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vendredi 18 décembre 2009

Kazakhstan : Benoît XVI invite à la fraternité entre les religions

ROME, Vendredi 18 Décembre 2009 (ZENIT.org) - « Les religions ont beaucoup à offrir au développement », a affirmé Benoît XVI en souhaitant encourager « l'échange et la fraternité » entre les différentes religions au Kazakhstan.

Le pape a reçu hier en audience le nouvel ambassadeur du Kazakhstan près le Saint-Siège, Mukhtar B. Tileuberdi, venu lui présenter ses lettres de créance.

« Si les chrétiens sont un petit pourcentage de la population totale, ils peuvent faire remonter leurs origines à plusieurs siècles. Ils représentent donc une partie importante de la riche diversité des religions et des traditions dont votre pays est composé », a affirmé le pape.

Dans un pays qui compte près de 47% de musulmans et 44% de russes orthodoxes, Benoît XVI a déclaré que ces « différents groupes qui vivent côte à côte dans votre pays, tout en étant un pont géographique entre l'Europe et l'Asie et entre des pays avec des populations respectivement chrétiennes et musulmanes, offre une opportunité précieuse d'encourager l'échange et la fraternité ».

« Pour que cette rencontre se passe de manière authentique, il doit y avoir un engagement constant de la part des Etats pour respecter les droits de l'homme fondamentaux, à commencer par la liberté de religion », a ajouté le Saint Père. « Les religions ont beaucoup à offrir au développement, en particulier quand la place de Dieu est reconnue dans la sphère publique, avec une référence spécifique aux dimensions culturelles, économiques et en particulier politiques ».

« Je peux vous assurer que la communauté catholique dans votre pays désire contribuer à la consolidation de bonnes relations et de compréhension réciproque entre le monde chrétien et le monde musulman, au bénéfice de tous », a-t-il poursuivi.

Dans son discours à l'ambassadeur du Kazakhstan, le pape a aussi « encouragé les nations à respecter la personne humaine dans sa totalité, à reconnaître les besoins de tous, au plan aussi bien spirituel que matériel ».

« L'homme est la source, le centre et l'objectif de toute la vie économique et sociale », a-t-il expliqué. Dans ce contexte, l'Eglise agit « en levain dans chaque société pour souligner la dignité de l'homme, pour lui donner cette force dont il a besoin pour avoir une image plus claire de sa personne, pour mettre ses énergies au service d'un développement humain authentique ».

Enfin, à la veille de la prise de la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le 1er janvier 2010, le pape a souligné que cela représente pour le Kazakhstan « un témoignage éloquent de combien le monde a progressé et mûri ».

Le nouvel ambassadeur est actuellement ambassadeur en Suisse et représentant permanent auprès du Bureau des Nations Unies et des Institutions spécialisées à Genève, où il réside. Il a auparavant été ambassadeur en Malaisie (2004-2009).

jeudi 17 décembre 2009

Le Kazakhstan devrait devenir le premier producteur d'uranium au monde en 2009

Kazatomprom annonce des résultats records.

Astana, le 17 décembre: La République du Kazakhstan a produit 9 535 tonnes d'uranium au cours des neuf premiers mois de l'année 2009, augmentant ainsi sa production de 61% par rapport à la période correspondante en 2008. Si la société publique kazakhe Kazatomprom a revu à la baisse ses prévisions pour 2009, elle a annoncé mardi 15 décembre qu'elle devrait cependant devenir le premier producteur d'uranium au monde dès cette année.

Détenant 20% des réserves globales du métal radioactif, l'ex-République Soviétique a largement augmenté sa production au cours des dernières années. Dans son communiqué, la société d'Etat kazakhe annonce qu'elle prévoit de porter sa production à 13 500 tonnes dès cette année, ce qui représente une augmentation de 58% par rapport à 2008, faisant ainsi du Kazakhstan le premier producteur au monde.

Le Kazakhstan, qui est la première puissance économique d'Asie Centrale, a enregistré une forte augmentation des investissements étrangers à destination de son secteur nucléaire et cherche maintenant à élargir ses parts de marché. En 2008, le Canada avait conservé sa place de premier producteur (9000 tonnes produites) tandis que le Kazakhstan se plaçait en deuxième position avec 8 521 tonnes, ce qui représentait déjà une augmentation de 28% par rapport à 2007 (6 637 tonnes). Pour l'année 2010, Kazatomprom s'est fixé un objectif de production de 15 000 tonnes d'uranium.

La priorité de la société est de construire sa propre filière verticalement intégrée, incluant toutes les étapes du cycle nucléaire depuis le minerai de base jusqu'à la production finale à forte valeur ajoutée. Dans cette optique, Vladimir Shkolnik, le président de Kazatomprom, et Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, ont conclu au mois d'octobre dernier un accord en vue de créer une entreprise commune dénommée IFASTAR. Cette co-entreprise a pour mission de mener deux études de faisabilité :
  • Evaluation du potentiel commercial du marché asiatique en termes de combustibles intégrés (incluant toutes les étapes de traitement du minerai d'uranium) à destination des infrastructures publiques.
  • Etude de faisabilité concernant la construction d'une ligne de traitement de combustible sur le site de l'usine métallurgique d'Ulba (400 tonnes par an).
Le revenu net consolidé sur neuf mois de Kazatomprom s'établit à 29 milliards de tengués, dépassant les objectifs fixés de 27% et en augmentation de 55% par rapport à la même période en 2008. L'année 2009 devrait s'achever sur un profit net de 49 milliards de tengués.

En tant qu'entreprise socialement responsable, Kazatomprom met en place de nombreux programmes sociaux. Pour la période considérée, 902 millions de tengués ont été affectés à ces programmes et ont permis d'inaugurer de nombreux équipements. En octobre 2009, la Fondation d'entreprise Kazatomprom-Demeu a reçu le prix Altyn-Zhurek (Organisation de l'Année).

Kazatomprom est la holding publique qui contrôle les activités industrielles liées à l'énergie nucléaire au Kazakhstan. Kazatomprom a été créée en 1997 et son siège social est situé à Almaty. Ses activités principales sont les suivantes : recherche-exploration, production de combustibles nucléaires, construction de réacteurs nucléaires, production d'électricité, de métaux non-ferreux et de matériaux de construction. Kazatomprom emploie plus de 25 000 salariés.
Communiqué de presse du 17 décembre 2009 issu du Ministère des affaires étrangères et distribué par www.kazakhstanlive.com

mardi 15 décembre 2009

Les petites républiques gazières sortent de l'orbite russe

D'un tour de vanne, lundi 14 décembre, les Républiques gazières d'Asie centrale - Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan - se sont affranchies de la tutelle russe sur l'exportation de leur "or bleu" avec la mise en service d'un gazoduc qui approvisionnera la Chine.

Jusqu'ici, la Russie avait un quasi-monopole sur les exportations de gaz d'Asie centrale grâce à son réseau de tubes datant de l'URSS. Avec le nouveau gazoduc construit en trois ans par 8 000 ouvriers et financé par la Banque chinoise du développement, la donne a changé.


Le gazoduc part du champ gazier de Saman Depe à l'est du Turkménistan, traverse l'Ouzbékistan et le Kazakhstan pour s'étendre sur 4 500 kilomètres en territoire chinois. Il désenclave les trois Républiques post-soviétiques et leur permet de diversifier leurs portefeuilles d'acheteurs.

Une première pour la Chine

Les options du géant russe Gazprom s'en trouvent réduites. "Le danger pour Gazprom est que si la demande de gaz de l'Europe et celle du marché intérieur russe augmentent brusquement dans les années à venir, la firme ne pourra pas recourir aux réserves d'Asie centrale : celles-ci seront peut-être en Chine", écrit l'analyste Chris Weafer, de la banque russe Uralsib. "L'appétit chinois pour le gaz d'Asie centrale met Gazprom sous pression pour accélérer des projets majeurs comme l'exploitation de la péninsule de Yamal", en Sibérie, ajoute cet expert.

Pour la Russie, le fait que la Chine dispose désormais d'un accès aux considérables réserves turkmènes, et d'un tracé qui mène droit sur la mer Caspienne, n'est pas une bonne nouvelle.

L'entente Chine-Turkménistan a d'ailleurs été scellée sur fond de dispute avec Gazprom. En avril 2009, une explosion sur un gazoduc reliant le Turkménistan à la Russie a jeté un froid entre les deux pays, poussant Achkhabad à chercher des voies d'exportation alternatives.

Le numéro un turkmène a accusé Gazprom d'avoir provoqué l'explosion pour éviter d'acheter les volumes convenus.

Actuellement, en raison de la baisse de la demande mondiale, Gazprom n'a pas besoin du gaz turkmène pour assurer ses fournitures à l'Europe. Le vieux gazoduc Turkménistan-Russie a été réparé, mais il demeure vide.

Le nouveau tube, approvisionnement terrestre, est une première pour la Chine, qui recevait jusque-là l'essentiel du gaz qu'elle consomme sous forme liquéfiée, par tankers. Et pour les trois Etats d'Asie centrale, touchés par la crise économique et en délicatesse avec Gazprom, les investissements chinois sont plus que bienvenus.

Le nouveau gazoduc "n'est pas seulement commercial et économique, il est aussi politique", a souligné le président turkmène Gourbangouly Berdimoukhammedov à son homologue chinois Hu Jintao. Deuxième producteur de l'espace post-soviétique après la Russie, le Turkménistan multiplie les contrats d'exploitation avec des sociétés étrangères.

Le Kazakhstan, l'autre grand fournisseur de gaz et de pétrole de la Caspienne, est lié à la Chine par des contrats d'exploitation pétrolière. Partenaire dans l'énergie, la Chine et le Kazakhstan se disputent le partage des eaux des fleuves frontaliers Tchiorny Irtych et Ili. Les fermiers du Xingjiang, la province chinoise qui jouxte le Kazakhstan, puisent dans ces fleuves pour arroser leurs cultures. Sur le Tchiorny Irtych, les Chinois ont créé un vaste réservoir et contrôlent le débit du fleuve, au grand dam du voisin kazakh.

Marie Jégo sur www.lemonde.fr

Offensive énergétique de Pékin en Asie centrale

Soucieuse de diversifier ses approvisionnements en énergie et de renforcer son influence en Asie centrale, la Chine a franchi une étape symbolique avec l'inauguration, lundi 14 décembre, d'un gazoduc de 1 833 kilomètres, qui achemine le gaz turkmène via l'Ouzbékistan et le Kazakhstan jusqu'au Xinjiang, dans l'ouest de la Chine. Là, il sera connecté au réseau chinois, puis rejoindra Shanghaï, à plus 4 000 kilomètres à l'est.


Commencée en juillet 2008, la construction éclair de ce gazoduc trans-Asie centrale, le premier à ouvrir pour le Turkménistan un débouché autre que la Russie, vient couronner une stratégie d'engagement économique chinois dans la région, qu'a sans doute accélérée la crise économique.

Déjà très présente au Kazakhstan, la Chine distribue des prêts aux pays touchés par l'effondrement du cours des matières premières, en échange de projets d'exploitation énergétique ou d'infrastructures.

La Chine contribue aussi au souhait de désenclaver énergétiquement ces pays de plus en plus courtisés, pour certains, par les Occidentaux. Le Turkménistan, qui exporte près de 50 milliards de mètres cubes de gaz par an vers la Russie, a en outre vu depuis avril ses livraisons suspendues vers l'ancien grand frère soviétique après une explosion sur le réseau de gazoducs opéré par le géant russe Gazprom en Asie centrale.

En visite officielle dans la région, le président Hu Jintao était, lundi, dans le nord-est du Turkménistan en compagnie des présidents turkmène, kazakh et ouzbek, afin d'actionner les valves du tout nouveau gazoduc. "La Chine donne la plus grande priorité à la coopération avec ses voisins et ce gazoduc témoigne de la coopération ininterrompue qui fleurit entre nos nations", a-t-il déclaré.

Son hôte, le président Gourbanguli Berdimukhamedov, a salué la "revitalisation de l'ancienne Route de la soie", en se félicitant que "la Chine, grâce à la sagesse et au recul dont elle fait preuve dans son approche, est devenue un garant incontournable de la sécurité globale".

Les premières livraisons à destination de la Chine porteront sur 6 milliards de mètres cubes en 2010, pour atteindre progressivement 40 milliards en 2015, soit près de la moitié de la consommation chinoise actuelle. Le gazoduc est formé de deux conduites parallèles, dont une seule est achevée, l'autre étant encore en chantier, et est approvisionné par la concession de Bagtyyarlyk, exploitée depuis 2007 par la China National Petroleum Corporation (CNPC).

Pékin et ses géants de l'énergie ont en peu de temps fait de l'Asie centrale une zone clé d'expansion. Au Kazakhstan, la CNPC détient 67 % de PetroKazakhstan, et a pris cette année le contrôle de MangistauMunaiGaz, quatrième société kazakhe d'hydrocarbures, en échange d'une ligne de crédit de 10 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) à Astana.

L'opération a été scellée lors de la visite, en avril, du président kazakh Nursultan Nazarbayev à Pékin. Un oléoduc relie déjà les champs pétrolifères de la Caspienne au Xinjiang chinois et transportera près de 20 millions de tonnes de pétrole par an à partir de 2011. Des négociations sont aussi en cours sur des projets concernant l'exploitation des réserves d'uranium kasakhes.

Le Turkménistan, lui, a bénéficié d'un prêt chinois de 3 milliards de dollars pour prospecter le champ gazier du Yolotan-Osman Sud, près de la frontière afghane, sur lequel lorgnent les Chinois. La Chine est très présente au Kirghizistan, avec plusieurs projets d'infrastructures et d'exploitation minière.

Le développement économique est, aux yeux de Pékin, la meilleure garantie que la région restera stable. Il s'agit de préserver le Xinjiang chinois, secoué en juillet par des émeutes interethniques, en éliminant toute influence déstabilisatrice, mais aussi d'en faire le centre commercial et industriel de la région, car c'est par là que transitent les exportations croissantes de produits chinois vers l'Asie centrale.

L'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), l'organe intergouvernemental lancé par Moscou et Pékin en 2001 en partie pour contrer l'influence de l'Occident et de l'OTAN (qui regroupe aussi le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan - l'intégration du Turkménistan est en discussion) est l'un des véhicules qui a facilité la montée en puissance de la Chine dans la région.

Le développement économique est devenu partie intégrante de ses objectifs, et c'est paradoxalement Vladimir Poutine, en 2007, au sommet de Bishkek, qui a bataillé pour la création à terme d'un Club de l'énergie - sorte d'OPEC d'Asie centrale -, et une coopération plus approfondie dans ce domaine. Soucieuse avant tout de tenir à distance l'Occident, et de ménager son monopole sur les réserves de la région et leur exportation vers l'Occident, la Russie a sans doute été prise de vitesse par la Chine.

Si Pékin et Moscou, qui ont lancé cette année la construction d'un oléoduc entre la Sibérie orientale et la Chine, financée par celle-ci, se disent sur la même longueur d'onde, le retour de l'Empire du milieu comme un acteur majeur du "grand jeu" d'Asie centrale met au défi les ambitions russes de leadership dans la région. "Objectivement, les avancées chinoises n'arrangent pas les Russes qui avaient une position de monopole", analyse le sinologue Jean-Pierre Cabestan, professeur de science politique de l'Université baptiste de Hongkong.

La Chine est toutefois reçue avec ambivalence en Asie centrale, les pays sont prêts à coopérer avec la Chine, mais craignent aussi d'être envahis par ses produits. Ce qui amène Pékin à jouer un rôle prudent dans la région. Son influence diplomatique et politique se fait déjà sentir. Lors du conflit russo-géorgien de 2008, la Chine avait rallié les autres pays de l'OCS, qui sont restés neutres. Ce qui constituait de fait un désaccord avec la Russie.

Brice Pedroletti sur www.lemonde.fr

ARMZ vend à Uranium Ore sa part de 50% de l'entreprise Karataou au Kazakhstan

MOSCOU - AtomRedMetZoloto (ARMZ), une filiale de l'agence russe de l'énergie atomique Rosatom, et le groupe minier canadien Uranium Ore ont finalisé un échange d'actifs au terme duquel le russe obtient 19,9% du canadien, a indiqué mardi ARMZ dans un communiqué.

Selon cet accord qui avait été annoncé le 15 juin, ARMZ a vendu à Uranium Ore sa part de 50% de l'entreprise Karataou, qui exploite un gisement d'uranium au Kazakhstan, contre 117 millions d'actions ordinaires d'Uranium Ore et une compensation de 90 millions de dollars en cash, explique le groupe russe.

"Le directeur général d'ARMZ Vadim Jivov est élu au conseil d'administration d'Uranium Ore", ajoute le communiqué, qui précise qu'un autre représentant du groupe russe y entrera en mai 2010.

Uranium One est établi à Vancouver et possède des mines au Kazakhstan.

AFP / 15 décembre 2009

L'"Opep du gaz" ne se muera pas en cartel, promet son nouveau patron

MOSCOU - Le nouveau secrétaire général du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), le Russe Leonid Bokhanovski, a indiqué mardi que la transformation en cartel de cette organisation aussi connue comme l'Opep du gaz n'était pas prévue. "La transformation de l'organisation en cartel du gaz n'est pas à l'ordre du jour", a-t-il déclaré à Moscou.

M. Bokhanovski, premier vice-président de la compagnie russe Stroytransgaz, a été élu mercredi à Doha premier secrétaire général du FPEG. Ce Forum réunit 12 pays membres, dont la Russie, premier producteur mondial de gaz, l'Iran, le Qatar. A eux trois, ils comptent environ 60% des réserves mondiales. Trois autres pays ont le statut d'observateurs.

Mardi, M. Bokhanovski a indiqué que la possibilité de faire passer le Kazakhstan et la Norvège du statut de pays observateurs à celui de membre à part entière de l'organisation était à l'étude. "Actuellement nous ressentons un grand intérêt pour entrer dans le FPEG", a-t-il souligné.

Les principaux pays exportateurs de gaz s'étaient dotés en décembre 2008 d'une organisation officielle, alors que les pays consommateurs redoutent qu'une telle structure n'influe sur les prix. Le FPEG était jusqu'alors une organisation informelle, fondée en 2001 à Téhéran, et dont les membres se réunissaient une fois par an.

AFP / 15 décembre 2009

Baisse des transferts d'argents des immigrés de la CEI

En comparaison avec les neuf premiers mois de l'année 2008, le montant des transferts d'argent des travailleurs immigrés des pays de la CEI est passé de 10,4 milliards à 6,8 milliards de dollars en janvier-septembre 2009, rapporte le site d'information centrasiatique Ferghana.ru. Cette baisse de 34 % est dûe à la crise économique. Au troisième trimestre 2009, la somme moyenne d'un transfert a été de 543 dollars, contre 804 dollars pour la même période en 2008. C'est vers l'Ouzbékistan que va le plus grand volume de transferts avec 699 millions de dollars au troisième trimestre 2009. Il est suivi par le Tadjikistan (569 millions), l'Ukraine (382 millions), le Kirghizistan (273 millions), le Kazakhstan (48 millions) et le Turkménistan (10 millions).