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samedi 6 juin 2009

MONDIAL 2010 : KAZAKHSTAN-ANGLETERRE (0-4)


L'Angleterre s'est facilement imposée au Kazakhstan et conforte sa place de leader du groupe 6.
Eliminatoires Mondial 2010 – Zone Europe GROUPE 6
  • 1- Angleterre : 18 points (+16)
  • 2- Croatie : 10 points (+6)
  • 3- Ukraine : 7 points (+2)
  • 4- Biélorussie : 6 points (+3)
  • 5- Kazakhstan : 3 points (-14)
  • 6- Andorre : 0 point (-13)
Samedi 6 juin 2009

Kazakhstan - Angleterre : 0-4

Buts pour l'Angleterre : Barry (40eme), Heskey (45eme+1), Rooney (73eme), Lampard (78eme, sp)

Rédaction Football365.fr

vendredi 5 juin 2009

Encore des problèmes d'argent

Photo: AFP/Damien Meyer
Lance Armstrong (centre) et ses coéquipiers au Tour d'Italie


Comme au Tour d'Italie, le nom d'Astana risque d'être à peine lisible sur les maillots de Lance Armstrong et d'Alberto Contardor au Tour de France. Contrairement à ce qu'Astana a annoncé mercredi, les problèmes financiers de l'équipe kazakhe ne sont pas réglés, prétend le directeur sportif Johan Bruyneel.

D'ailleurs, l'ancien coureur belge a déclaré que ses athlètes continueraient de protester en arborant sur leur maillot un nom peu lisible. Ça durera tant et aussi longtemps qu'Astana n'aura pas versé leur salaire dû depuis deux mois, à commencer dimanche au Dauphiné-Libéré. « Le problème de la dette n'est toujours pas réglé. La situation n'a pas changé depuis la fin du Giro », a déclaré Bruyneel.

La Fédération kazakhe de cyclisme soutient qu'elle a trouvé un commanditaire étranger, qui fait des affaires en Asie centrale, pour résoudre ses problèmes de liquidités. « Nous ne sommes pas au courant de l'existence d'un tel commanditaire étranger », a poursuivi l'ami de Lance Armstrong.

L'Union cycliste internationale (UCI) avait menacé de retirer la licence d'Astana si le 31 mai elle n'avait pas présenté de garanties financières. L'UCI les a reçues mardi et elle a donc permis à la formation du nouveau papa Armstrong (sa conjointe a accouché d'un garçon, prénommé Max, jeudi) de prendre part aux prochaines courses. Bruyneel a insisté sur le fait que même si Astana a apporté les garanties, elle n'a toujours pas payé ses coureurs.
radio-canada.ca


jeudi 4 juin 2009

Le koumys a 6000 ans

Le 6 juin, à Almaty, les Kazakhs célébreront le festival Kymyzmouryndyk. Celui-ci sera consacré à un anniversaire très particulier, les 6 000 ans de la première évocation du "koumys", du lait fermenté de jument légèrement alcoolisé. Cette boisson ancestrale connue pour ces qualités nutritives, dynamisantes et rafraîchissantes est particulièrement vénérée en Mongolie et en Asie centrale.

Le festival, a pour vocation "de promouvoir les traditions, la culture et la cuisine kazakhs grâce notamment à des joutes d''akyns' [ménestrels d'Asie centrale], du théâtre et un concours poétique", précise le site d'information centrasiatique Centrasia.ru. "Il faut noter avec grand regret que, même au Kazakhstan où le 'koumys' a toujours été la boisson numéro un, la 'génération Pepsi' ne l'honore plus vraiment."
Courrier International

Cyclisme : Astana se met en règle

Astana, dont le cas était étudié par l'Union cycliste internationale (UCI), s'est mis en règle de ses obligations financières. L'équipe kazakh a obtenu le feu vert pour participer aux prochaines courses, à commencer par le Tour du Luxembourg qui débute en soirée. Astana a reconstitué à temps la garantie bancaire, comme le lui demandait l'UCI qui avait fixé un délai au 31 mai, reporté à mardi soir minuit pour tenir compte des jours fériés.

leparisien.com

Le mystère des tempêtes de poussière de la Mer d’Aral

De plus en plus souvent, de violentes tempêtes de poussière balaient des régions entières d’Asie centrale. Avec l’assèchement de la mer d’Aral, le vent emporte davantage de sable avec du sel pollué et des produits chimiques empoisonnés. Les tempêtes de poussière accentuent la pauvreté et répandent des maladies.

Il y a 40 ans seulement se trouvait ici une mer. C’est à présent l’un des lieux les plus secs du Kazakhstan et de l’Asie centrale. C’est la raison de la présence de ces chercheurs européens.

“ Le lac d’Aral était une île de fraîcheur entre deux déserts, le Karakoum et le Kusulkoum, explique Christian Opp, géophysicien de l’Université de Marburg, en Allemagne. Elle était un réservoir d’eau énorme, avec un habitat et un biotope très riches, munis d’une grande biodiversité. Maintenant, on appelle l’ancien lac le “Aralkoum”, le désert d’Aral. On en voit des signes partout : le lac est devenu un autre désert.”

“ Le principal problème avec la baisse du niveau de la mer a été la disparition d’espèces de poissons de grande valeur, ajoute Oleg Semedov, physicien à l’Institut de recherche kazakh de l‘écologie et du climat. Cela a conduit beaucoup de pêcheurs et de personnes vivant sur la côte à perdre leurs emplois. Mais il y a eu un second problème. Ce qui était le fond de la mer est à présent un dangereux mélange de poussière, de sels, d’aérosols et de produits chimiques qui s’envolent avec le vent. Leur propagation a détérioré la végétation à 150 km alentour. C’est ainsi que la désertification de toute la région a commencé.”

Voilà comme se présentait la mer d’Aral en 1960. L’utilisation massive et impropre de ses affluents pour l’irrigation l’a réduit à trois plus petits lacs. La mer a perdu quelque 50 000 km2. L’impact social et humain de ce phénomène est terrible.

Le chômage et la pauvreté sont criants le long des anciens rivages. Des maladies comme la tuberculose ou l’hépatite sont ici deux fois plus répandues que dans les régions alentour. Et puis, il y a le vent.

Fréquemment, des tempêtes de poussière traversent l’ancien fond marin, emportant au loin du sable, du sel et des produits chimiques utilisés pour l’agriculture. Un cocktail empoisonné que respirent chaque jour les habitants.

Ce sombre phénomène est à présent examiné à la loupe par une équipe de chercheurs européens au sein du projet “Calter”.

“ D’abord, nous voulons comprendre ce qui se passe avec les tempêtes de poussière ici en Asie centrale et particulièrement autour de la mer d’Aral, parce que les dernières études se sont arrêtées après l’effondrement de l’URSS, explique Leah Orlovsky, coordinatrice du projet Calter. La poussière ne connaît pas les frontières politiques, elle peut virtuellement se déplacer vers l’Europe ou d’autres régions du monde. Nous voulons savoir quelle quantité de poussière et de sel s’envole, leur composition, leur direction. Ensuite, nous voulons proposer des solutions pour atténuer les conséquences de ces tempêtes de poussière.”

A 300 km de la mer d’Aral, les chercheurs se rendent dans cette station météorologique pour installer des pièges à poussière.

Les particules capturées pendant les tempêtes de poussière sont ensuite pesées, mesurées et analysées. Les scientifiques estiment que les tempêtes peuvent transporter jusqu‘à 400 kg de poussière par hectare chaque mois dans des endroits comme celui-ci.

“ Nous avons déterminé les tailles de grains de poussière et aussi leur composition minérale à l’aide de techniques comme la radiofluorescence, rapporte Christian Opp. Avec ces informations, nous avons pu établir les régions de provenance. Nous avions une hypothèse : puisque ces poussières proviennent en partie du fond du lac d’Aral, les taux de sel doivent être relativement élevés. Et nous en avons eu la confirmation : le sel de la Mer d’Aral est bien arrivé jusqu’ici.”

La recherche des poussières se poursuit à 1 300 km de là, au sud-ouest. Nous voici à Almaty, l’ancienne capitale du Kazakhstan. Au Centre national de recherche spatiale, les tempêtes de poussière sont observées de près, grâce à des satellites.

Ces tempêtes constituent un élément clé du changement climatique. Répandue dans l’atmosphère, la poussière rafraîchirait la surface des océans et empêcherait le déclenchement d’ouragans notamment.

Les images satellites montrent qu’ici, en Asie centrale, les tempêtes de poussière contribuent à assécher des régions déjà très désertique

“ Depuis l’an 2000, la poussière provient d’une superficie de la région d’Aral toujours plus grande; l’intensité et la fréquence des tempêtes de poussière augmentent également, témoigne Lev Spivak directeur du centre national de technologie et de recherche spatial. Auparavant, les émissions se faisaient surtout vers le nord-ouest. A présent, elles sont surtout dirigées vers le sud; cela signifie que chaque année, de nouvelles superficies de terres sont polluées par le sel du fond marin de l’Aral.

Les chercheurs souhaitent également comprendre les dynamiques internes des tempêtes de poussière, leurs volumes, leur vitesse et leur densité, la façon dont elles se forment et s‘éteignent.

Pour ce faire, ils reproduisent de petites tempêtes de poussière dans un tunnel à vent artisanal, équipé de laser et remplis de poussière du désert et de sable.

“ Ces expériences nous ont permis de comprendre quelle quantité de sable s’envole avec le vent à différentes vitesses, selon Oleg Semedov. Nous savons à présent que les particules de sable avancent comme une avalanche ; les plus petites particules se soulèvent et entraînent de plus grosses particules qui en entraînent elles-mêmes de plus grosses etcetera. Nous savons aussi que la concentration maximum de sable s‘élève à quelques fractions de millimètre. Plus il se trouve haut dans l’oeil de la tempête, plus la densité de poussière est faible. Des équations mathématiques nous aident à calculer la masse totale de sable emporté à différentes hauteurs et dans différentes vitesses de vents.”

De retour au désert, les scientifiques étudient différents sites géologiques. Ils sont convaincus qu’autour de la Mer d’Aral, une désertification due à l’action de l’homme amplifie les tempêtes de poussière, et assèche les régions alentour. Un cycle infernal contre lequel existent quelques solutions préventives.

“ Nous savons à présent que la quantité réelle de poussière par unité de surface mesurée en tonne par année et par hectare diminue, résume Leah Orlovsky. Nous connaissons la composition chimique de cette poussière ; nous savons aussi d’où elle vient. Nous avons donc beaucoup de nouvelles données pour proposer quelques solutions préventives. Le meilleur moyen de préserver la région de la Mer d’Aral de toute dégradation est de cultiver des plantes locales. Non pas dans tout l’ancien fond marin mais sur de petites îles vertes ; ces plantes retiendraient la surface et il y aurait beaucoup moins de poussière emportée.”

Les scientifiques espèrent aussi que leur travail aidera à mettre en place un système d’alerte des risques écologiques en Asie centrale.
fr.euronews.net

mercredi 3 juin 2009

Droits de l'Homme: le Kazakhstan n'est pas prêt à présider l'OSCE

ALMATY - Le Kazakhstan ne respecte pas les droits de l'Homme et n'est dès lors pas prêt à assurer la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en 2010, a estimé mercredi l'ONG américaine Human Rights Watch.

Le directeur exécutif de cette ONG, Kenneth Roth a aussi estimé, dans un entretien à l'AFP, que les pays européens n'auraient pas dû accorder si tôt la présidence de l'OSCE au Kazakhstan.
"Notre préférence au départ était que le Kazakhstan acquière cet honneur en se comportant d'une meilleure manière (...) malheureusement, les gouvernements européens ont capitulé trop tôt", a-t-il souligné.

Le Kazakhstan, une ex-république soviétique riche en hydrocarbures, deviendra en 2010 le premier pays d'Asie centrale à présider l'OSCE, une organisation notamment chargée de s'assurer du respect des droits de l'Homme chez ses membres.

M. Roth a souligné que les progrès kazakhs ces derniers mois en matière de liberté de la presse et d'expression ainsi que les droits de l'opposition avaient été insuffisants. Il a aussi rejeté les arguments soulignant que le Kazakhstan était plus démocratique que ses voisins, l'Ouzbékistan --où la répression d'un soulèvement a notamment fait des centaines de morts à Andijan en mai 2005-- et le Turkménistan, l'un des pays les plus reclus et répressifs au monde.
"Être meilleur qu'un tueur de masse ou qu'un gouvernement fou et reclus est une échelle de valeurs vraiment peu appropriée pour une comparaison", a relevé M. Roth.
"En effet, le Kazakhstan fait bonne figure à côté de l'Ouzbékistan et du Turkménistan, mais c'est le cas de 98% du monde", a-t-il encore déclaré.

Il a par ailleurs prévenu que le Kazakhstan, où l'opposition n'est pas représentée au Parlement, alors que le pays est dirigé depuis l'époque soviétique par Noursoultan Nazarbaïev, devait s'attendre à une multiplication des critiques à l'approche de sa présidence.

"La présidence de l'OSCE place le bilan en matière de droits de l'Homme du gouvernement kazakh en pleine lumière", a noté le responsable de HRW. "Au final, le gouvernement devra choisir s'il veut être considéré comme étant respectueux de ses engagements, où être embarrassé de les avoir enfreints", juge M. Roth.

(©AFP / 03 juin 2009 16h26)

L'art de la « chasse avec un aigle » au Kazakhstan à l'honneur!

A Fontainebleau, au Grand Parquet, le 30 et 31 mai dernier, une forte délégation composée de diplomates et leurs familles et de quelques membres de la diaspora kazakhe en France, était présente à l'occasion de l'évènement à l'ampleur exceptionnelle (plus de 30000 visiteurs !) « Nature et Vénerie en fête », Cette délégation kazakhe a certainement eu la sensation de caracoler des forêts de l'Altaï aux piémonts des Tian Chan tant les spectacles qui se sont déroulés ici, ont comblé leur intérêt et en particulier la place donnée à la glorification de l'Aigle royal. De plus, une yourte kazakhe montée quelques jours auparavant a attiré de nombreux visiteurs fascinés...


Au Kazakhstan, l'aigle est particulièrement admiré tant pour sa beauté que pour son courage et son aptitude à former une complicité étroite au moment de la chasse avec son aiglier. Tout ceci emplit d'émotions sincères le coeur des kazakhs car pour eux l'aigle, le « berkout », est le seul à pouvoir regarder de face le soleil et cette fière particularité explique aussi pourquoi l'aigle figure au centre de l'emblème national, enveloppant de ses ailes majestueuses la yourte-soleil symbolique !


Le jeune aiglier kazakh, le « berkoutchi » Kuanysh Essabekov, en costume d'apparat, a eu l'honneur de se produire trois fois devant un public exceptionnellement nombreux et enthousiaste et de faire souffler un instant au Grand Parquet l'esprit de l'immense steppe d'Asie centrale et de faire partager les émotions que tout kazakh ressent devant la complicité cheval-berkout-berkoutchi.


Ainsi par delà les distances, Fontainebleau ville où l'art équestre est porté à un niveau extraordinaire doit se sentir proche du « Pays des Aigles » le Kazakhstan, d'autant que les relations entre eux s'affirment constamment et que la France jouit dans ce Pays d'Asie centrale d'une influence et d'une admiration non feintes.

A. Fischler