiel des actifs de Barclays Bank en Russie.

Interrogé par le quotidien russe, le service de presse de Barclays Bank a de son côté seulement indiqué que « les négociations pour la vente de la banque sont au stade final », refusant d'évoquer les acheteurs potentiels. Barclays a fait part en février de son intention de revendre Barclays Bank en Russie d'ici la fin de l'année, l'établissement ayant été contraint d'inscrire un « goodwill » (écart d'acquisition) de 243 millions de livres (289 millions d'euros) à ses comptes. La banque prévoit de se recentrer sur ses activités d'investissement en Russie, avec Barclays Capital. Kazkommertsbank, l'un des plus grandes banques du Kazakhstan, est détenue à 21% par le gouvernement.

Sur www.news-banques.com le 20 juin 2011

vendredi 17 juin 2011

Le groupe de Shanghai, un peu trop chinois pour Moscou

Les présidents Hu Jintao (Chine), Dimitri Medvedev (Russie) et Nursultan Nazarbayev (Kazakhstan),
au 10ème Sommet de l'OCS, Astana, le 15 juin

Après dix ans d'existence, l'organisation est devenue une institution régionale qui a pris en légitimité, affirme la presse russe. Mais les enjeux de pouvoir en son sein risquent fort de se régler en faveur de Pékin, mieux armé.

L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) est devenue véritablement chinoise." Telle est la conclusion que le journal russe Moskovskié Novosti rapporte du 10e sommet de cette organisation régionale, qui a eu lieu à Astana le 15 juin. Regroupant la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, avec l'Inde, l'Iran, le Pakistan et la Mongolie comme observateurs, l'OCS "a tenu dix ans et elle a un bel avenir", se félicite le quotidien moscovite Kommersant. Mais la liste de nouveaux défis à relever, annoncée par l'hôte du sommet, le président kazakh Noursoultan Nazarbaev, est longue : création d'une nouvelle devise internationale, lutte contre la cyber-narco-criminalité, résolution de conflits territoriaux et régionaux et de différends liés à l'utilisation de l'eau en Asie centrale. "Pour l'instant, les membres peinent à se mettre d'accord sur quoi que ce soit", note Kommersant.

La raison en est "le combat entamé entre Moscou et Pékin pour l'influence financière sur l'espace postsoviétique". Et, dans ce jeu, Moscou "risque de jouer les seconds rôles, car Pékin possède des ressources financières et organisationnelles bien plus solides". L'idée de créer une banque de développement du groupe de Shanghai bute sur les différences d'approche de Moscou et de Pékin. Le premier souhaite l'ancrer au sein de la Banque de développement eurasiatique (faisant partie de la Communauté économique eurasiatique), détenue majoritairement par la Russie et le Kazakhstan. Pékin, de son côté, prône la formation d'une nouvelle structure financière. "Bref, la question d'influence est une véritable pierre d'achoppement ", remarque Kommersant. D'ici dix à vingt ans, la Chine, forte aujourd'hui de ses réserves en devises de plus de 3 000 milliards de dollars et qui a investi ou prêté des dizaines de milliards de dollars à l'Asie centrale et à la Russie, "deviendra, qu'on le veuille ou non, le centre économique de cette partie du monde", constate un diplomate sous couvert d'anonymat.

Néanmoins, la raison d'être de l'OCS ne peut se résumer aux problématiques économiques. Accueilli, à sa création en 2001, "avec une certaine condescendance par l'Occident, il est apparu, après le 11 septembre 2001, qu'en dépit de ses différends internes et de ses incohérences le groupe de Shanghai n'était pas une menace [pour les Etats-Unis et pour l'Europe], mais un partenaire de poids dans la résolution de certains problèmes [géopolitiques mondiaux], comme celui de l'Afghanistan",
estime le journal en ligne russe Gazeta.ru. Tant que l'équilibre entre "l'aspiration de la Russie à asseoir sa présence stratégique en Asie centrale et les ambitions de Pékin, soucieux de son expansion économique", n'est pas établi, l'OCS "ne pourra guère jouer un rôle stabilisateur dans la région bien qu'il en ait les ressources. Cependant, vu la marche du monde, la seconde décennie de l'histoire du groupe de Shanghai sera bien plus mouvementée que la première", conclut le titre.

Sur www.courrierinternational.com le 17 juin 2011

jeudi 16 juin 2011

Le sommet d'Astana de l'OCS revient sur ses résultats et ouvre de nouvelles perspectives

L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a célébré mercredi à Astana, capitale kazakhe, son 10e anniversaire et profité de l'occasion pour revenir sur ses résultats et esquisser sa future direction.

Le sommet historique a offert aux pays membres de l'OCS, la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan l'opportunité de passer en revue les progrès réalisés et de définir la future orientation, par le biais de l'adoption de la Déclaration d'Astana.

Il y a dix ans, l'ordre politique et économique international était à la veille de changements profonds, alors que l'Asie centrale présentait des risques de troubles. Certains pays de la région ont connu une guerre civile, alors que d'autres étaient menacés par le terrorisme. Les pays ont partagé une volonté accrue de consolider la confiance mutuelle, mener une coopération mutuellement bénéfique et relever les défis par des efforts conjoints. L'OCS a été créée pour répondre à ces besoins.

Au cours de la dernière décennie, les pays membres de l'OCS ont signé plus de 100 accords de coopération, établi des mécanisme de consultations de différents niveaux, joué un rôle irremplaçable dans la structure politique euro-asiatique.

Sous la direction de "l'esprit de Shanghai", qui endosse la confiance mutuelle, les bénéfices réciproques, l'égalité, les consultations, le respect pour la diversité culturelle et la poursuite d'un développement commun, l'OCS a également élargi sa coopération sur les plans politique, économique, sécuritaire, culturel, etc...

L'envoyé du président russe pour les affaires de l'OCS, Leonid Moiseev, a indiqué à Xinhua que le bloc avait lutté contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers, et avait fait du maintien de la stabilité et de la sécurité régionales ses principales tâches lors de la dernière décennie.

"Grâce à l'OCS, la situation de sécurité régionale a montré une amélioration remarquable", a évoqué M. Moiseev. "Le mécanisme jouera un plus grand rôle dans les jours à venir".

L'OCS a énormément contribué à la promotion du développement économique et social de ses pays membres, qui ont mené une coopération pragmatique en matière de finances, d'énergie, de transports, de télécommunications et d'agriculture, déployé des efforts conjoints pour faire face à la crise financière et relever les défis de la mondialisation, tout en enregistrant des progrès substantiels pour faciliter le commerce et les investissements.

"La Chine s'est engagée à accorder plus de 12 milliards de dollars de prêts préférentiels à d'autres pays membres", a annoncé le président chinois, Hu Jintao, lors du sommet.

En adoptant la Déclaration d'Astana, les dirigeants se sont engagés à renforcer leurs efforts pour faire face aux défis et aux menaces de sécurité traditionnelles et non-traditionnelles.

A partir de ce nouveau point de départ historique, les nouveaux concepts sur la sécurité, les relations entre différents pays et le modèle de coopération régionale formulés par l'OCS pourront exercer un plus grand impact sur le monde.

Source: xinhua

Sur http://french.peopledaily.com.cn le 16 juin 2011