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mardi 27 octobre 2009

Russes et Kazakhs instaurent un suivi écologique de leur activité spatiale

MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. La Russie et le Kazakhstan ont défini les modalités de suivi écologique des tirs de lanceurs à UDMH (heptyl) depuis Baïkonour (Kazakhstan), lit-on dans un communiqué de l'Agence spatiale russe (Roskosmos).

L'accord approprié a été approuvé le 23 octobre dernier côté russe par le chef adjoint de Roskosmos Viktor Remichevski et pour la partie kazakhe par le vice-ministre de l'Environnement Majit Tourmagambetov et le vice-président de l'Agence nationale spatiale Erkine Chaïmagambetov.

L'accord formule les exigences envers le suivi écologique conjoint effectué pendant la préparation des lanceurs et des missiles balistiques intercontinentaux et lors de leur tir depuis le cosmodrome de Baïkonour.

CEEA: Minsk ratifie la création du Fonds anticrise de la Communauté

MINSK, 27 octobre - RIA Novosti. La chambre basse du parlement biélorusse a ratifié mardi le traité instituant le Fonds anticrise de la Communauté économique eurasiatique (CEEA). "La ratification ouvre à la Biélorussie l'accès aux ressources du Fonds", a annoncé le vice-ministre biélorusse des Finances, Vladimir Amarine, qui a présenté le projet de loi au parlement du pays.

La création du Fonds anticrise de la Communauté a été décidée le 9 juin 2009 lors d'un sommet de la CEEA à Moscou. Le Fonds disposera de ressources équivalant à 10 milliards de dollars dont 7,5 milliards seront versés par la Russie et 1 milliard par le Kazakhstan; le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Arménie apporteront 1 million de dollars chacun. La contribution biélorusse s'élèvera à 10 millions de dollars.

Aux termes d'un accord, les ressources du Fonds appartiennent à ses participants, a précisé le vice-ministre biélorusse.

Kazakhstan: paradoxes économiques, sexisme et déclin de la science

Les bloggeurs du Kazakhstan continuent à aborder des thèmes d’intérêt social. La semaine dernière, des discussions en ligne ont évoqué divers sujets.
Le bloggeur Lord-Fame [en russe, comme tous les liens] a reçu la visite des responsables des impôts qui ont jugé qu’il n’y avait pas suffisamment d’employés dans son entreprise, moins que la « moyenne du secteur industriel ». Quel est l’imbécile qui a découvert cette règle ? A quel point faut-il être stupide pour exiger de TOUTES les entreprises d’un secteur industriel les mêmes normes?

Toujours dans le domaine économique, Thousand-pa ne comprend pas pourquoi, malgré les déclarations optimistes faites par le gouvernement, les autorités ont rejeté le projet d’augmentation des salaires pour les employés des organismes financés par celui-ci : Pourquoi avoir parlé de la fin de la crise si un mois plus tard on utilise cette même crise comme un prétexte pour revenir sur des promesses passées ?

D-lov s’inquiète du manque de discussion au Kazakhstan concernant le harcèlement sexuel au travail : Ici les femmes acceptent le machisme à tous les niveaux et sous toutes ses formes, ce qui est typique d’un pays asiatique peu développé. Coucher avec le patron est considéré comme un grand honneur. Si une employée séduisante n’a aucune intention de flirter avec la direction, et qu’en plus elle fait preuve d’intelligence et de compétence au travail, elle devient une « concurrente », une « joueuse dangereuse », une « garce », etc.

Megakhuimyak s’inquiète de la qualité du potentiel de la recherche scientifique et de l’éducation au Kazakhstan : L’analyse de l’histoire des sciences au Kazakhstan montre que nos dirigeants inamovibles sont issus des sciences naturelles : géologues, ingénieurs des mines, biologistes. Le pays ne possède plus de scientifiques qui pourraient travailler à un niveau comparable et, étant donné la qualité de notre éducation, nous n’en aurons plus jamais.

pycm résume la situation par un aphorisme sarcastique : Le paradoxe c’est que ce pays n’a aucune culture et pourtant, il a un ministre de la culture. D’un autre côté, la corruption est omniprésente et pourtant, il n’y a pas de ministre de la corruption.

Billet publié par Adil Nurmakov [en anglais] (traduit par Andrey)

Grande distribution: Metro ouvre son premier centre commercial au Kazakhstan

MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. La société Metro Cash and Carry, enseigne internationale majeure de la grande distribution et leader mondial du libre-service de gros, a ouvert son premier centre commercial à Astana (Kazakhstan), apprend-t-on du communiqué de la société.
"Si toutes les conditions préliminaires sont réunies, Metro Cash and Carry ouvrira au Kazakhstan quelque 10-15 centres commerciaux de gros", a précisé la société. Le montant moyen d'investissement nécessaire à l'ouverture d'un centre commercial varie entre 15 et 20 millions d'euros.

Pour sa part, le Kazakhstan doit procurer à la société les terrains appropriés à la construction et toutes les autorisations nécessaires.

Metro Cash and Carry a également posé la première pierre de son premier centre commercial en Egypte, dont l'inauguration est prévue pour l'été 2010. 90% des marchandises seront proposées par des fournisseurs locaux.

Metro Cash and Carry, division de vente de l'une des plus grandes compagnies commerciales du monde, Metro Group, compte plus de 665 centres commerciaux implantés dans 29 pays du monde. En 2008, le chiffre d'affaires de la société s'est élevé à 33,1 milliards d'euros.

Partenariat stratégique : Turquie - Kazakhstan

Le journal Zaman annonce dans l'information titrée, « Le premier accord de partenariat stratégique dans le monde turc a été signé » que des pas exemplaires pour le monde turc ont été effectués entre la Turquie et le Kazakhstan. Selon l'information, Ankara a signé un accord qui, pour la première fois, élève ses relations avec une république turque au niveau de « partenariat stratégique ».
« C'est un contrat unique dans l'Eurasie. J'en suis très content » a indiqué le président Abdullah Gül qui aurait attiré l'attention sur l'importance de l'accord, selon le journal. « Nous étions déjà un partenaire stratégique. Ce qui a été signé en ce moment est un document très important. Nous vous sommes reconnaissants une fois de plus pour votre confiance en nous » a témoigné le président kazakh, rapporte l'information.

lundi 26 octobre 2009

Religion: le Patriarche Cyrille espère coopérer avec le Kazakhstan


MOSCOU, 26 octobre - RIA Novosti. Le Patriarche de Moscou et de toutes les Russies Cyrille a félicité le président kazakh Noursoultan Nazarbaev à l'occasion de la fête nationale - la Journée de la république, célébrée au Kazakhstan le 25 octobre, et a souhaité que la coopération serait aussi féconde qu'auparavant.


"Permettez-moi de souhaiter le développement de notre coopération et d'espérer qu'elle sera aussi féconde qu'auparavant", a déclaré le Patriarche dans son message de félicitation à M.Nazarbaev.


Selon lui, le Kazakhstan contemporain est un Etat édifiant des relations harmoniques internationales et interreligieuses.


"Le fait que le Kazakhstan est l'initiateur de la tenue du Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles en témoigne avec éloquence", prétend le Patriarche russe.
La communauté orthodoxe de la république ressent constamment le soutient et l'attention de la part des autorités de l'Etat, a-t-il ajouté.

dimanche 25 octobre 2009

Aral : Une mer morte

Dans un spectaculaire documentaire de la BBC le reporter, Simon Reeve, se promène au fond de la mer… qui n’existe plus. Les carcasses des bateaux abandonnés témoignent d’une catastrophe pas vraiment naturelle. Cette mer, c’est l’Aral. Elle est partagée entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. A l’époque du socialisme, les économistes décidèrent d’intensifier la culture locale du coton. Comment ? Rien de plus simple ! Il suffirait de détourner quelques rivières pour irriguer les champs kolkhoziens. Sauf que les rivières, Amou-Daria et Syr-Daria alimentaient également la mer d’Aral. Résultat : depuis les années 60, la mer s’est rétrécie de plus de 75% !Au mois de septembre 2009, une conférence de presse a été organisée a Moscou par l’agence de presse RIAN à laquelle participaient d’éminents spécialistes de la mer mourante. Maxime Petrov est chercheur à l’Académie des sciences d’Ouzbékistan :

« Sur les 12 derniers mois, la ligne côtière située dans notre zone d’observation - en plein milieu de la partie occidentale - s’est avancée de 100 mètres ! Un endroit où, avant, la mer était assez profonde ! Et pour ce qui est de la partie orientale de la cote, on ne compte plus en mètres mais en kilomètres ! »

L’eau est donc en train de disparaitre. Et depuis 1989, il n’y plus une mer d’Aral, mais deux ! La Grande mer d’Aral devenant de plus en plus petite, elle risque de totalement disparaître d’ici une quinzaine d’années. Mais en reculant, l’eau laisse la place aux archéologues qui peuvent explorer le terrain :

« En tant que structure maritime, la mer d’Aral existe depuis environs 10.000 ans. Ce qui est intéressant, c’est que nous trouvons aujourd’hui les preuves qu’elle s’est déjà asséchée à plusieurs reprises au cours de son histoire. Dans la baie de Berg, côté Kazakh, on a trouvé un mausolée qui date du 13ème siècle ! On l’a appelé « l’Atlantide d’Aral ». A cette époque, on a construit une mosquée et un grand cimetière. Ce qui montre que le niveau de la mer devait être beaucoup plus bas !Donc, il est probable qu’on ne puisse pas tout mettre sur le dos des hommes. Les cycles naturels jouent également un rôle. Mais on ne peut pas non plus nier l’effet néfaste du système d’irrigation mis en place à partir des années 50.»

Selon le biologiste Philippe Sapozhnikov, les anciens fonds marins désormais asséchés ne sont pas uniquement un terrain de jeu pour les archéologues, ils sont aussi une véritable déchetterie à ciel ouvert.

« Aujourd’hui, sur le bassin oriental de la mer se trouvent des millions de tonnes de pesticides - et autres substances dangereuses - qui ont été déversés dans la mer. Le vent soulève cette poussière et la disperse sur de très grandes distances. »

Et les habitants a respirent… puis des cancers apparaissent ! Et là où il reste encore de l’eau, celle-ci est devenue tellement salée que les poissons ne peuvent plus y survivre. 24 espèces ont déjà disparues. Une seule fait encore de la résistance. Mais que faire ?

Pour l’instant, on a construit un barrage et une série de digues pour faire remonter le niveau de l’eau et diminuer sa salinité. Mais il y a un problème : cela risque de faire disparaître la Grande Mer d’Aral - celle du sud, du côté Ouzbek - au profit de la Petite mer d’Aral - celle située au nord, du côté Kazakh. En effet, on a pu observer que son niveau avait augmenté de 6 mètres entre 2003 et 2009.

Mais voici alors que ressurgit un autre vieux projet soviétique, celui de détourner les rivières sibériennes vers la mer d’Aral ! Le maire de la capitale russe, Yuri Loujkov, vient de publier un livre dans lequel il prône le commerce de l’eau. Les russes en ont beaucoup. Alors, pourquoi ne pas le vendre à ses voisins ? Détourner de l’eau pour pallier l’effet d’autres détournements… une idée qui laisse la population moscovite très dubitative. Pourtant, certains scientifiques ne trouvent pas l’idée totalement absurde. Peter Zavialoff, chercheur russe :

« Les gens imaginent qu’on va construire un énorme barrage qui va inverser le cours des eaux de toutes les rivières sibériennes ! Evidemment, c’est faux ! Pour l’instant, l’hypothèse concerne une dizaine de kilomètres cubes par an qui proviendrait du bassin d’Irtych. Cela représente seulement quelques pourcentages du débit d’un fleuve comme l’Ob. C’est moins que la fluctuation naturelle ! La Russie ne va pas même pas le ressentir. En revanche, la région d’Aral, elle, en ressentirait très fortement les bénéfices ! »

Le documentaire de la BBC montre une femme regardant les coquillages. Elle implore à la mer de revenir… et elle espère que la mer l’entendra.

http://franceculture-blogs.com/