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lundi 15 mars 2010

Inondations mortelles au Kazakhstan: deux responsables arrêtés

ALMATY - Le maire d'un village kazakh dévasté par des inondations qui ont fait des dizaines de morts et le chef des services locaux des situations d'urgence ont été arrêtés et placés en détention provisoire, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur du Kazakhstan.

"Dans le cadre de l'enquête, le maire de Kyzyl-Agach et le chef des services d'urgence de la région d'Aksou ont été arrêtés et placés en détention provisoire", a précisé le ministère dans un communiqué.

Samedi, le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, avait demandé l'ouverture d'une enquête criminelle après la rupture d'un barrage qui a causé des inondations dans la région d'Almaty, dans le sud-est du pays, entraînant la mort de 35 personnes.

A la suite de pluies torrentielles et de la fonte des neiges, une brèche s'était produite jeudi dans un barrage près du village de Kyzyl-Agach, dans la région d'Almaty, principale ville kazakhe, provoquant des inondations et la destruction de centaines de maisons.

Un millier d'habitants ont été évacués sur les 2.500 que compte le village ainsi qu'un millier d'autres des zones environnantes, selon l'agence Interfax-Kazakhstan. Le barrage voisin de Karatalsky a aussi cédé et un village de 820 habitants a dû être évacué.

Les inondations sont fréquentes au Kazakhstan, une ex-république soviétique où les infrastructures vieillissantes sont à l'origine de désastres ces dernières années, même si ce vaste pays d'Asie centrale s'efforce de donner l'image d'une nation moderne en plein essor et riche en ressources naturelles.

Sur www.romandie.com le 15 mars 2010

Kazakhstan : Deux barrages cèdent, faisant 47 victimes

Après la rupture de deux barrages au Kazakhstan, jeudi et vendredi dernier, des milliers de personnes ont été évacuées des zones sinistrées. La tragédie a eu lieu dans le district de Aksuisky, au nord de la capitale économique Almaty. KZBlog annonce :

Jeudi, un barrage a cédé dans la région de Karatalsky, en province d'Almaty, après une fonte importante de neige. 820 personnes ont trouvé refuge dans une école proche. Vendredi, un autre barrage a cédé, le réservoir d'eau de la région de Aksuisky. Kyzyl-Agash, un village proche de 3000 habitants, a été inondé. La plupart des habitants ont pu être évacués mais pas tous.

Durant le week-end, le bilan est passé de 20 victimes à 35, sans compter les disparus. Depuis lundi, le bilan officiel est 47 victimes. Le Président Nazarbayev a demandé au procureur général d'ouvrir une enquête criminelle contre le propriétaire du barrage "Kyzyl-Agash". Comme on l'a découvert après la catastrophe, le réservoir et le barrage sont gérés par une société privée.

Le blog Lord-Fame a les informations les plus complètes [russe] :

Les grandes eaux sont arrivées. Nous étions prévenus, nous aurions du être prêts. A une heure du matin, la police est arrivée dans le village près de Taldy-Korgan [une commune de la région d'Almaty] et a forcé les gens à partir. Et c'était la chose à faire.

A Kyzyl-Agash, un officier de police est passé de maison en maison et a averti que le barrage pouvait ne pas résister à la crue. Les gens ont commencé à amener les femmes et les enfants dans d'autres villages proches. Dans la soirée, l'administrateur du district est arrivé, en demandant de ne pas paniquer et a assuré que tout était sous contrôle. Les gens l'ont cru. Beaucoup de ceux-ci sont maintenant morts. […] Ce qui fut le village prospère de Kyzyl-Agash ressemble maintenant à la photo en entête :

Le barrage a cédé à cause de précipitations importantes qui se sont ajoutées à l'eau de la fonte des neiges. Les lignes téléphoniques ne fonctionnent plus. L'eau a aussi emporté le pont de Kyzyl-Agash, sur l'une des principales autoroutes nord-sud. Lord-Fame ajoute [russe]:

Les habitants de Egen-Su, un autre village en aval, ont été tous évacués à temps, mais les pertes en bétail sont massives […]. A Kyzyl-Agash, la tragédie aurait pu être évitée si les autorités avaient organisé à temps la gestion de l'alerte. Le chef local de l'administration avait peur de provoquer une panique…Pourquoi n'a-t-il pas eu peur des morts ?

La plupart des personnes évacuées sont maintenant réfugiées dans des casernes de l'armée, des écoles, et la gare de Taldy-Kurgan. Les chaines locales de télévision demandent aux téléspectateurs d'aider en donnant des vêtements et de la nourriture.

Billet publié par Adil Nurmakov le 15 mars 2010
Traduit par Claire Ulrich - Voir le billet en anglais

Kazakhstan : le gouverneur de la banque centrale optimiste

Grigory Marchenko, gouverneur de la banque centrale kazakhe, a, dans un entretien donné au Journal la Tribune le 15 mars 2010, fait le point sur le secteur bancaire de son pays à l'issue de la crise internationale et sur les relations entre le Kazakhstan et les investisseurs étrangers. Economie réelle, devise nationale, fonds souverain, bourse ou relation avec le voisin chinois, Grigory Marchenko y opère un état des lieux de l'économie kazakhe plutôt optimiste. Son pronostic de croissance du PIB est ainsi de 2 % pour 2010.

Sur www.lemoci.com le 15 mars 2010

samedi 13 mars 2010

Inondations au Kazakhstan: 35 morts, le président ordonne une enquête

ALMATY (Kazakhstan) (AFP) - Le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev, a demandé samedi l'ouverture d'une enquête criminelle après la rupture d'un barrage qui a causé des inondations dans la région d'Almaty, dans le sud-est du pays, entraînant la mort de 35 personnes, selon un nouveau bilan.

S'exprimant lors d'une réunion de responsables en présence du Premier ministre, Karim Massimov, le président de cette ex-république soviétique a annoncé à Astana, la capitale, que le bilan était passé de 30 morts vendredi à 35 morts, a rapporté l'agence de presse d'Etat Kazinform.

"Le parquet général ou le ministère de l'Intérieur devraient ouvrir une enquête criminelle contre le propriétaire du barrage. Celui-ci devrait être tenu pour responsable de la mort de tant de personnes", a-t-il ajouté.

Le barrage appartient à un privé, selon des médias kazakhs qui n'ont fourni aucune autre précision à ce sujet. A la suite de pluies torrentielles et de la fonte des neiges, une brèche s'est produite jeudi dans un barrage près du village de Kyzil-Agach, dans la région d'Almaty, principale ville kazakhe, provoquant des inondations et la destruction de centaines de maisons.

Un millier d'habitants ont été évacués sur les 2.500 que compte le village ainsi qu'un millier d'autres des zones environnantes, a précisé l'agence Interfax-Kazakhstan. Le barrage voisin de Karatalsky a aussi cédé et un village de 820 habitants a dû être évacué.

L'homme fort du régime kazakh a demandé à ses services de diligenter une enquête et "de traduire les coupables en justice si la catastrophe est le résultat de négligences et du manque de travaux d'entretien et de réparations de l'ouvrage pour le maintenir en état de marche".

M. Nazarbaïev a observé que les récents tremblements de terre au Chili et en Turquie n'auraient pas pu être évités, tandis que l'absence de vérifications de la sécurité du barrage au Kazakhstan et d'alertes pour organiser l'évacuation de riverains sont des manquemements qui "doivent être considérés comme un crime", a-t-il dit. Une commission chargée de déterminer les causes de l'accident a jusqu'à mardi pour donner une explication.

Les inondations sont fréquentes au Kazakhstan où les infrastructures vieillissantes sont à l'origine de désastres ces dernières années, même si ce vaste pays d'Asie centrale s'efforce de développer aux yeux des investisseurs étrangers l'image d'une nation moderne en plein essor et riche en ressources naturelles.

Sur www.point24.lu le 13 mars 2010

Le ferrochrome et le watt

Avis aux investisseurs ! Il faut avoir l'oeil sur le ferrochrome et ne pas se laisser écoeurer par son pic à 2,13 dollars la livre en septembre 2008 suivi d'un abysse à 0,69 dollar en avril 2009 : l'avenir lui semble en effet promis, et sa remontée au-dessus du cours de 1 dollar la livre indique que certains sont d'ores et déjà sur le qui-vive.


Voici les ingrédients de ce succès annoncé. D'abord, l'inévitable Chine, qui a un besoin forcené de ce "petit" métal (à peine 8 millions de tonnes produits dans le monde chaque année) qui rend inoxydables les aciers qu'elle produit à tour de bras. Et Dieu sait qu'il en faut de l'acier pour construire des automobiles et des tours, lorsque la croissance semble enfin de retour !


Une hausse par les coûts

Mais la vraie raison de l'ascension du ferrochrome, c'est l'Afrique du Sud. Celle-ci détient 72 % des réserves mondiales de chrome et souffre d'un déficit chronique en électricité pour le transformer en ferrochrome par électrolyse. De quoi faire peur aux sidérurgistes.

L'inflation des cours est donc inévitable. "C'est ce que nous appelons le cost push, la hausse par les coûts, explique Olivier Eugène, gérant actions chez Axa IM. Les coûts de production, notamment du kilowatt-heure sud-africain, dont le prix devrait doubler en cinq ans pour pouvoir investir dans des centrales, gonfleront inévitablement les prix. Et si la demande se dérobe devant ce renchérissement, cela fera aussi monter les prix du ferrochrome parce que l'Afrique du Sud cessera d'en produire, provoquant une pénurie."

En effet, ni le deuxième détenteur de réserves de chrome (12 %), le Zimbabwe, dont l'économie est en lambeaux, ni le troisième, le Kazakhstan (4 %), ne sont en mesure de remplacer l'Afrique du Sud.

Quoi qu'il arrive, le ferrochrome coûtera plus cher, les usines du kazakh ENRC (Eurasian Natural Ressources Co), du suisse Xstrata, et du sud-africain Samancor (60 % de la production mondiale à eux trois) tournant déjà au maximum de leur capacité.

Les gagnants de ce jackpot seront peut-être les nombreux Sud-Africains qui vivent dans le noir : les producteurs nationaux de ferrochrome paieront sans barguigner les hausses du kilowatt, permettant à l'électricien national Eskom de plus vite raccorder les townships au réseau.

Côté investisseurs, la combine pour participer aux gains semble moins évidente, le ferrochrome n'étant pas coté, et son prix dépendant des contrats trimestriels signés entre mineurs sud-africains et sidérurgistes européens.

Chez Axa IM, on parie sur ENRC, car l'industriel kazakh a de bien beaux atouts : il est coté à Londres depuis plus de deux ans; le Kazakhstan est excédentaire en électricité. Dernier avantage, ENRC est lui-même producteur d'électricité. Autrement dit, il profitera et de la hausse du cours du métal et de celle de l'électricité.

Ne manque plus qu'une reprise franche et mondiale.


Alain Faujas sur www.lemonde.fr le 13 mars 2010

vendredi 12 mars 2010

Kazakhstan: 8 morts dans un accident

Huit personnes sont mortes lorsque l'hélicoptère de secours qui les transportait s'est écrasé au Kazakhstan, ont annoncé les autorités kazakhes aujourd'hui.
Le contact avec l'appareil a été perdu hier après son décollage du village de Makantchi, dans le nord du pays, selon une porte-parole du ministère des Situations d'urgence. "Nous confirmons que l'hélicoptère a été retrouvé et que les huit passagers sont morts", a-t-elle dit.
L'appareil transportait deux membres du corps médical, un adolescent atteint de l'appendicite, deux responsables locaux et trois membres d'équipage, selon un communiqué du ministère. Les accidents d'avions et d'hélicoptères sont fréquents dans les pays issus de l'URSS en raison d'une flotte et d'infrastructures vieillissantes et parfois mal entretenues.

Sur www.lefigaro.fr le 12 mars 2010

Kazakhstan: des milliers de personnes évacuées de villages après la rupture de digues

Des milliers de personnes ont dû être évacuées de villages près d'Almaty dans le sud du Kazakhstan après la rupture de digues provoquée par la fonte des neiges alliée à de fortes précipitations, ont annoncé vendredi les autorités, qui signalent aussi des "morts" et une vingtaine de disparus.

Une brèche s'est déclarée jeudi dans le barrage de Kyzil-Agach, provoquant des inondations dans les résidences de quelque 3000 personnes, dont certaines ont dû être évacuées. "Il y a des morts, leur identité et leur nombre sont en train d'être établis", indique le ministère des Situations d'urgence dans un communiqué vendredi. La catastrophe est due à "de fortes précipitations et une hausse de la température", précise le communiqué.

Selon un porte-parole du ministère interrogé par l'AFP, "20 personnes sont portées disparues dans les inondations dans le district d'Almaty, selon des informations provisoires". Environ 2.000 personnes de la zone de Aksou ont été évacuées, a-t-il précisé. La population d'un autre village, Jylboulak, a dû être partiellement évacuée après des inondations suite à la rupture d'une digue, indique encore le communiqué du ministère. Plus de 800 personnes ont été touchées par le fléau.

Le pont de Kyzil-Agach sur une autoroute nationale reliant Almaty à la ville d'Oust-Kamenogorsk (nord) a été emporté par des torrents. L'autoroute est inondée et envahie de blocs de glace sur une étendue de trois kilomètres, a indiqué le ministère des Transports dans un communiqué. La circulation des trains et des véhicules a été limitée dans l'est du pays, a rapporté le ministère des Transports.

Près de 300 sauveteurs ont été dépêchés dans les régions sinistrées et le Premier ministre Karim Massimov doit se rendre sur place, a rapporté l'agence russe Ria Novosti.
ooOoo
Vingt-cinq personnes ont péri à la suite d'inondations dans le sud du Kazakhstan, a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement d'Almaty, Ilias Biakhmetov.
"Selon les dernières informations confirmées, le nombre des morts s'élève à 25 personnes", a-t-il dit. Des milliers de villageois ont dû être évacués depuis jeudi soir dans le sud-est du Kazakhstan après de graves inondations provoquées par la rupture de deux barrages.


Sur http://www.leparisien.fr/ le 12 mars 2010