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samedi 4 juin 2011

Exposition « Made in USSR » - Photographies de Mélanie Rouffet


Entre août et décembre 1991, les 5 républiques d'Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan Turkménistan) acquièrent leur indépendance alors que l'Union Soviétique s'effondre.

La jeune République du Kazakhstan, ancienne terre de déportation et d'expérimentations agricoles, nucléaires et spatiales à l'époque communiste, vit aujourd'hui les prémices d'une économie libérale et d'une société de consommation à l'Occidentale.

Le projet « Made in USSR » questionne en image et à travers des techniques anciennes de tirage à la chambre noire la société kazakh contemporaine, après 20 ans d'indépendance.

Mélanie Rouffet est photographe indépendante depuis 3 ans. Après un premier reportage sur les travailleurs migrants asiatiques en Israël en 2009, elle a commencé un travail documentaire sur la société centrasiatique contemporaine. Elle continue en parallèle une réflexion en image sur le projet de rénovation urbaine du Grand Paris dans les banlieues de l'Est parisien.

Mélanie Rouffet :


« A l’origine, la photographie avait une vocation documentaire ; rendre compte de l’état du monde. Puis elle glissa vers les arts plastiques. Ma pratique photographique cherche à lier ce besoin de documenter à l’expression artistique.


L’image si facile à comprendre, est certes bien plus accessible qu’un livre ou qu’un long discours. Mais c’est dans cette immédiateté – dont on vante tant les mérites – que réside son plus grand danger dans le cas où elle se soustrait à la réflexion et au raisonnement.


A travers la photographie argentique et la pratique du sténopé, je souhaite que le clic du déclenchement soit un moment de réflexion, d’engagement. Je souhaite prendre le temps d’intégrer l’absence de perfection, l’erreur sous la forme de hasard, d’imprévu à mon travail. Prendre le temps aussi d’échapper à l’actualité, d’apporter une réflexion sur notre époque, de raconter des histoires au long cours en images. Face au voyeurisme et au sensationnel qui dominent dans le traitement de l’actualité, je choisis le hors champ ».


ooOoo


Vernissage de l’exposition le dimanche 26 juin 2011 à 17h
L’exposition sera visible jusqu’au 13 juillet 2011

Entrée libre. Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h.
La galerie étant régulièrement utilisée pour diverses activités,
il est conseillé, après le vernissage, de nous contacter avant votre venue
en téléphonant au 01 40 24 00 55




Centre Culturel pour l’Europe de l’Est et l’Asie Centrale
3, passage Hennel (accès par le 105, avenue Daumesnil) - 75012 Paris
M° Gare de Lyon, Reuilly-Diderot
http://www.sildav.org/

Kazakhstan : Craintes provoquées par l’extrémisme : nouvelle « Agence pour les Affaires religieuses »

Astana (Agence Fides) – Une nouvelle « Agence pour les Affaires religieuses », organe officiel au travers duquel le gouvernement gèrera la matière et les rapports avec les communautés religieuses est née au Kazakhstan. Par le biais d'un décret signé ces jours derniers par le Président Nursultan Narzabayev, le « Comité pour les Affaires religieuses » qui dépendait du Ministère de la Culture est devenu une « Agence pour les Affaires religieuses » dépendant directement de la Présidence de la République. Tous les fonctionnaires présents au sein du Comité ont été confirmés dans leurs fonctions et compétences au sein de la nouvelle Agence. Selon des sources locales de l'Agence Fides, cette manœuvre tend à garantir le contrôle direct du Bureau du Président sur la législation, les règlements et les rapports entre l'État et les religions, en particulier du fait de craintes relatives à une montée de l'extrémisme religieux au sein de la société.

Ainsi que l'ont déclaré à Fides des sources appartenant à la société civile locale, une conférence qui s'est déroulée hier à Astana sous le titre « la situation religieuse actuelle : problèmes et tendances de développement » – et a vu la participation de nombreux responsables religieux, d'observateurs de la société civils, de chercheurs et de fonctionnaires – a lancé l'alarme à propos de la croissance du nombre de victimes des mouvements religieux extrémistes et terroristes. Selon des données publiées par des ONG locales, en 2010, le nombre des victimes de l'extrémisme religieux au Kazakhstan a été de 940 soit 15% de plus qu'en 2009. Dans le pays, existent déjà 14 centres impliqués à différents niveaux dans la défense des droits de l'homme et de la liberté religieuse outre qu'en faveur de la sauvegarde des victimes des violences. De tels centres sont bien vus par le gouvernement central qui pourrait se décider à les financer.

De récents attentats à la dynamite à Astana et à Aktobe – ont noté les participants à la conférence – constituent le signe que l'extrémisme et le terrorisme sont actifs. On se souviendra que de nombreux citoyens kazakhs ont été trouvés dans les rangs des groupes talibans opérant en Afghanistan. Attendu qu'existent plus de 4.500 associations religieuses au Kazakhstan, dont seulement une partie est enregistrée ou légale, la conférence a constaté la nécessité d'adapter la « Loi sur la liberté de religion » et d'élargir la collaboration entre le gouvernement, les ONG, les communautés religieuses et les centres d'études.

Le Kazakhstan est connu pour organiser tous les trois ans, en collaboration avec l'Organisation de la Conférence islamique, l'ONU, l'UNESCO et l'OSCE, un Congrès qui réunit les responsables des plus grandes religions du monde. Le pays est à majorité musulmane (51%) alors que les chrétiens représentent 13% de la population, une bonne partie de cette dernière se déclarant athée.
Sur www.chretiente.info le 4 juin 2011

vendredi 3 juin 2011

Une conférence sur l'orthodoxie en Chine s'est tenue à Almaty (Kazakhstan)

Une conférence sur l'orthodoxie en Chine s'est tenue à Almaty au Kazakhstan le 31 mai avec la bénédiction du métropolite Alexandre d'Astana et du Kazakhstan. Les interventions ont porté sur la prédication en Chine et parmi la diaspora chinoise, sur les problèmes et les perspectives de l'orthodoxie en Chine, sur la pastorale de la métropole du Kazakhstan (Patriarcat de Moscou) pour la communauté orthodoxe dans le Xinjiang. La mise en place de conférences régulières sur ces questions a été évoquée.

Source: Orthodox.cn

Sur www.orthodoxie.com le 3 juin 2011

La Sberbank négocie l'acquisition de la banque kazakhstanaise BTA

La plus grande banque de Russie, la Sberbank, a annoncé avoir établi une liste de clauses pouvant l’amener à acquérir les parts détenues par le gouvernement kazakhstanais dans la banque BTA, qui compte 1,2 million de clients particuliers et 132 000 entreprises. « Nous sommes actuellement en discussion avec le gouvernement kazakh, a déclaré le directeur général de la banque russe German Gref. Cet accord est loin d’être simple. Nous avons défini précisément les conditions qui nous permettraient d’acheter BTA. Si le Kazakhstan les accepte, l’accord sera conclu ».

Sur www.lemoci.com le 3 juin 2011

mercredi 1 juin 2011

La Sberbank en négociation pour acquérir une des plus importantes banques kazakhes

Astana, 1er juin – L’institution financière russe Sberbank a annoncé avoir établi une liste de clauses pouvant l’amener à acquérir la Bank BTA du Kazakhstan, selon une déclaration du Directeur général de Sberbank, German Gref. « Nous sommes actuellement en discussions avec le Gouvernement du Kazakhstan », a précisé German Graf. « Cet accord est loin d’être simple. Nous avons défini précisément les conditions qui nous permettraient d’acheter BT Si le Kazakhstan les accepte, l’accord sera conclu. Cette opération exige une forte implication du gouvernement du Kazakhstan ».

Au début de 2011, Le Président de la Banque nationale, Gregori Marchenko, n’avait pas exclu une mise vente publique de BTA via une IPO, au cas où la Sberbank ne l’achèterait pas la première.

La Sberbank est la plus importante institution de crédit de Russie et de CEI ; elle est considérée comme le candidat le plus probable au rachat des parts détenues par le gouvernement kazakh dans la banque BTA.

Le gouvernement kazakh, (représenté par le Fonds Souverain Samruk Kazyna) prévoit de vendre ses part dans BTA, Temir Bank et Alliance Bank d’ici 2014. Ce projet a été annoncé par Kairat Kelimbetov, alors président et aujourd’hui Ministre du Développement Économique et du Commerce au Forum Minier Minex Central Asia 2011, qui s’est tenu en avril à Astana. En 2009, dans le cadre des mesures contre la crise prise par le gouvernement, le Fonds Souverain Samruk Kazyna avait acquis des actions ordinaires de chacune des banques mentionnées ci-dessus.

La banque JSC BTA (ex-Banque TuranAlem ou Turalem) est le troisième plus grand établissement de prêts du Kazakhstan en termes d’actifs. Elle compte neuf banques partenaires en Russie, en Ukraine, au Belarus, en Turquie, en Géorgie et en Arménie, ainsi que des bureaux en Chine, en Ukraine, au Royaume-Uni, en Russie et dans les Emirats Arabes Unis. La BTA sert plus de 1,2 million de clients particuliers et 132 000 entreprises. Au Kazakhstan, elle compte 22 agences et un réseau de 230 automates bancaires.

Communiqué de presse de www.kazakhstanlive.com le 1 juin 2011

mardi 31 mai 2011

Le candidat kazakh juge «étrange» l'affaire Strauss-Kahn


ALMATY - Le candidat kazakh au poste de directeur général du FMI, Grigori Martchenko, a jugé dans un entretien publié mardi que l'affaire Dominique Strauss-Kahn, l'ancien patron du Fonds accusé de crimes sexuels contre une employée d'hôtel à New York, était «étrange».

«Les passions sont une chose complexe. Et une histoire étrange concernant M. Strauss-Kahn est sortie», a indiqué le chef de la Banque centrale kazakhe et candidat à la direction du Fonds monétaire international désigné par plusieurs pays d'ex-URSS dont la Russie.

M. Martchenko relève dans cet entretien au journal Izvestia-Kazakhstan que le personnel des hôtels de luxe se montrent d'habitude «révérencieux» envers les clients d'importance.

«Et là, on entre chez lui alors qu'il est là, et lui s'est soi-disant jeté sur la femme de ménage», souligne M. Martchenko.

La femme de ménage qui accuse M. Strauss-Kahn a indiqué, selon l'accusation, être entrée dans la chambre de celui-ci la croyant vide. Sortant de la douche, le patron du Fonds, qui a démissionné peu après le début de l'affaire, se serait alors jeté sur elle.

«En cas de violation de la loi, chacun doit assumer ses responsabilités. Mais il est difficile actuellement de dire si Strauss-Kahn a fait quelque chose ou s'il n'a rien fait», a-t-il ajouté.

Sur fr.canoe.ca le 31 mai 2011

Areva et Rhodia s'unissent pour développer terres rares et uranium

Le numéro un mondial du nucléaire et le géant de la chimie viennent de signer un accord pour développer et exploiter ensemble des gisements mixtes d’uranium et de terres rares situés « un peu partout dans le monde », et en particulier au Kazakhstan.

Areva et Rhodia ont annoncé mardi 31 mai avoir signé un accord de collaboration pour la valorisation de gisements combinant uranium et terres rares, indique un communiqué commun des deux groupes. Probablement situés en dehors de Chine, l’extraction sera effectuée soit sur des gisements déjà en activité, soit sur des nouveaux projets, nous a précisé un porte-parole de Rhodia.

« Cette collaboration ouvre la voie au développement de gisements au potentiel inexploité et témoigne des synergies existantes entre nos deux groupes. Elle permettra à Areva d’accéder à de nouvelles sources d’uranium et de contribuer aux approvisionnements en métaux stratégiques d’acteurs comme Rhodia », a déclaré Sébastien de Montessus, le directeur de l’activité minière d’Areva.

Il s’agit en effet, pour les deux partenaires, de mutualiser leurs compétences afin d’exploiter et de développer de tels gisements combinant ces deux « ressources stratégiques », précise le communiqué. Les gisements de terres rares sont souvent combinés avec des ressources d’uranium et de thorium, créant une mine difficile à exploiter d’un point de vue environnemental. En 2007 Areva s'était déjà associée à Northern Minerals pour exploiter des gisements d'uranium et de terres rares en Australie.

Au Kazakhstan, le japonais Toshiba, associé au Jogmec et à Kazatomprom, le champion local de l’atome, ont annoncé en juillet 2009 leur intention d’extraire des terres rares. La technologie consiste à extraire du dysprosium, du néodyme et du rhénium par électrolyse d'une solution d'acide sulfurique rejetée lors de la lixiviation du minerai d'uranium. Cette solution contient les terres rares présentes dans le minerai et dissoutes en même temps que l'uranium. Leur extraction étant difficile, l'acide sulfurique était auparavant rejeté. Toshiba a depuis développé une technique d'électrolyse pour valoriser ce déchet et récupérer 5% des terres et métaux rares qu'il contient.

L’expertise de Rhodia, pourrait permettre aux deux associés de procéder de même sur les gisements d’uranium déjà exploités par Areva au Kazakhstan. Un projet qui sera facilité par la volonté du pays d’Asie Centrale de devenir un grand des terres rares après être devenu en quelques années le numéro un de la production d’uranium. Rhodia, qui était à la recherche de nouvelles sources d’approvisionnements après la mise en activité de Lynas, utilise beaucoup de terbium dans ses luminophores. Areva pourrait également utiliser du gadolinium, dont les propriétés d’absorbation permettent de réguler les flux de neutrons dans les centrales nucléaires.

« La combinaison de notre expertise industrielle en traitement et purification des concentrés de terres rares avec le savoir-faire d'Areva dans l'uranium est un facteur clé de succès de ce projet », explique le directeur industriel de Rhodia Rare Earth Systems, Frédéric Carencotte. Pour lui, cet accord représente « une nouvelle étape dans la politique de diversification engagée par le groupe pour sécuriser son accès aux terres rares les plus recherchées ».

Prochaine étape du projet, la mise en place d’audits techniques et d’études communes sur les gisements identifiés, « situés un peu partout dans le monde », indique Areva. Le nombre et la situation géographique de ces gisements n’ont cependant pas encore été officiellement communiqués par les deux groupes. Ce programme devrait s’échelonner sur une période maximale de dix ans, précise Areva. Il ne s’agit donc pour l’instant que d’une lettre d’intention, un MoU (memorandum of understanding), mais la précipitation de l’annonce est probablement liée à l’introduction en bourse d’Areva. La forme concrète – joint-venture, études communes, …– que prendra le partenariat devrait être connue d’ici à la fin de l’année.

Par Léopoldine Lanfrey & Daniel Krajka le 31 mai 2011 sur http://indices.usinenouvelle.com