Vous êtes à la recherche de personnels pour des postes au Kazakhstan?

Eurokaz peut vous aider en publiant votre annonce sur le site de son portail
Eurokaz News, section "
Offre d'emploi"

lundi 13 juillet 2009

Projet de gazoduc Nabucco: un accord doit être signé à Ankara

Un accord entre les cinq pays impliqués dans le projet de gazoduc Nabucco doit être signé lundi à Ankara mais d'importants problèmes subsistent pour sa réalisation, attendue avec impatience par les Européens pour réduire leur dépendance du gaz russe. Des représentants de Bulgarie, Roumanie, Autriche, Hongrie et de Turquie doivent signer l'accord. Le représentant du secrétaire d'Etat américain pour l'Energie, Richard Morningstar, et le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso doivent être de la partie.

Le projet Nabucco prévoit la construction d'un gazoduc pour transporter graduellement jusqu'à 31 milliards de m3 de gaz par an en provenance d'Asie centrale notamment vers l'Union européenne, en passant par la Turquie et le sud-est de l'Europe. Nabucco, lancé en 2002, devrait entrer en service en 2014. Son coût est estimé à 7,9 milliards d'euros. Mais avec la crise financière globale, trouver de l'argent pour un projet aussi ambitieux reste une tâche ardue, estiment les spécialistes.

"Si l'argent est trouvé, même avec un peu de retard, il restera encore à résoudre le plus grand problème: l'approvisionnement" en gaz du conduit de 3.300 km de long, indique Necdet Pamir, spécialiste turc des affaires énergétiques. Les Européens attendent toujours l'accord de pays clés comme le Turkménistan, le Kazakhstan et l'Ouzbékistan. Des responsables azerbaïdjanais, turkmènes, syriens et égyptiens sont attendus à la cérémonie lundi, selon une source diplomatique turque.

"Sans eux, l'Azerbaïdjan sera le plus grand pays fournisseur, mais celui-ci n'a pas assez de gaz pour remplir le gazoduc", explique M. Pamir, qui, après un décompte des exportations actuelles de ce pays depuis ses champs gaziers de Shakh Deniz, estime à environ 4 milliards de m3 par an le volume qu'il pourra fournir dans un premier temps.

Bakou et Moscou viennent de signer récemment un accord pour l'achat de gaz azéri à partir de 2010 mais, affirme Ankara, celui-ci ne devrait pas affecter le projet Nabucco. A l'issue d'entretiens avec le ministre turc de l'Energie Taner Yildiz, vendredi à Istanbul, le président de la compagnie pétrolière d'Etat azerbaïdjanaise SOCAR, Rövnag Abdullayev, a assuré que son pays était en mesure d'approvisionner aussi bien le projet Nabucco que la Russie. "Les ressources de l'Azerbaïdjan sont très importantes, nous avons la capacité pour fournir 31 milliards de m3, ou bien 40, voire même 50", a-t-il affirmé. L'incertitude subsiste également sur le partage du gaz transporté par Nabucco, alors que les Turcs ont négocié dur pendant des mois avec la Commission européenne afin de pouvoir prélever 15% du débit du gazoduc.

"Concernant la question des 15%, les compagnies (impliquées dans le projet, ndlr) ont donné des garanties en termes de sécurité de l'approvisionnement mais elles n'en ont pas donné concernant les prix", a déclaré laconiquement M. Taner vendredi. La Turquie bénéficiera en tout cas d'importants dividendes fiscaux. "L'accord prévoit le principe que les taxes seront redistribuées en fonction de la longueur de gazoduc traversant chaque pays", a indiqué un diplomate turc parlant sous le couvert de l'anonymat. "Comme la Turquie va avoir près de 2.000 des 3.300 km du gazoduc sur son territoire, elle va recevoir 60% des revenus des taxes, soit environ 400 à 450 millions d'euros par an" (558 à 628 millions de dollars), a ajouté cette source.

Le projet Nabucco est en concurrence avec un autre projet de gazoduc, South Stream, développé par le géant russe Gazprom et l'italien ENI qui doit relier la Russie à la Bulgarie, par la Mer noire.
AFP

Le Kazakhstan favorable à la création d'une base militaire russe au Kirghizstan

ASTANA, 13 juillet - RIA Novosti. Le Kazakhstan est favorable à la création d'une base militaire russe au Kirghizstan et salue toutes les mesures capables de garantir la stabilité et la sécurité dans la région, a déclaré lundi à Astana le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères Erjan Achikbaev.

"L'ouverture d'une base russe au Kirghizstan s'inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre les deux États", a indiqué M.Achikbaev commentant la série de rencontres à huis clos qu'une délégation gouvernementale russe a eues au Kirghizstan la semaine dernière pour évoquer l'élargissement de la présence militaire russe dans la région, notamment la création d'une base militaire dans le sud du Kirghizstan. Le Kazakhstan "salue toutes les mesures susceptibles de contribuer à la stabilité et à la sécurité dans la région", a noté le porte-parole.

Vendredi dernier, le président russe Dmitri Medvedev n'a ni confirmé ni infirmé les informations sur les éventuelles négociations russo-kirghizes sur la mise en place d'une base militaire au Kirghizstan.

Dimanche, un fonctionnaire ouzbek de haut rang a indiqué que Tachkent était hostile à l'implantation de nouvelles bases militaires dans les pays voisins. Le département d'État américain a déclaré dimanche que le Kirghizstan avait le droit souverain d'accueillir une nouvelle base militaire russe.

Le président kazakh promulgue une loi sur le contrôle d'internet

ALMATY (Reuters) - Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a promulgué une loi visant à renforcer le rôle des pouvoirs publics dans le contrôle d'Internet, a annoncé lundi une militante pour la liberté de la presse.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, dont le Kazakhstan prendra la présidence l'année prochaine, avait pourtant exhorté le chef de l'Etat à renoncer à ce dispositif qui permet à la justice d'interdire l'accès à certains sites, y compris étrangers, et de considérer les blogs et autres forums de discussions comme des organes de presse.

Le gouvernement kazakh assure qu'il permettra de faire respecter les droits des usagers, mais les défenseurs de la liberté de la presse crient à la censure.

"Nazarbaïev l'a signé vendredi", a déclaré en leur nom Sofia Lapina, interrogée par Reuters. "Nous espérions qu'il opposerait son veto et nous lui avons écrit, mais cela n'a pas été pris en compte", a-t-elle déploré.

Plusieurs sites tels que le populaire LiveJournal.com sont déjà inaccessibles pour la plupart des internautes kazakhs.

Oljas Auïezov, version française Jean-Philippe Lefief

samedi 11 juillet 2009

Vue du ciel, la Mer d'Aral continue de rétrécir


Photo ESA - Mer d'Aral en 2006 à gauche et 2009 à droite


PARIS (AFP) — Le rétrécissement de la Mer d'Aral apparaît clairement sur des photographies prises entre 2006 et 2009 par le satellite Envisat qui montrent que la partie orientale a perdu 80% de son eau depuis 2006, a indiqué vendredi l'Agence spatiale européenne (ESA).
Cette mer, qui était autrefois la quatrième plus grande étendue d'eau à l'intérieur des terres, n'a cessé de voir sa surface diminuer depuis un demi-siècle lorsque les rivières qui l'alimentaient ont été détournées au profit de projets d'irrigation.


Voici une vingtaine d'années, elle s'est divisée en deux parties : la "Petite mer d'Aral" au Nord, située au Kazakhstan, et la "Grande mer d'Aral" au Sud, que se partagent le Kazakhstan et l'Ouzbekistan.


En 2000, la Grande mer d'Aral s'est à son tour divisée en deux parties : le lobe oriental et le lobe occidental. "Le lobe oriental s'est réduit substantiellement entre 2006 et 2009", souligne l'ESA dans un communiqué. "Il semble avoir perdu environ 80% de son eau depuis les images prises en 2006, lorsque le lobe oriental mesurait 150 km de long pour 70 km de large", précise l'ESA, ajoutant que la Grande Mer d'Aral devrait être complètement asséchée d'ici 2020.


Un plan de sauvetage, en partie financé par la Banque mondiale, a été lancé en 2001 par les autorités kazakhes pour retenir les eaux de la "petite mer d'Aral", au Nord. Après une première digue (achevée en 2005) entre la mer d'Aral nord et celle du sud, le projet doit se poursuivre en 2009 avec la construction d'une deuxième digue et d'un canal.


Ce plan, qui ne concerne que la "petite" Aral, au nord, soit 10% environ de la surface totale, a permis, selon l'ESA, de remonter de 4 mètres en moyenne le niveau des eaux.

vendredi 10 juillet 2009

La diaspora ouïghoure d'Asie centrale crie sa rage contre la Chine

La communauté ouïghoure en Asie centrale ne mâche pas ses mots pour dénoncer le régime chinois suite aux émeutes ethniques meurtrières qui ont secoué le Xinjiang, la région d'origine de cette minorité musulmane et turcophone qui se dit victime d'une politique de sinisation.

A leurs yeux, il ne fait aucun doute que ces troubles (156 morts et plus d'un millier de blessés dimanche, selon le bilan officiel) sont la conséquence de décennies de répression contre ce peuple du nord-ouest de la Chine, à la frontière avec le Kazakhstan et le Kirghizstan, deux pays musulmans et turcophones d'ex-URSS. Ce sentiment est d'autant plus fort que le demi-million d'Ouïghours habitant en Asie centrale sont les descendants de réfugiés ayant fui la Chine durant les années 1930 et 1940, après les échecs de deux Etats indépendants, qui n'ont tenu respectivement que de 1933 à 1934 et de 1944 à 1949.

"Le pouvoir chinois a provoqué ces troubles dans le région du Xinjiang, car tous les jours s'y renforce l'influence du Congrès mondial ouïghour, que la Chine veut présenter comme une organisation terroriste", s'emporte Rakhimdjan Khapissov, représentant d'Ittipak, une association ouïghoure au Kirghizstan, où vivent quelque 50.000 membres de cette ethnie.

Pékin accuse le Congrès mondial ouïghour, l'organisation de la dissidente exilée Rebiya Kadeer, d'avoir fomenté depuis l'étranger les émeutes de dimanche, ce que dément la diaspora, qui en retour affirme que les troubles ont éclaté lorsque la police a ouvert le feu sur des manifestants pacifiques.

"La manifestation pacifique des Ouïghours de Chine a dégénéré en heurts parce qu'on y protestait contre la politique raciste des autorités chinoises, car les Ouïghours protestaient contre la politique d'assimilation forcée chinoise", accuse ainsi M. Khapissov.

Au Kazakhstan, où vit la plus grande communauté ouïghoure d'Asie centrale avec quelque 220.000 personnes, la réaction était tout aussi vive et pleine de reproches à l'égard de Pékin.

"C'est par la voie d'une manifestation pacifique que (les Ouïghours) ont voulu protester contre la politique des autorités à leur égard, mais la police a donné à cette action une issue tragique", estime ainsi Torgan Rozakhounov, directeur adjoint du Centre culturel ouïghour.

"Ces événements sont une atteinte aux droits de l'Homme. Un véritable génocide du peuple ouïghour est en cours, et les autorités chinoises devront répondre pour ces crimes devant la communauté internationale", tempête-t-il.

Les autorités du Kazakhstan et du Kirghizstan, où les Ouïghours sont bien intégrés à l'instar du Premier ministre kazakh Karim Massimov, ont jusqu'à présent gardé un silence prudent sur les événements du Xinjiang. Signe cependant d'une certaine préoccupation, la diplomatie kazakhe a demandé à Pékin de ne pas délivrer de visas à ses citoyens désireux de se rendre dans la région affectée par les émeutes, et au Kirghizstan des responsables ont confié à l'AFP se préparer à l'arrivée de réfugiés.

"Nous observons la situation en Chine avec attention, et nous prenons sans attendre les mesures nécessaires pour empêcher l'afflux potentiel de réfugiés ouïghours depuis le Xinjiang", a indiqué à l'AFP une source au sein du Conseil de sécurité du Kirghizstan.

Car ni le Kazakhstan, ni le Kirghizstan n'ont de sympathie pour la cause nationaliste ouïghoure, et les extraditions vers la Chine de militants présumés de cette mouvance interviennent régulièrement. Les pays d'Asie centrale ont aussi, à la demande de Pékin, reconnu "l'Organisation pour la libération du Turkestan oriental" comme un mouvement terroriste.

vendredi10 juillet 2009, par Stéphane sur armenews.com

Les mineurs d'ArcelorMittal protestent au Kazakhstan

ALMATY, 10 juillet (Reuters) - Un groupe de mineurs de la filiale kazakhe d'ArcelorMittal a refusé de quitter la mine vendredi à la fin de sa journée de travail, a déclaré le sidérurgiste, sans s'étendre sur leurs revendications. ArcelorMittal précise que le mouvement de protestation a eu lieu dans la mine de Tenkeskaïa, où trois mineurs sont morts le mois dernier à la suite de l'effondrement d'une partie de la mine.

"Une commmission de conciliation est mise en place, qui examinera toutes les questions qui sont soulevées", a expliqué la société dans un communiqué. Un porte-parole d'ArcelorMittal au Kazakhstan a déclaré qu'il ne connaissait pas exactement les revendications des mineurs. ArcelorMittal exploite une aciérie au Kazakhstan, ainsi que plusieurs mines pour l'approvisionner en charbon.

(Olzhas Auyezov, version française Sihem Fekih)

Le Kirghizstan d'accord pour accueillir une seconde base russe

Le Kirghizstan va permettre l'ouverture d'une seconde base militaire russe sur son territoire, a indiqué une source gouvernementale kirghize. Selon cette source, la base militaire fonctionnera dans le cadre de l'Organisation du traité de sécurité collective (ODKB), une alliance militaire dominée par Moscou et réunissant sept pays ex-soviétiques (Russie, Kirghizstan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Bélarus et Arménie).
lacapitale.be