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jeudi 15 octobre 2009

L'OCS tente de stimuler les échanges transfrontaliers

Les nations du bloc qui comprend la Chine et cinq autres pays d'Eurasie s'est engagé le 14 octobre à accroître les échanges transfrontaliers et d'explorer l'utilisation partagée de leurs monnaies.

Lors du 8e Sommet annuel des premiers ministres à Beijing, les Etats membres de l'Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS), la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, ont discuté de renforcer leurs liens économiques. Le Sommet inclue des représentants de pays observateurs, dont la Mongolie, le Pakistan et l'Iran ainsi que le pays invité, l'Afghanistan. Présidé par le Premier ministre chinois Wen Jiabao, la réunion a créé "une occasion unique d'échanger les opinions et d'élaborer un plan spécifique", a-t-il dit.

L'accord a également appelé les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de ces pays de se rencontrer plus tard cette année au Kazakhstan pour explorer l'utilisation des monnaies de chacun des Etats membres lors des échanges entre les pays du groupe. "Toutes les parties ont convenu de faciliter le commerce, de compléter l'infrastructure frontalière de chaque pays et d'améliorer l'efficacité du travail des douanes pour faciliter l'écoulement des produits de base dans les différents pays de la région", a déclaré le Premier ministre chinois Wen.

Selon les experts, un aspect clé qui doit être amélioré pour les échanges commerciaux transfrontaliers parmi les pays du bloc, c'est le "goulot d'étranglement" dans les transports. Le volume commercial de la Chine avec le Tadjikistan, par exemple, a atteint 470 millions de dollars au premier semestre de 2009. Il ne représentait qu'environ 69 millions de dollars il y a cinq ans, selon le ministère du Commerce. Mais ce chiffre pourrait augmenter si les deux pays étaient reliés par une ligne ferroviaire, a déclaré Zhang Ning, analyste à l'Institut de Russie, de l'Europe de l'Est et du Centre d'études centre-asiatiques de l'Académie chinoise des sciences sociales. Zhang a ajouté que la Chine dispose d'une liaison ferroviaire avec le Kazakhstan, la seule connexion à tous les États membres eurasiens de l'OCS.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

mercredi 14 octobre 2009

Chine, Russie et Asie centrale se concertent face à la crise économique

Pékin (awp/afp) - La Chine, la Russie et quatre pays d'Asie centrale ont affirmé mercredi à Pékin vouloir coordonner leurs actions pour faire face à la crise économique mondiale.

Leurs six chefs de gouvernement se sont retrouvés au Palais du Peuple, en plein coeur de Pékin, pour un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan), en compagnie de ceux des pays observateurs (Mongolie, Iran, Inde et Pakistan).

Les participants ont adopté un document sur les stratégies à adopter face à la crise et pour préparer l'après-crise, sans cependant en dévoiler les détails.

"Ce document va créer de bonnes occasions. Cela permettra d'assurer une coordination des mesures anticrise", a assuré, avant la signature, le Premier ministre russe Vladimir Poutine.

"La crise est devenue un catalyseur pour la réforme du système financier international. Notre organisation doit y prendre part", a-t-il ajouté.

Avant la fin de l'année, les ministres des Finances de l'OCS et les chefs des banques centrales se retrouveront à Almaty, au Kazakhstan.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à la tête de la troisième économie de la planète, a expliqué, de son côté, que l'OCS, organisation incluant des pays riches en gaz et pétrole, avait décidé de "développer de manière vigoureuse les échanges et la coopération dans les secteurs du commerce, des ressources énergétiques, de l'agriculture, des transports, des communications, de la culture, de la santé, de l'environnement et du contrôle de la qualité des produits, ainsi que d'améliorer la compétitivité économique et notre capacité à prévenir les crises".

Orientée principalement à l'origine sur les questions de sécurité, l'OCS "se concentre de plus en plus sur des activités concrètes dans le domaine de la coopération économique", a souligné le ministre adjoint russe des Affaires étrangères Alexeï Borodavkin.

"Il est évident que la crise économique financière mondiale force les membres et observateurs de l'OCS à prêter plus d'attention à la composante économique", a-t-il expliqué à la presse.

L'organisation, a-t-il souligné, a décidé de créer un fonds spécial pour financer des projets communs en matière d'infrastructures, d'énergie ou de télécommunications.

Ses membres et observateurs disposent de 17,5% des ressources de pétrole de la planète et près de la moitié de celles connues de gaz naturel, selon une étude publiée en 2007 par l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri).

Le Premier ministre kazakh Karim Masimov a estimé que "l'attractivité de l'OCS était en hausse". "Un nombre toujours croissant de pays souhaitent se joindre à nos projets", a-t-il lancé.
Sur le plan politique, selon M. Borodavkin, la situation en Afghanistan a été abordée, mais pas le dossier nucléaire iranien.

De son côté, le Premier ministre russe Vladimir Poutine, arrivé lundi à Pékin, avait souligné mardi le besoin d'un axe Moscou-Pékin pour aider à résoudre de manière efficace les problèmes de la planète.

"Nous ne menons des guerres nulle part, nous n'avons pas de soldats à l'étranger", a-t-il dit.
"Nous avons (...) la capacité de nous mettre d'accord sur des questions clefs dans le monde, ce qui, très souvent, permet de calmer la situation et nous jouons, pour ainsi dire, un rôle stabilisateur", avait-il ajouté.

L'OCS est née en 2001 d'une structure régionale informelle visant à réduire les forces militaires aux frontières, prenant progressivement du poids, avec des domaines de coopération allant de la lutte antiterroriste à l'économie.

rp

OCS: création d'une base unique de projets d'investissements

PEKIN, 14 octobre - RIA Novosti. Le Conseil d'affaires et l'Union des banques de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont décidé de créer une base unique de projets d'investissements pour la somme de 6 milliards de dollars, a déclaré Vladimir Dmitriev, chef de la VBA (Vneshekonombank).

"Le Conseil d'affaires et nous-mêmes avons pris la décision de créer une base unique de projets d'investissements - englobant environ 35 projets - pour un montant global dépassant déjà 6 milliards de dollars", a informé le chef de la VBA. Selon lui, il s'agit de projets susceptibles d'être réalisés dans tous les pays membres de l'OCS.

"Nous avons convenu de créer un centre de coopération d'affaires, sorte de buisines club, où se rencontreront et coopéreront des représentants du pouvoir, des cercles d'affaires et de l'Union des banques, a-t-il ajouté.

L'OCS regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Elle a été créée à Shanghai les 14 et 15 juin 2001 par les présidents de ces six pays eurasiatiques.

OCS: le premier ministre kazakh prône une stratégie énergétique commune

PEKIN, 14 octobre - RIA Novosti. Le premier ministre kazakh Karim Massimov a proposé d'élaborer une stratégie énergétique commune à l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) basée sur les principes de la fiabilité des fournitures d'énergie à long terme.

"L'instabilité sur les marchés des hydrocarbures menace réellement les fournitures globales d'énergie. La conjoncture économique, ainsi que plusieurs problèmes politiques influencent sérieusement cette situation", a déclaré M.Massimov lors de la réunion du Conseil des chefs du gouvernement de l'OCS à Pékin.

A cette rencontre qui réunit les premiers ministres russe, chinois, kazakh, kirghiz, ouzbek et tadjik prennent part des délégations représentatives des pays observateurs (Inde, Iran, Mongolie et Pakistan).

mardi 13 octobre 2009

Kazakhmys : vend 25% d'une filiale kazakhe pour 339 M$.

(CercleFinance.com) - Kazakhmys indique ce matin qu'il a cédé 25% de ses parts au capital du producteur d'énergie Ekibastuz GRES-1 'au fonds souverain kazakh Samruk-Kazyna contre 339 millions de dollars en cash. Le produit de la vente sera principalement affecté à la réduction de l'endettement du groupe.
Le producteur de cuivre principalement basé au Kazakhstan, mais coté à Londres, indique qu'Ekibastuz est la plus importante centrale électrique du pays. Il conservera le contrôle de son management. Kazakhmys estime que l'opération permettra de rapprocher Ekibastuz de la mine de Bogatyr qui, co-détenue par Samruk-Energy et Rusal, lui fournit 80% de son charbon.
La centrale, dont la capacité actuelle est de 2.250 MW, peut aussi atteindre 4.000 MW d'ici 5 ans. 'Dans un marché électrique de plus en plus tendu, Ekibastuz est un élément-clé de réponse aux besoins futurs du Kazakhstan', indique le groupe minier.
Kazakhmys ajoute que le prix de cession a été calculé en fonction du montant de l'acquisition de la centrale, en mai 2008, majoré des investissements consentis depuis lors.

OTSC: les chefs d'État observeront des manoeuvres militaires au Kazakhstan

EREVAN, 13 octobre - RIA Novosti. Les chefs d'État et les ministres de la Défense des pays l'Organisation du Traité de sécurité collective participeront à l'étape finale d'exercices conjoints de l'OTSC au Kazakhstan, a annoncé mardi l'agence News-Armenia se référant à l'ambassade du Kazakhstan en Arménie.

La dernière étape des exercices d'état-major stratégiques de l'OTSC (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan) lancés le 2 octobre se tiendra le 16 octobre dans le sud du Kazakhstan.

Le 7 octobre, des unités arméniennes, kazakhes, kirghizes et russes de la Force collective de réaction rapide (KSOR) de l'OTSC se sont entraînées à bloquer et à éliminer les formations illégales lors des premiers exercices de la KSOR. Les manoeuvres, qui engagent plus de 7.000 hommes, sont les plus importants exercices militaires de l'histoire des forces armées kazakhes.

M. Sarkozy choisit des "têtes de pont" parmi les puissances émergentes

Eurokaz : Pour comprendre la nouvelle politique étrangère de la France...

"Sarko l'Américain" est en passe de se transformer en champion des "non-alignés". Depuis quelques mois, le président français tisse un réseau avec les puissances émergentes moyennes pour constituer une "tête de pont" dans chaque région de la planète et devenir le mentor des pays d'un rang encore intermédiaire. Ce fut l'objet de sa visite aux Emirats arabes unis en mai, au Brésil en septembre, au Kazakhstan en octobre, pour compléter le dispositif amorcé avec l'Egypte, l'Inde et l'Afrique du Sud.

Le temps n'est plus où Nicolas Sarkozy espérait, après sa présidence de l'Union européenne (UE) et avant l'investiture de Barack Obama, partager le leadership mondial avec le président américain. "Il y a de la place pour deux", se rassurait-il en janvier. M. Sarkozy a le sentiment d'avoir été éconduit par M. Obama. Mais, soutenu par ses nouveaux alliés, il compte revenir en force sur le devant de la scène, en présidant en 2011 le G20, qui réunit les principaux dirigeants de la planète.

Le chef de l'Etat a explicité sa stratégie, en octobre, au Kazakhstan : "Il faut être dans cette région du monde l'Asie centrale, comme je suis persuadé qu'il faut être dans le Golfe, comme je suis persuadé qu'il faut reprendre position en Amérique latine, avec des pays qui sont des têtes de pont, des pays qui sont leaders et avec lesquels la France construira des partenariats du XXIe siècle", a expliqué M. Sarkozy. "J'ai voulu que nous arrêtions de nous disperser. Il ne sert à rien de vouloir être absolument partout dans le monde si, en voulant être partout, on n'est nulle part."

Le ton peut rappeler le tiers-mondisme du ministre des relations extérieures de François Mitterrand, Claude Cheysson, qui voulait fonder en 1981 la politique de la France sur un "trépied" (Inde, Algérie, Mexique), ou la politique du général de Gaulle, qui s'éloigna toujours plus des Américains. Un haut responsable du Quai d'Orsay le réfute : "De Gaulle voulait affirmer une originalité politique et stratégique en pleine guerre froide. Aujourd'hui, l'objectif n'est pas de marquer une troisième voie française dans un monde idéologisé. Nous sommes dans un monde banalisé où il faut faire progresser prosaïquement ses positions", explique ce diplomate.

M. Sarkozy estime ne pas pouvoir être soupçonné d'antiaméricanisme et avoir recouvré sa liberté vis-à-vis de Washington en réintégrant l'OTAN. Son engagement européen et la politique extérieure des Vingt-Sept ne sont pas en cause. Mais il convient de compléter ces leviers par une politique purement française. "Dans la bagarre multipolaire, le problème numéro un est la fin du monopole occidental. L'émergence du G20 à la place du G8 montre que nous n'avons plus le choix", explique un ex-ministre des affaires étrangères, le mitterrandien Hubert Védrine, qui juge "astucieux" de tisser un réseau avec les émergents.

Cette politique ne vaut guère pour les géants que sont la Chine et la Russie, alter ego des Américains, et qui représentent certes des opportunités, mais aussi de lourdes menaces pour les Européens. Ces derniers ont, selon M. Védrine, intérêt à "mutualiser" leurs forces face à des pays qui savent jouer des divisions du Vieux Continent, qu'il s'agisse des livraisons de gaz par Moscou ou de l'attitude vis-à-vis du dalaï-lama face à Pékin, comme l'a expérimenté M. Sarkozy en 2008.

Le partenariat privilégié idéal est celui qui s'esquisse avec le Brésil : une absence de conflits et un mélange d'intérêts bien compris, qui mixe alliance politique sur la gouvernance mondiale, moisson de contrats industriels et transferts de technologie massifs ainsi que volonté commune de s'émanciper de la tutelle américaine. M. Sarkozy soutient le président Lula pour qu'il décroche un siège au Conseil de sécurité des Nations unies ou les Jeux olympiques de Rio (tant pis pour la candidature européenne de Madrid), en espérant un coup de main dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les deux hommes entonnent les mêmes accents altermondialistes au G20. La France fournit le meilleur de sa technologie, celle des avions Rafale, qui permettra au Brésil de bâtir une industrie de défense autonome.

Dans le Golfe, la France a choisi, face à l'Iran, les Emirats, terre d'implantation historique de Total, client de longue date de l'industrie de défense française, et "deuxième meilleur choix" après l'Arabie saoudite, verrouillée par les Etats-Unis. Il y a installé une base militaire et espère y construire des centrales nucléaires.

Avec le Kazakhstan, Paris compte garantir un accès aux hydrocarbures, à l'uranium et à l'Afghanistan. En échange, la France aide cet ancien vassal de Moscou à développer son industrie spatiale et à conforter son rôle politique. Elle a soutenu son président Noursoultan Nazarbaiev pour qu'il préside, en 2010, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en dépit d'élections jugées non démocratiques par cette organisation. L'essentiel pour M. Sarkozy est de s'allier avec des pôles de stabilité, qui tempèrent leurs turbulents voisins.

Le partenariat avec l'Inde, initié par Jacques Chirac en 1998, progresse au rythme du sous-continent, mais Paris se juge conforté par l'absence de stratégie européenne, bloquée notamment par le refus des pays du nord d'aider New Delhi dans le nucléaire civil. M. Sarkozy s'est engagé dans la brèche et a engagé une collaboration dans ce domaine.

L'Elysée reconnaît des ratés, notamment au Mexique : la visite de M. Sarkozy, en mars, fut un demi-échec en raison de la polémique sur la Française Florence Cassez, emprisonnée au Mexique pour enlèvements. Paris n'a pas identifié de partenaire privilégié en Asie du Sud-Est, tandis que le Proche-Orient est trop compliqué pour obéir à des règles simples. L'alliance avec l'Egypte de Hosni Moubarak, qui copréside à 80 ans l'Union pour la Méditerranée avec M. Sarkozy, est à la peine, surtout depuis la guerre à Gaza. Enfin, en s'opposant à son adhésion à l'UE, le France se prive d'un allié décisif, la Turquie, dont l'influence s'étend du Caucase à l'Afghanistan.

Arnaud Leparmentier publié sur www.lemonde.fr