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vendredi 27 janvier 2012

Cuivre : Le géant du cuivre kazakh atteint ses objectifs

Kazakhmys, le plus grand producteur de cuivre au Kazakhstan, vient d'annoncer une production de 300.000 tonnes pour 2011, soit 90% de celle du pays. Il possède 17 mines sur place.

La compagnie, cotée aux bourses de Londres, du Kazakhstan et de Hong Kong, produit également du zinc (140.000 tonnes en 2011), de l'argent (13 millions d'once en 2011) et de l'électricité. L'ensemble de ces résultats sont en baisse par rapport à ceux de l'année précédente, mais correspondent, selon le directeur Oleg Novachuk, « à tous les objectifs de production annoncés par la société ».

Pour 2012, la production devrait stagner mais en 2015, Kazakhmys prévoit de lancer ses deux nouveaux projets de mines de cuivre, Aktogay et Bozshakol.
Publié sur www.zonebourse.com le 27 janvier 2012

Kazakhstan : L'Etat d'urgence sera levé dans la ville kazakhe Zhanaozen frappée par des émeutes selon le président Noursoultan Nazarbaïev

L'Etat d'urgence sera levé à Zhanaozen, ville pétrolifère de l'ouest du Kazakhstan frappée par des émeutes, a déclaré vendredi le président Noursoultan Nazarbaïev lors de son adresse à la nation annuelle.

"La situation (à Zhanaozen) est revenue à la normale... J'ai pris la décision de ne pas prolonger l'état d'urgence à Zhanaozen", a déclaré M. Nazarbaïev.

Cet état d'urgence avait été imposé le 17 décembre à la suite de heurts tragiques entre des ouvriers locaux licenciés et la police qui s'étaient soldés par au moins 15 jours la veille. Il était prévu pour durer jusqu'au 31 janvier.

Les émeutes à Zhanaozen sont une leçon pour le pays, a déclaré le président. "Cette leçon, nous devons l'apprendre".

Ces émeutes ont été les plus graves de l'histoire récente du pays. Outre les morts, elles ont fait une centaine de blessés. Environ 70 personnes ont été arrêtées.

Les sept première familles de victimes ont reçu une indemnisation du gouvernement le 23 janvier.
Publié sur www.casafree.com le 27 janvier 2012

Kazakhstan: incarcération de deux opposants et d'un journaliste

La justice kazakhe a placé pour deux mois en détention deux opposants et un journaliste, a annoncé vendredi l'opposition, qui se dit sous une pression accrue du régime du président Noursoultan Nazarbaïev, depuis une révolte sociale réprimée dans le sang en décembre.

Le chef du parti non-autorisé Alga, Vladimir Kozlov, et l'opposant Serik Sapargali --arrêtés lundi par les services de sécurité (KNB, ex-KGB)-- ont vu leur détention prolongé jusqu'à fin mars, a indiqué à l'AFP l'un des dirigeants d'Alga, Mikhaïl Sizov.

Ils sont accusés d'avoir incité des ouvriers pétroliers grévistes à la violence lors d'un conflit social le 16 décembre qui a dégénéré en émeute à Janaozen (ouest) avant d'être réprimée dans le sang (14 morts).

Lors de la même audience d'un tribunal d'Almaty, Igor Viniavski, le rédacteur en chef de Vzgliad (Regard) --un hebdomadaire proche de l'opposition-- a été placé en détention pour deux mois dans le cadre d'une enquête pour "appel au renversement par la violence" du régime.

Il est accusé d'avoir fait imprimer en avril 2010 des tracts appelant au renversement de M. Nazarbaïev, au pouvoir depuis la période soviétique, et qui s'est fait octroyer des pouvoirs et une immunité à vie il y a deux ans.

"Tous les prévenus ont vu leur détention prolongée" pour deux mois, a expliqué Mikhaïl Sizov. "Nous ne nous faisions pas d'illusions", a-t-il ajouté.

Il a insisté sur l'innocence des prévenus, soulignant notamment que Vladimir Kozlov défendait les revendications des grévistes de Janaozen, sans pour autant les appeler à se révolter.

Les violences de Janaozen ont pris de court le régime au Kazakhstan, qui se targuait jusqu'alors de la stabilité exceptionnelle du pays sous l'autorité de M. Nazarbaïev.

"Apparaître sûr de soi, affirmer que tout est sous contrôle et réprimer"

Le parquet kazakh n'a cependant pas rejeté la faute de ce soulèvement sur la seule opposition, engageant aussi des poursuites contre des représentants de l'Etat.

Des responsables policiers sont poursuivis pour avoir tiré sur les grévistes et des hauts fonctionnaires -- dont le maire de Janaozen -- sont accusés d'avoir détourné les fonds destinés aux ouvriers pétroliers de la ville, nourrissant ainsi le climat de tension sociale.

Pour l'analyste Dossym Satpaïev, M. Nazarbaïev veut montrer ainsi qu'il est à l'écoute d'un peuple de plus en plus agacé par la corruption endémique des fonctionnaires mais qu'il ne tolèrera pas pour autant la dissidence.

"Il s'agit d'une part de monter que le pouvoir sait être objectif et punir ses fonctionnaires. Mais d'autre part, il s'agit de rappeler à tout le monde que le régime ne va pas prendre des gants et qu'il est prêt, face à ses détracteurs, à recourir aux mesures les plus fermes", souligne-t-il.

Pour le journal d'opposition Respoublika, le durcissement de la répression montre que le régime de M. Nazarbaïev a réalisé qu'il est vulnérable et qu'une répétition des évènements de Janaozen ailleurs est possible.

"Apparaître sûr de soi, affirmer que tout est sous contrôle et réprimer ceux qui leur tombent sous la main, voilà ce qu'ils font. Le problème c'est que même s'ils condamnent cent ou mille personnes, le fond du problème n'est pas réglé", écrit Respoublika dans un éditorial.

Le régime kazakh reste néanmoins fermement en place, et le parti de M. Nazarbaïev vient de remporter les législatives avec 81% des suffrages. Malgré des fraudes dénoncées par les observateurs et les opposants, la rue ne s'est pas mobilisée.

Publié sur www.rtbf.be le 27 janvier 2012


Une petite région de Sibérie serait le berceau génétique des Amérindiens

WASHINGTON — Une petite région montagneuse du sud de la Sibérie serait le berceau génétique des premiers habitants du continent nord-américain, selon une équipe américano-russe d'anthropologues dont l'étude est publiée jeudi aux Etats-Unis.

Cette région, appelée Altaï et située au croisement de la Russie, de la Mongolie, de la Chine et du Kazakhstan, "est un lieu clé marqué par le va-et-vient de nombreuses peuplades depuis plusieurs milliers d'années", explique Theodore Schurr, professeur adjoint d'anthropologie à l'Université de Pennsylvanie (est), un des principaux auteurs de cette recherche parue dans le Journal américain de la génétique humaine.

Certaines de ces peuplades seraient les ancêtres des tout premiers Américains et seraient arrivées il y a 20.000 ou 25.000 ans de l'Altaï, qui fait aujourd'hui partie de la Fédération de Russie.

Issues de lignées génétiques asiatiques, elles ont traversé la Sibérie avant de franchir le détroit de Béring, qui n'était pas submergé par les eaux à cette époque, pour se retrouver en Amérique.

Les chercheurs ont analysé l'ADN du chromosome Y (transmis par le père) chez les Amérindiens et chez les autochtones de l'Altaï du Sud, pour découvrir une mutation génétique unique dans la lignée partagée par les deux groupes.

Des similitudes génétiques particulières ont également été découvertes dans le génome mitochondrial --hérité de la mère-- de ces deux groupes, révèle l'étude.

Les auteurs des travaux ont en outre calculé combien de temps il a fallu pour que ces mutations apparaissent. Selon leurs estimations, la lignée Altaï a divergé génétiquement de celle des Amérindiens il y a 13.000 à 14.000 ans. Ce qui concorderait avec les estimations des premières migrations de Sibérie vers l'Amérique, situées entre 15.000 et 20.000 ans en arrière.

Le fait que plusieurs vagues migratoires soient probablement venues de Sibérie en Amérique via le détroit de Béring explique pourquoi d'autres équipes de chercheurs n'ont pas encore pu identifier un lieu géographique spécifique en Eurasie où les groupes d'Amérindiens qu'ils étudient peuvent localiser leurs origines génétiques.

"Cela pourrait changer avec les données plus abondantes provenant d'autres groupes de population, mais jusqu'à présent, malgré les recherches intensives effectuées en Mongolie notamment, les anthropologues ne sont pas parvenus aux mêmes résultats que nous", a expliqué Théodore Schurr.

Outre le fait d'élucider la relation Asie-Amérique chez certaines populations, cette étude confirme aussi que la division culturelle d'aujourd'hui entre Altaïs du Sud et du Nord a des racines anciennes.

Les Altaïs du Sud ont eu plus de contacts génétiques avec les Mongols ou les Ouygours qu'avec les Altaïs du Nord, génétiquement plus similaires aux autres populations nordiques telles que les Samoyèdes, des peuples semi-nomades de Sibérie.

Publié sur www.google.com le 27 janvier 2012

jeudi 26 janvier 2012

Anna Sherbinina, actrice passionnément

Découverte de l'actrice russe qui joue ce soir dans Alice Nevers sur TF1
Natalia, personnage énigmatique du drame auquel Alice Nevers est confrontée dans l'épisode « Famille en péril », est confié au talent d'Anna Sherbinina. La comédienne y campe une Roumaine passionnée de littérature et victime des préjugés.
De sa jeunesse passée entre l'Oural et la frontière chinoise du Kazakhstan, Anna Sherbinina a hérité d'une culture orientale faite « de chaleur et de tolérance ». « J'aime profondément la vie et les gens, poursuit-elle. Je suis spontanée, sincère et directe - parfois trop ! » Des qualités utiles au cinéma ? « Il faut être généreux pour être un bon comédien. » Un métier passion, qui n'est pas tant l'aboutissement d'une formation (le cours Florent) que l'éclosion d'une vocation : « Je me sens vraiment à ma place dans cet univers, je ne vis que pour cela et il m'arrive même de me lever durant la nuit pour écrire ! ».

Les nombreux prix reçus par le court métrage en noir et blanc Hymen, de Cédric Prévost (2010), une expérience inoubliable dans La Vérité si je mens ! 3 dans les bras de Vincent Elbaz, le rôle phare dans une prochaine production internationale pour lequel la jeune femme incarnera une présentatrice-vedette d'émission littéraire télévisée (elle n'a pas hésité à préparer ce rôle en visitant les coulisses du 19.45, sur M6)... C'est sa chance, mais aussi son charme.

La belle Anna avance au fil des rencontres, en souriant. Parfois, elle rougit un peu, mais il paraît que savoir partager son émotion est un signe. Un jour, Isabelle Adjani lui prit la main et, surprenant sa pudeur, lui dit : « Je vois que vous êtes actrice ».
Sur http://tvmag.lefigaro.fr le 26 janvier 2012

Kazakhstan - émeute: policiers, fonctionnaires et opposants poursuivis (parquet)

Le Parquet du Kazakhstan a annoncé des poursuites contre les organisateurs d'un mouvement social ayant dégénéré en émeute et des opposants les soutenant, mais aussi contre des policiers accusés de la mort de manifestants et des fonctionnaires corrompus, dont un maire.

Cette enquête avait été ordonnée par le président Noursoultan Nazarbaïev après qu'un mouvement de grève d'ouvriers pétroliers à Janaozen (ouest) avait dégénéré le 16 décembre en une émeute réprimée par la police, faisant 14 morts, selon les conclusions du parquet diffusées dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le procureur général indique que six "organisateurs" de l'émeute, "23 participants actifs à ces désordres massifs et 11 pilleurs" ont été mis en examen.

Par ailleurs, trois opposants kazakhs sont poursuivis pour "incitation à la haine sociale": le chef du parti non autorisé Alga, Vladimir Kozlov, et ses collègues Serik Sapargali et Aïjangoul Amirova.

Ils sont en détention provisoire. Les locaux de leur mouvement et leurs domiciles ont fait l'objet de perquisitions cette semaine.

Le parquet a aussi annoncé que des poursuites avaient été engagées contre trois hauts responsables de la police régionale pour "utilisation abusive d'armes et abus de pouvoir ayant entraîné la mort".

Le directeur d'une prison locale est poursuivi, lui, dans le cadre d'une enquête sur le décès en détention d'un manifestant, selon le bureau du procureur.

Enfin, le parquet accuse les responsables des sociétés pétrolières employant les grévistes, des fonctionnaires et le maire de Janaozen d'être responsables des tensions sociales dans la ville pour avoir refusé de céder aux revendications des grévistes et avoir détourné des fonds destinés à ces employés.

"Ces personnes, en contradiction avec les intérêts des habitants, ont pendant plusieurs années pillé des fonds destinés à la population locale et aux travailleurs du secteur des hydrocarbures", explique le parquet.

Le maire de Janaozen, Jalgas Babakhanov, et les directions des filiales locales du géant d'Etat des hydrocarbures, Kazmunaigas, sont notamment poursuivis.
Le 26 janvier 2012 sur www.afreeknews.com

Un journaliste indépendant dans la ligne de mire des services de sécurité

Reporters sans frontières est scandalisée par l'arrestation du rédacteur en chef du journal Vzgliad, Igor Viniavski (Игорь Винявский), le 23 janvier 2012 à Almaty (capitale). L'organisation exige sa remise en liberté immédiate.

Igor Viniavski a été placé en garde à vue au terme d'une série de perquisitions dans les bureaux de plusieurs médias indépendants et du parti d'opposition "Alga". Le rédacteur en chef du journal de ce mouvement, Mikhaïl Sizov, a été relâché après une journée d'interrogatoires par le KNB (Comité pour la sécurité de l'Etat). Le domicile d'Igor Viniavski a également été perquisitionné dans la soirée du 23 janvier, et ses ordinateurs ainsi que tous ceux de sa rédaction ont été saisis. En conséquence, le journal Vzgliad n'a pas pu paraître les jours suivant.

Igor Viniavski est officiellement accusé d'avoir distribué des tracts incitant au "renversement de l'ordre constitutionnel" (article 170 du code pénal). Il risque jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. Le tribunal d'Almaty doit statuer sur son maintien en détention provisoire le 26 janvier 2012.

La pression est croissante sur les journalistes indépendants depuis la violente répression d'une manifestation ouvrière à Janaozen (Ouest du pays) le 16 décembre 2011. Le 11 janvier 2012, une équipe de tournage de Stan TV a été interpellée une heure à Janaozen. Deux jours plus tard, quinze employés de Stan TV, soit la quasi totalité du personnel, ont été convoqué dans les locaux du KNB pour un interrogatoire sur leur couverture de ces événements. Aucun membre de l'équipe de Stan TV n'était pourtant présent à Janaozen lors des émeutes, mais la chaîne indépendante a été parmi les premières à relayer des vidéos réalisées par des net-citoyens, prouvant les exactions des forces de l'ordre.

Publié sur www.rsf.org le 26 janvier 2012