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lundi 22 mars 2010

Les autorités du Kazakhstan doivent s’attaquer au problème des brutalités policières

Amnesty International a exhorté les autorités du Kazakhstan à mettre fin aux violations des droits humains commises par la police. À partir du moment où ils sont arrêtés, les suspects sont couramment frappés à coups de pied, battus et asphyxiés.

L'organisation publie ce lundi 22 mars 2010 un rapport intitulé Kazakhstan : No effective safeguards against torture, qui met en lumière le caractère généralisé de la torture et des autres formes de mauvais traitements dans le cadre du système judiciaire et la persistance de l'impunité pour de tels agissements. « Les autorités du Kazakhstan doivent adopter une attitude de tolérance zéro envers la torture, alors qu'elles se dérobent à leurs engagements internationaux en refusant de s'attaquer à ce problème », a déclaré Halya Gowan, directrice du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

Le Kazakhstan, qui préside actuellement l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), manque également aux obligations qui lui incombent au titre du droit international en termes de droits humains, notamment en matière de prévention de la torture et d'autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.

La législation kazakhe prévoit que les policiers sont tenus d'enregistrer une détention dans un délai de trois heures. Pourtant, la plupart des cas signalés de torture ou de mauvais traitements interviennent dans les heures qui suivent l'arrestation d'un suspect. Parfois, la détention n'est pas enregistrée pendant plusieurs jours et les suspects sont maintenus en détention au secret sans avoir la possibilité de consulter un avocat, ni de recevoir la visite d'un médecin ni de leurs proches. Les noms des policiers en charge de la détention ne sont pas officiellement consignés.

Sous la pression et en raison des mauvais traitements, nombre des détenus avouent des crimes qu'ils n'ont pas commis et, les « aveux » extorqués sous la torture étant généralement retenus à titre de preuve devant les tribunaux, ils peuvent être condamnés sur la seule base de ces « aveux ». La pratique qui consiste à extorquer des « aveux » sous la torture résulte en partie de ce que les policiers sont jugés en fonction du nombre de crimes résolus, malgré une formation et des équipements médicolégaux insuffisants, et est exacerbée par la corruption.

Les commissions officielles chargées d'inspecter les centres de détention mènent leurs activités depuis 2005, mais les pouvoirs dont elles disposent sont compromis. Elles se voient systématiquement refuser l'accès aux centres de détention au secret pour enquête du Service de sécurité nationale et l'accès aux structures qui relèvent de la compétence du ministère de l'Intérieur leur est rarement accordé. « Les autorités du Kazakhstan doivent autoriser les mécanismes indépendants de contrôle à se rendre de manière inopinée dans tous les centres de détention. Il est prouvé que cela s'avère très efficace pour prévenir la torture », a expliqué Halya Gowan.

Par ailleurs, les voies de recours sont pratiquement inexistantes. Les victimes de brutalités policières rechignent à porter plainte, par peur des représailles. Elles risquent en effet d'être en butte à des mesures d'intimidation. Lorsqu'elles osent déposer plainte, les investigations ne sont pas menées de manière rapide, approfondie ni impartiale. « À ce jour, aucune victime ayant porté plainte pour torture n'est parvenue à obtenir réparation », a commenté Halya Gowan.

Ce climat d'impunité bat en brèche le rôle des autorités au Kazakhstan, tant policières que judiciaires. Il n'est pas surprenant que la population ait perdu confiance dans le système de justice pénale. « Des mesures opportunes et énergiques relatives aux problèmes les plus urgents peuvent avoir des conséquences profondes et durables pour toute la population du Kazakhstan », a ajouté Halya Gowan.

Amnesty International exhorte les autorités kazakhes à mettre en œuvre des garanties essentielles contre la torture, notamment :

    • mettre fin à la pratique de la détention de facto non reconnue ;
    • permettre aux organismes indépendants de surveillance d'accéder librement à tous les centres de détention ;
    • faire appliquer la loi qui interdit de retenir à titre de preuve devant les tribunaux des « aveux » arrachés sous la torture ;
    • instituer un mécanisme de plainte réellement indépendant.

Études de cas

Rassim Bairamov a été conduit au poste de police de Roudnovo, petite localité du nord du Kazakhstan en juillet 2008, pour « discuter ». D'après son témoignage, il a été roué de coups sur tout le corps et frappé à coups de pied. On lui a mis un masque à gaz sur la tête, dont l'arrivée d'air a été coupée.

Les policiers voulaient que lui et son ami Alexandre Bruikhanov avouent avoir dérobé de l'argent et trois bouteilles de bière dans une boutique du coin, accusation qu'ils ont tous deux niée. Pourtant, après avoir été pendant 48 heures roués de coups, torturés, privés de sommeil et avoir essuyé des menaces ciblant leurs familles, les deux jeunes hommes ont fini par signer des « aveux ».

C'est alors que leur détention a fait l'objet d'un enregistrement officiel et qu'ils ont été informés de leurs droits. Pendant deux ans, leurs mères ont sans relâche porté plainte concernant les tortures et mauvais traitements présumés que leurs fils auraient subis. Elles ont demandé qu'une information judiciaire soit ouverte contre deux policiers que leurs fils avaient dénoncé comme étant les principaux responsables et que ces policiers soient inculpés d'actes de torture. Toutefois, leurs requêtes ont été invariablement rejetées par les procureurs, à tous les niveaux.

En octobre 2008, Dimitri Tian a été convoqué au poste de police d'Astana pour être entendu en tant que témoin dans une affaire de meurtre. Il a déclaré que les policiers l'avaient mis en sous-vêtements et frappé à coups de bouteilles en plastique et de matraques afin qu'il « avoue » les meurtres d'une femme et de ses trois enfants. Les policiers ne l'ont pas informé de ses droits et sa détention n'a pas été enregistrée dès le début. Lorsqu'il a tenté de porter plainte, il aurait été de nouveau battu. Au tribunal, le juge a enjoint le jury de ne pas prendre en compte l'allégation de torture. Dimitri Tian a été condamné à une peine d'emprisonnement de 25 ans en juin 2009. Les allégations de torture n'ont donné lieu à aucune enquête.


Communiqué de presse d' Amnesty Internationale du lundi 22 mars 2010, par Françoise Guillitte

Les Nations Unies ont célébré pour la première fois la fête de Norouz

Les Nations Unies ont célébré cette année pour la première fois la Journée internationale de Norouz, fête d'origine persane marquant le premier jour du printemps dans plusieurs communautés des Balkans, du Caucase, d'Asie centrale et du Moyen-Orient.
L'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution le 23 février décidant la célébration de cette Journée.

« Au moment où nous célébrons la première Journée internationale de Norouz, j'espère que les pays et les peuples du monde entier s'inspireront du passé de cette fête et des coutumes qui y sont attachées pour promouvoir l'harmonie avec la nature et, dans le monde entier, léclosion de la paix et le règne de la bonne volonté », a dit le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, dans un message.

Plus de 300 millions de personnes prennent part aux festivités annuelles de Norouz à travers le monde. Chaque communauté célèbre différemment le Norouz. Les rites peuvent se concrétiser par le fait de repeindre sa maison, de rendre visite à des amis ou de préparer des repas.

Ces rites « chargés de symbolique » peuvent être « une inspiration non seulement pour ceux qui les accomplissent mais pour tout un chacun », a déclaré M. Ban.
Le Jour de Norouz est inscrit depuis le 30 septembre 2009 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, dressée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
sur www.un.org le 22 mars 2010
A noter : Eurokaz a signalé à la délégation de la république du Kazakhstan à l'UNESCO, l'oubli du Kazakhstan dans la liste des pays célébrant le Kazakhstan.

jeudi 18 mars 2010

ONU-OTSC: contrer conjointement les menaces à la communauté internationale

MOSCOU, 18 mars - RIA Novosti

Aux termes de la Déclaration de coopération signée jeudi entre les secrétariats des Nations Unies et de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), les deux organisations ont l'intention de promouvoir leur partenariat afin d'éliminer les menaces à la communauté internationale.

La Déclaration porte les signatures des secrétaires généraux de l'ONU et de l'OTSC, Ban Ki-moon et Nikolaï Bordiouja.

Selon le document, la coopération entre les deux organisations a pour but de "contribuer substantiellement à contrer les défis et à éliminer les menaces pesant sur la communauté internationale". "Cette coopération pourrait englober des domaines aussi variés que la prévention et le règlement des conflits, la lutte contre le terrorisme, le crime transnational et le trafic d'armes, et la gestion des situations d'urgence", stipule la Déclaration.

Les parties ont également convenu de procéder à un échange d'informations. MM. Ban Ki-moon et Nikolaï Bordiouja ont indiqué que le cadre de la coopération entre les secrétariats des deux organisations "pourrait varier compte tenu de la conjoncture".

L'Organisation du Traité de sécurité collective a été créée en septembre 2003 à des fins politiques et militaires. Elle regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan.

L'esturgeon Béluga est en voie d'extinction, selon un groupe de protection de la nature

La consommation effrénée des amateurs de caviar menace d'extinction les esturgeons, comme le très prisé Béluga, a annoncé jeudi un groupe de protection de la nature, qui appelle à une interdiction de la pêche pour sauver l'espèce.

Lors de l'établissement de sa dernière liste rouge des espèces en voie d'extinction, l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) a découvert que les 18 espèces existantes d'esturgeons étaient en danger. L'esturgeon Béluga apparaît, pour la première fois, sur cette liste, aux côtés d'espèces de la mer Caspienne menacées par la surpêche, a précisé l'UICN.

"Il est temps d'envisager sérieusement la fin de la pêche dans la mer Caspienne", a déclaré Phaedra Doukakis, expert auprès de l'UICN et chercheur à l'Université Stony Brook de New York, dans un communiqué.

Elle Pikitch, directrice exécutive de l'Institut pour la science de la conservation des océans à l'université Stony Brook, a appelé la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) à considérer une interdiction totale du commerce des produits d'esturgeon. Pour permettre aux stocks d'esturgeons de se renouveler, l'interdiction doit durer plusieurs décennies, a-t-elle précisé.

"Une lueur d'espoir pour ces espèces est leur capacité à produire des millions d'oeufs", a ajouté l'UICN, qui estime que "si une protection adéquate est mise en place, leur capacité reproductive peut permettre de reconstituer graduellement leur population".

L'interdiction de pêche pourrait porter un coup sévère à l'industrie halieutique de la région Caspienne, qui comprend la Russie, l'Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et l'Azerbaïdjan. Le caviar de Béluga peut rapporter jusqu'à 5.000 dollars par livre (environ 3.675 euros). Les oeufs et la chair d'autres espèces d'esturgeons sont aussi considérés comme des mets raffinés dans beaucoup de pays.

Il y a trois ans, une commission des Nations unies avait levé l'interdiction de commerce du Béluga et de deux autres sortes de caviar, arguant que les pays de la Caspienne avaient amélioré leurs mesures de protection et pouvaient être autorisés à procéder à une pêche responsable.

L'esturgeon est l'une des plus anciennes espèces animales au monde. Vieux de plus de 250 millions d'années, il peut vivre un siècle mais n'atteint sa maturité que tardivement. AP

Sur nouvelobs.com le 18 mars 2010

Uranium : le marché va-t-il se réveiller ?

Cours de l'uranium U3O8 (ligne bleue foncée) en US $ la livre

Salida Capital, le meilleur hedge fund canadien avec une performance de 181,55% en 2009, connaît bien le secteur de l'énergie (+226,33% pour son fonds Global Energy). Un de ses gestionnaires, Brian Trenholm, nous parle du renouveau de l'uranium.


C.B. Comment voyez-vous le monde après la crise de 2008 ?
Brian Trenholm
Avec les gigantesques efforts de relance de tous les gouvernements, il était facile de prévoir une bonne année boursière pour 2009. Un bon pronostic pour 2010 reste plus aléatoire. Personne ne sait si les taux de croissance économique pourront persister.

Il me semble probable que les pays développés oscilleront entre des phases d'expansion et de récession. De nouveaux plans de relance seront nécessaires.

Tant que les Etats poursuivront une croissance monétaire et continueront à augmenter des déficits budgétaires, les mines d'or et le métal jaune seront un point d'encrage de nos portefeuilles. Le pétrole, pris en sandwich entre une production ample qui provient de l'OPEP et la forte demande des pays émergents, devrait évoluer entre 70 et 80 $ le baril. A long terme, seul le développement très rapide des énergies nouvelles et du nucléaire civil pourrait éviter que l'or noir franchisse durablement le seuil des 100 $.


C.B. L'uranium vient de perdre 70% : est-ce une opportunité d'achat ?
B.T. Il est vrai que le marché spot de l'uranium a atteint un record de près de 140 $ la livre en juin 2007, pour se stabiliser aujourd'hui vers 40 $.


C.B. Pourquoi le pétrole, dont le cours vient de doubler, n'a pas entraîné l'uranium à la hausse (42 $) ?
B.T. La faiblesse récente de l'uranium s'explique essentiellement par l'augmentation rapide de la production du Kazakhstan, aujourd'hui premier producteur mondial avec 24,8% du marché, devant le Canada (20,1%), l'Australie (17,2%), la Namibie (9,9%) et la Russie (7,4%).


C.B. La faiblesse du prix de l'uranium est-elle durable ?
B.T. A court terme, je suis neutre. Mais, petit à petit, la production du Kazakhstan va ralentir car les minerais les plus riches ont été exploités en premier. La production du Kazakhstan, qui a augmenté de 63%, à 30 millions de livres, en 2009, ne devrait progresser que de 30% en 2010.

De toute façon, à long terme, le déséquilibre structurel entre une production mondiale de 127,9 millions de livres et une demande de 170 millions de livres garantit la hausse des cours.


C.B. Et la demande augmentera mécaniquement avec la mise en service de nouvelles centrales...
B.T. Oui. En 2009, la production mondiale de l'oxyde U3O8, qui a augmenté de 12,3% par rapport à 2008, ne progressera plus que de 3,9% en 2010.

La demande, elle, bénéficie du retour en grâce du nucléaire. Face aux 436 réacteurs en activité, 53 nouvelles unités sont en construction, 141 unités sont planifiées et 327 nouveaux projets sont à l'étude. Plus de 50% de cette progression viendra de Chine, de l'Inde et de la Russie.

Même le président Obama vient de signifier le retour des Etats-Unis au nucléaire. Par exemple, le 17 février, l'administration a annoncé l'octroi d'un prêt de 8 Mds $ pour la fabrication de deux réacteurs dans l'Etat de Géorgie. Avec cette annonce, Washington espère réduire la dépendance énergétique du pays et ses émissions polluantes.


C.B. Les stocks militaires ne sont-ils pas pléthoriques ?

B.T. Depuis 1990, les déficits énormes ont été comblés essentiellement par le recyclage des matières fissibles en provenance des stocks stratégiques américains et russes. Il est très difficile de savoir quand les Russes cesseront de mettre de fortes quantités de métal radioactif sur le marché, mais ce moment viendra nécessairement, et le prix de l'uranium pourrait alors facilement revenir vers 100 $.


C.B. Et les nouvelles technologies de recyclage de l'uranium ?

B.T. Il n'y a pas d'innovations qui permettent, à moyen terme, de réduire le grand déficit de ce marché. Les prix de l'uranium ne peuvent que monter.


Le Jeudi 18 mars 2010 sur www.edito-matieres-premieres.fr
Interview de Brian Trenholm, propos recueillis par Claude Bejet

L’OTAN snobe la Russie en Asie centrale


MOSCOU (NOVOpress) – Les tensions entre la Russie et l’Otan semblent exacerbées sur la question de l’Asie centrale. En effet, la diplomatie russe ne décolère pas, affirmant que l’Otan a ignoré ses offres de coopération autour de cette région stratégique, et persiste à faire cavalier seul, notamment sur la question de l’Afghanistan.

Cause centrale des frictions : le refus de l’OTAN de prendre en considération l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire mise en place par la Russie et comprenant la Biélorussie, l’Arménie et quatre républiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan), tous anciens membres de l’Union soviétique.

Par peur d’être concurrencée par cette nouvelle organisation dont elle redoute le succès, l’OTAN refuse de reconnaître l’OTSC comme son « Alter ego oriental » et repousse régulièrement les offres de collaboration sur des dossiers sensibles comme celui de la drogue en provenance d’Afghanistan.

La Russie, pays qui déplore plus de 30.000 morts par an en raison de ce fléau, est en effet le premier consommateur mondial d’héroïne afghane. Moscou a donc récemment pressé Washington de détruire les plantations de pavot à opium, ce qui a été perçu comme une « ingérence » dans la stratégie américaine en Afghanistan. Un appel resté donc sans réponse, les intérêts de la Russie et de sa population ne faisant nullement partie des préoccupations américaines dans ce dossier.

Publié sur http://fr.novopress.%20info/ le 18 mars 2010

mercredi 17 mars 2010

La coopération ouzbéko-kazakh s’élargit

Le Président du Kazakhstan Nursultan Nazarbayev a effectué une visite officielle en Ouzbékistan, les 16-17 mars. La cérémonie officielle de bienvenue du Président du Kazakhstan a été organisée à la résidence Kuksaroy le 17 mars. La garde d’honneur a été alignée en l’honneur de l’hôte de haut et des hymnes des deux Etats ont été joués. Islam Karimov et Nursultan Nazarbayev sont passés la garde d’honneur.

Dans les conversations face-à-face les présidents ont discuté l‘état actuel et les perspectives des relations bilatérales, la coopération au sein des structures internationales, ainsi que les problèmes régionaux et internationaux représentants l’intérêt mutuel.

Les chefs des deux Etats ont examiné les questions de la sécurité. Ils ont souligné la nécessité d’actions communes pour lutter contre et prévenir les menaces comme le terrorisme, l’extrémisme, la contrebande de drogue et d’armes, ainsi que la prolifération des armes de destruction massive.

Islam Karimov a abordé le problème afghan. L’établissement de la paix et la stabilité en Afghanistan est l’une des conditions importantes pour renforcer la sécurité et la stabilité en Asie centrale et dans d’autres régions.

Les présidents ont discuté la coopération bilatérale et multilatérale en matière de l’information, l‘énergie et la sécurité environnementale. Dans le même temps, en prenant en considération l’importance de la sécurité alimentaire, ils ont examiné les questions de la lutte contre les ravageurs et maladies des plantes, ainsi que la contrebande de produits contaminés.

Islam Karimov et Nursultan Nazarbayev ont poursuivi les négociations avec la participation des délégations officielles des deux pays. Les entretiens ont été menées sur le commerce de la coopération économique et humanitaire.

Malgré la crise économique et financière actuelle dans le monde, les échanges mutuels entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan continue à accroitre, ont annoncé les parties. Depuis 2007, ce chiffre a atteint plus de 1 milliard de dollars par an. Notamment, la part des matières premières baisse, tandis que la part de la production industrielle à valeur ajoutée s’augmente.

La coopération commerciale et économique est l’une des parties les plus importantes des relations entre États. L’Ouzbékistan et le Kazakhstan ont un énorme potentiel dans ce domaine, qui n’a pas été utilisé pleinement. Les deux parties ont exprimé leur intérêt à accroître le commerce bilatéral et à réexaminer la structure de l’exportation et de l’importation.

L’Ouzbékistan a produit des avions, les voitures, les autobus, les camions, les machines agricoles, les produits de câblage et les matériaux de construction, cultive le coton et la soie, cultive des fruits et le melon et la courge. Le Kazakhstan a une demande pour ces produits. Dans le même temps, il existe un vaste champ d’activité pour les exportateurs du Kazakhstan sur le marché ouzbek.

La production, l’offre et le transit de l‘énergie est un autre domaine de la coopération efficace. En 2009, un gazoduc a été posé du Turkménistan à la Chine à travers l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, qui est un brillant exemple de la coopération multilatérale fructueuse. L’Ouzbékistan et le Kazakhstan possèdent les grandes réserves des sources d‘énergie. Il y a des conditions préalables pour le développement des relations dans ce domaine.

Les communications de transport des deux États permettent d’accroître les revenus de transit international. L’utilisation des routes automobiles et les chemins de fer comme un système unique et interconnecté devra être améliorée, et les actions coordonnées visant à assurer le mouvement libre et rapide des marchandises d’export et d’import et en transit doivent être poursuivis.

Les deux pays ont mis en œuvre le Programme de la coopération économique pour la période de 2006-2010 et la Stratégie de la coopération économique pour la période 2007-2016. Ces documents énoncent des grandes orientations possibles de la coopération bilatérale dans le commerce, l’eau et l‘énergie, des investissements et des finances, des transports et communications, des douanes et des innovations. Leur mise en œuvre permettra d’augmenter le commerce bilatéral à plusieurs fois.

Les participants des négociations ont dit que les liens directs devront être établies entre les hommes d’affaires, les entreprises industrielles et les régions de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan.
Le potentiel économique, scientifique, technique et intellectuel des deux pays constitue comme une base fiable pour l’organisation conjointe des entreprises de haute technologie et de la production de marchandises à forte valeur ajoutée. Considérant que l’Ouzbékistan et le Kazakhstan ont des ressources importantes en matières premières, la valeur ajoutée pourrait être effectivement augmenté, surtout dans le textile, la chimie, du pétrole et du gaz.

Le potentiel scientifique et économique de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan ouvre de bonnes perspectives pour l’utilisation efficace des ressources en eau, y compris l’amendement des sols et l’irrigation. Le développement et l’introduction des technologies d‘économie de l’eau et l‘échange d’information dans ce domaine restent très importantes. Ceci, à son tour, aide à résoudre un certain nombre de problèmes de l’environnement.

Pendant les négociations, les questions de l’utilisation rationnelle de l’eau et des ressources énergétiques en Asie centrale ont aussi été considérées. Les parties ont déclaré que les intérêts et la sécurité de tous les pays de la région devront être prises en compte lors de la construction des objets sur l’hydrotechnique rivières transfrontalières.

La coopération culturelle et humanitaire entre les deux pays porte les domaines tels que la science, l‘éducation, la culture et l’art, la santé, le tourisme et le sport. Les délégations de l’Ouxbékistan et du Kazakhstan ont échangé des vues sur le renforcement de cette coopération.

Sur les résultats des négociations, Islam Karimov et Nursultan Nazarbayev ont signé le Communiqué conjoint des Présidents. D’autres documents signés comprennent l’Accord intergouvernemental sur l’attribution de terrains pour la construction des missions diplomatiques, le Programme de la coopération entre les ministères des affaires étrangères pour 2010-2011 et le Programme de la coopération culturelle et humanitaire pour 2010-2012.

Lors de la conférence de presse qui a suivi les négociations, les présidents ont indiqué que les discussions ont été constructives et ouvertes. «L’Ouzbékistan et le Kazakhstan sont intéressés au développement de la coopération mutuelle», a dit Islam Karimov. «En 2009, le chiffre d’affaires du commerce bilatéral s’est augmenté à 1,3 milliards USD, ce qui est deux fois plus qu’en 2006.»

«L’Ouzbékistan est un grand État de l’Asie centrale et un centre culturel antique», a dit Nursultan Nazarbayev. «Malgré la crise financière et économique mondiale, en 2009, l‘économie de l’Ouzbékistan s’est développée de manière stable. Nos pays ont un potentiel important pour l’expansion de la coopération mutuelle ».

Dans la seconde moitié de la journée, les présidents Islam Karimov et Nursultan Nazarbayev ont visité la Place Mustaqillik (l’Indépendance) dans le centre de Tachkent. Le haute invité a déposé des fleurs au Monument de l’Indépendance et de l’Humanisme, qui est un symbole de la liberté, du brillant avenir et de nobles aspirations du peuple.

Le Président du Kazakhstan a également pris connaissance avec la construction récente du Palais des Forums internationaux «Ouzbékistan». Il a hautement évalué des travaux de la construction et de l’amélioration à large échelle qui se sont tenus à Tachkent.

Nursultan Nazarbayev a visité le complexe Khazrati Imam (Hastimom), s’est familiarisé avec la mosquée de Khazrati Imam, la médersa Muyi Mubarek et le manuscrit unique du saint Coran – Usman Mushafi.
OuzA, Anvar Babayev, 17.03.2010