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jeudi 2 décembre 2010

Le Cardinal Bertone est intervenu au sommet de l'OSCE

Le 01 décembre 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - L'Eglise catholique au Kazakhstan, qui constitue une petite minorité, s'attend à ce que la visite du Cardinal Tarcisio Bertone, envoyé du pape Benoît XVI, permette « d'accomplir quelques pas en avant » à propos de deux questions fondamentales : « l'émission des visas accordés aux missionnaires étrangers et les limitations de la liberté religieuse ». C'est ce qu'affirme dans un colloque accordé à l'Agence Fides le Père Guido Trezzani OFM, missionnaire franciscain se trouvant au Kazakhstan depuis 15 ans et fondateur et directeur de la Communauté « Village de l'Arche » située à Talgar, dans les environs d'Almaty, communauté qui accueille des enfants handicapés, orphelins ou ayant des difficultés familiales.

Le Cardinal Bertone, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté le pape Benoît XVI, conduit la délégation du Saint Siège au sommet de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSC E), organisé les 2 et 3 décembre à Astana. Le Cardinal a expliqué avoir répondu avec joie à l'invitation des autorités kazakhes, surtout du fait de l'opportunité qui lui était offerte de se rendre dans un pays où « existent de larges possibilités en vue d'une sereine et profitable coexistence religieuse ».

Dans le pays, qui compte plus de 15 millions d'habitants, en très grande majorité musulmans, vit une communauté chrétienne orthodoxe représentant près de 13% de la population et une communauté catholique de quelques 200.000 fidèles, petite minorité adonnée à des activités pastorales et sociales telle que celle gérée par le Père Trezzani. « Au cours de ces derniers mois, la communauté catholique – indique le Père Trezzani à Fides – a souligné les espérances concernant deux questions importantes qui touchent notre vie : la première est la difficulté pour les missionnaires étrangers de se voir attribuer et renouveler leurs visas. Ils sont souvent contraints à se contenter de visas touristiques de trois mois, devant par la suite quitter le pays et revenir après un intervalle de trois autres mois, ce qui a des conséquences sur le travail pastoral, ce dernier étant de ce fait évidemment précaire et instable. Il y a ensuite les limitations à la liberté religieuse, même si celles-ci sont compréhensibles de la part d'un Etat qui veut empêcher la diffusion de groupes extrémistes présents dans la région d'Asie centrale. Mais de cette façon, se trouvent pénalisées également les minorités religieuses comme notre Eglise qui ne constituent aucun danger ». L'Etat conserve un étroit contrôle sur toutes les activités religieuses, les communautés religieuses devant être enregistrées sous peine de rester illégales. Aucune activité missionnaire n'est permise sans autorisation de la part de l'Etat.

Dans une telle situation, note le Père Trezzzani, « la communauté catholique reçoit cependant de croissantes démonstrations de confiance de la part des autorités civiles et ceci laisse entrevoir des espérances. C'est ce dont témoigne notre vie à l'Arche : aujourd'hui, ce sont les structures d'assistance de l'Etat qui nous amènent et nous confient les enfants handicapés ou ceux dont elles ne peuvent pas s'occuper ». (PA) (Agence Fides)

***

Le Cardinal Secrétaire d'Etat est intervenu hier au sommet des chefs d'état et de gouvernement de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui se déroule à Astana (Kazakhstan). Dans son discours, il a rappelé que le Saint-Siège ne cesse de dire que "l'objectif commun des états devrait être le respect de la dignité humaine, qui fait de l'humanité une unité enracinée dans la centralité de la personne, de la solidarité, de la subsidiarité et du bien général. Ces principes fondamentaux vont de pair avec celui de la sécurité" qui est à la base de l'OSCE et constitue un devoir pour la communauté internationale. La Conférence et l'Organisation, a poursuivi le Cardinal Tarcisio Bertone, "ont dans leurs agendas la défense et la promotion des droits de l'homme parmi lesquels il y a le droit fondamental à la liberté religieuse. Les progrès enregistrés ces dernières années dans la rédaction des documents de l'OSCE montrent de plus en plus clairement que la liberté religieuse peut exister dans des systèmes socio-politiques variés. Là où elle est niée, on trouve l'intolérance et la discrimination pour raisons religieuses, en particulier contre les chrétiens qui sont la catégorie la plus affectée de par le monde. Plus de 200 millions d'entre eux, de confessions diverses, sont menacés par des cadres législatifs et culturels" hostiles.

Puis à propos du trafic d'êtres humains, le Secrétaire d'Etat a rappelé que le Saint-Siège a toujours considéré qu'il s'agissait d'une forme moderne d'esclavage. "Pour enrayer le phénomène on recourt souvent à des politiques migratoires et à des contrôles frontaliers de plus en plus sévères, ainsi qu'à l'intensification de la lutte contre la criminalité organisée. Mais ce type de trafic ne s'interrompt pas facilement et il ne cesse pas lorsque les victimes ont été renvoyées et rejetées dans leur situation initiale. Les initiatives doivent donc tendre à offrir de vraies solutions pour échapper au cycle pauvreté , abus, exploitation". Enfin, le Cardinal Bertone a souligné l'actualité des dix principes de la Conférence d'Helsinki et souligné combien les légitimes engagements de l'OSCE "sont supportés par un mandat fort et par le principe du consensus. Le Saint-Siège les réaffirme donc en encourageant l'Organisation à les maintenir fermement".

Sur http://eucharistiemisericor.free.fr le 1er décembre 2010

 

Le Kazakhstan relance son opération de charme internationale

Le géant d'Asie centrale veut attirer de nouveaux investissements étrangers, notamment dans le pétrole. Il prévoit aussi des IPO et ventes d'actifs sur les marchés occidentaux et asiatiques.
 
« Le Kazakhstan, pour un investisseur occidental, c'est stabilité et pragmatisme… » Comme d'autres acteurs économiques, cet observateur français vante ce géant d'Asie centrale au sous-sol ultra riche qui, l'an prochain, se prépare à une vague d'IPO et de ventes d'actifs. « Plus de 120 milliards de dollars ont été investis au Kazakhstan depuis son indépendance en 1991, 80% dans le secteur du pétrole et du gaz. Ce n'est que le début… », insiste Kairat Kelimbetov, le patron de Samruk Kazyna. Cette holding, qui pendant la crise a regroupé la plupart des entreprises publiques du pays et pèse désormais 75 milliards de dollars, prévoit d'ouvrir une partie du capital de ses entreprises « aux marchés européens et américains pour nos actifs de pétrole et le gaz et aux marchés asiatiques pour nos actifs dans l'uranium et autres ressources minières », affirme Kairat Kelimbetov, sans préciser ni le calendrier ni le nom des entreprises concernées.

La crise avait pourtant bousculé les bases du Kazakhstan, financières notamment. Ses principales banques étaient au bord du « default ». « Mais la massive intervention en cash du gouvernement via la holding Samruk Kazyna a sauvé le système. Prochaine étape : la reprivatisation des parts prises par l'Etat dans ces banques », explique Guanghui Li, directeur à Astana de l'Asian Development Bank. Signe parmi d'autres de la reprise : « On manque de bureaux. On relance les chantiers ! », s'enthousiasme Sarsembek Jounoussov, architecte en chef d'Astana, la nouvelle capitale en construction depuis dix ans.

Corruption et hausse des taxes

Investisseurs et diplomates occidentaux courtisent déjà d'autant plus le Kazakhstan qu'ils le comparent à ses voisins, rongés par la pauvreté (Ouzbékistan), le désordre politique (Kirghizie) ou le culte de la personnalité (Turkménistan). Faisant fi des critiques sur les entraves aux droits de l'homme du régime autoritaire de Nursultan Nazarbayev, président depuis vingt ans. « La modernisation et la diversification de notre économie ne pourront se faire qu'avec des investissements étrangers. Il y a déjà une forte compétition entre les pays occidentaux pour venir au Kazakhstan », se félicite Kairat Kelimbetov. « Notre critère de choix : ces partenariats doivent nous garantir des transferts de technologies. »


L'OSCE en sommet à Astana
Astana, la nouvelle capitale du Kazakhstan, accueille depuis mercredi le gratin de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Avec la présence notamment du Premier ministre français, François Fillon, du chef du Kremlin, Dmitri Medvedev, et de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, ce sommet de l'OSCE s'inscrit bien dans la géostratégie de Nursultan Nazarbayev, président de l'ex-république soviétique depuis vingt ans : séduire la communauté internationale.

Tout n'est cependant pas rose pour les investisseurs étrangers. La corruption, avec des fraudes impliquant d'importantes fuites de capitaux vers des fonds off-shore, pèse sur le climat d'investissement. Malgré les assurances publiques, l'Etat est par ailleurs accusé de vouloir accroître son influence dans le secteur énergétique. « Il veut revenir sur les accords des années 1990 et, parfois, tente de passer en force », prévient un acteur français sur place. Le gouvernement cherche aussi à augmenter ses revenus avec des hausses de taxes sur les exportations.

Production pétrolière : 130 millions de tonnes d'ici 2025

Autres critiques : les difficultés d'obtention des permis de travail. « Paradoxalement, ça ralentit la stratégie du gouvernement », insiste ce même observateur. « Ils veulent des transferts de technologies. Mais comment faire si des fonctionnaires bloquent des décisions et nos ingénieurs ne peuvent pas venir ? »

Avec la reprise, le Kazakhstan compte sur les investissements étrangers pour matérialiser sa nouvelle ambition : faire passer sa production pétrolière de 80 à 130 millions de tonnes d'ici 2025. « Un objectif réaliste », assure Jean-Luc Porcheron, directeur de la filiale à Astana de Total. Il est d'autant plus confiant que cette forte croissance nécessite la participation des Majors occidentales. « Ici, le climat d'investissement est bon, le pays stable. Il faut voir d'où il partait... » Total est déjà associé dans le champ gazier russo-kazakh de Khvalinskoye et, au sein d'un consortium international, pour le développement de Kashagan, l'un des gisements les plus prometteurs au monde.

Alors qu'Astana mène une diplomatie économique tout azimut, les émissaires chinois se révèlent discrets mais efficaces. Près d'un tiers de la production pétrolière du pays est déjà contrôlée par le puissant voisin, désormais relié par un nouvel oléoduc. La hausse des exportations se fera aussi par rail. D'où la présence croissante d'Alstom qui, en joint-venture, doit construire une usine de locomotives électriques à Astana.

Ecrit par Benjamin Quénelle, à Astana. Publié sur www.lesechos.fr le 2 décembre 2010

 

OSCE : M. Fillon remplace M. Sarkozy, au grand dam des Kazakhs

Astana (Kazakhstan), envoyé spécial - Un centre ville bloqué par le KNB (ex-KGB), deux jours ouvrables transformés en jours fériés, un ballet d'avions diplomatiques, à défaut de vols réguliers, cloués au sol pour raison de sécurité… La capitale du Kazakhstan, Astana, s'est mise sur son trente-et-un, mercredi 1er et jeudi 2 décembre, pour accueillir les représentants des 56 états de l'Organisation de la sécurité et de la coopération en Europe (OSCE).

Les Etats-Unis ont dépêché pour l'occasion la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, les Allemands, la chancelière Angela Merckel, les Russes, le président Dimitri Medvedev, les Italiens, le président du conseil Silvio Berlusconi et la France, le premier ministre François Fillon.

Au nom du nouveau "partage des taches" et en raison d'un "agenda très chargé" pour Nicolas Sarkozy sur le plan international, c'est en effet son chef de gouvernement qui a fait le déplacement à bord du nouvel Airbus A330 de la République française, souvent surnommé "Air Sarko one".

Les Kazakhs n'ont guère goûté ce changement d'interlocuteur de dernière minute et l'ont fait savoir, des sources diplomatiques relayant cette irritation. La "real-politik" a cependant repris le dessus. Le président Noursoultan Nazarbaev a finalement accepté un tête-à-tête avec M. Fillon, même si ce rendez-vous n'a été confirmé que la veille.

"ÇA SE PASSE TRÈS BIEN AVEC NAZARBAEV"

Le 27 octobre, M. Nazarbaev avait été choyé lors de son passage à Paris. Deux milliards d'euros de contrats, concernant Alstom et Eurocopter-EADS avaient alors été négociés. Mais certains restent "à sécuriser", note-t-on à Matignon. Des discussions ont toujours cours sur les rames du futur métro d'Astana. "Ça se passe très bien avec Nazarbaev", estime-t-on à Matignon, où l'on affirme ne pas avoir été informé d'un quelconque mécontentement kazakh.

L'OSCE regroupe tous les pays d'Europe et de l'ex-URSS, ainsi que le Canada et les Etats-Unis. Ses compétences vont théoriquement du politico-militaire (négociations sur la limitation des armements) à l'économique, en passant par la "dimension humaine" (observation électorale, démocratisation). L'organisation n'avait plus tenu de sommet depuis 1999, à Istanbul. Elle est largement paralysée par la règle du consensus, qui prévaut pour toute décision, et les réserves de la Russie.

Mais le Kazakhstan, qui en a pris la présidence en 2010, s'est attelé à organiser ce sommet, pour asseoir sa stature sur la scène internationale, avec l'appui de la France, qui avait appelé à un tel événement lors de la crise géorgienne de 2008. Gros producteur de pétrole (ses réserves prouvées atteignent 10 milliards de tonnes), premier producteur mondial d'uranium – et principal fournisseur du Français Areva –, le Kazakhstan veut afficher sa prospérité.

Les débats, mercredi et jeudi, ont eu lieu dans une pyramide futuriste signée de l'architecte anglais vedette Norman Foster, à l'image d'une ville aux faux airs de Las Vegas des steppes d'Asie centrale, les casinos en moins. Nulle avancée diplomatique importante n'était attendue, si ce n'est le rappel des grands principes des missions de l'OSCE, fondées sur la Charte d'Helsinki. Mais pour le Kazakhstan, l'essentiel était avant tout de faire la démonstration de son importance.

Pierre Jaxel-Truer
Sur www.lemonde.fr le 1er décembre 2010

Petit déjeuner de l'observatoire à l'Inalco le 3 décembre

Catherine Poujol et Taline Ter Minassian codirectrices de l'OBSERVATOIRE DES ETATS POSTSOVIETIQUES, ont l'honneur de vous inviter au premier

" Petit-déjeuner de l'Observatoire"

qui se tiendra le 3 décembre 2010 dans les salons de l'INALCO, au 2 rue de Lille, 75007, Paris
de 8h30 à 9h 30

sur le thème suivant :

Le sommet de l'OSCE à Astana (1er-2 décembre 2010) :
au coeur des enjeux internationaux et nationaux en Eurasie

invités d'honneur :
Vladimir Paramonov (Political Analyst, Director of Central Eurasian Analytic Group),
Jean-Robert Raviot (Professeur à Paris X Nanterre et à l'IEP Paris)

mercredi 1 décembre 2010

Le sommet d'Astana prône un renforcement de l'OSCE

ASTANA (Reuters) - Les Etats-Unis ont exhorté mercredi l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) à soutenir davantage leurs efforts de guerre en Afghanistan et à résoudre les "conflits larvés" dans l'ancienne Union soviétique.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton, à la tête de la délégation américaine à ce premier sommet de l'OSCE depuis onze ans, a déclaré que le groupe devait devenir plus résolu pour rester pertinent.

"Des crises régionales et des dangers transnationaux menacent nos populations. Des démocraties sont sous pression, des conflits larvés restent dangereusement non résolus", a déclaré Clinton dans un discours au sommet organisé à Astana, la capitale kazakhe.

Elle a ajouté que l'instabilité en Afghanistan était dangereuse pour l'Asie centrale et pour la région de l'OSCE dans son ensemble et que la guerre contre les taliban serait un test de la détermination de l'OSCE.

Elle a noté que des désaccords entre membres de l'OSCE lors de la guerre d'août 2008 entre la Russie et la Géorgie avaient empêché une prise de décision rapide, ajoutant qu'il faudrait y remédier.

Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a appelé pour sa part les grandes puissances à renforcer le rôle de l'OSCE dans la lutte contre le terrorisme international, le trafic de drogue ou les crises économiques.

Des conflits remontant à l'époque de l'effondrement de l'URSS en 1991, mais toujours pas réglés, comme la querelle du Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan ou le statut des régions sécessionnistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, figurent également au menu.

"Cette organisation a véritablement commencé à perdre de son potentiel. Il nous faut redresser cela", a déclaré le président russe Dmitri Medvedev. "Il nous faut un cadre légal plus clair et des règles universelles d'utilisation des ressources de cette organisation".

DOUTES SUR L'EFFICACITÉ

Le Kazakhstan est depuis cette année la première ex-République soviétique de l'histoire à présider l'OSCE et le sommet est une source d'immense fierté personnelle pour Nazarbaïev, qui dirige le pays depuis plus de 20 ans.

"Nous nous sommes fixé pour tâche de sortir cette organisation de la crise", a déclaré l'hôte du sommet dans son allocution d'ouverture. "Il est de notre devoir commun d'engager le renouvellement de cette organisation."

Trente-huit chefs d'Etat et de gouvernement, ainsi que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon se sont retrouvés par des températures glaciales dans la capitale kazakhe.

La presse d'Astana consacre depuis des semaines des pages et des pages à l'événement, mais l'enthousiasme officiel est tempéré par les critiques des ONG et de gouvernements occidentaux sur la question des droits de l'homme.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pressé mardi soir les gouvernements d'Asie centrale à accroître les libertés démocratiques. Elle a cité le cas d'un militant kazakh des droits de l'homme emprisonné, Evgueni Jovtis, lors d'une rencontre avec des étudiants.

"Nous avons créé une démocratie dans cette partie du monde où elle n'avait jamais existé auparavant", a déclaré Nazarbaïev dans son discours.

"La stabilité du Kazakhstan passe avant toute chose par la croissance économique. Nous avons d'abord développé l'économie afin que la pauvreté n'humilie pas notre jeune démocratie."

SÉCURITÉ MENACÉE

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a souligné qu'il n'y avait "pas de sécurité sans liberté".

L'expérience récente dans certains pays d'Asie centrale illustre la nécessité pour l'OSCE "de passer de l'avertissement précoce à la réaction précoce et d'améliorer la prise de décision", a-t-il dit.

Le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kanat Saudabaïev, président en exercice de l'OSCE, a déclaré que l'ordre du jour du sommet d'Astana porterait sur les "défis urgents en matière de sécurité". Il a mentionné le terrorisme, les trafics, les récents troubles au Kirghizistan et la situation en Afghanistan.

"Les Nations unies apprécieraient une plus grande implication de l'OSCE dans le soutien aux programmes et aux priorités nationales afghanes", a déclaré Ban Ki-moon.

Le Kazakhstan, première économie d'Asie centrale, a suivi avec inquiétude la montée d'un islamisme radical et du trafic de drogue dans sa région.

Les forces tadjikes combattent une insurrection islamiste tandis que le Kirghizistan a été le théâtre en juin, deux mois après le renversement de son président, d'affrontements ethniques qui ont fait plus de 400 morts.

"La situation politique tendue au Kirghizistan pourrait devenir le catalysateur de nouveaux conflits en Asie centrale", a averti Nazarbaïev.

En marge du sommet, Hillary Clinton a conclu avec la Biélorussie un accord sur l'élimination de stocks d'uranium fortement enrichi et elle a salué la perspectives de discussions avec l'Iran sur son programme nucléaire.

Avec Dmitri Soloviov, Raushan Nurshayeva et Alexeï Anishchuk; Jean-Stéphane Brosse et Nicole Dupont pour le service français
Sur http://tempsreel.nouvelobs.com le 1er décembre 2010

 

 

Le Premier ministre kazakh rit des fuites de Wikileaks à son sujet

Le Premier ministre kazakh, Karim Massimov a indiqué mercredi dans un entretien à l'AFP avoir "beaucoup aimé" les fuites de câbles diplomatiques américains du site Wikileaks à son sujet, qui décrivent notamment une soirée qu'il a passée en dansant en discothèque.

"J'ai beaucoup aimé", a-t-il déclaré, en marge du sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui a lieu mercredi et jeudi à Astana, capitale du Kazakhstan.

"Je suis sur l'internet avec ma femme. J'aime danser avec ma femme et en faire la publicité de manière traditionnelle m'aurait coûté beaucoup d'argent", a-t-il relevé, sourire aux lèvres. "Là c'est gratuit, je suis très content pour ça", a-t-il ajouté.

Plus sérieusement, M. Massimov a estimé que ce scandale montrait que la différence entre les médias traditionnels et l'internet n'existait plus, et affirmé que son pays, très critiqué en matière de liberté d'expression, se posait en champion du web en Asie centrale.

"L'idée que des hommes politiques puissent contrôler l'information dans les médias de masse a disparu. Et je suis engagé à promouvoir cela", a-t-il dit, soulignant qu'il avait invité un journal de l'opposition kazakhe, Respublika, à publier une note sur son blog.

L'essentiel des médias kazakhs et notamment toutes les télévisions sont sous le contrôle direct du pouvoir.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une ONG américaine, a d'ailleurs appelé mardi dans un communiqué l'OSCE et ses Etats membres à faire pression sur le Kazakhstan en matière de liberté de la presse afin d'obtenir un changement dans ce domaine

Le 1er décembre 2010 sur www.ladepeche.fr

 

Sommet caspien : les Etats caspiens adoptent une déclaration conjointe

Représentation du Haut-Karabagh en France

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous livre cette newsletter bimensuelle sur l'actualité politique, économique et culturelle du Haut-Karabagh mise à notre disposition par la Représentation de la République du Haut-Karabagh en France.
 
Le 18 novembre dernier les Présidents des 5 pays riverains de la Caspienne, la Russie, l'Iran, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan, se sont réunis à Bakou (Azerbaïdjan) dans le cadre du 3ème sommet caspien. Des questions relatives à la définition du statut juridique de la mer Caspienne, à la coopération entre les Etats riverains et à la sécurité de la mer Caspienne étaient inscrites à l'ordre du jour du sommet.

Située au sud du Caucase et au nord de l'Iran et dénommée «mer» à cause de ses dimensions, une superficie d'environ 374 000 km2, et de sa salinité, environ un tiers de la salinité moyenne des mers, la Caspienne n'a cependant ni le statut juridique, ni le statut scientifique des mers.

Le sous-sol de la Caspienne recèle d'importantes réserves d'hydrocarbures et la définition de son statut juridique est d'autant plus importante qu'elle va réguler les activités des pays riverains, l'exploitation et le partage des richesses marines. En droit international, «s'il s'agit d'un lac, l'utilisation de ses ressources ne peut se décider qu'à l'unanimité des pays riverains et réparties en 5 parts égales, s'il s'agit d'une mer, chaque pays riverain se voit attribuer des zones dont il est libre d'exploiter les ressources à sa convenance et les eaux territoriales ne dépassent pas 12 miles, soit un peu plus de 22 km». (Source).

L'Iran revendique la moitié de la mer Caspienne, s'appuyant sur les traités qu'il a conclus avec l'Union soviétique entre 1921 et 1940, définissant la Caspienne comme une mer «soviétique et iranienne» exploitée en commun et à égalité. Suite à l'éclatement de l'URSS, trois nouveaux Etats riverains, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan, font leur apparition, ce qui change la donne dans la région. Les Etats du bloc soviétiques réclament une division à part égale de la mer. Quant au statut de la Caspienne, la position des Etats concernés varie en fonction de leurs intérêts et évolue avec la localisation de nouveaux gisements.

A l'issue du 3ème sommet caspien, les parties sont convenues de mettre au point la Convention sur le statut de la mer Caspienne. Les Présidents des 5 pays riverains de la Caspienne ont signé un accord sur la Coopération dans le domaine de la sécurité dans la région Caspienne et ont adopté une déclaration conjointe, dans laquelle ils ont reconnu les droits souverains des Etats riverains sur les ressources de la mer Caspienne ; ont mis l'accent sur la tenue régulière de sommets caspiens et de conférences au niveau des ministres des Affaires étrangères et la nécessité de poursuivre le travail de l'élaboration de la Convention sur le statut de la Caspienne dans le cadre d'un groupe de travail spécial. Les Etats riverains se sont dit prêts à approfondir la coopération dans les domaines de l'énergie et des transports en vue de développer les corridors énergétiques régionaux et internationaux.
 
Sur http://collectifvan.org le 1er décembre 2010