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vendredi 22 janvier 2010

la Mercedes Phantom au Kazakhstan


Oui dans un ex état de l’ancienne URSS, telle subtilité et préparation ne pouvant peut-être pas revendiquer d’autres origines finalement. Alors ici on assiste à un sacré travail, point sur lequel on ne pourra pas se gausser, afin de donner à une Mercedes E W124 l’allure d’une Rolls-Royce Phantom. Attention l’abus de vodka frelatée (ou pas frelatée du tout) est dangereux pour la santé. Quoique finalement…

La scène se déroule donc au Kazakhstan ou le propriétaire d’une ancienne Classe E de 1991, monsieur Ruslan Mukanov (24 ans et mécanicien dans le civil) a tout bonnement décidé de construire un kit carrosserie en fibre de verre pour donner à sa routière allemande le look d’une Rolls-Royce Phantom. De l’art de passer d’une “roturière” à une exclusivité. Enfin presque.

Et bien finalement le résultat n’est pas si désagréable que cela à découvrir. Saluons donc le travail titanesque de notre amateur qui a la force du poignet et pas mal d’huile de coude présente le résultat, à découvrir dans la galerie ci-dessous.

On apprécie donc et notamment la simili calandre, les optiques assez bien intégrés, la livrée de carrosserie bi-tons ou les portières à ouverture antagoniste. Point de bling-bling tapageur à l’extérieur tandis que l’habitacle n’a pas été retouché. Bref une fausse Rolls-Royce Phantom sans avoir déboursé 500 000 euros. Mais sans tout le reste également. Ah l’esprit Spirit of Ecstasy..

Le 22 janvier 2010 sur http://www.leblogauto.com/

jeudi 21 janvier 2010

Ce milliardaire qui veut ramener les otages en Suisse

L'entrepreneur Behgjet Pacolli doit se rendre à Tripoli pour plaider la cause des deux otages retenus en Libye. Le richissime Suisse d'origine kosovare veut réussir là où les émissaires de la diplomatie ont échoué jusqu'ici. Portrait.

Devenu célèbre malgré lui grâce au «Russiagate» qui avait éclaté en 1999, Behgjet Pacolli est souvent perçu comme un personnage sulfureux. A l'époque, la procureure du Ministère public de la Confédération, Carla Del Ponte, le soupçonnait d'avoir corrompu des dirigeants russes dans le but de décrocher de juteux contrats pour son entreprise Mabetex, dont la rénovation du Kremlin.

L'évocation de cette affaire, qui s'était soldée par un non-lieu, irrite profondément l'influent homme d'affaires, qui la qualifie de «définition réductrice et vulgaire». Aujourd'hui, après avoir construit un empire multinational et amassé une fortune, le quinquagénaire Pacolli veut consacrer la dernière partie de sa vie à sa famille – il est père de quatre enfants dont deux en bas âge – et à ses activités humanitaires, dit-il.

Mardi soir, devant les caméras de la télévision tessinoise, le Tessinois d'adoption affirmait avoir eu un entretien lundi avec le colonel Mouammar Kadhafi, pour lui demander la reconnaissance du Kosovo par la Libye.

Il indiqué que le colonel libyen lui accorderait une nouvelle audience «dès son retour de vacances». Le milliardaire ajoutait qu'il s'apprêtait à repartir pour Tripoli sans préciser la date de son voyage. Mercredi, contactée par swissinfo.ch, sa collaboratrice personnelle affirmait que «Monsieur Pacolli est en déplacement en avion», sans préciser la destination de son périple.


Le plus riche des Albanais

Parti à l'adolescence de son village natal de Marevci au Kossovo pour étudier et travailler en Allemagne et plus tard en Autriche et en Suisse, il passe aujourd'hui pour une sorte de figure de la Providence dans son pays natal, où il possède une chaîne de télévision, un quotidien et des fabriques, notamment.

Selon différentes sources, la fortune de celui qui n'aime pas parler d'argent et que l'on surnomme «l'Albanais le plus riche de la planète», se situerait entre un demi et trois milliards de dollars. La vie de ce magnat est une succession d'aventures, de liaisons – dont une avec la chanteuse Ana Oxa – et surtout une ascension fulgurante vers la fortune.

De Téhéran à Cuba, en passant par l'ancienne Union soviétique, la Mecque, l'Arabie Saoudite, la Chine et Venise, les entreprises de l'empire Mabetex ont construit et rénové des palais, des hôtels, des centres commerciaux, des hôpitaux et des sièges de gouvernement.


L'ami des puissants et des potentats

Sa grande fierté est la construction de la nouvelle capitale du Kazakhstan, Astana (anciennement Almaty) et son somptueux palais présidentiel de marbre blanc, et d'après laquelle il a baptisé la salle de réunion de ses bureaux de la Mabetex, à Lugano-Paradiso.

Ces juteux contrats, qui ont assuré sa fortune personnelle et renforcé son empire, lui ont aussi valu d'établir des liens d'amitié des personnages puissants, parmi lesquels, Noursoultan Nazarbaïev, le président kazakh, des dirigeants russes, dont Boris Eltsine, mais aussi Bill Clinton et Tony Blair, comme en témoignent plusieurs photos qui ornent les murs de son bureau.


Un parcours atypique, des manières, voire des méthodes enrobées de mystère et un savoir-faire avec les puissants de la planète qui pourraient bien lui valoir le respect du dirigeant libyen.


"No comment" au DFAE

Face à la démarche de Behgjet Pacolli, le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) s'abstient de tout commentaire. «Par principe, nous ne prenons pas position dans de tels cas», explique son porte-parole, Adrian Sollberger. Après une série de tentatives malheureuses dans l'espoir de ramener les deux Suisses au pays, le DFAE a décidé de ne plus communiquer sa stratégie.

Egalement engagée dans l'affaire libyenne, l'organisation Amnesty International réagit. Elle affirme ne pas connaître Behgjet Pacolli et commente la démarche comme suit: «Nous n'avons rien à priori contre de telles initiatives, pour autant qu'elles soient coordonnées avec le DFAE. On ne peut que souhaiter que son succès», confie Manon Schick, la porte-parole de l'organisation.

«Néanmoins, nous sommes surpris que ce monsieur fasse de telles déclarations devant les caméras de télévision, ce qui est inhabituel en matière de médiation», ajoute-t-elle.


Pas une première

L'entrée en scène de Behgjet Pacolli dans l'épineux dossier libyen en a aussi fait sourciller plus d'un au Tessin. De son côté, le Luganais d'adoption tient à rappeler qu'il ne se lance pas tête baissée dans l'aventure. Avant cela, il avait déjà joué les médiateurs dans plusieurs affaires de rapt et plaidé la cause d'autres otages retenus en Afghanistan et ailleurs en Asie.

Reste à savoir si le style et la démarche de ce Suisse atypique, qui tranchent résolument avec le profil des émissaires dépêchés jusqu'ici par la Confédération à Tripoli, contribueront à rendre leur liberté à Rachid Hamdani et Max Göldi. Les deux hommes d'affaires suisses sont retenus dans le Maghreb depuis le 19 juillet 2008.

Nicole della Pietra, Lugano, www.swissinfo.ch

Le film "Kelin" du kazakh Ermek Tursunov sera présent aux Oscars 2010

Le Kazakhstan sera présent à la céremonie des Oscars 2010, grâce au film "Kelin réalisé par Ermek Tursunov
"Un Prophète" du Français Jacques Audiard fait partie des neuf films en lice pour l'Oscar du meilleur film étranger, à l'issue d'une sélection opérée parmi 65 longs métrages. Cette sélection sera ramenée à une liste de cinq films au moment de l'annonce des nominations aux Oscars le 2 février prochain.

La cérémonie de remise des statuettes est quant à elle fixée au 7 mars.

Outre "Un Prophète" (France), huit autres films ont été sélectionnés par un comité de "plusieurs centaines" de membres, a précisé mercredi l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences. On notera pour le Kazakhstan, la présence du film "Kelin" du réalisateur Ermek Tursunov. (décrit ci-dessous)

Sont ainsi en course "Le Ruban Blanc", Palme d'Or au dernier festival de Cannes et vainqueur aux Golden Globes dans la catégorie des films en langue étrangère, "El secreto de sus ojos" (Argentine), "Samson & Delilah" (Australie), "The World Is Big" (Bulgarie), "Ajami" (Israël), "Kelin" (Kazakhstan), "Winter in Wartime (Oorlogswinter)" (Pays-Bas), et "The Milk of Sorrow (La Teta Asustada)" (Pérou). AP

Sur le Net : http://www.oscars.org

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/

ooOoo
Description du film
"Kelin" est un conte lyrique sans parole présentant une épopée glissant dans un sobre mélodrame. Trahison, luxure, assassinat et vengeance se déroulent sans un mot au milieu des neiges de la steppe kazakhe dans le premier film du journaliste-scénariste Ermek Tursunov. "Kelin" donne la même sensation qu'une épopée traditionnelement transmise oralement de génération en génération, mais le réalisateur la tourne avec brio en éliminant tout dialogue et en utilisant très peu de musique. Il fait confiance intelligemment au public, pour saisir l'universalité de l'histoire, même en regardant des rituels et des coutumes qui lui sont étrangères.

La provenance du film et le fait qu'il est pratiquement silencieux (sauf les grognements occasionnels et les sons de la nature) l'a presque certainement relègué hors de ce festival. Pourtant, il annonce l'arrivée d'un nouveau réalisateur provenant d'une partie quasi-inconnue du monde, qui est capable de marrier une production de pointe avec des histoires innovantes et une sensation étonnamment moderne.

Le film s'ouvre sur la jeune, insouciante et belle Kelin (qui signifie en réalité belle-fille) en cours de préparation pour son mariage arrangé. Son véritable amour a laissé place à un prétendant plus riche (qui a offert plus de pièces d'argent et un grand manteau de fourrure pour elle, mais pas avant se lier à elle par serment)

Parée de somptueux coiffure et costume, Kelin s'en va très loin, sur un bœuf, dans la maison de son mari pour vivre avec lui et vraisemblablement sa vieille mère et son frère cadet. En dépit d'être forcée de se marriée, elle découvre que son mari n'est pas une si mauvaise prise après tout, notamment grâce au plaisir sexuel. Cependant, le bonheur au foyer ne dure pas longtemps, car son premier amour arrive avec l'envie de se venger, déclenchant une série d'événements dramatiques.

Comme pour tout récit épique d'une romance, le public doit se livrer à lui, ce qui est facile à faire dans "Kelin". Tursunov fait de ce mélodrame humain, un régal visuel et lyrique dont les émotions sont restreintes à leur essence, sans être trop sentimental.

Tursunov va même plus loin, en donnant à la protagoniste une sexualité active qui passé un certain temps, ne la rend plus victime de sa situation. Jeune et curieuse, elle est tout simplement prise dans une ancienne communauté encore très régie par des forces extérieures et des rites.

Malgré que peu d'occidentaux ont entendu parler de cette communauté, Tursunov est sûr que nous allons néanmoins nous y reconnaître. Et nous nous sommes reconnus, dans ce casting impeccable dont le silence en dit long et dont les désirs et les actions sont plus que compréhensible. Même ces rituels que nous ne comprenons pas tout de suite, sont vite devenus évidents dans le contexte de l'histoire.


Production : Kazakhfilm JSC
Casting : Gulsharat Zhubyeva, Turakhan Sadykova, Erzhan Nurymbet, Kuandyk Kystykbayev, Nurzhan Turganbayev
Réalisateur et scénariste: Ermek Tursunov
Producteur: Gulnara Abikeyeva
Directeur de la photographie: Murat Aliyev
Production Designer: Alexander Rorokin
Musique: Edil Kussainov
Costumière: Kuat Tleubayev
Éditeur: Svetlana Niyazova
Durée : 84 minutes
Par Natasha Senjanovic, le 24 juin 2009 sur http://login.vnuemedia.com

mercredi 20 janvier 2010

Gaz : des pays de la Caspienne soutiennent le projet "Couloir Sud" de l'UE

Des pays de la mer Caspienne et d'Europe de l'Est ont exprimé jeudi leur soutien au projet de "Couloir Sud" de l'Union européenne pour diversifier l'approvisionnement en gaz naturel du Vieux Continent.

Au cours d'une conférence sur la sécurité énergétique et l'oléoduc Odessa-Gdansk, des hauts représentants de 11 pays, notamment la Géorgie, l'Azerbaïdjan, la Pologne et la Bulgarie ont promis d'accroître leurs efforts en vue de l'acheminement de gaz de la Caspienne vers les consommateurs européens, en contournant la Russie.

Les participants à la conférence entendent "unifier leurs efforts en vue de renforcer la coopération énergétique (...) et promouvoir la confiance mutuelle nécessaire pour que la mise en oeuvre du Couloir Sud soit couronnée de succès", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Cette conférence, qui s'est tenue à Batoumi, ville portuaire du sud-ouest de la Géorgie, a toutefois été marquée par l'absence de leaders de ces pays, dont la venue avait été annoncée.

L'UE espère que les Etats de la Caspienne tels l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan, dont les sous-sols sont riches en ressources énergétiques, vont approvisionner le futur Couloir Sud, une composante du projet de gazoduc européen Nabucco. Celui-ci vise à réduire la dépendance gazière de l'Europe vis-à-vis de la Russie.

De son côté, Moscou soutient le projet South Stream, porté par les compagnies russe Gazprom et italienne ENI, qui doit acheminer du gaz de Russie vers l'Europe via la mer Noire, en contournant l'Ukraine.

Mercredi, le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a assuré que la Turquie donnerait son feu vert cette année à la construction du gazoduc South Stream, alors que ce pays est aussi engagé dans le projet concurrent Nabucco.

Le mercredi 20 janvier 2010, par Stéphane pour www.armenews.com

mardi 19 janvier 2010

Enlèvement présumé d'un agent kazakh

Le suspect acquitté
Un homme accusé d'avoir tenté d'enlever l'ancien chef des services secrets kazakhs Alnour Moussaïev, en 2008 à Vienne, a été acquitté au dernier jour de son procès qui avait débuté en octobre dans la capitale autrichienne. Après une heure de délibérations, le jury a totalement innocenté Ildar A., 61 ans, de nationalité autrichienne, accusé de tentative d'enlèvement et de remise à une puissance étrangère ainsi que d'activités de renseignement au détriment de l'Etat autrichien, des crimes passibles de 10 à 20 ans de prison.
Un "roman d'espionnage"
Auparavant, le procureur Hans-Peter Kronawetter avait résumé l'affaire qui ressemblait fort à un "roman d'espionnage" : Ildar A. aurait été l'un des principaux complices de l'enlèvement raté entrepris à l'été 2008 par trois hommes d'Alnour Moussaïev, un proche de l'ambassadeur kazakh de l'époque à Vienne, Rakhat Aliev. Le prévenu aurait abondamment parlé au téléphone avec les auteurs de l'enlèvement présumé et aurait mis à leur disposition une de ses maisons près de la capitale autrichienne, toujours selon l'enquête.
Condamnation au Kazakhstan par contumace
Alnour Moussaïev avait été chef du Comité de sécurité nationale (KNB) du Kazakhstan de 1997 à 2001, tandis que Rakhat Aliev, personnage sulfureux du monde politique et des affaires, a été vice-ministre kazakh des Affaires étrangères, ex-gendre du président de ce pays d'Asie centrale Noursoultan Nazarbaïev, avant d'être ambassadeur en Autriche, puis déchu de son poste. Fin mars 2008, un tribunal militaire kazakh avait condamné par contumace les deux hommes à 20 ans de prison pour "tentative de coup d'Etat". Rakhat Aliev, 46 ans, a toujours clamé son innocence et a accusé M. Nazarbaïev d'avoir entamé ces poursuites pour l'empêcher de se présenter à la présidence en 2012.

Consécration d'une nouvelle cathédrale dans la capitale du Kazakhstan

Le dimanche 17 janvier, le patriarche Cyrille de Moscou, en visite pastorale au Kazakhstan, a présidé la dédicace de la nouvelle cathédrale à Astana, capitale du pays. Le primat de l'Église russe était entouré de plusieurs évêques, dont le métropolite Méthode d'Astana et d'Alma-Aty, et le métropolite Barsanuphe de Saransk, chancelier du patriarcat. Des représentants des autorités publiques et du corps diplomatique ont assisté à la célébration avec de nombreux fidèles.

En souvenir de cette liturgie de consécration, le patriarche Cyrille a offert à la nouvelle cathédrale une copie de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan.

Un album de photographie est disponible sur le site officiel du patriarcat de Moscou.

Mardi 19 Janvier 2010 sur www.egliserusse.eu

Le Kazakhstan veut profiter de la présidence de l'OSCE pour accroître son influence

Premier pays de l'ancien bloc soviétique et première nation à majorité musulmane à assumer la présidence (annuelle) de l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE), le Kazakhstan compte profiter de ce rôle pour s'affirmer comme un moteur du développement de l'Asie centrale et élargir le champ de ses partenaires au-delà de la sphère sino-russe.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) regroupe 56 Etats d'Europe, d'Asie centrale et d'Amérique. Elle a pour mission d'assurer la sécurité d'une région qui s'étend de Vancouver, au Canada, à Vladivostok, en Russie. Elle emploie 3 000 personnes au sein de 19 missions.

Mais il doit aussi faire face aux critiques des militants des droits de l'homme qui reprochent au régime du président Noursoultan Nazarbaïev, à la tête du pays depuis son indépendance, fin 1991, d'entraver les libertés, et de vider de leur contenu les réformes politiques auxquelles il s'était engagé pour présider l'OSCE. Le premier acte de cette présidence controversée sera un déplacement, à la mi-février, dans le sud du Caucase, où les troupes de la Russie et de la Géorgie se sont affrontées durant l'été 2008 pour le contrôle de l'Ossétie-du-Sud, a annoncé le ministre kazakh des affaires étrangères, Kanat Saoudabaïev, au conseil permanent des 56 pays membres de l'OSCE, jeudi 14 janvier à Vienne.

Une poignée de manifestants, devant le siège de l'organisation, évoquait les journalistes emprisonnés au Kazakhstan. Dans le quotidien autrichien Der Standard, l'opposant Yerzhan Dosmoukhamedov, qui vit en exil depuis 2007, se dit "trahi par les Etats-Unis et l'Europe", plus sensibles selon lui aux pétrodollars qu'aux principes de l'Acte d'Helsinki, fondateur de l'OSCE. Son parti, Atameken, n'est pas pleinement autorisé, parce qu'il refuse de jurer sur le Coran allégeance à M. Nazarbaïev.

Nombre de capitales occidentales veulent croire que le Kazakhstan, en sa qualité d'ancienne république de l'Union soviétique, peut donner une légitimité nouvelle à l'OSCE, tout en aidant à sécuriser les livraisons de pétrole et de gaz d'Asie centrale vers l'Europe.

Cette organisation, construite sur des engagements politiques et non sur des traités, reste la seule à offrir un forum commun à tout l'hémisphère Nord, "de Vancouver à Vladivostok". Mais elle est paralysée par la résurgence des "blocs" et la méfiance de Moscou, qui propose depuis peu sa propre architecture sécuritaire, davantage inspirée des doctrines du XIXe siècle que des exigences d'un monde multipolaire.

Vivier du terrorisme

Lors d'un entretien, mercredi 13 janvier à Vienne, avec des médias étrangers dont Le Monde, le chef de la diplomatie kazakhe a exprimé sa "gratitude" envers la France pour avoir soutenu la candidature du Kazakhstan. Et pour avoir appuyé, malgré le manque d'enthousiasme des Etats-Unis, sa proposition d'accueillir un sommet de l'OSCE, qui serait le premier depuis onze ans. "C'est l'une de nos priorités", insiste M. Saoudabaïev.

La démocratie au Kazakhstan en bénéficiera-t-elle ? "C'est un but que nous poursuivons depuis dix-huit ans", assure le ministre. Les autorités du Kazakhstan, nation multiethnique, s'érigent en apôtres de la tolérance. Elles prévoient d'ailleurs d'organiser une conférence sur ce thème en juin, à Astana, la jeune capitale.

Le ministre s'inquiète aussi de la persistance du conflit en Afghanistan, "un vivier du terrorisme international" que ni l'URSS, ni les Occidentaux n'ont réussi à stabiliser. Si l'OSCE devait y contribuer, on pourrait envisager de transporter aussi à travers l'Afghanistan le pétrole et le gaz dont le Kazakhstan possède d'importantes réserves. "Nous souhaitons diversifier le plus possible les voies de transport comme les débouchés", souligne M. Saoudabaïev.

"Le principe de base, c'est la faisabilité technique", dit-il, en rappelant que son pays, qui a multiplié les oléoducs (vers la Russie, la Chine et le Turkménistan), n'exclut pas de se raccorder au gazoduc Nabucco chargé d'approvisionner l'Europe centrale via la Turquie.

L'accord douanier qui va entrer en vigueur, le 1er juillet, avec la Russie et la Biélorussie, n'empêche pas non plus le Kazakhstan d'être candidat à l'Organisation mondiale du commerce, ni de vouloir se rapprocher encore de l'Europe occidentale "où nous sommes désormais mieux compris, grâce à cette présidence", affirme le diplomate.

Joëlle Stolz sur http://www.lemonde.fr/