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jeudi 28 avril 2011

Succès au parc des technologies nucléaires kazakh

Les nouvelles technologies sont en train de naître au Parc des technologies nucléaires de Kourtchatov, Kazakhstan - qui regroupe des laboratoires et des installations expérimentales.

L'idée de créer un tel parc à Kurchatov – ancien centre névralgique et secret du programme d'essais nucléaires soviétiques à proximité du site d'essais nucléaires de Semipalatinsk - a été proposée en 2003.

Le parc a été créé en 2005 et est aujourd'hui considéré comme un projet visionnaire avec un très bel avenir. L'innovation et la création d'entreprises à partenaires étrangers sont ses objectifs principaux.

Les sociétés du Parc - utilisant des accélérateurs d'électrons industriels - ont créé une gamme de produits dont la plupart sont conçus pour l'irradiation, et peuvent aussi être utilisé pour tuer les bactéries et améliorer les propriétés mécaniques, thermiques et chimiques des produits à base de polymères.

La plupart des entreprises ont déjà certifié de nombreux produits manufacturés, participent aux appels d'offres des marchés publics, la majorité ayant déjà trouvé des clients importants.

Durant ces cinq années d'existence, le Parc des technologies nucléaires a mis en place une infrastructure moderne - ce qui apporte aujourd'hui un retour sur l'investissement de l'État pour le développement.

TÉMOIGNAGES

Selon Dmitry Boltovskiy, directeur de la joint-venture russo-kasakhe, KazFoam, créée en 2009 au sein du Parc: « Une infrastructure moderne, un personnel hautement qualifié et des possibilités d'investissement ont permis à notre entreprise de rapidement s'établir comme la première production du Kazakhstan de polyéthylène expansé réticulé réunissant toutes les normes internationales de qualité ... Je crois que le Parc de technologies nucléaires est une plate-forme efficace pour le développement d'entreprises innovantes et high-tech au Kazakhstan ".

Sergueï Kotov, directeur technique de la joint-venture kazakho-ukrainienne, Dempurg-PNT: "un vrai business se met en place ici et il y a plusieurs raisons à cela ... Le financement, par exemple est apporté à pratiquement tous les projets dès qu'est prouvé leur viabilité ... A trois heures de route de là existent deux puissants centres industriels - Pavlodar et Oust-Kamenogorsk, ainsi que la ville de Semey (ex-Semipalatinsk) à 130 kilomètres. En outre, il faut noter la modernité du Parc qui est adapté pour accueillir des installations de différentes tailles. Le coût du loyer est nettement inférieur à celui d'autres établissements. Sur la base de ces facteurs, il est clair que le Parc de Kourtchatov est le bon endroit pour commencer son activité de production."

Aliya Sarsenbayeva, directeur général de la joint-venture russo-kazakhe, Xsenon : «Le Parc est une jeune entrepris. Il a rassemblé environ dix entreprises qui non seulement ont réussi à produire de nouveaux matériaux, mais qui sont en plus devenu rentable ... En outre, en décembre 2010, le parc a reçu un certificat de conformité à la norme ISO 9001:2008 (7510070395 numéro d'enregistrement). Le certificat atteste la conformité des travaux réalisés dans le domaine de la recherche, de l'analyse et de la sélection des projets innovants selon les critères de qualité internationaux.

Daniyar Dzhumatayev, directeur de la joint-venture russo-kazakhe MunayGazIzolyatsiya: "Grâce à une gestion efficace et coordonnée du travail des employés du Parc, notre marque est connue non seulement au Kazakhstan, mais aussi au-delà de nos frontières. En règle générale, beaucoup il est possible de dire beaucoup de choses sur les bonnes relations extérieures du Parc, mais les réactions positives des participants à la conférence internationale des technologies innovatrices « Réalité et perspectives », qui s'est tenue le 20-23 Septembre 2010, parle pour elles-mêmes."

Zarina Dautova, comptable pour la joint-venture Kazakho-coréenne NuTech Kaz-Kor : «Le Parc de technologies nucléaires à mis en œuvre avec succès et rapidement des technologies innovantes, ce qui, a ouvert la voie à la promotion de la science et des affaires au Kazakhstan."

Pour de plus amples renseignements vous pouvez visiter http://pnt.kz/eng/greeting1.html

Communiqué de www.kazakhstanlive.com du 28 avril 2011


mercredi 27 avril 2011

Pays de la Caspienne: coopération imperméable aux facteurs extérieurs

BAKOU, 27 avril - RIA Novosti

Aucun facteur extérieur n'est à même d'affecter l'esprit de coopération entre les pays riverains de la Caspienne, a estimé mercredi à Bakou Mohammad Mehdi Akhondzadeh, représentant spécial du président iranien pour les questions la concernant.

"Je pense qu'il n'existe pas de facteurs extérieurs qui puissent affecter l'esprit de coopération qui s'est instauré entre les pays riverains de la Caspienne", a-t-il déclaré devant les journalistes à l'issue de la 28e réunion du groupe de travail des chefs adjoints de diplomatie des pays riverains (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan).

Et d'ajouter que l'Iran "aspirait à développer ses relations avec tous les pays riverains afin que les biens de la Caspienne profitent à l'ensemble des habitants de la région".

"Nous estimons que les destinées des peuples habitant les côtes de la Caspienne sont liées, raison pour laquelle nous la surnommons mer de l'amitié et de la paix", a conclu le diplomate.

Caspienne: pas de course aux armements entre pays riverains

BAKOU, 27 avril - RIA Novosti

Les pays riverains de la mer Caspienne n'ont pas l'intention de lancer une course aux armements, a annoncé mercredi aux journalistes l'émissaire du président russe pour la délimitation de la Caspienne, Alexandre Golovine.

"Les problèmes d'activité militaire sont des sujets à débattre, la mer Caspienne devant toutefois rester une mer d'amitié et de coopération (…). Pas un seul pays de la région n'a l'intention de lancer une course aux armements dans la Caspienne", a déclaré le diplomate à Bakou au terme de la 28e réunion du groupe de travail des pays riverains de la mer Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan).

"Ce n'est pas à cela que nous devons dépenser nos ressources. Nous avons d'autres priorités beaucoup plus importantes", a ajouté le diplomate russe.

De son côté, le vice-ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Khalaf Khalafov, a indiqué que la présence militaire dans la mer Caspienne était "un problème très important" sur lequel "les approches différaient".

"On pense à la démilitarisation de la Caspienne, et on envisage aussi la réglementation de la présence militaire. Ce problème n'est pas simple du tout, il a plusieurs aspects. Toutefois, tous les pays (riverains de la mer Caspienne) sont unanimes: la mer Caspienne doit rester une mer d'amitié, de bon voisinage et de paix", a déclaré le vice-ministre azerbaïdjanais.

Ecologie: le Kazakhstan condamne un groupe contrôlé par Chevron à une amende

ASTANA - La justice kazakhe a condamné la coentreprise TengizChevroil (TCO), contrôlée à 50% par l'américain Chevron, à payer une amende de plus de 1,7 milliard de tenge (8 millions d'euros) pour pollution, a rapporté mercredi l'agence Interfax.

Le groupe est accusé d'avoir provoqué en juin 2010 un rejet de substances polluantes dans l'environnement, en arrêtant la production sur les chaînes d'une de ses usines, a indiqué le procureur de la région d'Atyrau (ouest du Kazakhstan), Archat Taïtoulline, cité par Interfax.

TCO --dont le reste du capital est détenu par l'américain ExxonMobil (25%), le kazakh Kazmunaigaz (20%), et le russe Lukarco (5)%-- exploite le gigantesque gisement de Tengiz, dans l'ouest du pays, dont les réserves sont estimées entre 6 et 9 milliards de barils de brut.

Le consortium est régulièrement dans le collimateur de la justice kazakhe. Il a notamment été plusieurs fois accusé de non-respect de l'environnement et condamné à payer des amendes. Par ailleurs, en juillet 2010, des poursuites pour fraude ont été lancées à son encontre.

Sur www.romandie.com le 27 avril 2011

mardi 26 avril 2011

Les sacrifiés du nucléaire

Né en 1979, Berik Sysdikow est «l'homme sans visage».
Il tient son neveu sur ses genoux.
Photo Meinrad Schade

Vingt-cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl, la Russie, l'Ukraine et la Biélorussie comptent morts, handicapés et malades. Au Kazakhstan, théâtre de 40 ans d'essais nucléaires russes, les victimes sont légion. Un photographe suisse est allé à leur rencontre.

On l'appelle«l'homme sans visage», mais sa figure est devenue emblématique. Il s'appelle Berik, a 32 ans. Sa face déformée est le témoin des ravages que peut causer le nucléaire. Alors qu'on se souvient aujourd'hui, vingt-cinq ans après ce funeste 26 avril 1986, de la catastrophe de Tchernobyl, ce jeune Kazakh rappelle tous les jours au monde un autre drame: celui des essais nucléaires russes.

Dans le Semipalatinsk, au nord-est du Kazakhstan, les Soviétiques ont durant quarante ans effectué des tests de bombes nucléaires. Quelque 456 explosions atomiques, dont 125 en plein air, ont eu lieu dans cette région entre 1949 et 1989. Une parcelle de steppe de 18 000 km2 en forme de polygone sur lequel les militaires russes ont observé l'effet du souffle atomique sur des maisons, du matériel militaire, tanks, avions, et sur des animaux. Les populations locales ont parfois, mais pas toujours, été évacuées. Mais souvent les paysans revenaient la nuit pour traire leurs bêtes. Le résultat? Un taux de cancer deux fois plus élevé que la moyenne, des nouveaunés difformes, des mutations génétiques, des malformations… Le site a été fermé en 1991 par le gouvernement kazakh, mais, comme il n'est pas clôturé, les habitants y envoient encore paître leurs troupeaux.


2500 FOIS HIROSHIMA

La mère de Berik gardait 700 moutons du sovkhoze de Snamenka avec son mari, dormait dehors dans une yourte avec les enfants, a-t-elle raconté au photographe alémanique Meinrad Schade, auteur des clichés que publie aujourd'hui L'illustré. Deux fois, elle a de ses yeux vu un champignon atomique.

Le premier essai nucléaire russe eut lieu sur le polygone le 29 août 1949. Une bombe de 22 kilotonnes, soit plus que Fat Boy (21 kt), la bombe A qui explosa sur Nagasaki pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1953, les Soviétiques testèrent la première bombe thermonucléaire et, en 1959, la première bombe à hydrogène de la planète. Un engin inventé par le célèbre physicien russe Andreï Sakharov. En tout, les engins nucléaires explosés dans cette région du Kazakhstan équivalent à 2500 fois la bombe de Hiroshima. Une catastrophe«cent fois pire que Tchernobyl», a estimé Nursultan Nazarbaëv, le président kazakh, jugeant à près de deux millions d'individus la population touchée par les retombées radioactives. Même l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), dont l'objectif statutaire est«d'encourager et de faciliter le développement et l'utilisation pratique de l'énergie atomique à des fins pacifiques», et plutôt habituée à minimiser les effets négatifs du nucléaire (elle ne comptait officiellement que 47 morts et 4000 victimes potentielles de Tchernobyl en 2005), a reconnu que le site de Semipalatinsk présentait de graves risques pour la santé.

Opérées deux fois en Italie et en Allemagne grâce à la générosité de donateurs européens, les excroissances tumorales du visage de Berik repoussent sans cesse. Dans les hôpitaux de Semipalatinsk, on ne compte plus les cas de cancer du côlon, des ovaires, des reins, de la peau, de la thyroïde, les leucémies, les maladies du coeur, les maladies respiratoires… Le père de Berik a d'ailleurs lui aussi succombé à un cancer. Dans le village de Karaul, à 150 km du plan de tir du polygone, les Soviétiques ont volontairement laissé 50 habitants sur place en 1959, les obligeant même à rester dehors. Des tests et prélèvements ont été ensuite réalisés sur ces gens traités comme des cobayes humains. Tous, sauf trois, sont décédés à brève échéance. Longtemps le site a été tenu secret. La ville de Kurchatov, bâtie par les militaires sur le polygone, était une ville interdite, classée secret-défense. En 1965, un essai souterrain creusa un énorme cratère de plus de 400 mètres de large et 100 de profondeur: le lac Chagan était né, rapidement dénommé le lac atomique. Les Russes testaient l'utilisation de bombes nucléaires pour creuser canaux et ports. Aujourd'hui, encore, ses rives sont radioactives, pourtant des troupeaux y paissent.


CYNIQUE RÉALITÉ

Car les Etats ont longtemps minimisé les effets néfastes des explosions nucléaires. Et les Russes ne sont de loin pas les seuls à avoir effectué des essais. Selon les données officielles de l'ONU, les Etats-Unis en ont réalisé 1032, notamment dans le désert du Nevada et sur les îles Marshall, dans le Pacifique. La Russie 715, la France 210, le Royaume-Uni 45, la Chine 45, l'Inde et le Pakistan 5 et la Corée du Nord 2.

A la fin des années 70 déjà, aux Etats-Unis, un cancérologue de l'Utah montrait que les cas de leucémie des enfants nés entre 1951 et 1958 avaient crû de 40% dans l'Etat mormon et plus que triplé dans la région frontière avec le Nevada. En 1954, les Américains font exploser Castle Bravo au-dessus de l'atoll de Bikini, dans les îles Marshall, dans le Pacifique, la plus grosse bombe de tout le programme d'essais américain. L'énergie libérée est 1000 fois plus puissante que l'explosion de Hiroshima. L'atoll voisin de Rongelap n'est évacué que deux jours plus tard. Les militaires parlent d'abord«d'oubli», mais l'ouverture des archives par Clinton en 1994 révèle une bien plus cynique réalité. Les habitants ont été laissés sur place sciemment à fin d'études.«L'habitat des insulaires nous permettra de recueillir des données écologiques très utiles sur les effets des radiations. Nous pourrons suivre les divers radio-isotopes du sol à la chaîne alimentaire jusque dans l'être humain, où nous étudierons leur distribution dans les tissus et les organes…» lit-on dans un rapport de recherche. Evacués fortement irradiés en 1954, les habitants retournent sur leur île contaminée trois ans plus tard. Le résultat, là encore, est dramatique. Des enfants naissent difformes, les maladies se multiplient. Entre 1984 et 1994, le taux de cancers du poumon des îles Marshall est plus de trois fois supérieur à celui des Etats-Unis, les cancers du cerveau six fois plus nombreux, et le cancer du foie quinze fois plus fréquent chez les hommes et quarante fois chez les femmes.


CANCERS RECORDS

Des chiffres vertigineux que l'on retrouve aussi près de l'atoll de Mururoa, site des essais nucléaires français entre 1966 et 1996. Ainsi, une étude publiée en 2010 dans l'International Journal of Cancer montre que la Polynésie française a le taux de cancer de la thyroïde et de leucémie myéloïde chez les femmes le plus élevé du monde. Le taux est quasiment deux fois plus haut que le deuxième sur la liste, près de vingt fois plus élevé qu'en Belgique.

Reste que les Etats ont de la peine à reconnaître leur responsabilité, même si les Etats-Unis ont créé, en 1990, le Radiation Exposure Compensation Act, une loi censée dédommager les victimes des essais dans le Nevada. La France, face aux évidences, a suivi le mouvement à contrecoeur en 2010 seulement avec la loi Morin sur la reconnaissance et l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.«Le lien de causalité entre rayonnement et cancer est aujourd'hui clairement établi, largement référencé, remarque le professeur Christine Bouchardy, responsable du registre des tumeurs à Genève, mais il y a une volonté délibérée des Etats d'ignorer ce facteur de risques.»

Même dans le cas plus récent de l'accident de Tchernobyl, les gouvernements peinent à reconnaître les effets du nucléaire. On se souvient du nuage radioactif qui, selon les autorités de l'Hexagone, avait mystérieusement évité la France, ou le bilan officiel de la catastrophe bloqué à 47 décès. Même le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, que l'on ne peut certainement pas taxer d'extrémiste, relevait en 2001 qu'«au moins trois millions d'enfants ont besoin d'un traitement médical, et ce n'est qu'en 2016 au plus tôt que l'on connaîtra le nombre de personnes susceptibles de développer de graves problèmes de santé.» Les 94% des 800 000 liquidateurs chargés du nettoyage de la centrale de Tchernobyl sont malades, plus de 120 000 déjà décédés, un million de personnes seraient mortes de par le monde des suites de la catastrophe, selon une étude publiée par l'Académie des sciences de New York en 2010. Et l'on ne sait pas encore ce que les mutations génétiques réservent.

Berik est aveugle. Maksh Ishakova, 77 ans, aussi. Sa dernière image fut un champignon nucléaire sur le polygone de Semipalatinsk en 1953. Mais que dire de l'aveuglement des nations? Parlera-t-on bientôt des mutants de Tchernobyl? Des damnés de Fukushima? Aveugles, nous le sommes autant que Berik.

Par Frédéric Vassaux le 26 avril 2011, sur www.illustre.ch

lundi 25 avril 2011

Xi Jinping rencontre plusieurs responsables militaires de l'OCS

Xi Jinping, vice-président chinois et vice-président de la Commission militaire centrale de la République Populaire de Chine, a rencontré ce lundi matin à Shanghai les participants à la réunion des officiers militaires de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Etaient présents le président du Comité des chefs d'états-major du Kazakhstan, le général Saken Zhasuzakov ; le chef d'état-major général du Kirghizistan, le colonel Taalaybek Omuraliev ; le chef d'état-major général de Russie, le général Nikolay Makarov ; le chef d'état-major général du Tadjikistan, le général de corps d'armée Ramil Nadyrov ; ou encore le vice-ministre de la Défense nationale d'Ouzbékistan, le général de division Rustam Niyazov, entre autres.

Au cours de cet entretien, Xi Jinping a indiqué que la coopération en matière de défense et dans les secteurs de la sécurité a obtenu des résultats spectaculaires depuis la création de l'OCS. Face aux défis, les forces armées des pays membres de l'OCS sont en étroite coopération, produisent une nouvelle conception des relations entre états, et apportent une contribution remarquable pour la sécurité et le développement régionaux. « La Chine attache une grande importance à la communication et la coopération en matière de défense dans les secteurs de la sécurité dans le cadre de l'OCS. En respectant les accords de l'OCS et les consensus entre chefs d'Etat, nous promouvons des coopérations concrètes basées sur la confiance mutuelle et les bénéfices réciproques, et améliorons la capacité de lutter contre les « trois forces » (le séparatisme, le terrorisme et l'extrémisme, NDLR) et de nouvelles menaces. Nous oeuvrons ensemble avec toutes les parties pour un environnement pacifique et stable pour le développement de chaque pays » a déclaré Xi Jinping.

Tous les officiers militaires de l'OCS présents à cette réunion ont affiché leur volonté d'approfondir leur coopération et de contribuer au développement dans les secteurs de la sécurité.

Sur http://french.cri.cn le 25 avril 2011

vendredi 22 avril 2011

Déçu par l'Occident, l'Ouzbékistan se tourne vers la Chine

L'Ouzbékistan a décidé d'ouvrir son économie et ses ressources minières à la Chine plutôt qu'aux pays occidentaux, prompts à la critique sur les droits de l'homme et la démocratie, a déclaré vendredi un membre du gouvernement ouzbèke.
"Nous avons besoin d'un marché fiable pour nos matières premières, où personne ne fera de remarques politiques désobligeantes, et qui paiera au prix mondiaux du marché", a dit Rustam Azimov, premier vice-Premier ministre ouzbèke, lors d'une conférence de presse.

Ces déclarations interviennent alors que l'Ouzbékistan et la Chine ont conclu une série de contrats, parmi lesquels des projets d'investissement d'une valeur de 5 milliards de dollars, lors de la visite en début de semaine du président Islam Karimov à Pékin.
Les documents prévoient aussi la construction d'un troisième tube sur le gazoduc déjà en exploitation Turkménistan-Chine, qui traverse l'Ouzbékistan et le Kazakhstan, ce qui devrait porter le volume de gaz vendu à la Chine à 55 milliards de m3 par an.
Alors qu'il vend à la Chine de l'uranium, des métaux non-ferreux, du coton et du gaz, l'Ouzbékistan obtiendra en échange des technologies pour moderniser ses infrastructures vétustes et construire de nouvelles usines, selon M. Azimov.

A l'inverse, les pays de l'Union européenne n'offrent pas de telles opportunités et "il y a eu des tentatives de certains d'entre eux de faire chanter l'Ouzbékistan (...) et d'imposer des sanctions", a-t-il ajouté. Les relations avec l'Union européenne (UE) se sont tendues après le massacre d'Andijan (est) en mai 2005, qui a conduit Bruxelles à imposer des sanctions, levées unilatéralement en 2009.
Tachkent ne coopèrera pas avec "l'UE en général, mais avec certains pays de l'UE qui respectent l'Ouzbékistan sur une base bilatérale", citant notamment l'Allemagne.

"L'UE doit comprendre que l'époque du 'professeur et de l'élève' est révolue", a ajouté M. Azimov.
Sur www.lesechos.fr le 22 avril 2011