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lundi 11 octobre 2010

OSCE: le narcotrafic afghan au centre du sommet d'Astana

ASTANA, 11 octobre - RIA Novosti

L'aide à apporter à l'Afghanistan dans sa lutte contre le narcotrafic sera au centre du sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe d'Astana (1-2 décembre), a annoncé lundi Kanat Saoudabaïev, président en exercice de l'OSCE et chef de la diplomatie kazakhe.

"Compte tenu de ses conséquences négatives globales, le problème afghan se trouvera au centre du sommet d'Astana", a déclaré M.Saoudabaïev, intervenant à la Conférence sur la lutte contre le crime organisé transfrontalier et la corruption, qui se tient dans le cadre des réunions d'automne de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE à Palerme (Italie).

Selon M.Saoudabaïev, le Kazakhstan juge important de soutenir, dans le cadre de l'OSCE, l'initiative de Moscou et de Washington visant à renforcer le renseignement financier et l'action des structures judiciaires et de sécurité afin de couper court aux flots financiers illégaux liés au narcotrafic, notamment d'héroïne, en provenance d'Afghanistan.

Et de rappeler qu'à l'initiative de la présidence kazakhe de l'OSCE, une conférence internationale sur la lutte contre la drogue avait été organisée à Vienne les 8-9 juillet 2010, et que les 14 et 15 octobre prochain, Astana accueillerait une conférence antiterroriste de l'OSCE.

dimanche 10 octobre 2010

Journée Mondiale contre la peine de mort

Pour marquer le 8ème anniversaire de la Journée mondiale contre la peine de mort, les députés européens ont adopté une résolution condamnant la peine capitale dans tous les cas et en toutes circonstances et ont appelé à un moratoire mondial inconditionnel sur les exécutions. " La mort ne peut en aucun cas être considérée comme un acte de justice", a déclaré le Président du Parlement Européen Jerzy Buzek lors de l'ouverture de la session le 6 octobre 2010.

"43 pays dans le monde maintiennent la peine de mort. Le plus grand nombre d'exécutions a eu lieu en 2009 en Chine, en Iran et en Irak. La Chine à elle seule a procédé à plus de 5 000 exécutions, soit 88% du total mondial. L'Iran a mis au moins 402 personnes à mort, l'Irak au moins 77 et l'Arabie Saoudite au moins 69", souligne la résolution parlementaire. D'autre pays cités dans la résolution appliquant toujours la peine de mort sont : l'Egypte, la Malaisie, le Soudan, la Thaïlande, la Corée du Nord, le Vietnam, le Japon et les Etats-Unis (35 Etats sur 50 appliquent toujours la peine de mort, bien que quatre d'entre eux n'aient procédé à aucune exécution depuis 1976).

"Un moratoire universel sur les exécutions en vue d'une abolition totale dans tous les Etats qui pratiquent encore la peine de mort" est la demande principale de la résolution qui a été adoptée par 574 voix pour, 25 contre et 39 abstentions ce jeudi.


Empêcher les exécutions de ressortissants européens

Les députés soulignent que le nouveau Service européen d'action extérieure (SEAE) devrait fournir des orientations pour une politique européenne globale et efficace en matière de peine de mort au regard des dizaines de cas confirmés de ressortissants européens menacés d'exécutions dans les pays tiers. Cette politique "doit inclure des mécanismes puissants et renforcés en terme de système d'identification, de fourniture d'une assistance juridique, d'interventions légales de l'Union européenne et de démarches diplomatiques".


Peine de mort en Europe

La Biélorussie reste le seul pays européen à appliquer en fait la peine de mort. Le Parlement européen invite également le Kazakhstan et la Lettonie à modifier leur législation nationale qui autorisent toujours la peine de mort pour certains crimes dans des circonstances exceptionnelles.


Lutte contre la peine de mort : les priorités de l'UE dans le cadre de sa politique en faveur des droits de l'homme.

L'Union européenne est l'un des principaux donateurs des organisations de la société civile luttant contre la peine de mort, l'une des priorités thématiques de l'aide dans le cadre de l'Instrument européen pour la démocratie et les Droits de l'Homme (IEDDH). Depuis 1994, plus de 30 projets à travers le monde ont été financés par cet instrument, pour un budget global de plus de 15 millions d'euros.

Sur www.europarl.europa.eu le 10 octobre 2010

vendredi 8 octobre 2010

Kazakhstan, la nouvelle frontière de l'énergie

Astana, la Capitale du Kazakhstan, a accueilli récemment le Vème forum eurasien Kazenergy qui a réuni pendant deux jours les principaux acteurs sur les marchés de l'énergie ainsi que de nombreuses personnalités politiques.

Particulièrement riche en ressources naturelles, le Kazakhstan envisage de devenir un fournisseur incontournable d'énergie dans la région.
" Nous n'avons pas l'ambition d'utiliser nos ressources énergétiques pour avoir une présence politique mondiale. Nous souhaitons avant tout développer notre pays de manière durable. C'est la raison pour laquelle nous souhaitons être un fournisseur fiable de ressources énergétiques pour l'Europe", a déclaré le Premier ministre Kazakh Karim Massimov.

Le Kazakhstan n'a pas seulement d'immenses ressources naturelles. Le pays dispose aussi d'infrastructures qui lui permettent d'acheminer cette énergie vers les principaux marchés. L'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyan peut ainsi transporter, de la Mer Caspienne jusqu'à la Méditerranée, plus d'un million de barils de pétrole brut par jour.

Timur Kulibayev, président de l'association Kazenergy, souligne l'importance de l'accord de transit signé entre le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan. Cet accord permettra la libre circulation du pétrole vers l'Ouest. Mais le Kazakhstan cherche aussi à augmenter ses capacités de transport d'énergie vers la Chine. "Nous poursuivons le développement du transport de l'énergie vers les marchés européens mais aussi vers la Chine qui constitue, pour nous, une destination nouvelle.
L'objectif est d'acheminer, d'ici à 2015, les deux tiers de nos produits énergétiques vers les marchés européens et internationaux et un tiers de nos ressources vers le marché chinois".

Le gazoduc Nabucco connectera bientôt l'Europe et les régions les plus riches en ressources gazières. Mais de nombreuses questions liées à ce projet restent en suspend. "Ce n'est pas si simple car l'Union Européenne est incapable d'arriver à un accord commun qui permettrait de développer le Corridor Sud et de construire Nabucco le plus tôt possible", souligne l'ancien Premier ministre de la République Tchèque Mirek Topolanek. "Il n'y a pas de politique énergétique commune en Europe. C'est un problème auquel les politiques doivent s'ateller".

Aujourd'hui, l'économie mondiale se tourne de plus en plus vers les pays émergents de l'Asie, devenus de grands consommateurs d'énergie. L'Australie, qui exporte massivement vers cette région du monde, profite de la situation, comme l'explique l'ancien Premier ministre du pays : " La force et la proximité de nos marchés explique en partie pourquoi l'Australie a mieux résisté à la crise que d'autres pays. La Chine est un partenaire important. Mais nous exportons aussi beaucoup vers le Japon et de plus en plus vers l'Inde.
Nous sommes dans une partie du monde qui s'apprête à devenir Le centre de gravité de la classe moyenne. Et nous avons l'ambition d'être un acteur très compétitif sur ce marché".

Le Forum d'Astana s'est penché également sur l'échec du sommet de Copenhague. L'industrie énergétique réclame une réglementation environnementale claire afin d'assurer son développement." Nous avons besoin d'un cadre légal pour rassurer les investisseurs. Sans ce cadre, l'industrie énergétique ne peut plus investir dans les infrastructures. Et c'est un désastre pour notre économie", souligne Christoph Frei, Secretaire Général du World Energy Council.

Pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures, l'Europe s'est tournée vers les énergies renouvelables, un secteur en forte croissance.
" Nous allons réaliser la transition énergétique la plus impressionnante de l'histoire de l'humanité", explique l'ancien chancelier autrichien Alfred Gusenbauer. " 80% de l'énergie que nous consommons aujourd'hui en Europe provient des hydrocarbures. Les 20% restants sont issus de l'énergie renouvelable. Au siècle prochain, la donne sera inversée. C'est un défi immense pour la recherche mais aussi pour les politiques".

"Heureusement pour l'Europe, nous nous sommes rapidement tournés vers les énergies renouvelables", estime pour sa part German Bejarano, directeur des relations internationales chez Abengoa, entreprise qui développe des technologies liées à l'énergie solaire. " Nous avons réalisé d'immenses progrés technologiques dans des domaines tels que l'énergie éolienne, l'énergie solaire ou photovoltaïque. Il ne s'agit pas seulement de combiner différentes productions énergétiques. Nous sommes réellement en train de bâtir une nouvelle industrie".

L'Europe a un rôle important à jouer dans les pays à forte croissance comme le Kazakhstan. Le pays dispose, certes, d'immenses ressources naturelles mais manque encore de technologies et de savoir-faire pour renforcer son développement.

L'Asie Centrale occupe une place de plus en plus stratégique sur la carte énergétique mondiale.
Et cette région est aussi la nouvelle frontière d'une croissance économique tant recherchée par de nombreuses entreprises occidentales.

Lien sur le salon : http://www.kazenergy.com

Sur http://fr.euronews.ne le 8 octobre 2010
Voir la video Euronews

Assemblée annuelle du FMI et de la BM

Washington - La Suisse entend défendre son siège permanent au Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI), a dit ce vendredi à Washington le ministre helvétique des Finances, Hans-Rudolf Merz. Selon certains pays, dont les Etats-Unis, l'Europe est sur-représentée dans cet organe.

A l'occasion d'une conférence de presse tenue à Washington cette après-midi, le conseiller fédéral s'est dit confiant que la Suisse et son groupe de vote continuent d'être représentés au sein du conseil d'administration du FMI. Le Fonds est en pleine discussion sur une modification des quotes-parts des membres du FMI.

Le groupe de vote de la Suisse comprend actuellement la Pologne (membre de l'UE), l'Azerbaïdjan, le Kirghizstan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Kazakhstan. S'il garde la configuration actuelle, le groupe pourrait même être favorisé par une nouvelle répartition et avancer d'un rang en 19e position, a affirmé M. Merz.

"Je n'ai donc pas de souci concernant le siège suisse", a ajouté le ministre des finances. Le siège suisse n'est pas concerné par une éventuelle consolidation - soit une diminution du nombre de sièges - de la représentation de l'Union européenne (UE) au sein du conseil d'administration, rappelait le Département fédéral des finances (DFF) dans un communiqué.

La Suisse fonde sa revendication de continuer à occuper un siège au conseil d'administration du FMI notamment par l'importance de la place économique et financière du pays, par le rôle du franc suisse et par sa contribution financière au FMI, a encore souligné le ministre.

Pour Hans-Rudolf Merz, la nouvelle répartition des quotes-parts devra avant tout profiter aux pays les moins bien représentés actuellement. Dans ce cadre, il conviendra de prendre en considération les contributions financières que les pays membres fournissent notamment aux crédits octroyés à des taux préférentiels et à l'aide technique que le FMI accorde aux pays en développement.

Sur www.swissinfo.ch le 8 octobre 2010

Union douanière: Moscou ratifie l'accord sur les droits de douane

MOSCOU, 8 octobre - RIA Novosti

Le président russe Dmitri Medvedev a signé une loi de ratification de l'accord sur les droits de douane dans le cadre de l'Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan, rapporte vendredi le service de presse du Kremlin.

Signé à Saint-Pétersbourg le 21 mai 2010, le document est appelé à assurer une politique harmonisée dans le domaine du calcul et du paiement des droits de douane sur l'ensemble du territoire de l'Union douanière.

Entrée en vigueur le 1er juillet 2010, l'Union douanière prévoit l'introduction d'une taxe douanière commune sur le territoire des trois pays, l'abolition du contrôle douanier à leurs frontières et la mise en place de mécanismes communs de régulation de leur commerce extérieur.


jeudi 7 octobre 2010

Espace illimité pour la coopération de la Serbie et de Kazakhstan

Les présidents de Serbie et de Kazakhstan, Boris Tadic et Nursultan Nazarbayev ont constaté que dans les années à venir les deux Etats pourraient améliorer la coopération économique, sur les bases d'amitié traditionnelle et des accords bilatéraux signés aujourd'hui. Au terme de la rencontre à Astana, Tadic a déclaré qu'il est impressionné par les exploits économiques du Kazakhstan au cours des 20 années passées et il a constaté que la Serbie pouvait devenir le partenaire stratégique de cet Etat d'Asie centrale. La Serbie est prête à participer avec des compagnies kazakhes dans le développement de ce pays et d'accepter des investissements du Kazakhstan, a laissé entendre Tadic. Selon lui, le fait que les deux pays n'ont aucune question ouverte dans les relations bilatérales et que le gouvernement à Astana soutenait Belgrade de manière conséquente au sujet du Kosovo-Metochie influencera aussi le développement de la coopération économique. Nazarbayev a constaté que le niveau actuel d'échange commercial de 20 millions de dollars ne suffisait pas et que les possibilités pour l'approfondissement de la coopération économique sont illimitées.
Les représentants des deux Etats ont signé à Astana quatre accords interétatiques, à savoir, le Protocole de coopération des ministères des Affaires étrangères et des accords sur la suppression de visas, sur le libre commerce et la protection des investissements. Il est aussi signé l'Accord de coopération des chambres de commerce des deux pays.
Sur http://glassrbije.org le 7 octobre 2010

Logistique : Nouvelle route Russie-Kazakhstan-Chine pour les conteneurs

Le groupe allemand Tets (Trans Eurasia transport solutions), entreprise de commission de transport multimodal, vient de démarrer une liaison ferroviaire entre le port de Lianyungang (Nord Est de la Chine) et Moscou, ainsi qu'une liaison Moscou-Kazakhstan-Chine. L'offre concerne aussi bien les conteneurs équivalent 20 pieds, qui ceux de 40 pieds.

Temps moyen de transport : 23 jours avec Lianyungang ; 28 jours pour l'autre route. Le logisticien allemand revendique un double avantage : un coût de transport 16 fois inférieur à celui offert par le transport aérien et un délai d'acheminement deux fois plus rapide que par voie maritime. Pour autant, le rail est-il plus cher qu'une expédition purement maritime et de combien ?

Interrogé par Le Moci, le groupe Tets, précise par la voix de sa responsable de communication, Janette Laue : « Nous proposons deux routes à nos clients. La route Nord, via le Transsibérien qui franchit la frontières sino-russe par deux points d'entrée (Manzhouli, côté chinois ; Zabaikalsk côté russe). L'autre route démarre du port chinois de Lianyungang pour aller vers la Russie, en passant par trois villes : Alashankou en Chine, Dostyk au Kazakhstan et Ozinski en Russie. Pour les tarifs consentis aux chargeurs, tout dépend du chemin choisi. Mais, dans l'ensemble, le coût moyen d'acheminement d'un conteneur de 40 pieds par chemin de fer est de 20 à 25 % plus cher que par voie maritime. Sachant que le coût du transport d'un conteneur de Shanghai à Moscou par bateau se chiffre en moyenne à 6500 euros ».

Gilles Naudy sur www.lemoci.com le 7 octobre 2010