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lundi 4 mai 2009

L'Inde équipera le Kazakhstan de réacteurs nucléaires


Le Kazakhstan va recevoir de la part de l'Inde un nombre indéterminé de réacteurs nucléaires a rapporté dimanche le journal local Mail Today.

Cette annonce fait suite à la signature d'un mémorandum d'entente passé entre les deux pays en janvier 2009. Toujours selon le journal, il semblerait que les réacteurs soient de taille moyenne et possédent chacun une capacité de production de 200 à 300 MW d'électricité.

Par ailleurs, il faut rappeler que le Kazakhstan produit 13% (5 279 tonnes) de la production totale d'uranium dans le monde. Il détient près de 20% des réserves mondiales d'uranium et s'est fixé pour objectif d'en devenir le premier producteur mondial d'ici 2010, devant l'Australie et le Canada.

En conséquence, il fournira plus de 2 000 tonnes d'uranium à l'Inde qui serviront de combustibles pour leurs centrales nucléaires.


Publié le 4 mai 2009 sur Enerzine.com

Rencontre entre Mrs Tazin (RK) et Lenarzic (OSCE)

Le Directeur du BIDDH Mr Janez Lenarcic (à gauche) a rencontré mercredi dernier
Mr Marat Tazhin, Ministre des Affaires Étrangères du Kazakhstan.

Astana, le 4 mai: Le Ministre des Affaires Étrangères du Kazakhstan, Mr Marat Tazhin, a rencontré mercredi dernier Mr. Janez Lenarcic, le directeur du Bureau des Institutions Démocratiques et des Droits de l'Homme (BIDDH) de l'OSCE. Ils ont discuté ensemble des différentes possibilités de collaboration entre le BIDDH et le Kazakhstan à l'occasion de l'accession de ce dernier à la présidence de l'OSCE l'année prochaine. Cette collaboration devrait principalement porter sur les problématiques de tolérance, de démocratisation et d'observation des élections.

La collaboration entre le Kazakhstan et le BIDDH devrait débuter dès la phase de préparation du Kazakhstan à la présidence de l'OSCE. Mr Marat Tazhin a également mentionné les questions humanitaires que son pays aura à traiter lors de sa présidence. Les discussions ont aussi porté en bonne partie sur la contribution du BIDDH à l'amélioration du cadre législatif kazakh, la participation de représentants kazakhs aux missions d'observation des élections menées par l'OSCE et le lancement d'une série de réunions et d'ateliers pour préparer les personnels kazakhs, hauts fonctionnaires du MAE en particulier, dans la perspective de la présidence de l'OSCE.

Le Ministre des Affaires Étrangères du Kazakhstan a insisté sur la nécessité de promouvoir la tolérance entre les religions et les cultures. Il a noté qu'un diplomate kazakh - Vyacheslav Gizzatov – venait d'être nommé Représentant Personnel du Président de l'OSCE en matière de lutte contre l'intolérance et les discriminations religieuses. Mr Tazhin a poursuivi en invitant la direction du BIDDH à venir assister au 3ème Congrès des Religions du Monde qui se tiendra à Astana le 1er et 2 juillet prochain

Janez Lenarcic a déclaré que l'OSCE et en particulier le BIDDH ferait tout son possible pour soutenir le Kazakhstan lors de sa présidence. Mr Lenarcic a également souligné que cette rencontre avec Mr Tazhin représentait « l'une des réunions les plus importantes tenues jusqu'ici dans la perspective de la prochaine accession du Kazakhstan à la présidence de l'OSCE. Je voudrais assurer la délégation kazakhe que nous allons tout faire pour que la présidence kazakhe soit un succès ».

Pétrole: les exportations via le CPC en hausse de 14,5% depuis janvier

MOSCOU, 4 mai - RIA Novosti. De janvier à avril 2009, les exportations pétrolières via le Caspian Pipeline Consortium (CPC) ont augmenté de 14,5% pour atteindre 11,618 millions de tonnes contre 10,142 millions pendant la même période de 2008, selon les documents du CPC.

En 2008, le consortium a fourni à l'exportation 31,5 millions de tonne de pétrole, soit 3,4% de moins que l'année précédente. Les exportations sont effectuées via un terminal construit à cet effet dans le port de Novorossiisk.

Le CPC est la seule compagnie privée à posséder un oléoduc sur le territoire de l'ex-URSS. Il relie le gisement kazakh de Tenghiz au littoral de la mer Noire. Sa longueur est de 1.580 km.

La Russie détient 31% du consortium, le Kazakhstan en détient 19%. Le reste du capital est réparti parmi les actionnaires suivants: Chevron Caspian Pipeline Consortium Company (15%), LUKARCO B.V. (12,5%), Mobil Caspian Pipeline Company (7,5%), Rosneft-Shell Caspian Ventures Limited (7,5%°, BG Overseas Holding Limited (2%), Eni International N.A. N.V. (2%), Kazakhstan Pipeline Ventures LLC (1,75%) et Oryx Caspian Pipeline LLC (1,75%).

La Chine et l'Inde renforcent leur présence économique

"Les entreprises publiques chinoises ont mis la main sur des gisements d'hydrocarbures kazakhs", rapporte le site d'informations turkmène Gündogar.org. Pékin a en effet offert un crédit de 10 milliards de dollars [7,5 milliards d'euros] au Kazakhstan en échange de participation dans des projets énergétiques. Le China National Petroleum Corporation (CNPC) envisage ainsi d'acheter au kazakh Kazmounaïgaz les droits d'exploration et de production d'hydrocarbures dans la mer Caspienne. Il s'agit de 36 champs pétroliers contenant 1,32 milliard de barils, dont le prix de marché s'élève à 65 milliards de dollars. "Mais CNPC l'acquiert pour seulement 16,3 milliards de dollars", constate le titre.

"La coopération avec l'empire du Milieu permet à Astana de réduire sa dépendance des sociétés occidentales en matière d'investissements et d'affaiblir la mainmise russe", poursuit le site. Néanmoins, détentrice d'un tiers du pétrole kazakh (soit 20 millions de tonnes par an), la Chine pourrait influencer la stratégie énergétique kazakhe. "Il ne faut pas oublier que la coopération chinoise à l'étranger ne vise que le développement de l'économie chinoise", met en garde le journal. Quant à l'Inde, "après des années de négociations avec Astana", elle a enfin réussi à s'implanter sur le marché énergétique kazakh, observe le site de la radio kazakhe Azattyq.org. Le joint-venture indien Oil and Natural Gas Corporation et Mittal Investment investira 400 millions de dollars dans le gisement pétrolier Satpaev (1,75 milliard de barils) en mer Caspienne. New Delhi envisage aussi de construire une usine pétrochimique à Atyrau et des réseaux de chauffage dans d'autres villes. Enfin, le Kazakhstan, numéro deux mondial en réserves d'uranium, pourra exporter ce combustible vers l'Inde.

04.05.2009 sur Courrier International

jeudi 30 avril 2009

Le Kazakhstan accroît sa part dans le réseau d'oléoducs CPC

ALMATY - La société publique d'hydrocarbures kazakhe Kazmunaïgaz a annoncé jeudi avoir pris le contrôle pour 250 millions de dollars de la coentreprise qu'elle avait créée avec le britannique BP, permettant au Kzakhstan d'accroître sa part dans le réseau d'oléoducs CPC.

Kazmunaigaz devient ainsi le seul propriétaire de Kazakhstan Pipeline Ventures (KPV), un actionnaire minoritaire qui possède 1,75% du Consortium pétrolier de la Caspienne (CPC), faisant monter la part du Kazakhstan dans ce consortium à 20,75%.

"Le montant de l'acquisition des 49,9% de BP dans KPV est de 250 millions de dollars et le paiement sera effectué en plusieurs tranches", indique Kazmunaigaz dans un communiqué.

Cet accord donne au Kazakhstan des droits sur près de 14,3 millions de tonnes par an transitant dans l'oléoduc destiné à transporter du pétrole russe et kazakh jusqu'à un terminal au bord de la mer Noire.

BP avait laissé entendre en septembre qu'il pourrait se retirer du CPC, étant en désaccord avec d'autres actionnaires sur le financement des projets de l'élargissement des oléoducs.

Le réseau des oléoducs du CPC a été mis en exploitation en 2001 et a une capacité de 30 millions de tonnes par an. La Russie en est le principal actionnaire (31%), suivi du Kazakhstan et de la major américaine Chevron (15%).

Le groupe pétrolier britannique va conserver une part de 6,6% dans le CPC à travers LUKARCO B.V., la société conjointe qu'il détient avec le géant pétrolier russe Loukoïl, a précisé à l'AFP le service de presse de Kazmunaigaz.

(©AFP / 30 avril 2009 11h19) Romandie News

mardi 28 avril 2009

Discorde à un sommet sur l'eau en Asie centrale

Près du village de Karateren, au Kazakhstan, où un désert occupe ce qui était autrefois le lit de la mer d'Aral. Un sommet consacré aux moyens de partager les ressources hydrauliques de l'Asie centrale s'est achevé sur un profond désaccord entre les dirigeants kazakh, tadjik, turkmène, kirghize et ouzbek. (Reuters/Shamil Zhumatov)


ALMATY - Un sommet consacré aux moyens de partager les ressources hydrauliques de l'Asie centrale s'est achevé au Kazakhstan sur un profond désaccord entre les cinq dirigeants de la région, l'une des plus arides du monde.

Le partage de l'eau est une question litigieuse dans cette partie du monde à dominante musulmane où des cultures comme le coton, qui requièrent beaucoup d'eau, sont la principale source de revenus de ses 58 millions d'habitants. Les querelles centrées sur l'eau se sont intensifiées ces dernières années en raison de fluctuations climatiques très fortes, marquées par des hivers exceptionnellement froids, des inondations et des sécheresses destructrices. Ces différends, considérés comme un facteur d'instabilité, inquiètent les pays occidentaux qui considèrent l'Asie centrale comme un élément de leur voie de ravitaillement de rechange pour les troupes de l'Otan déployées dans l'Afghanistan voisin.

Le sommet d'un jour à Almaty avait pour thème officiel la disparition progressive de la mer d'Aral, mais c'était aussi une occasion d'aborder ouvertement le problème de la répartition transfrontalière de l'eau.

ORDRE DU JOUR CONTESTÉ

La principale pierre d'achoppement a précisément été l'ordre du jour de la réunion des présidents du Kazakhstan, du Tadjikistan, du Turkménistan, du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan. Le Kirghizistan et le Tadjikistan, pays pauvres recélant d'importantes ressources hydrauliques, ont cherché à profiter de la réunion pour formuler des griefs nationaux concernant l'usage de l'eau. L'autre camp, représenté par l'Ouzbékistan et le Kazakhstan, principales puissances économiques régionales et grands consommateurs d'eau, s'est évertué à limiter toutes les discussions au sujet moins épineux de la mer d'Aral. Des propos incisifs du président kirghize Kourmanbek Bakiev, centrés sur des pénuries d'énergie et la nécessité de construire de nouvelles centrales électriques, ont fait réagir avec colère son homologue ouzbek, Islam Karimov, qui a insisté pour qu'on s'en tienne à la mer d'Aral.

A l'époque soviétique, la distribution de l'eau était gérée par des planificateurs de Moscou qui supervisaient un système transfrontalier complexe consistant notamment à troquer de l'eau contre de l'électricité. Système qui s'est effondré avec l'URSS.

Les dirigeants d'Asie centrale sont conscients que la stabilité de leur région multiethnique dépend de l'accès à l'eau, mais aucun accord ne semble en vue. Le symbole le plus évident du problème est la mer d'Aral qui, après avoir été le quatrième lac du monde, s'est rétrécie de 70% sous l'effet des détournements d'eau décidés à Moscou pour des projets d'irrigation en Ouzbékistan. La Russie, qui tient à jouer un rôle dans le traitement du problème régional de l'eau, n'était pas invitée à la réunion.

Par LEXPRESS.fr avec Reuters, publié le 28/04/2009 à 15:08

Les espoirs énergétiques mondiaux convergent sur l'Asie centrale

Par Carlos Aranaga le 28 avril 2009 sur Mediaterre.org

Washington - En notre époque d'insécurité énergétique mondiale, les ressources de l'Asie centrale pourraient devenir un facteur important dans l'équation de l'énergie.

Les pays de cette région possèdent de vastes réserves de pétrole et de gaz naturel, ainsi que des gisements d'uranium et des ressources hydroélectriques. Mais ces richesses sont situées dans des environnements parmi les plus extrêmes du monde, qui présentent des défis techniques redoutables, et leur exploitation exige des connaissances spécialisées dont seules disposent quelques sociétés pétrolières internationales, disent les analystes.

Le développement de ces ressources et leur exportation vers les marchés mondiaux renforceront l'indépendance, la souveraineté et la croissance économique des pays de l'Asie centrale, disent des responsables officiels des États-Unis.

Certains analystes, cependant, sans disconvenir de la contribution que la région peut apporter à la diversification énergétique de l'Europe, nous conseillent de nous garder d'attentes peu réalistes.

Le financement de l'investissement étranger direct en Asie centrale s'est tari du fait de la chute marquée des cours des matières premières, énergie comprise, ayant résulté du ralentissement économique mondial. C'est ce que note Johannes Linn, analyste attaché à la Brookings Institution, groupe de recherche socio-économique à but non lucratif, et conseiller auprès de la Banque asiatique de développement.

Un accès élargi à une gamme de marchés plus variée, notamment ceux de l'Europe, de l'Inde, de la Chine et de la Russie, jouera en faveur des républiques de l'Asie centrale sur le plan économique et accroîtra la capacité de la région à négocier de meilleurs prix pour son énergie, a déclaré M. Linn à America.gov.

Les experts du secteur privé comme des instances gouvernementales sont d'accord pour dire que l'Asie centrale est sur le point de réaliser son immense potentiel de production énergétique et que, lorsque les marchés mondiaux auront surmonté leurs difficultés actuelles, les besoins d'énergie et les soucis de sécurité primeront vraisemblablement sur les considérations liées aux coûts financiers et contribueront à surmonter d'occasionnels obstacles politiques.

Ainsi que le ministère de l'énergie l'a signalé dans un rapport de février 2008, le Kazakhstan est déjà parvenu à l'autosuffisance en gaz naturel et il produit la moitié de tout le pétrole de la mer Caspienne.

Avec la formation de Tengizchevroil en 1993, la société Chevron est devenue la première grande compagnie pétrolière occidentale à établir une présence au Kazakhstan. Aujourd'hui, Chevron détient d'importants intérêts dans les deux principaux projets d'extraction de pétrole et de gaz naturel du pays, ceux de Karachaganak et de Tengiz.

Le ministère de l'énergie indique qu'un accroissement de la production pétrolière du Kazakhstan est attendu pour la prochaine décennie et qu'une nouvelle infrastructure d'exportation du pétrole est indispensable pour que la croissance du pays se maintienne.

Le Turkménistan est, parmi les anciennes républiques soviétiques, le second producteur de gaz naturel après la Russie et il possède l'un des plus grands gisements gaziers au monde. Selon une étude d'octobre 2008 de Gaffney Cline and Associates, consultant en énergie pétrolière, le champ du Yolotan-Osman sud, situé dans le sud-est du pays, contient, estime-t-on, 6 billions de mètres cubes de gaz et peut-être même 14 billions de mètres cubes.

Si le Turkménistan parvient à développer ses vastes ressources de gaz naturel, il pourra devenir l'un des principaux participants de l'infrastructure du gaz dite du " circuit du sud ", conçue pour offrir une route indépendante d'acheminement du pétrole et du gaz de la mer Caspienne et réduire la sujétion de l'Europe à la Russie pour son approvisionnement en gaz. S'exprimant à Bruxelles (Belgique) en mars, la secrétaire d'État Hillary Clinton a déclaré : " Il s'agit de déployer des efforts conjoints pour créer de nouvelles formes de production énergétique, tout en assurant la sécurité des approvisionnements existants. C'est là, je crois, une question très importante que l'UE doit aborder, celle d'un nouveau réseau, de nouveaux oléoducs et gazoducs et de toutes les installations et dispositions ce que cela comporte. "

Toutefois, selon une analyse effectuée en février 2008 par la U.S. Energy Information Administration (EIA), le Turkménistan souffre encore " d'un manque d'investissement étranger, de problèmes géographiques, d'une infrastructure d'exportation insuffisante et d'une instabilité politique ", facteurs qui continuent de s'opposer à ce qu'il devienne un grand exportateur d'énergie.

L'Ouzbékistan, selon l'EIA, connaît des problèmes d'infrastructure semblables et la plupart de sa production sert à répondre à la demande intérieure. Le pays possède, estime-t-on, 594 millions de barils de réserves pétrolières prouvées et plus de 66 milliards de mètres cubes de réserves de gaz prouvées. La plupart des gisements d'hydrocarbures connus de l'Ouzbékistan se trouvent dans la région de Boukhara-Khiva, notamment le champ de Kokdumalak qui représente environ 70 % de la production pétrolière et gazière du pays. L'Ouzbékistan possède également des gisements pétrolifères dans la région nord-est de la vallée du Ferghana, dans le plateau d'Ustyurt et sur le littoral de la mer d'Aral.

Plus à l'est, le Tadjikistan et le Kirghizistan ont des ressources énergétiques moins abondantes mais potentiellement significatives. Bien que le Kirghizistan soit importateur de pétrole et de gaz, il possède d'importantes sources d'hydroélectricité et certains gisements d'uranium. Le Tadjikistan est lui aussi un importateur net d'énergie et il fait face à des réductions de son approvisionnement de la part de l'Ouzbékistan, son principal fournisseur, en raison de dettes impayées pour des livraisons de gaz déjà effectuées. Le pays possède des ressources limitées en pétrole et en uranium, mais un grand potentiel hydroélectrique.

Dans les secteurs du pétrole et du gaz, les experts notent que les compagnies occidentales investissent actuellement au Kazakhstan et en Azerbaïdjan et que la société nationale Petronas de Malaisie s'intéresse à des projets en Ouzbékistan.

M. Linn a également indiqué que l'on envisage actuellement la mise en ouvre de projets de développement de l'hydroélectricité au Tadjikistan et au Kirghizistan avec le concours de la Banque asiatique de développement et de la Banque mondiale.

Source : Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.
Site Internet : http://www.america.gov/fr/